ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

17-05-09

Guacamole, nouvelle recette

Je n'avais pas vraiment fait attention au fait que TF1 diffusait une saison récente de Law & Order en 712e partie de soirée le samedi. J'en étais restée à Affaires non classées, et comme vous le savez, moi, les séries britanniques... même avec une excellente musique de générique... Alors j'avais pris l'habitude d'éteindre après ma dose hebdomadaire de New York Unité Spéciale.
Grand bien m'a pris ce soir de terminer ce que j'étais en train de faire avant de faire taire ma télévision ce soir.

Comme toutes les séries de la franchise, à la notable exception de SVU que j'adore (même si je me réjouis plus facilement des rediffs que des inédits depuis quelques saisons), la série originale ne fait pas partie de mes priorités. Je n'en suis pas l'actu, ni même les diffusions, et reste assez distante affectivement. Et même si j'apprends quelque chose, ça me rentre par une oreille et ressort par l'autre. Cela ne m'empêche pas de beaucoup aimer son intelligence aiguisée, et notamment le charismatique McCoy, mais sortie de là, je ne suis pas à proprement parler une fan.

D'autant qu'entre elles, les séries de la franchise ont des différences notables : une majorité des épisodes de Law & Order que j'ai vus semblaient faire la part belle plus souvent au côté tribunal, tandis que dans Criminal Intent, c'est complètement l'inverse et d'ailleurs je ne suis même pas certaine qu'ils aient encore un procureur à temps complet dans cette série, non ? Quant à Trial by Jury, je crois le titre suffisamment évocateur pour indique clairement de quel côté penchait la balance. SVU, plus équilibrée ou disons, oscillant plus facilement entre l'un et l'autre de ces aspects entre deux épisodes, m'a toujours paru mieux proportionnée.

Mais ces nouveaux épisodes, de par le départ de M. le Président d'Arthur Branch, donnent tout de même un souffle très différent. McCoy est aujourd'hui devenu District Attorney. Voilà qui le relègue à un rôle plus administratif, de supervision, qui d'ailleurs est extrêmement bienvenu car on en avait marre du toujours obtu Branch, ce carriériste aux idées parfois exagérément réactionnaires. Une fois sur deux, McCoy et Branch avaient pris l'habitude de se prendre le bec sur les questions de fond, parce que leurs valeurs étaient diamétralement opposée, et c'était certes très intéressant, mais au bout d'un moment on avait compris la dynamique. On arrivait à la caricature d'un McCoy toujours droit dans ses bottes et moralement irréprochable, face au vilain patron qui ne pensait qu'aux coups de fil du maire et à faire des exemples à tous bouts de champs, ce qui portaient quand même un sérieux coup à ladite intelligence de la série. Heureusement, les intrigues étaient toujours intéressantes, donc ça n'était pas décourageant pour le spectateur, mais lassant, ça c'est clair.

Voilà donc McCoy promu patron, et comme du coup il faut un nouveau procureur pour profiter du droit de cuissage sur les diverses procureur adjointes, il est remplacé par le procureur Michael Cutter. Lequel apporte donc de nouvelles nuances bienvenues : cette fois, il a relativement les mêmes positions politiques que McCoy, ce qui lui évite d'être systématiquement en opposition avec McCoy sur le fond (et on verra sur le long terme si cela est dommageable à l'échange d'idées qui avait lieu jusqu'alors). Mais ce qui est excellent, c'est qu'il a une interprétation toute personnelle des procédures. Ca renouvelle quand même très largement la dynamique de la série de le voir transgresser le code pour arriver à ses fins, qui finissent par être les mêmes que McCoy puisqu'ils ont, pour ce que j'en vois ce soir, les mêmes opinions.

Voilà qui permet de nouveaux questionnements, aussi. Auparavant, quand McCoy transgressait ces règles, c'était pour passer outre les ordres du vilain méchant Branch, dans l'espoir de ne pas laisser la politique politicienne gagner au détriment de la Justice. Ca faisait un peu chevalier en armure mais bon. A présent, on sent que Cutter va vouloir faire au mieux sans s'encombrer des procédures, juste parce que c'est dans l'intérêt du dossier, mais que ces boulettes vont inévitablement lui poser des cas de conscience, notamment lorsqu'il fait foirer une enquête pour avoir été trop tête brûlée. Et cela met aussi McCoy dans un rôle moins caricatural de patron qui n'est pas foncièrement opposé à ce qu'il veut faire, mais juste à la façon dont il veut le faire.

De nouvelles nuances dans la façon de rendre la justice, ou au moins d'essayer, même quand le système est complexe, même quand le système est mal foutu, même quand des détails techniques peuvent tout gâcher, voilà la promesse de Law & Order depuis ce rafraîchissement de casting. Donc : merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Law & Order de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:14 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

15-05-09

L'expérience interdite

Aujourd'hui, je vais témoigner à visage couvert. On n'a qu'à dire que vous ne savez pas qui je suis.
Car ce soir, j'ai regardé une série française. Ouh pinaise, qu'est-ce que je vais prendre, encore, moi, à dire des trucs comme ça...

Tout a commencé de façon assez bouleversante quand j'ai réalisé que, devant un trailer pour PJ, j'avais pensé "tiens, ça donnerait presqu'envie de regarder". Une idée bouleversante en soi. Une mini-révolution, même, autant le dire.

Il faut dire que ma curiosité avait été piquée par le fait que le thème principal de l'épisode était l'immigration. Les yeux arrondis par la surprise qu'un sujet si peu consensuel puisse faire l'objet d'un épisode en prime sur une chaîne publique, j'ai hésité pendant plusieurs jours... Surtout que le souvenir que j'ai de PJ, c'est pas vraiment la panacée. Je passe sur le générique à l'accordéon, et les acteurs pas vraiment époustouflants dans leur grande majorité, mais les enquêtes m'avaient semblé ne pas sortir des sentiers battus les rares fois où j'avais regardé.

Et puis me voilà à me souvenir que ce soir, sur M6, c'est de toutes façons Pékin Express, le Dieu de la Télécommande m'en préserve. Mais j'avais quel choix, moi ? Hein ?! Dites-moi : je pouvais faire quoi ???

Ce que je trouve assez rassurant, c'est que l'épisode laisse place à des avis suffisamment variés au sein même des équipes de police. Depuis le temps que je ne tombe que sur des fictions de TF1, principalement du côté des séries policières, voilà qui brise quelques uns (mais pas tous)  de mes préjugé à ce sujet. Et vu l'ambiance politique du moment, on appréciera que les personnages enclins à être complaisants envers l'immigration clandestine ne soient pas taxés de qualificatifs exagérés (gauchiste, bisounours, etc...), non plus que les personnages plus, dirons-nous, pragmatiques, ne soient pas non plus affublés de traits de caractère outrancier (fascite, nazi, etc...). Le champs reste relativement libre pour le spectateur de se positionner, même si la tribune m'a semblé un poil plus longuement accordée au premier camps.

Reste qu'en n'assénant pas de morale toute faite à son histoire, en présentant des personnages principaux capables d'échanger des idées, des arguments et surtout des expériences de façon plutôt intelligente, PJ m'a surprise.
HOP ! On ne s'excite pas, ça ne m'a pas surprise au point de me river dorénavant à France2 le vendredi. Mais il faut bien admettre que l'effort était louable sur le fond. La forme, par contre, a encore, hm, disons, une grande marge d'amélioration.

L'expérience était donc intéressante, surprenante et pas dans le mauvais sens pour une fois, je tiens donc à tirer mon chapeau à PJ, oui, une série française, c'est pas souvent que ça arrive, profitez-en. Et si l'un de vous se moque, j'efface ce post.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche PJ de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:29 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

27-02-09

Thank you, Captain Obvious !

En ce moment, je suis soumise à un régime téléphagique inhabituel, parce que je ne suis pas chez moi. Du coup je me retrouve à regarder des Ma Famille d'abord (qu'on faisait regarder aux prisonniers de Guantanamo), des Grey's Anatomy (ça va, c'est pas encore le moment où ça vire au soap à 100%), des Experts Miami (allez-y, chargez la mule, pourquoi se gêner ? ), et des Bones (oui, mon hôte veut ma mort, pourquoi ?). J'y perds ma santé mentale.
Ce soir, c'était donc régime os, et franchement si quelqu'un doit avoir le crâne fendu pendant un épisode, ce sera bien moi, contre le mur du salon.

Je vous refais le dialogue :
"J'aime penser que mon père [mort] me regarde.
- Les morts ne peuvent pas voir", Temperance Brennan dixit.
SANS RIRE ?

Ce personnage de la nana tellement cartésienne qu'elle ne comprend rien aux choses de la vie touche rapidement ses limites sitôt qu'on passe un épisode entier avec lui, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... eh bah, quasiment l'ouverture de ce blog, quand même. Là, comme ça, à blanc, on se dit que mettre ce cerveau froid et rationnel en duo avec un type plus que normal (je veux bien-sûr parler de l'adipeux Boreanaz), ça fait un bon tandem et qu'on va bien se marrer.
C'est un peu comme le crétin décérébré qui nous a pondu le concept derrioère NCIS, si vous voulez. Ce sera tellement poilant qu'on ne va pas se rendre compte que ça ne rime à rien.

Sauf que le Dr "ne l'appelez pas" Bones, au lieu de montrer qu'elle est intelligente à sa façon, et là j'aurais envie de dire pourquoi pas, prouve qu'elle est en fait la dernière des demeurée.
Elle n'est pas cartésienne : elle prend tout au premier degré ! Ce qui, vous serez d'accord avec moi, n'est pas exactement la trace d'une intelligence surdéveloppée.

A chaque épisode, je dis bien à chacun d'entre eux, il faut qu'on lui explique par a + b que ceci est une expression, que ceci se fait, que les gens ont des sentiments, qu'on a dit telle chose mais que ça signifie quelque chose de plus profond...

Qu'un personnage à l'intellect ultra-développé soit socialement handicapé n'a rien de nouveau. Des quantités de personnages l'ont fait avant, et le font encore. Gloire à des mecs comme Monk pour en être le modèle parmi les modèles. Mais au moins ces personnages n'ont pas attendu la 3e saison pour apprendre ce qu'une pompom girl fait à un joueur de basket avec la bouche ! Au nom du ciel, elle devrait au moins être capable de comprendre ce qui se dit dans la pièce, même si elle désapprouve la conduite parce qu'elle ne la considère pas comme logique, non ? Non, elle ne suit même pas la conversation ! Bones donne mauvaise réputation aux scientifiques !

Excusez-moi, je... je vais avaler un calmant. Ca devrait m'aider, je... oh mon Dieu, et le troisième épisode qui n'est pas encore terminé...
Sortez-moi de là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:34 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-02-09

Papounet !

Jekyll aura brisé tous mes préjugés : ceux que j'avais sur la programmation d'arte, ceux que j'avais sur les séries britanniques...

C'était aussi la première fois depuis longtemps que je regardais une série de façon hebdomadaire en sentant les semaines passer de façon aussi concrète. Pourtant on ne peut pas dire que je ne sois pas habituée à attendre qu'une semaine se passe pour avoir ma dose, je le fais pour d'autres séries depuis des années, mais là, l'attente avait un goût particulier... voir arriver le vendredi, rester à l'affût de l'heure, c'était comme avoir des lunettes neuves et voir les choses un peu plus clairement alors qu'on les a toujours eues sous les yeux.
Ce furent donc six longues semaines, et finalement ce n'est pas grand'chose, passées à attendre, à guetter, à se laisser surprendre. Et en-dehors de quelques images d'horreur que je voudrais bien oublier au plus vite, par exemple lorsque je voudrai dormir dans un avenir que j'espère proche (à l'instar de la toute dernière image de la série qui m'a fait allumer toutes les lampes de l'appartement dans un cri horrifié), je pense que c'est une expérience qui va m'impacter durablement.

J'ai eu la sensation, semaine après semaine, que quelque chose de réellement nouveau, et j'ai presqu'envie de dire novateur, s'offrait à moi. Six semaines de surprises, en fait.

Jekyll n'est pourtant pas exempt de défauts, loin de là.
Pour une série qui n'avait que six épisodes devant elle, on y trouve pas mal de remplissage, des scènes prévisibles notamment dans la recherche de l'action pour l'action, et des questions martelées d'épisode en épisode de façon à faire perdurer artificiellement le suspense (allez, on se la refait encore une fois, pour la route : "mais Jekyll n'a pas eu d'enfant ?!"). Par moments, on se dit que quatre épisodes suffiraient à dire l'histoire si on prenait la peine de nous épargner toute cette confiture.
Mais parfois, la série emprunte aussi des raccourcis pour aller droit à son histoire, et du coup, sacrifie des axes qui auraient pu être intéressants, parce que, bah écoutez, on n'avait pas le temps. C'est notamment le cas de la belle assistante (dont je suis infichue de retenir le nom, je confesse) qui, après avoir été le centre de toutes les attentions (et grâce à qui, en fait, j'ai été pour la première fois impressionnée par ce que la série avait à offrir), est mise au rebut, allez hop, avec les deux enquêtrices lesbiennes, à ce tarif-là, moi je dis autant les liquider, à un moment donné il faut assumer. On prend trois nanas au fort potentiel, on les met aux oubliettes au bout de quelques épisodes, on leur offre une scène çà et là histoire de dire, et ce n'est que frustration pour le spectateur. Atteintes du syndrome du boulet, elles sont devenues des poids morts pour l'intrigue... mais c'est pas grave, on les garde.

Mais dans ces reproches qu'inévitablement j'adresse à Jekyll, je remarque aussi tout ce que la série a fait pour m'épater semaine après semaine.
A contrario des trois drôles de dames, le personnage de Claire a pris une saveur insoupçonnée et époustoufflante sans même qu'on le voie venir. Celle qui semblait au départ n'être condamnée qu'à être l'imbécile épouse qui ne comprend rien à rien a eu vite fait de prendre les choses en main. Parmi les scènes qui m'ont donné envie de me proterner devant ma télé, il y a celle où Claire fait la connaissance de Hyde dans la cave, et se montre digne de lui. Elle ne s'en laisse pas compter ni par lui, ni par qui que ce soit d'autre d'ailleurs, faisant la nique à tous les personnages féminins tête-à-claque qui l'ont précédée dans ce genre de rôle. La révélation finale sur son identité (quoiqu'elle aussi juteuse) ne change rien à cet état de fait : ce personnage est simplement grand. Pour sûr, la série aurait aussi bien fait de s'appeler Jekyll & Claire, d'accord, on se serait salement fait spoiler sur pas mal de rebondissements (un peu comme si on avait regardé les bande-annonces d'arte "Jekyll n'est qu'amour" dés le premier soir, ahem...), mais comme tête d'affiche, ça le faisait complètement.
Le personnage de Claire est à l'image de toutes les fois où la série a su prendre une direction imprévisible, sortant des sentiers battus. La prise d'otage, les enfants jumeaux, tout le monde pouvait prédire que ça se passerait à un moment où à un autre, mais même en passant inévitablement par là, la série arrive à nous faire dire "ah bah merde alors, les personnages ne réagissent pas du tout comme je l'avais pensé".

D'ailleurs la qualité numéro un de Jekyll, bah, c'est Jekyll. Ou plutôt non : on a tous, j'en suis sûre, une petite préférence finale pour Hyde, n'est-ce pas ? Ce personnage si charismatique, drôle (épouvantablement génialement formidablement drôle), avec son côté super-héros parce que bon, fallait pouvoir la vendre à des spectateurs des années 2000 cette série, hein, et puis surtout avec son âme d'enfant, ce mec que forcément on veut voir apparaitre pour torturer un grand gaillard de 2m ou décapiter un petit connard trop vantard, dont on guette les apparitions dés qu'une lampe clignote, bref, Hyde, ce demi-dieu. Enfin, l'autre moitié, la geignarde, la mollassonne, n'est sans doute pas si mal non plus, même si son côté pleurnicheur tapait sur les nerfs à plusieurs reprises, il a su lui aussi évoluer... l'homme qui au départ était effrayé par son ombre (au propre comme au figuré) a su ouvrir le dialogue avec lui, et cohabiter totalement, pour devenir plus fort et parvenir à son but. C'est vrai que je ne sais pas trop comment interpréter la fin de l'histoire pour lui : pourquoi fallait-il que ce soit le faible qui survive ? Qu'a-t-il à offrir à présent ? Pour être totalement honnête, il faut aussi saluer bien bas la prestation de Nesbitt dans ce double-rôle. Dés que j'aurai fini l'interminable tournée des films d'Amber Tamblyn, il pourrait bien être ma prochaine victime, tant ce mec est impressionnant et juste de bout en bout.
Ca reste quand même bien fun de se dire qu'à la fin, papa est le nec-plus-ultra de la race humaine, maman est un clone, et les jumeaux son maléfiques. Ptain, dans la famille surenchère, ça se pose là, mais ça a un côté délicieux.

Comme souvent, ce que je retiendrai de Jekyll, ce sera plus facilement ses personnages que ses retournements de situation, en fait. Ils avaient leur piquant, évidemment, mais ce n'était pas l'essentiel.

De ces six semaines vraiment rafraîchissantes dans mon panorama téléphagique, que restera-t-il ? Un thème musical angoissant gravé à même mon cortex, assurément. La conviction qu'une fois de temps en temps, il faut peut-être quand même tenter la fiction british (mais ptet en VF dans un premier temps ?). Et surtout, cette petite question obsédante : "dis, lady, quand est-ce que tu achètes le DVD de Jekyll ?".
Quand je penserai avoir le cran d'affronter la scène finale une seconde fois.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Jekyll de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:50 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-02-09

C'est toujours le premier concerné qui est le dernier au courant

"Toi t'es le génie, et moi je suis l'assistante ?!"

Bah, non, enfin, voyons ! Ça se saurait ! Goren, un génie ? Eames, un faire-valoir ? Mais enfin, mais d'où vient cette drôle d'idée ?
Sept ans, il aura fallu sept ans à Alex Eames pour découvrir qu'elle jouait les seconds couteaux dans L&O: CI.

C'est dire si effectivement la pauvre n'est vraiment pas une flèche.

Posté par ladyteruki à 21:33 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

01-02-09

La vérité est à eux

Ca a déjà été dit, mais la quête de la vérité est au centre de bien des intrigues, à court ou à long terme. Nombreuses sont les séries qui se basent sur la recherche de la vérité pour leur pitch ou leurs intrigues, et quand on voit des séries comme Lie to Me apparaître, on se dit que c'est loin d'être fini... Et quand une série ne se préoccupe pas de découvrir une quelconque vérité, c'est au spectateur de la découvrir parce que le personnage principal cache des éléments de son passé. Et comme c'est l'enjeu, la vérité, la série finira par nous la donner. C'est comme ça que ça marche. Et si la série se pique de mettre des plombes à nous dévoiler la vérité en question, vous allez voir ce qu'elle va prendre !

Alors, quand une série ne cherche pas à nous donner la vérité, ça fait du bien, un bien fou.

Donc merci à New York Unité Spéciale, ce soir, on le connaît par cœur cet épisode, mais c'est pas grave parce que, pour les raisons que je viens d'énoncer, il n'y a pas de spoiler possible, merci donc pour cet épisode s'interrompant sur un cliffhanger frustrant mais salvateur.

C'est simplement magique quand les scénaristes, enfin, offrent à leur personnage le droit de garder leur vérité pour eux. Ou qu'ils nous l'offrent, ça dépend du point de vue.
Parce que comme chacun sait, l'important, c'est le chemin.

Quand les scénaristes nous laissent faire le chemin de notre côté, et n'y reviennent plus, il y a forcément matière à se réjouir. Ils nous tenaient la main comme à des enfants, ont fait quelques pas avec nous, nous montrant un peu le paysage et les pavés, et puis, ils se sont arrêtés et nous ont dit "vas-y, tu peux continuer tout seul maintenant", nous lâchent la main et nous regardent nous éloigner... et je crois que c'est le genre de choses qu'on n'a plus assez l'opportunité de vivre dans des séries télé. Combien vous en connaissez des scénaristes qui nous lâchent réellement la main ?

C'est ce que j'appelle une bonne soirée téléphagique !
Une bonne journée téléphagique, ce serait de m'offrir mon DVD tant attendu dans une douzaine d'heures...

ChrisMeloniCompletementGratuit

Et ça, c'est complètement gratuit, j'avoue.

Posté par ladyteruki à 00:09 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

13-01-09

Pour ceux qui devaient se lever ce matin...

Après voir râlé parce que l'horaire était ridicule, j'ai mis à profit une brèche dans mon emploi du temps pour jouer les téléphages noctambules, comme au bon vieux temps, et j'ai regardé le pilote de la série britannique Afterlife.
Ouais, comme vous dites.

Bon, alors, tout commence quand une médium du nom d'Allison (comme Allison Dubois de Medium, mais en moins sexy... si-si, c'est possible) s'installe dans une nouvelle maison, espérant apparemment changer de vie. On se demande comment puisque pas un seul instant elle ne cherche un nouveau job pour subventionner ladite nouvelle vie ; en fait, sa seule activité rémunérée sera de participer à une séance de spiritisme... on sent tout de suite la nana qui cherche à tourner la page, hein.

En parallèle, Robert, un prof de psychologie, explique à ses élèves que les médiums sont tous des charlatans. A cette seconde précise, on sait déjà qu'il va rencontrer Allison et se fritter avec elle avant de la suivre dans de trépidantes aventures ; on pourrait presqu'aller se coucher à ce stade, mais dans ce cas, on aurait revu Thelma et Louise pour la centième fois pour rien (c'est vrai que rien ne fait plaisir comme la vision de Geena Davis plongeant tête la première dans le Grand Cañon, mais quand même, cent fois c'est beaucoup même pour un bon film). Mais Robert est bien gaulé et il a de jolis yeux, un peu comme Adrian Pasdar dans Mysterious Ways, mais en moins sexy. D'ailleurs les ressemblances entre les deux séries sont tellement frappantes que j'en ai un bleu. Bref on reste quand même devant Afterlife, on n'est pas resté éveillé à des heures indues pour se pieuter maintenant... pour tenir le coup, j'ai ouvert une bouteille, et je suis restée courageusement devant ma télé.

En fait j'ai menti, ce n'est pas tout-à-fait avec le captivant déménagement d'Allison que l'épisode a commencé, mais bien avec un bon gros poncif du genre : le flashback qui met en situation. On y voit donc une famille mourir dans les gaz de pot d'échappement, à l'exception d'une petite fille qui en réchappe, ce qui est logique sinon il n'y a pas d'épisode. Comble de chance, le monde est vraiment petit, la gamine a grandi et est maintenant l'une des élèves de Bob. Et chose encore plus incroyable, on voudrait le faire exprès qu'on pourrait pas, il va faire rencontrer la petite survivante et Allison, et ce qui devait arriver arrive : Allison réveille les démons du passé en apercevant le fantôme de la mère de la gamine, qui, on s'en souvient, est morte dans les gaz de pot d'échappement. Et on en est tous très surpris.

Cet épisode introductif est surtout l'occasion pour Allison de répéter trois ou quatre fois son petit numéro de médium : elle a l'air décontenancée, elle regarde ailleurs, et pouf, ya quelqu'un dans un coin, vous le voyez vous, moi je le vois. Elle fait donc le coup à plusieurs personnes qui sont toutes très émues, parce qu'évidemment Allison met toujours dans le mille, après tout elle est l'héroîne de la série, il ne s'agirait pas qu'elle soit faillible. Donc elle va faire le coup plusieurs fois : deux fois pendant la soirée de spiritisme dont une fois à la petite survivante, puis chez elle, à Bob, qui, ça alors on l'a pas vu venir, a rappliqué chez elle pour lui dire que ce qu'elle fait c'est rien que des conneries. Hips. Parce que comme Bob est prof à la fac, il a beaucoup de temps libre et il n'a rien trouvé de mieux que l'employer à aller insulter Allison chez elle. Ils sont vraiment payés à rien foutre, ces fonctionnaires.

Donc une fois qu'on a bien pigé le truc ("I see dead people"), on est forcément contents de voir que la petite survivante a pété un câble et va chercher chez Allison la sérénité. Allison et son mascara magique qui donne de la gentillesse dans les yeux lui fait son petit speech, et l'étudiante semble aller mieux. La preuve, elle marche dans la rue et elle sourit. Si c'est pas un signe, ça. Du coup tout va bien dans le meilleur des mondes, mais zut de zut, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire d'ici au générique de fin. Peut-être qu'il va y avoir un revirement de situation, on sait pas... Il va sans dire qu'à ce stade je me suis sentie très triste parce que j'avais fini ma bouteille de scotch et qu'il restait encore plusieurs minutes d'épisode à se farcir.

Le plus incroyable c'est qu'un revirement de situation se produit : la petite étudiante s'est tranché les veines. Donc du coup on l'emmène très vite à l'hôpital et là, Bob, les amis de la petite étudiante survivante et Allison sont effondrés parce que la gamine a clamsé. Et évidemment Allison se sent très coupable et je crois même qu'elle se prend une giffle, j'ai pas fait très attention j'étais en train d'ouvrir une seconde bouteille. Mais tout va bien parce que la petite a rejoint sa mère et qu'elles sont réunies.
Evidemment Allison en a quand même gros sur la patate, mais le prof vient la voir pour lui dire qu'il va écrire un livre sur elle, et tout de suite elle se sent mieux parce que le livre sera adapté en série télé et qu'elle va se faire des co*illes en or, ce qui est d'autant plus agréable qu'elle en avait marre de donner des séances de spiritismes dans une salle des fêtes de banlieue le jeudi soir. Et puis ce qu'il y a de bien, c'est qu'elle a des péripéties toutes trouvées pour le bouquin, puisqu'elle voit le fantôme du fils de Bob... Angoisse, suspense, à suivre, tout ça.

Mon bilan ? Après de longues heures de réflexion, d'analyse et de rédaction, ma conclusion au lendemain de ce visionnage sera qu'Afterlife, ça donne mal au crâne.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Afterlife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:48 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

09-01-09

Dr lady & Mrs Teruki

Le problème est ce soir le suivant : dois-je ou dois-je ne pas regarder Jekyll ce soir sur arte ?

Il y a les pour :
- tout le monde semble en avoir dit du bien
- euh, tout le monde semble en avoir dit du bien
- et, eh bien, tout le monde semble en avoir dit du bien
- pas besoin de me faire chier à cagouler, c'est servi frais sur un plateau en hertzien

Et puis, il faut le dire, si, quand même, reconnaissons-le, il y a les contre :
- nous sommes vendredi, je suis rentrée il y a 10mn d'une journée de boulot éreintante, et c'est en 2e partie de soirée
- nous sommes vendredi, je pioncerai tôt ou tard (et plutôt tôt que tard), et je sens que je vais faire des cauchemars tout le weekend vu la gueule de Jekyll dans la bande annonce (pourquoi, Saigneur, pourquoi ?!)
- c'est britannique et j'ai toujours mon patch anti séries européennes, si je regarde encore en plus une série britannique je risque de faire une surdose
- j'ai mon gentil DVD de Dexter, complètement inoffensif, qui en a marre d'attendre depuis hier soir que je le finisse

Vu la dualité de mon état d'esprit, on se doute un peu de ce que je vais finir par faire. Mais qu'il soit dit que j'ai hésité.

Ah voui ! Parce que je vous avais pas dit ! J'ai acheté le DVD édition belge de Dexter (par dépit, en fait : yavait pas d'édition belge de Pushing Daisies en rayon lors de ma visite de contrôle à la FNUC), et je me suis empiffrée de la première saison toute la semaine. Il m'a fallu une énergie folle pour m'en détacher une demi-heure pour sous-titrer l'extrait de Soldier's Girl pour le dernier post Comme au cinéma en date.
Je me suis promis de vous en reparler une fois le DVD fini... vous faudra-t-il, attente insupportable, voir ce post mirifique être retardé d'un soir ? J'ai du mal à m'y résoudre et je suis certaine que vous aussi. J'ai plein de choses à en dire, en plus. Pas forcément intelligentes mais ça m'a jamais arrêtée.

Bref, vais-je ou vais-je ne pas, c'est toute la question. Et la réponse, comme chacun sait, est 42. Comprenne qui pourra.
Je crois que la raison dicterait plutôt d'aller pioncer mais quand on est téléphage, c'est évidemment hors de question.

Posté par ladyteruki à 21:43 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

05-01-09

Maudite !

bucher
Bûcher prévu pour ladyteruki - 2009 ap. JC

Vous pouvez me jeter des cailloux, si vous le voulez. J'en ai vu des bien, par là... ou des plus gros, au fond à gauche, aussi.
Je ne me débattrai pas. Je n'implorerai pas votre pardon. Je sais que je n'ai que ce que je mérite.

Il s'est passé un truc affreux.

Mais revenons plutôt sur les circonstances dans lequelles ce drame, cette horreur, cette abomination, se sont produits, bien que je sache pertinemment que, sitôt que j'aurai commencé mon histoire, je serai coupable à vos yeux, à jamais.

Cher lecteur, vous n'êtes pas sans savoir que j'exècre les teenageries. (ça commence mal) Je les méprise toutes, et chacune en particulier. (c'est ça, creuse ta tombe) Elles n'ont à mes yeux aucun intérêt, exception faite, ça va de soi, d'Angela 15 ans. (c'est comme ça que ça commence) Je n'ai d'ailleurs jamais manqué d'en souligner ici même la vacuité et le dénuement total de profondeur. (accouche, fillette) En particulier, je n'ai jamais aimé Dawson, alors que toutes les jeunes filles de ma génération, et quelques jeunes hommes, dont un de mes ex car nul n'est à l'abri, ont adoré et encensé chacun des personnages. (elle a changé d'avis sur Dawson, la belle affaire...) Du coup, maintenant que je n'ai plus l'âge-cible, on se doute que je reste particulièrement hermétique aux teenageries d'aujourd'hui. (mais...?) Que je les exècre. (hin hin) Que je les méprise (c'est celaaaa, oui) Que leur étalage de chair fraîche et inconséquente me débecte. (viens-en au fait !) Et que la seule autre alternative, ce sont les personnages gnan-gnan, sauf qu'eux aussi me donnent la nausée. (on y vient)
Mais, samedi, il s'est passé un truc. (fatalitas !)

Ou plutôt, non ! Ne lancez pas tout de suite vos pierres, je crois que ça date d'avant samedi.

En fait ça a commencé il y a des mois et des mois, lorsqu'un épisode de la saison 3 de... je peux pas, je peux pas le dire, vous comprenez ?! Bref, lorsque j'ai vu un épisode d'une troisième saison d'une teenagerie. Qu'on ne citera pas. Oui, voilà, on va faire ça : pas de nom. Et dans cet épisode assez incroyable pour une teenagerie... ah merde, si je vous dis de quoi ça parlait, vous allez comprendre. Certes j'y ai déjà fait référence dans un post antérieur, mais c'est pas une raison. Disons simplement que le thème n'était pas banal et que même si c'était traité de façon plutôt habituelle pour une teenagerie (dégoûlinante de bons sentiments et de facilités), c'était quand même couillu. Pour une teenagerie.
Mais je vous jure, ça fait des mois, je n'y pensais plus ! J'en ai parlé une fois, une seule, dans ces colonnes, parce que le sujet s'est présenté pendant un... non, je ne vous dirai pas pendant quel jeu, vous allez trouver de quelle série il s'agit. Mais ça s'arrêtait là ! J'y repensais même plus, rien du tout ! Et puis...
Et puis en décembre, avec les jours de congés, les jours fériés et tout le bazar, eh bien il m'est arrivé de voir la fin de la fin de la dite 3e saison. Et ptet même un bout de la 4e (mais c'était nul) (si, vraiment, sans intérêt) (typiquement ce qu'on peut attendre de nullard de la part d'une teenagerie) (pour ce que j'en ai vu).

Et puis samedi...
Damned, vous allez tout de suite deviner quelle teenagerie est passée samedi ! Je suis découverte !

Eh bien oui, voilà, j'ai regardé le season premiere, voilà, vous êtes contents ? J'ai pas fait exprès, je pensais voir ce qu'on allait nous servir après le ô combien merveilleux départ de Sous le soleil, et puis je suis tombée dessus, voilà, c'est tout, on va pas en faire tout un plat ! D'accord, j'avoue, j'ai aimé ce que j'ai vu parce que...
Parce que...
Parce que ce n'étaient plus des adolescents, justement.

Mais... l'espace d'un instant... ça a duré une demi-seconde... j'ai pensé...
"Ptet que je devrais acheter les DVD de One Tree Hill, pour voir".

C'est bon, balancez la caillasse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Infâmie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:06 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

04-01-09

lady, fille de pub

"L'ADN de-" *-ding ding ding, jingle !*

Vous savez, je ne suis pas du genre à me réjouir de la disparition de la publicité à compter de demain sur la télévision publique. Je trouve que la publicité fait partie de l'industrie de la télé et que l'en évincer c'est s'exposer à rouler sur trois roues au lieux de quatre : sans compter le bruit d'essieu désagréable, la machine est forcément déséquilibrée.

Mais quand je vois comment les chaînes privées sont toujours incapables, après des années, de faire une coupure pub sans charcuter un épisode (comme, ce soir encore, avec New York Unité Spéciale), j'ai quand même un peu envie de sauter de joie sur place à l'idée qu'au moins, ça n'aura plus aucune chance de se produire dans le public. D'un autre côté, ça faisait déjà plusieurs années qu'on n'y découpait plus les fictions pour y intercaler de la pub, alors...

Nan, sans rire, si moi je peux enregistrer mes épisodes parfaitement, en coupant le magnéto pile avant le jingle de début de pub, et pile après celui de fin, pourquoi les mecs de TF1 et M6 n'y arrivent pas à intervalles réguliers ?

Posté par ladyteruki à 00:09 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]