ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-12-08

Point VERY Pleasant

En cette période festive de Noël, on s'attend à ce que les cadeaux pleuvent, mais seulement de notre côté de l'écran. Sauf qu'aujourd'hui, c'est Noël avant Noël !!! Nous fêtons en effet aujourd'hui, à cet instant précis, le dernier épisode de Sous le Soleil !

Il faut fêter ça ! A la vôtre !!!

Alavotre

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de cult-...ha ha ha, même pas en rêve.

Posté par ladyteruki à 17:35 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-12-08

La double vue courte...

Chaque fois que je tombe sur Medium, je m'aperçois que la série se concentre étrangement sur Ariel, la fille aînée des Dubois, au lieu de continuer à se préoccuper de, mon Dieu, comment elle s'appelle, déjà, leur héroïne ? Allison, voilà !

En général, dans une série, quand on choisit d'introduire et/ou mettre en avant un personnage plus jeune, surtout si c'est une fille, il y a deux explications à cette nouvelle direction :
- on a épuisé toutes les intrigues possibles avec le personnage principal et on espère redonner un coup de fouet à la série avec cette nouvelle orientation (ex : Buffy)
- on met en place une mythologie qui nous prépare, en fait, pendant plusieurs saisons, via la mère, à affronter les capacités encore plus grandes de la fille
Lequel vous semble le plus probable ?

Dans une excellente série, je n'aurais pas tellement de difficulté à me dire que nous sommes dans une phase transitoire, et que les capacités d'Ariel vont devenir quelque chose d'impressionnant. C'est vrai aussi que très tôt dans la série, on nous a préparés à ce que les filles Dubois aient également les pouvoirs psychiques d'Allison, on ne peut donc pas blâmer la prod d'avoir fait un volte-face désespéré et soudain. Cependant, dans une bonne série comme Medium, et surtout quand on connaît son étonnante capacité à ne, surtout, jamais surprendre le spectateur, on a quand même du mal à se dire que cela fait partie d'un plan à long terme. Non que les histoires soient sans intérêt, mais on sent bien que ça ne portera pas à grandes conséquences.
D'autant que cet axe, déjà, n'est pas nouveau, et semble déjà s'embourber en lui-même.

Des séries comme Medium, de toutes façons, on se demande ce qu'on est censés en faire sur le long terme. Je fais partie de ceux qui avaient aimé au début, mais comment ne pas se lasser ? Il n'y a, pour ainsi dire, aucun enjeu. Ou plutôt si, mais seulement des enjeux à court terme. Ceux pour lesquels on n'a pas d'intérêt au-delà d'une semaine.
Que nous propose, finalement, Medium, sur le long terme ? Très logiquement, il fallait qu'on en vienne aux filles, mais d'un autre côté, que feront-elles de plus qu'Allison de leur pouvoir, en étant en plus si jeunes ?

La grande question, en fait, c'est juste : où va-t-on ? Et chaque fois que je tombe sur Medium, je me dis : pas bien loin.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Medium de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:08 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

03-12-08

Appelez les services sociaux !

Clara Sheller est enceinte !

Cri

Pov'gosse, aucun enfant ne mérite ça.
Je sais pas pourquoi mais, ça m'a fait penser à cet article lu aujourd'hui...

Posté par ladyteruki à 22:43 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

24-11-08

Se remettre en question

A plusieurs reprises, et en particulier ces dernières semaines dans ce blog, j'ai dit de Criminal Minds combien j'admirais sa capacité à aborder l'horreur dans le sens où je l'entends, mais que la forme, trop de fois, était trop conventionnelle et m'éloignait du fond.

Une fois encore, ça s'est produit. Pourquoi cette série est-elle si académique ? Alors que l'épisode North Mammon se termine, c'est ma question, et elle est presque douloureuse. L'intention est excellente, je n'ai rien à redire à l'esprit qui dirige les histoires. C'est leur aboutissement qui est épouvantablement convenu.

north_mammon

Dans North Mammon, on a droit à un huis clos angoissant, digne du meilleur des thrillers d'horreur. Mais hélas, l'épisode, d'une part, ne finit pas au moment où il aurait dû (on aurait dû juste voir les filles sortir de la voiture qui les ramenait chez elle, en parallèle avec les parents qui se prennent connement le bec, mais de façon révélatrice... un fondu au noir juste là, et chaque spectateur frissonnait jusqu'à demain matin). Et pire encore, les choses sont scolaires au possible même après ça, puisqu'apparemment il fallait vraiment aller chercher le coupable, voir la blondinette qui était dans Coeurs Rebelles exposer ses états d'âme... nan, sans rire, ça tue tout, absolument tout ! Ce n'est donc pas qu'une question de réalisation mais bien aussi d'écriture. Là où on pourrait jouir d'une glaciale imprévisibilité, on n'a qu'un tiède formalisme.

Semaine après semaine, les rediffusions continuent et j'ai l'impression de revoir par le menu tout ce qui à la fois m'attire et me répulse dans cette série.

Entre d'autres mains, Criminal Minds aurait tout simplement été l'une de mes séries favorites, probablement même en bonne place dans mon Top5 (tous les fantasmes sont permis après tout). Mais là, je suis condamnée à toujours avoir ce pincement au coeur, celui qui à la fois me fait revenir, retenter le coup, et repartir aussi sec, mortellement déçue. Je me remets en question à chaque fois que ça commence à être intéressant, et j'en reviens aux mêmes conclusions à chaque fois que l'épisode se vautre dans la banalité. Et ça me fatigue.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Criminal Minds de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

20-11-08

Rendre à César...

Pour la plupart d'entre nous, La petite maison dans la prairie est une jolie petite série avec une ribambelle de balades dans... bah, la prairie, du crêpage de chignons entre Laura Ingalls et Nelly Oleson, une apologie à peine déguisée du temps d'avant qui était mieux même si on vivait à la dure, et de bonnes grosses valeurs familiales à la louche sur des airs de violon.
Bon, c'est pas faux, en même temps.
Mais aujourd'hui, je me suis aussi souvenue combien la série était, tout simplement, une bonne série dramatique, percutante à souhait.

Car aujourd'hui, M6 diffusait ce qui était certainement l'épisode le plus impressionnant de la série : L'Incendie.

Pour avoir passé le plus clair des midis de mon enfance devant la série, je sais que la série a de temps à autres plus à offrir que ces images d'Epinal, et tout justement L'incendie, je le guettais et j'espérais secrètement qu'il tomberait l'un de ces jours où je peux voir la série, parce que pour autant que je me souvienne, c'est le plus tragique que j'aie vu.
Eh bien mon souvenir était bien en-dessous de la vérité. Je me rappelais de l'histoire, du choc de Mary ensuite, mais étrangement j'avais totalement oublié qu'on voyait réellement la scène pendant laquelle Alice Garvey et le bébé de Mary sont réellement en train de brûler vifs. Et comme chacun de vous le sait, c'est exactement ma came, ce genre de scène.

Alors que justement cet épisode tenait une place spéciale dans mon coeur, j'avais en fait oublié pourquoi. Pourquoi, en tant que petite fille, il m'avait impressionnée, et à vrai dire il m'a impressionnée une fois de plus aujourd'hui, même après des années et des années à me sustenter d'horreurs diverses et variées dans mes séries favorites.

Je veux dire : on voit Alice hurler de terreur, s'ecrimer à briser la fenêtre avec le corps du bébé qu'elle voulait initialement sauver, et c'est tellement... VRAI ! Vous imaginez le truc ? Oui, dans La petite maison dans la prairie, on peut voir une scène comme ça !!!

Lincendie

Mais ce n'est pas tout puisque cette scène intervient en fait très tôt (surtout que c'est un double épisode... zut de zut, je ne verrai pas la fin demain). Nous attendent donc d'assez pénibles scènes avec Mary qui sombre totalement dans la folie (elle berce le corps de son bébé brûlé, elle s'enferme dans le mutisme...), histoire de ne même pas nous laisser la moindre petite seconde de répit nerveux.

Et dire que la plupart du temps, la série nous laisse croire qu'on regarde un truc sirupeux et bon enfant... Bon, évidemment, j'ai souvenir d'un certain nombre d'épisodes qui nous montraient combien la vie n'était pas facile pour toute la tribu Ingalls. Je me rappelle la tempête de neige dans les tous premiers temps, je me rappelle beaucoup plus tard la façon dont Almonzo s'escrime à sauver son exploitation après une grêle dévastatrice et se bousille la santé... il y a d'autres choses qui n'étaient pas tendres. Ne serait-ce que la mort d'Albert, tiens. Mais d'une certaine façon, rien ne nous prépare tout de même à cette scène si cruelle et si intense. Laquelle nous récompense pour tous les "Oh papa, je suis si heureuse !" de Laura.

Ok, Scalartiine, j'avoue : respect.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (wow, faut la faire celle-là quand même) : la fiche La petite maison dans la prairie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:43 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-11-08

C'est encore Halloween ?!

J'étais innocemment en train de me demander si je me regardais une petite cassette sur mon dernier magnétoscope survivant (celui qui ne fait plus que la lecture ; il faut vraiment que je m'achète le bidule qui permet de tout passer sur PC, avant qu'il ne me lâche, d'ailleurs) ou si j'allais regarder la télé. Des fois il s'y passe des trucs, après tout. A la télé, on est surpris.

C'est vrai qu'en fait, quand on regarde un DVD, ou qu'on cagoule, le résultat est entièrement maîtrisé. Vous regardez l'épisode que vous attendez, ou l'épisode que vous avez déjà vu, et quelque part vous savez à quoi vous attendre (à la notable exception d'un accès pilotovore, où là, c'est la roulette russe).
Mais quand vous allumez la télé, c'est la surprise. Inédit ou rediff ? Et si inédit, peut-être celui d'une série que de toutes façons je n'aurais pas pris la peine d'acheter en DVD ou de cagouler...

Combien de fois m'est-il arrivé d'allumer la télé et de me dire "tiens, c'est vendredi, c'est Sex & the City", et de tomber par hasard sur l'un de mes épisodes préférés et me laisser surprendre, une fois de plus, par son effet. Combien de fois me suis-je dit que j'allais zapper jusqu'à tomber sur une série, et prendre en cours de route l'épisode jusqu'à la fin, pour voir. Combien de fois, pendant des insomnies, suis-je tombée sur Dallas par exemple, et me suis-je dit que j'allais tenter l'expérience puisque j'étais là, sachant que je n'aurais sans doute pas l'idée de regarder la série en d'autres circonstances...

Et puis, au fil de l'eau, se prendre au jeu, se laisser émouvoir, se laisser surprendre, découvrir un bon épisode, rédécouvrir les détails imperceptibles d'un épisode qu'on pensait déjà connaître... se laisser surprendre, oui, c'est certainement ce que je fais devant ma télé. Le cagoulage et le DVD n'apportent pas ça, du moins pas autant.

Typiquement, des séries comme Les Experts Oulan Bator ou Cold Case se prêtent totalement à ça. C'est la série que jamais de la vie je ne regarderais pour le frisson téléphagique, mais que, comme ça, par hasard, pourquoi pas.

Bref je me demandais s'il y avait quelque chose par quoi me laisser surprendre.

Et dans mon programme télé, je suis tombée sur ça.
Jaipeur
Rassurez-moi, c'est la version Sims de Kathryn Morris, hein ? Ah ya pas à dire, les Sims 3, ils ont poussé le réalisme très loin. C'est pas encore parfait niveau proportions mais ça a quand même de la gueule...

Posté par ladyteruki à 22:39 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

11-11-08

Ils sont pas débrouillards, ces inspecteurs, aussi !

lady devant Esprits Criminels, à l'instant, ça donnait ça...

La blondasse qui était dans Cœurs Rebelles, consultant le dossier d'un criminel : "Hé, ça pourrait être ce gars !"
lady : "Bah montre sa photo, je vais te le dire, est-ce que c'est Jason Wiles ?"

Message personnel : c'est possible d'arrêter de donner la liste des guest stars au début des épisodes ? D'avance merci.

Posté par ladyteruki à 00:38 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-11-08

Merci

Criminal Minds est une série avec des tonnes de défauts. Tiens, pour commencer, cette série n'a vu le jour sur CBS que par pur opportunisme. Et puis, tout dans sa construction crie son conformisme, du cast au scénario, en passant par son univers visuel et sonore.
Mais cette série a une qualité : elle n'hésite pas à parler de la perversité humaine. Et ceux qui me connaissent savent à quel point cet aspect est sans prix à mes yeux.

Il y a quelques semaines (et j'ai un témoin), je suis tombée par hasard sur un épisode carrément glacial. Deux hommes avaient été, dans leur enfance, maltraités dans leur famille d'accueil, et commettaient des atrocités ensemble depuis lors. Vers la fin de l'épisode, l'un d'entre eux prenait en otage un adolescent vivant encore dans la famille d'accueil qui les avait traumatisés, mais étonnamment, il le laissait partir sans problème quelques instants plus tard. Il lui avait en fait procuré une arme et comptait sur l'ado pour devenir lui aussi violent, et pour le venger de sa mère d'accueil. Mais le gamin n'avait pas tiré sur la mère d'accueil, juste sur les photos, dans le salon, qui donnaient l'illusion que les enfants étaient heureux ("les photos mentent")... L'ado n'était pas devenu un monstre à son tour ; mais ce n'était qu'un des enfants de la maison. Et les autres ?
L'épisode m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas cherché à suivre la série pour autant. Je sais depuis un bout de temps maintenant que sa qualité ne compensera jamais pour tous ses défauts et que je ne peux vraiment pas m'y accrocher. Je le sais depuis le pilote, et ce n'est pas parce qu'une fois de temps en temps, un épisode est bon, que je tombe dans le panneau.

Hier j'avais prévu de me coucher tôt. Mais j'avais les idées noires et, finalement, après m'être tournée et retournée dans mon lit, pleuré un peu aussi, je me suis résolue à faire ce que je finis toujours par faire dans ces cas-là : allumer la télé, m'investir dans une autre histoire que la mienne, prendre 45mn de pause avec moi-même. Je suis tombée précisément au moment du pré-générique de Criminal Minds, alors que l'équipe venait de découvrir un DVD tourné par un sadique tandis qu'il violait une victime, et comprenait qu'un complice filmait la scène.
Je me suis laissée faire, sans me débattre, et j'ai accepté de suivre l'enquête. C'est tout ce que je voulais : quelque chose de pas trop gentillet. Surtout pas.

Mais plus l'épisode avançait, et plus je me suis aperçue que j'allais obtenir bien plus que ce que je n'étais venue chercher, et l'histoire a trouvé une résonnance imprévue en moi. Ce qui m'a plu, c'est que j'ai tout de suite su que le dominant était derrière, et non devant la caméra. Ce qui m'a plu, c'est qu'en la voyant, j'ai tout de suite su que c'était l'épouse la plus perverse. Ce qui m'a plu, c'est que je me suis sentie en terrain connu.
Et finalement Criminal Minds m'a donné ce que je n'étais pas venue chercher, mais dont j'avais bel et bien besoin hier soir : un moyen d'écluser ma peine et ma rancoeur sans avoir à les occulter. De faire l'expérience, de façon extrême et fictive, certes, mais émotionnellement vraie, de ce qui me hante, et de ressentir de l'apaisement.

C'est ça que j'attends de la télévision. Que sa main sorte de l'écran, vienne fouiller mes entrailles, attrape mon coeur palpitant, me l'arrache d'un coup sec et n'y laisse que le calme. Qu'elle me renvoie en moi-même par la fiction, et qu'elle apaise mon trouble en usant d'hyperboles et de métaphores.

C'est ce que je venais chercher en SPACE 2063 il y a 10 ans, ce que je suis venue chercher auprès d'Oz ensuite, ce que je viens chercher chez New York Unité Spéciale chaque semaine : une dose d'horreur véritable, la folie humaine à l'état pur, un moment où l'on regarde les protagonistes avec un haut-le-coeur épouvanté parce qu'on sait qu'ils ont quelque chose de profondément réel, un instant où l'on souffre jusqu'à la moëlle de ce que l'on voit, où l'on prend la mesure de ce que sont les hommes.
Et puis où ça s'arrête.
On s'est fait peur, on s'est fait mal, on a remué la mélasse tout au fond de soi, et puis on sort de là, à la fois meurtri et guéri. De petites scarifications pour l'âme...

Je regarde pas mal de comédies en ce moment, vous le savez, mais cette dimension tragique reste mon shoot de téléphagie favori. Celui qui s'adresse vraiment et profondément à moi. Ce pour quoi j'ai signé. Celui que je n'ai pas oublié, et qui dit que je n'ai pas oublié, non plus. C'est ma façon à moi de vivre ma téléphagie, intimement.

Une fois l'épisode fini, je n'ai plus eu qu'à éteindre l'écran, me retrouver dans le silence et dans le noir, fermer les yeux et m'endormir, libérée.

Merci.

Posté par ladyteruki à 14:12 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

15-10-08

On s'est retrouvés, on s'est réchauffés, puis on s'est séparés...

Hier soir, en zappant, je suis tombée sur Desperate Housewives. Et ça devait bien faire une saison, peut-être même plus, que je n'avais pas regardé un épisode en entier.
Ce soir, voilà que j'atterris sur Grey's Anatomy et que je... ne zappe pas !

C'étaient pourtant deux séries que j'avais arrêtées de regarder il y a pas loin d'un an maintenant, et cette fois pas à cause d'un humain de sexe mâle, mais bien parce qu'elles m'avaient ennuyées profondément. Vous savez bien : il y a l'ennui "ouais, bon, et alors ?", l'ennui "borrrrrf", et l'ennui "Zzzzzzzz". Eh bien là j'en étais carrément arrivé au troisième, c'était même assez insultant de me retrouver le menton coincé entre les seins quand résonnait le générique de fin. Je ne m'étais plus endormie aussi brutalement depuis la fois où j'avais essayé de regarder un Derrick en entier.
Et puis franchement, Grey's Anatomy, ça a perdu son peu de saveur pendant la 2e saison, et je suis large. J'ai lutté pendant la 3e, mais j'ai arrêté les frais ensuite.

Alors c'est assez étonnant que je tombe dessus, et que je regarde, et que je rie ! En fait je m'amuse !
Bon alors, on est d'accord, je regarde ça d'un oeil distant, simplement parce qu'il y a des visages connus (dont un ou deux que j'apprécie), que ce n'est pas bien difficile de reprendre en cours de route et que je sais que la semaine prochaine, je ne tenterai rien pour suivre les épisodes suivants.

Je suis en train de découvrir pourquoi les séries popcorn marchent si bien... et le pire, c'est que le popcorn, c'est agréable. Je me dégoûte, tiens.
Bon, personne n'a une série de 30 saisons à me conseiller histoire que j'arrête de me bourrer de maïs soufflé pendant ma période de fringale ?

Posté par ladyteruki à 22:31 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

07-09-08

Encore, oh oui, encore !

J'ai fait un test, vendredi soir. Ou plutôt le test a commencé le vendredi précédent : M6 diffusant l'avant-dernier épisode de Sex & the City, et moi n'ayant aucune sorte de patience, j'ai embrayé directement sur l'épisode final grâce à mon précieux DVD (c'est curieux, il était déjà à côté du lecteur DVD, comme s'il faisait partie des 40 dernières videos que j'ai regardées ces dernier temps... on dirait presque que j'aime cette saison 6, pour un peu).
J'ai évidemment tressailli pendant tout le temps qu'a duré cet épisode final qui, je l'ai déjà dit mais c'est pas une raison, est d'une perfection sans nom.
Le but de l'expérience était donc, ce vendredi, donc une semaine à peine plus tard, de regarder tout de même la diffusion de ce même final sur M6.

Résultat de ce test scientifique : même à une semaine d'écart, les émotions sont les mêmes.

On est quand même foutrement irrécupérables, nous autres les téléphages, non ? Non seulement on regarde volontiers ce qu'on a déjà vu, nous préparant nos propres rediffusions comme s'il n'y en avait pas assez dans les grilles des chaînes, mais en plus sommes-nous incurablement capables de ressentir, revisionnage après revisionnage, les mêmes émotions, ou quasiment.

Comment expliquer que ne nous désensibilisions pas ? Comment déchiffrer cette propension à rester attachés, dans la plupart des cas, à ce que nous avons déjà vu ?
J'ai en fait des dizaines d'anecdotes sur ce modèle ! Et sans doute que vous aussi ! Certes, il y a les quelques contre-exemples qui confirment la règle, mais globalement, non seulement nous regardons encore et encore les même épisodes qui nous ont plu, mais encore continuent-ils de nous plaire.

C'est à n'y rien comprendre.

Et le pire c'est que ça m'aurait presque donné envie de m'enfiler la saison 6 à nouveau, si seulement je n'étais pas en train... de me rediffuser du Reba. Consternant...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (eh bah ! vous êtes de sacrés cas quand même !) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:53 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]