ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03 octobre 2009

arte fact

Pour moi, la chaîne de l'année 2009 a clairement été arte. Les plus alertes d'entre vous se souviennent déjà de ma surprise devant Jekyll, plus tôt cette année. Avec aujourd'hui la diffusion de The Tudors, la même expérience de rendez-vous attendu toute une semaine à l'avance se reproduit pour mon plus grand délice. Non que The Tudors soit une merveille parmi les merveilles, car comme je l'ai dit dans les posts précédents sur cette série, elle est loin d'être parfaite. Suivez les tags pour plus de détails.

Mais à vrai dire, ce qui fait les défauts de The Tudors donne à mes yeux une grande valeur à cette programmation par la chaîne européenne. Tout comme Jekyll, cette série donne l'impression à la fois d'un soucis de qualité de d'élégance dans le choix de la programmation, sans être forcément trop pompeux. Tout comme la violence parfois exagérée de certaines scènes de Jekyll (je pense notamment au final plein d'overkill), les scènes de sexe de The Tudors ont le mérite (ainsi que les romances et autres complaisances scénaristiques) de rendre la série accessible, et de lui éviter de ne cibler qu'une cible d'élite mais bien d'atteindre une popularité dépassant largement le cadre des amateurs d'Histoire. Comme le soulignait tao dans un tweet, ça se traduit par des audiences pas dégueulasses, ce qui est forcément incitatif pour la chaîne.

Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à une petite liste de productions qu'il serait intéressant de voir sur la chaîne, s'il lui venait la bonne idée de poursuivre sa politique série. Il y a un créneau à prendre, malmené par la concurrence hertzienne, et à mon avis les séries suivantes s'inscrivent dans le même type de programmation, et ne semblent pas intéresser les autres chaînes françaises. Il y a quelque chose à jouer, je pense.

- Carnivàle :

C'est la première qui me vient à l'esprit, et je trouve qu'elle tombe sous le sens. Un mélange d'Histoire et de mystère, un univers cryptique... Et puis, deux saisons, ça reste aussi assez raisonnable pour une chaîne qui craindrait de s'engager sur le long terme.

- Cop Rock :
Là encore, investissement en temps très raisonnable pour cette série d'une malheureuse saison... mais si fondamentalement différente de ce que l'on a pu trouver sur le hertzien jusque là ? Sans compter qu'on ne peut décemment compter que sur une chaîne anticonformiste comme arte pour programmer une série approchant de la vingtaine.

- The No. 1 Ladies Detective Agency :
Alors là, ce serait juste superbe. Comment en remontrer à la concurrence sur la diversité télévisuelle sans lui faire ombrage ? En choisissant une fiction radicalement différente, par ses origines et son ton. Tout en n'oubliant pas que le genre policier continue de faire des audiences convaincantes, ce qui ne peut nuire.

- Huff :
Quand on est le toujours un peu décalé arte, on ne peut que se prendre de passion pour la psychanalyse. Et pendant que la diffusion d'In Treatment via le réseau Orange, et sa sortie en DVD, fait l'actu, une rediffusion d'une série sur la même thématique peut aussi être une bonne idée commercialement parlant.

Evidemment, ces vœux pieux ne sont pas si faciles à réaliser. arte fait face à une difficulté double : chaque série doit pouvoir être diffusée à la fois en Allemagne et en France. Mais un développement de la politique série, qui jusque là semble probante, en s'engageant dans une identité propre, se ferait à mon avis très bien avec ce genre de titres.

Et vous, quelle séries verriez-vous sur arte ?

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23 août 2009

L'adieu aux scalpels

Il y a les séries dont on regarde la fin, et les séries, plus rares, dont on regarde le final. Celles qu'on sait qu'on ne reverra plus, et celles auxquelles on fait ses adieux. Et vous savez de laquelle je vais parler ce soir.

Il y a 15 ans, où étais-je ? Je n'étais pas devant Urgences, ni à ce moment-là ni avant plusieurs années. Et pourtant aujourd'hui, c'est le cœur serré que je regardais chaque fondu au noir annoncer que l'épisode tirait à sa fin, et la série avec elle.

Et je ne peux m'empêcher de me dire que c'est l'essence-même de la téléphagie que de vivre une histoire pareille avec une série. On l'ignore, on la rate, on la dévore, on la regarde de loin, elle surprend, elle déçoit, elle amuse, elle émeut, parfois on en a juste marre, parfois on en voudrait vraiment plus, et pendant 15 ans, pas à pas, saison après saison, avec voracité ou détachement, les épisodes se succèdent et on se crée sa propre histoire : l'histoire du téléphage et d'une série parmi tant d'autres. Une histoire unique, une histoire compliquée, faite d'élans et de retenue, les soirs avec et les jours sans, en intraveineuse trois épisodes à la suite ou en piqûre de rappel en fin d'après-midi en semaine... d'une façon ou d'une autre, j'étais bien obligée d'avoir une histoire avec Urgences, comme tous ceux de ma génération de téléphages.

Qui, il y a 15 ans, a regardé le pilote en se disant : "ça c'est une série qu'on va regarder pendant une décennie et demie" ? Je ne pense même pas qu'à NBC quelqu'un ait su que cette série aurait une histoire si longue avec qui que ce soit. Elle aurait pu vivre le destin de Chicago Hope, après tout, alors qu'elle lui a survécu, plus longtemps et plus loin.

Mais du début à la fin, malgré les cahots de la route et les errances du cast, Urgences a su, semaine après semaine, insuffler la vie ; dans ce huis clos entre quelques murs verdâtres, nous nous sommes sentis accueillis, chez nous, nous avons appris qu'il était possible de faire un divertissement accessible au plus grand nombre sans renier la qualité, nous avons appris qu'une série est capable de mémoire et d'engagement politique sans se mettre à dos la plupart de ses spectateurs, d'où qu'ils viennent, nous avons appris, tant appris... Combien d'entre nous ont découvert la téléphagie dans les bras d'Urgences ?

Une page se tourne pour beaucoup d'entre nous, quels qu'aient été les parcours avec cette série. C'est l'esprit d'une époque télévisuelle qui s'achève. De nouvelles modes ont succédé, de nouvelles façons de faire. Urgences était à mon avis toujours capable du meilleur, mais un meilleur qui n'avait plus cours. Ce n'est pas tant une baisse significative de qualité qui a provoqué sa disparition, que le fait que la plupart des spectateurs étaient passés à autre chose. Pourtant dans quelques années, un peu plus peut-être, un nouveau drama médical verra le jour, et sera comparé à Urgences, qui en sont temps avait été comparée à Saint Elsewhere... il y aura des éléments nouveaux, et les éléments impérissables qui nous ont fait aimer Urgences parce que c'était la série de notre génération.

Dans 15 ans, j'ai hâte de regarder le series finale d'une autre grande série qui aura survécu aux épreuves du temps. Hâte de dire adieu à une autre grande série que peut-être je ne regarde même pas encore aujourd'hui. Mais avec l'adieu à Urgences, j'ai aussi eu l'impression de dire adieu à un certain genre de séries, des séries sachant jongler avec leur média et leur honnêteté pour vivre une aventure couvrant 15 années de rebondissements et de pertinence, un regard porté sur le monde en même temps que les arguments pour que le monde ait les yeux braqués sur la série, oui, avec Urgences, c'est quasiment le dernier dinosaure qui disparait, et je crois que c'est pour ça aussi que j'ai pleuré, ce soir, comme un petit deuil que seuls les téléphages connaissent.

Des visages, des sons, des images, qui ne nous quitteront pas. Merci Urgences, pour 15 années d'histoires, et aussi, pour avoir su nous donner la dernière saison dont nous rêvions.
Et merci, aussi, pour nous avoir donné des adieux sans nous donner de fin.

ER

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Urgences de SeriesLive.

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16 août 2009

Survivant

Il était risqué de faire revenir Carter dans le rôle d'un malade en attente de transplantation au moment de la dernière saison d'Urgences.

Pas simplement parce que le revirement peut paraitre un peu larmoyant  (le brave docteur mythique aujourd'hui dépendant de ses confrères), bien que ce soit également vrai ; mais quand on est Urgences, on sait relever ce genre de défi et faire en sorte que la narration essaye un certain nombre d'écueils. Quel est son état ? Est-il condamné ? Comment va se passer l'intervention ? Personne devant l'écran n'a réellement frissonné avec tout ça. Nous n'avons pas vraiment craint pour sa santé.

Ce qui était risqué, c'était le timing. Car le faire dans la dernière saison ne pouvait pas être innocent.

Carter, c'est celui avec lequel nous sommes entrés aux Urgences (et celui avec beaucoup en sont sortis, aussi), et le faire revenir à ce moment, c'est nous indiquer comment vivre la fin de la série. Son sort médical, vivre ou mourir, est aussi un indice sur ce qu'il nous restera d'Urgences après sa fin. Ce qui compte, ce n'est pas le défi médical, ce n'est pas de voir si Carter va affronter ça seul, avec des amis, avec Kem. Non, c'est juste de savoir s'il va survivre. S'il le fait, alors nous n'aurons pas de rancœur contre la série ; s'il décède, l'amertume prendra le dessus. C'est pour ça que c'était risqué.

Cela vérifie aussi quelque chose que nous savions tous déjà, mais qui le grave dans le marbre, à jamais, dans la légende : Carter EST l'âme Urgences.

CarterForever

Et pour ceux qui... non, vraiment ? La fiche Urgences de SeriesLive.

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23 juillet 2009

Anachronisme téléphagique

Le weekend dernier, après notre twitereview de Dark Blue, je regardais Monk et je me faisais la réflexion que cette est série est vraiment la dernière représentante d'une race depuis longtemps disparue. Quand je regarde Monk, j'ai en effet l'impression de regarder une séries des années 80. Dans le bon sens du terme.

Car même si je ne suis pas une adepte du passéisme, je dois bien reconnaître que certaines séries ont totalement disparu du paysage. Alors que, d'une quasi-unanimité, nous reconnaissons que la rentrée nous réserve un nombre très limité de pitchs originaux, envahis que nous serons par les flics et les médecins, il y a certaines pistes qui me semblent être totalement écartées par les chaînes américaines. D'une certaine façon, et pour quelques temps encore en attendant que l'industrie reprenne ses repères, la diversité est en danger. Tout le monde (surtout chez les networks) veut avoir dans sa grille ce qui fonctionne dans celle des autres, au lieu de participer aux vaste choix télévisuel et vivre de la différence.

Mais, pardon : j'en étais à Monk. C'est vraiment dit sans malice, hein, mais cette série a un côté très anachronique à mes yeux. Déjà de par son personnage principal : alors que tout le monde s'est mis à l'anti-héros (au point que maintenant c'est devenu la norme, quelle ironie), Adrian Monk reste indéfectiblement bon. C'est un type fondamentalement bien, dénué de toute forme de vice. D'ailleurs, rendre un personnage humain, avec donc des qualités tant que des défauts, sans y inclure une once de vice, relevait de la gageure. On n'en écrit plus des comme ça.
Adrian Monk et par exemple Jessica Fletcher ont énormément en commun, en cela qu'ils ont toujours des intentions honnêtes, mais leur personnalité leur donne une dimension plus réaliste qui peut se révéler être une qualité ou un défaut selon le degré, comme les TOC de Monk ou les tendances petite mémé de Fletcher. Evidemment, les deux séries partagent leur côté "énigme hebdomadaire", leur ton assez léger, mais aussi un univers peuplé de personnages secondaires de bons petits personnages corrects sous tous rapports, sans jamais tomber dans la niaiserie, bref, à presque deux décennies d'écart, tous les deux sont de délicieuses adaptations du Club des 5 pour les adultes. A l'époque d'Arabesque, c'était fréquent, à l'époque de Monk plus du tout, et c'est ce qui me fait dire que le charme de Monk lui donne une touche totalement hors du temps.

A l'heure où on en rajoute toujours des tonnes dans les effets spéciaux, les lumières, et plus pénible encore si c'était possible, les intrigues censées captiver le public ("ohlala on va peut-être suspendre un gars de mon équipe"/"je suis constamment en conflit avec ma hiérarchie"/"j'ai des ennuis de santé qui compromettent gravement ma carrière" etc.), Monk fait fi de tout artifice quel qu'il soit, et offre exactement ce qui est promis : la résolution de mystères avec un brin d'humour et un autre de tendresse. Il n'y a pas que les personnages pour être honnêtes, la série l'est aussi. On n'y est pas bouffi d'orgueil, on ne cherche pas à ranimer cycliquement l'intérêt du spectateur avec des intrigues tirées par les cheveux pour faire semblant d'être feuilletonnant alors qu'on n'a jamais eu envie de l'être. On a une mythologie, on la ressort à l'occasion, mais on ne vient pas en greffer plein d'autres juste histoire de combler les blancs des scénarios.
Monk, c'est la dernière licorne, et parfois on se surprend à rêver que la baie de San Francisco soit envahie par ses congénères qu'on croyait éteints, libérés de leur geôlier, et que d'autres séries sur le même ton reviennent à l'antenne, tant qu'à avoir des enquêtes à la télévision 10h par semaine, autant qu'y trouve aussi pareils délices. Que l'écume de l'océan fasse venir une vague de séries au charme simple, mais refusant d'être simplistes !

D'ailleurs, je ne sais pas si je suis la seule à y penser, mais d'autres types de séries ont disparu des écrans, plus ou moins récemment. Nul ne sait ce qu'il en est advenu.
- les westerns (Le Grand Chaparral, Bonanza...)
- les séries d'aventures avec des animaux (Rintintin, Flipper...)
- les séries d'espionnage (I, Spy, The Man From U.N.C.L.E...)
- les séries d'action avec de la grosse mécanique (Supercopter, Tonnerre Mécanique...)
Si je peux reconnaître que la mode à proprement parler de ce type de séries soit une question d'époque aussi, je déplore tout de même que d'une part, ces genres soient totalement moribonds depuis quelques années, voire quelques décennies, et que d'autre part, personne n'ait eu l'idée de les réexplorer, les réinventer, les revisiter.

Pourtant c'est ça qui fait aussi le charme de Monk : qu'il ait su réutiliser la résolution d'énigmes (ce qui n'est pas tout-à-fait la même chose que la résolution d'enquêtes) sans être terriblement hors du coup. Si Monk a su le faire pour un genre donné, où se cachent donc les séries qui pourraient le faire pour d'autres genres ? Il y a, j'en suis sûre, des spectateurs prêts à regarder ces séries-là aussi, des spectateurs prêts à varier un peu leur menu télévisuel.
Hélas, l'industrie mainstream n'a pas le courage de combattre le taureau de feu en ce moment. C'est pourtant quelque chose qui pourrait la sauver avant qu'elle n'oublie qui elle est...

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12 juillet 2009

Nous n'abandonnons pas nos morts

Je crois que ce que j'ai toujours aimé avec Urgences, et qui semble plus vif maintenant alors que la série entame des adieux longs d'une saison, c'est l'effort de mémoire que fait cette série envers ses personnages passés.
Et ils sont nombreux...

Ce qui est formidable c'est les mentions multiples que la série fait des personnages qui ont quitté le générique, mais ont laissé une empreinte sur les personnages restants. Et le mot passe, et les personnages passent, et le travail de mémoire continue. Ils sont partis dans une autre ville, un autre pays, ou vers un ailleurs plus grand, mais ils restent tous à hanter d'une façon ou d'une autre les couloirs de l'hôpital.
J'aime cette façon de faire. Elle devrait être naturelle pour toute série qui commence à prendre de l'âge.

Onmytoes

Par exemple : j'aime A la Maison Blanche, mais non seulement cette série s'est fait un devoir d'éliminer ses personnages encombrants comme des déchets (une version "jour des poubelles" du mercato des acteurs, quelque part), mais en plus elle s'est dépêchée d'en oublier la plupart comme s'ils n'avaient jamais existé. Ça n'enlève rien aux multiples autres qualités de cette série mais il faut avouer que quand on y pense,c'est vraiment énervant.

Après tout, l'avantage d'une série, c'est quand même bien de se construire sur le long terme. Et quand elle y arrive, il faut qu'elle en profite ! Qu'elle s'auto-référence sans vergogne, qu'elle s'envoie des bouteilles à la mer à réouvrir plusieurs saisons plus tard, qu'elle sache regarder en arrière, qu'elle exploite ses épisodes précédents. C'est à la fois une preuve de cohérence, et aussi une façon d'entretenir la relation avec le spectateur qui a suivi pendant des saisons.

Parce qu'une série joue sur la relation d'affection, bâtit une relation dans le temps (et ce n'est pas pour rien qu'on développe souvent un sorte d'amitié et de proximité avec les personnages), il lui faut impérativement tirer partie de sa forme. Beaucoup de séries ont tendance à préférer rajouter des couches de mystères, de retournements de situation et de nouvelles questions, mais ce n'est qu'une façon artificielle de capitaliser sur les saisons les plus anciennes. Alors que réemployer les personnages qu'on a aimé mais qui ont disparu des intrigues, et les réinsérer ponctuellement dans les dialogues pour montrer qu'ils sont toujours en vie, ça, c'est profiter du format série (et pas juste en ressuciter un qui revient créer des ennuis...).

RayNeela

D'après ce que j'ai lu, les derniers épisodes d'Urgences que France2 doit encore diffuser vont nous gâter de ce côté-là. J'ai hâte.
Ces adieux sont vraiment très excitants pour moi, finalement. C'est une célébration semaine après semaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si là, ça ferait peur) : la fiche Urgences de SeriesLive.

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06 juillet 2009

Minuit, le grand soir

Je suis exténuée mais heureuse d'avoir attendu jusqu'à la diffusion des deux premiers épisodes de Minuit, le soir sur France2.

Si vous aviez été une petite souris sur le pas de la porte, ou l'un de mes voisins aux fenêtres ouvertes sur le silence nocturne, vous auriez entendu mes acclamations successives, entrecoupées de rires et de "wow !". Je manquais de vocabulaire, mais il faut dire que je me suis pris une belle claque.

Je m'attendais à un ton pessimiste. En revanche, je ne m'attendais pas à des dialogues aussi fins, et surtout à une gestion aussi spectaculaire des silences. La course-poursuite et l'annonce de la revente, dans le premier épisode, c'était très fort. D'ailleurs c'est dingue à quel point la dernière scène du pilote est ressemblante avec une scène que j'avais écrite il y a des années, m'enfin c'est pas le sujet.

On n'a pas simplement un bon sujet, pas simplement une histoire originale, pas seulement un point de vue bien à part, non, il y a une âme dans cette série, une âme sombre mais une âme quand même, intelligente, subtile et avec un regard bien à elle. Efficace mais pas artificielle, intelligente mais pas bavarde, Minuit, le soir est une promesse tenue.

C'est rare qu'une série ressemble autant à ce dont ses fans nous en avaient dit.

Chapeau bas.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Minuit, le soir de SeriesLive.

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05 juin 2009

Pas très Rome antique

Il y a quelques jours, M6 commençait à diffuser Rome (et je peux continuer de me vanter d'avoir vu la série avant sa diffusion quand même, et toc), et je voulais vous en reparler même si, c'est vrai, on pourrait croire que j'en ai tout dit l'autre fois. Et donc, en dépit de l'heure tardive, j'étais devant, dimanche. Je ne sais pas encore comment je vais m'organiser pour les semaines à venir (désolée de bosser, hein M6) mais j'ai quand même quelques remarques.

D'une part, j'ai été surprise de la signalétique "-12". Je ne sais pas trop comment ça s'est goupillé sur Canal+, je n'ai pas bien suivi et en plus je n'ai pas la chaîne (déjà en clair, c'est limite...), mais ça me semblait quand même drôlement sous-estimé, et ce tant niveau sexe que violence. Et c'est d'autant plus incohérent que l'heure tardive de diffusion laisse penser qu'un créneau était hors de question plus tôt, même en semaine.

Du coup ça rejoint un peu le débat de la semaine dernière sur l'éternelle question des jeunes devant la télé.
La diffusion de Rome telle que choisie par M6 donne l'impression d'un triple verrou : la signalétique "-12", la diffusion le dimanche soir, et l'heure tardive. Overkill. Et ça pose donc la question suivante : si l'heure de diffusion ne suffit pas, si le jour de diffusion ne suffit pas, qu'attend-on au juste de l'efficacité de la signalétique ? Normalement ces éléments sont des garde-fous, mais si elle en a besoin de trois pour se compléter, n'est-ce pas un aveu d'impuissance ?

Ah, évidemment, il y a l'autre interprétation à ce geste, selon laquelle ce créneau sert de poubelle à une diffusion que M6 n'avait pas envie de mettre en valeur. Mais là on rentre dans un autre questionnement, celui de la présence d'esprit des chaînes françaises qui font des acquisitions pour ensuite ne les diffuser qu'avec négligence et mépris. Vaste sujet que, si vous le voulez bien, on explorera une autre fois et avec le concours de psychiatres.

Et puis, il y a ma deuxième remarque : deux épisodes, c'est tout simplement du vice. Évidemment, comme je n'avais vu que le pilote jusqu'alors, j'étais contente de me voir offrir la possibilité de découvrir la suite sans attendre le dimanche suivant. Je ne vous cache pas qu'un "aaaah" d'enthousiasme m'a échappé lorsque la mention "tout de suite - Rome" s'est affichée à l'écran. Ça se pose comme une évidence sous cet angle, effectivement. Mais si on se raccroche à cette seule logique, dans ce cas autant diffuser l'intégrale de la série en nocturne pour être certain de ne pas faire patienter le spectateur, à ce stade. Mais l'heure choisie pour diffuser la série était déjà assez peu pratique, était-il utile d'en rajouter en optant pour deux épisodes ? Ça faisait quand même beaucoup. Déjà, en général, je fais partie des partisans du "normalement, c'est conçu pour qu'il y ait un épisode par semaine, je ne vois pas pourquoi nous, petits Frenchies, on doit s'en farcir plusieurs d'un coup", mais alors là on est dans l'absurde le plus total. Et pourtant je me vante d'être une noctambule mais à un moment, on a envie de ne pas passer son lundi férié à comater devant la télé juste pour les beaux yeux de M6. Ça s'appelle vraiment se tirer dans le pied !

Parce qu'on ne me fera pas croire que le public se sent incité à regarder une série :
- qui de loin ressemble à un péplum avec des vieillards en robe
- qui passe à des heures indues
- qui oblige à se coucher à plus de 2h du mat' en semaine

Ce qui aurait pu être une excellente idée devient donc, une fois de plus, une mauvaise blague de la part de M6. On a vraiment l'impression que la chaîne manque cruellement de confiance dans son programme, alors qu'il s'agit probablement de son choix le plus ambitieux depuis Oz. Il faut dire que ça date, et qu'en plus ladite diffusion n'avait servi qu'à rabattre les spectateurs sur Série Club, la chaîne ne jugeant opportun que de diffuser la 1e saison, et soigneusement lardée de publicités pour sa petite sœur.

Rome ne proposant que deux saisons, et donc peu de perspectives d'avenir, elle en est donc réduite au statut d'alibi, là où elle aurait pu redorer le blason de la "chaîne des séries". Au moins qualitativement, quoi, à défaut de drainer les spectateurs par millions, chose qui ne se serait sans doute pas produite même dans des conditions optimales, il faut le reconnaître.
Encore que... on n'est pas à l'abri d'une surprise, après tout. Je me faisais l'autre jour la réflexion, devant la saison 2 de The Tudors, que ces fictions semblent de prime abord arides mais sont tout justement étudiées pour éviter d'être barbantes. Par le biais d'action, de sexe, de violence et d'intrigues empruntant à des genres plus grand public (complots, coucheries et tromperies, etc...), elles sont finalement assez accessibles sitôt qu'on franchit la barrière psychologique de la série d'époque en costumes (que, comme vous le savez, j'ai moi-même mis beaucoup de temps à dépasser). Mais la plupart des spectateurs n'ont aucune chance de le savoir. Une fois de plus, on ne permet pas aux gens d'avoir accès à des fictions différentes qui pourraient leur permettre de s'éduquer télévisuellement.

Une fois de plus il ne faudra donc pas compter sur M6 pour faire un effort. Comme un peu trop souvent à mon goût, ce sera au spectateur de faire preuve de bonne volonté... Ce qui est un peu un comble sur le papier ! Ce doit être ça, finalement, l'exception culturelle française : les français qui ont de la culture télévisuelle sont une exception. Les autres n'ont qu'à se ruer sur la viande qu'on leur jette comme à des chiens, même si c'est diffusé dans le désordre, même si les rediffusions sont mêlées aux inédits, même si ça fait quatre fois qu'on a vu la même enquête cette année.
Je vais finir par rompre avec cette chaîne aussi... et après, il ne faudra pas s'étonner, M'ame Albanel !

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04 juin 2009

Procrastination à la française

Un village français s'enorgueillissait de plusieurs choses. D'une part, une campagne publicitaire menée tambour battant, avec des publicités sur les bus (au moins de la capitale, en tous cas), des trailers réguliers sur France 3 et d'autres outils du même type, comme un générique emprunté à Band of Brothers, ou par exemple un slogan de killer : "Vivre, c'est choisir". Et jusque là je dis oui.

C'est après que les choses se compliquent, quand Un village français prend un malin plaisir à sacrifier à absolument tous les torts des séries françaises. C'est pénible !
France 3 aussi a donné, dans la collection "j'aurais pu mieux faire mais je ne veux pas", notamment au niveau de la diffusion. Certes, c'est une soirée de lancement, et on veut ferrer le poisson, je comprends bien. Mais les deux premiers épisodes de la série étant espacés d'une douzaine de jours, une diffusion au rythme américain (1 épisode = 1 semaine) aurait été très logique pour entrer dans la chronologie telle que décrite. Ah, les ravages de la précipitation...

Mais revenons-en aux problèmes de la série en elle-même.
Le pilote commence par planter le décor mais ne parvient pas à jouer sur la problématique pourtant intéressante des choix que chacun doit faire en temps de crise. C'était pourtant l'angle que la série avait prétendument choisi d'aborder, mais au final ce premier épisode n'est qu'une redite de ce qu'on a vu cent fois sur les mêmes circonstances. Alors d'accord la guerre c'est mal et les Allemands sont tous méchants, on sait, merci, mais à un moment, il faut s'affranchir de tout ça et se trouver une personnalité propre. Ça fait bien longtemps qu'il n'y a plus aucun doute sur le fait que la fiction française peut faire de la série de reconstitution historique, avec ce qu'il faut d'engins peints en kaki et d'horreurs de toutes sortes, mais à quoi bon nous en fournir une de plus quand justement on en a déjà tant vues ?
Le reproche que je fais à Un village français ne se situe pas tellement au niveau de son cast, relativement honorable bien que composé de talents assez hétérogènes (la blonde qui sert d'institutrice baisse beaucoup la moyenne générale, par exemple). Il ne se fait pas vraiment à la mise en scène, elle aussi très convenable et parvenant à éviter un certain nombre d'écueils. Non, le problème c'est tout simplement... le scénario. Triste comme un jour sans milk shake à la fraise, il ne cherche pas à offrir quelque chose de nouveau. On passe tout le premier épisode à cocher mentalement les poncifs du genre auxquels la série s'attaque, un à un : le mec riche avec une épouse prétentieuse, le médecin qui sauve des vies, le flic droit dans ses bottes, le flic je-m'en-foutiste, et bien-sûr l'attaque du village, l'arrivée des allemands en ville, les premières pertes humaines... Nom de nom, mais on n'arrive à rien ! Tout ça on le sait déjà, on pourrait le présenter, si ce n'est différemment, au moins plus rapidement. Et passer directement au nerf de la guerre (pardon pour le jeu de mot) : les choix.

Parce qu'avec ce concept de choix (déjà pas absolument révolutionnaire), les auteurs d'Un village français, ils tenaient un bon truc. Ils tenaient un angle. Et un angle, c'est une bestiole très rare dans nos contrées. Il ne fallait pas la lâcher dans la nature. Mais rien à faire, en fait d'angle, le premier épisode patine dans la semoule et reste le plus neutre possible. Et on reporte, et on reporte, et on attend que ça vienne, et ça ne vient pas.

J'entends dire que la série espère atteindre une belle longévité, comme par exemple, soyons humbles, 6 saisons. C'est bien, mais il faudrait être autrement plus courageux pour les mériter, ces 6 saisons. Ce qui n'exclut évidemment pas de les obtenir, les spectateurs français lambda étant peu éduqués télévisuellement.

Au deuxième épisode, effectivement, les premiers choix commencent à se faire. Enfin, j'ai envie de dire. Sauf qu'arrivés au deuxième épisode, les spectateurs ont choisi depuis longtemps, eux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Un village français de SeriesLive.

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17 mai 2009

Guacamole, nouvelle recette

Je n'avais pas vraiment fait attention au fait que TF1 diffusait une saison récente de Law & Order en 712e partie de soirée le samedi. J'en étais restée à Affaires non classées, et comme vous le savez, moi, les séries britanniques... même avec une excellente musique de générique... Alors j'avais pris l'habitude d'éteindre après ma dose hebdomadaire de New York Unité Spéciale.
Grand bien m'a pris ce soir de terminer ce que j'étais en train de faire avant de faire taire ma télévision ce soir.

Comme toutes les séries de la franchise, à la notable exception de SVU que j'adore (même si je me réjouis plus facilement des rediffs que des inédits depuis quelques saisons), la série originale ne fait pas partie de mes priorités. Je n'en suis pas l'actu, ni même les diffusions, et reste assez distante affectivement. Et même si j'apprends quelque chose, ça me rentre par une oreille et ressort par l'autre. Cela ne m'empêche pas de beaucoup aimer son intelligence aiguisée, et notamment le charismatique McCoy, mais sortie de là, je ne suis pas à proprement parler une fan.

D'autant qu'entre elles, les séries de la franchise ont des différences notables : une majorité des épisodes de Law & Order que j'ai vus semblaient faire la part belle plus souvent au côté tribunal, tandis que dans Criminal Intent, c'est complètement l'inverse et d'ailleurs je ne suis même pas certaine qu'ils aient encore un procureur à temps complet dans cette série, non ? Quant à Trial by Jury, je crois le titre suffisamment évocateur pour indique clairement de quel côté penchait la balance. SVU, plus équilibrée ou disons, oscillant plus facilement entre l'un et l'autre de ces aspects entre deux épisodes, m'a toujours paru mieux proportionnée.

Mais ces nouveaux épisodes, de par le départ de M. le Président d'Arthur Branch, donnent tout de même un souffle très différent. McCoy est aujourd'hui devenu District Attorney. Voilà qui le relègue à un rôle plus administratif, de supervision, qui d'ailleurs est extrêmement bienvenu car on en avait marre du toujours obtu Branch, ce carriériste aux idées parfois exagérément réactionnaires. Une fois sur deux, McCoy et Branch avaient pris l'habitude de se prendre le bec sur les questions de fond, parce que leurs valeurs étaient diamétralement opposée, et c'était certes très intéressant, mais au bout d'un moment on avait compris la dynamique. On arrivait à la caricature d'un McCoy toujours droit dans ses bottes et moralement irréprochable, face au vilain patron qui ne pensait qu'aux coups de fil du maire et à faire des exemples à tous bouts de champs, ce qui portaient quand même un sérieux coup à ladite intelligence de la série. Heureusement, les intrigues étaient toujours intéressantes, donc ça n'était pas décourageant pour le spectateur, mais lassant, ça c'est clair.

Voilà donc McCoy promu patron, et comme du coup il faut un nouveau procureur pour profiter du droit de cuissage sur les diverses procureur adjointes, il est remplacé par le procureur Michael Cutter. Lequel apporte donc de nouvelles nuances bienvenues : cette fois, il a relativement les mêmes positions politiques que McCoy, ce qui lui évite d'être systématiquement en opposition avec McCoy sur le fond (et on verra sur le long terme si cela est dommageable à l'échange d'idées qui avait lieu jusqu'alors). Mais ce qui est excellent, c'est qu'il a une interprétation toute personnelle des procédures. Ca renouvelle quand même très largement la dynamique de la série de le voir transgresser le code pour arriver à ses fins, qui finissent par être les mêmes que McCoy puisqu'ils ont, pour ce que j'en vois ce soir, les mêmes opinions.

Voilà qui permet de nouveaux questionnements, aussi. Auparavant, quand McCoy transgressait ces règles, c'était pour passer outre les ordres du vilain méchant Branch, dans l'espoir de ne pas laisser la politique politicienne gagner au détriment de la Justice. Ca faisait un peu chevalier en armure mais bon. A présent, on sent que Cutter va vouloir faire au mieux sans s'encombrer des procédures, juste parce que c'est dans l'intérêt du dossier, mais que ces boulettes vont inévitablement lui poser des cas de conscience, notamment lorsqu'il fait foirer une enquête pour avoir été trop tête brûlée. Et cela met aussi McCoy dans un rôle moins caricatural de patron qui n'est pas foncièrement opposé à ce qu'il veut faire, mais juste à la façon dont il veut le faire.

De nouvelles nuances dans la façon de rendre la justice, ou au moins d'essayer, même quand le système est complexe, même quand le système est mal foutu, même quand des détails techniques peuvent tout gâcher, voilà la promesse de Law & Order depuis ce rafraîchissement de casting. Donc : merci.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Law & Order de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:14 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2009

L'expérience interdite

Aujourd'hui, je vais témoigner à visage couvert. On n'a qu'à dire que vous ne savez pas qui je suis.
Car ce soir, j'ai regardé une série française. Ouh pinaise, qu'est-ce que je vais prendre, encore, moi, à dire des trucs comme ça...

Tout a commencé de façon assez bouleversante quand j'ai réalisé que, devant un trailer pour PJ, j'avais pensé "tiens, ça donnerait presqu'envie de regarder". Une idée bouleversante en soi. Une mini-révolution, même, autant le dire.

Il faut dire que ma curiosité avait été piquée par le fait que le thème principal de l'épisode était l'immigration. Les yeux arrondis par la surprise qu'un sujet si peu consensuel puisse faire l'objet d'un épisode en prime sur une chaîne publique, j'ai hésité pendant plusieurs jours... Surtout que le souvenir que j'ai de PJ, c'est pas vraiment la panacée. Je passe sur le générique à l'accordéon, et les acteurs pas vraiment époustouflants dans leur grande majorité, mais les enquêtes m'avaient semblé ne pas sortir des sentiers battus les rares fois où j'avais regardé.

Et puis me voilà à me souvenir que ce soir, sur M6, c'est de toutes façons Pékin Express, le Dieu de la Télécommande m'en préserve. Mais j'avais quel choix, moi ? Hein ?! Dites-moi : je pouvais faire quoi ???

Ce que je trouve assez rassurant, c'est que l'épisode laisse place à des avis suffisamment variés au sein même des équipes de police. Depuis le temps que je ne tombe que sur des fictions de TF1, principalement du côté des séries policières, voilà qui brise quelques uns (mais pas tous)  de mes préjugé à ce sujet. Et vu l'ambiance politique du moment, on appréciera que les personnages enclins à être complaisants envers l'immigration clandestine ne soient pas taxés de qualificatifs exagérés (gauchiste, bisounours, etc...), non plus que les personnages plus, dirons-nous, pragmatiques, ne soient pas non plus affublés de traits de caractère outrancier (fascite, nazi, etc...). Le champs reste relativement libre pour le spectateur de se positionner, même si la tribune m'a semblé un poil plus longuement accordée au premier camps.

Reste qu'en n'assénant pas de morale toute faite à son histoire, en présentant des personnages principaux capables d'échanger des idées, des arguments et surtout des expériences de façon plutôt intelligente, PJ m'a surprise.
HOP ! On ne s'excite pas, ça ne m'a pas surprise au point de me river dorénavant à France2 le vendredi. Mais il faut bien admettre que l'effort était louable sur le fond. La forme, par contre, a encore, hm, disons, une grande marge d'amélioration.

L'expérience était donc intéressante, surprenante et pas dans le mauvais sens pour une fois, je tiens donc à tirer mon chapeau à PJ, oui, une série française, c'est pas souvent que ça arrive, profitez-en. Et si l'un de vous se moque, j'efface ce post.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche PJ de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:29 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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