ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-11-10

Wreck

Ce weekend, je vous propose d'avoir vos coups de cœur avec moi. Parce que bon, je papote, je papote, vous savez ce que c'est, n'empêche qu'au bout du compte, vous, vous avez lu ma littérature mais pour autant, vous n'êtes pas plus avancés. On arguera que si j'ai pu trouver ces épisodes, mes lecteurs, qui ne sont pas plus bêtes que les autres bien au contraire, pourraient aussi bien les trouver, mais il se trouve que je suis quelqu'un de partageur, mes antécédents parlent d'ailleurs pour moi, donc on va faire simple : c'est le retour de La preuve par trois !
Et très sincèrement, qu'il n'y ait pas eu de post dans cette catégorie depuis plusieurs mois aurait dû conduire à une mutinerie, voire une révolution. Ne me laissez pas vous traiter comme ça quand je fais tant de découvertes. Sérieusement, quand je parle d'un truc et que ça vous intéresse, pensez à vous manifester si vous voulez en profiter aussi. Je peux pas deviner, hein.

Bref. Donc, weekend de partage, de découvertes et de gourmandises, je commence avec un pilote tout frais de jeudi soir, dont très franchement je n'attendais qu'une qualité honnête mais pas de merveilles. Grosse erreur. Je rappelle qu'on ne croit jamais un trailer sur parole, on vérifie, ça fait partie des réflexes téléphagiques de survie. Ainsi, aujourd'hui, je vais vous parler du pilote de Rake, avec, ainsi que le veut la coutume, trois captures et pas une de plus.
Et si vous n'êtes pas coutumiers des posts La preuve par trois, le mode d'emploi est simple : cliquez bien partout, vous devriez trouver votre bonheur...

Rake_1
A chaque pilote, il ya une phase d'exposition, c'est la règle. Celle de Rake nous invite dans le bordel qu'elle la vie de Cleaver en détaillant par le menu toutes les choses qui tournent à la fois bien et mal et dans son quotidien. Bien, parce que c'est de toute évidence sa routine. On sent qu'il est à l'aise dans sa vie, loin des personnages qui remettent en question leur mode de vie, ou voudraient être ailleurs, il est évident que Cleaver vit très exactement l'existence qu'il a choisie, qu'elle ne lui pose aucune forme de problème moral, financier, et que tout cela est finalement une mécanique bien huilée. C'est un type incroyablement à l'aise dans ses mocassins, alors qu'il figure parmi les personnages les plus dysfonctionnels possibles. J'ai aussi particulièrement aimé la scène au réveil... Comme toutes les scènes d'introduction de ce pilote, elle est à la fois drôle et pas hilarante. C'est toqué, mais ce n'est pas humoristique. Et c'est certainement ce qui me plaît dans Rake, ce ton un peu acide mais ne cherchant pas à équilibrer la comédie et le drame.

Rake_2
La conséquence de cette mécanique rodée, c'est que le monde entier est à la disposition de Cleaver Greene. Le twist de cette scène le démontre bien : la seule chose qui ait de l'importance dans sa vie, c'est lui. Et le plus fou c'est finalement que ça n'ait l'air de gêner personne dans son entourage, où chacun accepte notre avocat tel qu'il est. Personne pour lui reprocher son mode de vie, ses fréquentations, ou même simplement sa chemise en piteux état ou son menton mal rasé. Cleaver Greene est à prendre ou à laisser, et la série ne cherche pas à mettre en place de sordides oppositions avec ceux qui l'entourent. En cela, et surtout pour une mini-série, Rake est atypique, car il ne s'agit pas vraiment d'enjeux ou de trame scénaristique en fil rouge, mais vraiment de s'approprier cet univers. Ne pas chercher midi à quatorze heures, ne pas se compliquer la vie, ne pas se forcer à quoi que ce soit... le ton de Rake est, finalement, dans la pure continuité de la façon dont Cleaver mène son existence...

Rake_3
Mais outre ses affaires personnelles, Cleaver Greene est également un avocat. Un avocat qui ne s'intéresse pas personnellement à ses affaires et qui d'ailleurs n'est pas du tout impliqué émotionnellement. Que son client soit innocent ou non, qu'il ait fait quelque chose d'illégal et/ou d'amoral, il n'en a cure. A côte de ça, il est incroyablement habile. Cause ou conséquence de son détachement ? Le cas qui l'occupe dans le pilote est répugnant, mais il prend tout avec bonhommie et sert devant la cour avec une désinvolture qui force l'admiration. Il n'y a pas de limite, il n'y a rien d'effrayant, il n'y a rien qui puisse l'atteindre. Il entend les pires horreurs et il s'en contrefout. Il ira raconter ça à un dîner entre amis plus tard...
Accessoirement c'est particulièrement captivant de découvrir le fonctionnement d'un procès en Australie. Je me suis retrouvée dans la situation absurde où je me disais "tiens, aux USA c'est pas comme ça" ! Par exemple, les avocats font tous les deux face au jury, et je trouve que ça a une signification très forte. La configuration du tribunal est fascinante dans son ensemble ; maintenant je me demande quelle forme une salle de ce type revêt dans d'autres pays !

Rake est une série décontractée, mais présentant un personnage franchement attachant. C'est plaisant de se balader avec lui parce qu'on a l'impression que rien n'est vraiment grave ni important, alors qu'on touche, finalement, à plein de choses terriblement sensibles. Les questions que posent le procès sont terrifiantes, finalement, mais grâce à Rake, on ne dramatise pas, on ne s'enferme pas dans d'angoissantes interrogations sur le monde. Cleaver prend la vie du bon côté, même le mauvais, et du coup c'est vrai pour le spectateur aussi. Une balade finalement rafraîchissante...

Et pour cruellement de culture : la fiche Rake de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 20:01 - La preuve par trois - Permalien [#]

05-11-10

Comme ça vous aussi, vous dormirez lumière allumée !

Fichiers enragés, montage de l'Enfer, et mise en ligne maudite... vous me croyez si je vous dis que le podcast de cette semaine est hanté ? Sans déconner, si les podcasts doivent être à l'image de leur thématique, moi je vais insister pour qu'on fasse une émission sur la richesse...!

En tous cas voilà, le 3e numéro du SeriesLive Show a finalement vu le jour, et je vais redire ce qui a déjà été dit : plus jamais ça. Les zombies, c'est fini. On m'y reprendra plus. Franchement, par curiosité, admettons, pour préparer un podcast, si vous voulez, mais ça s'arrêtera là.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x03

Je suis encore sous le choc après The Walking Dead. Littéralement, puisque j'en fais encore des cauchemars alors que c'était lundi ; d'ailleurs pendant l'enregistrement, le mot d'ordre était : on ne parle pas de vampires. Pour éviter d'aggraver ma situation. Je sais pas pour combien de temps j'en ai mais franchement, je serai pas fâchée quand ce sera fini. Ah, quelle saloperie, les zombies.
Pas étonnant qu'à côté, les sorcières semblent plus rassurantes (et encore, on n'a pas eu le temps de citer Ma Sorcière Bien-Aimée qui se pose là dans le genre). Souvent nunuches, mais rassurantes.

N'empêche. Halloween, heureusement que ce n'est qu'une fois par an.

Posté par ladyteruki à 23:40 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

Hélas, le clonage de la médiocrité est autorisé, lui...

CloneBaby

Quand une fiction est attendue, on espère pour elle que c'est pour les bonnes raisons : une intrigue incroyable, par exemple, ou un casting épatant, peut-être... L'attrait essentiel de Clone Baby, c'était d'être un thriller de 30mn inaugurant la nouvelle case fiction de TBS. On a déjà vu pu attrayant ! Certes, le thème du clonage pouvait s'avérer intéressant, mais les infos qu'on avait jusque là étaient trop parcellaires pour vraiment se faire une idée.
Tremblez, jeunes gens, car j'ai vu le pilote de Clone Baby hier soir, et je viens vous porter de mauvaises nouvelles : il est nul.

Alors, non, bon, ok, peut-être pas nul. Le terme est sans doute un peu fort. Disons qu'il est franchement mauvais, ça va comme ça ? Trop dur ? Attendez que je vous explique.
Mais en premier lieu, je vais commencer par la bonne nouvelle (oui, au singulier...), qui est que Clone Baby possède une réalisation dans la moyenne supérieure de ce que l'on peut trouver comme séries équivalentes au Japon. Il y a une véritable envie d'apporter du mouvement, du rythme, de la couleur, des angles, et pour ça franchement je dis merci, car il n'est pas rare pour un dorama nippon d'être pris au piège des conventions du genre, ne prenant aucune liberté avec la mise en images. A cet égard, chapeau bas, ce n'est peut-être pas une composition magistrale comme certaines autres séries (regardez Mousou Shimai et apprenez à placer la barre très haut...), mais en tous cas il y a une véritable volonté de faire quelque chose de vivant.

C'était donc la bonne nouvelle. Hélas pour elle, elle se trouve bien isolée, car sont à blâmer, sans ordre particulier de pénibilité : le casting et le jeu des acteurs, les dialogues et, problème non-négligeable, le scénario.

Car le choix de Clone Baby, c'est de nous plonger dans deux mystères parallèles, et c'est là que le bât blesse : il y a d'une part le mystère autour du clonage, et d'autre part l'intrigue "individuelle" du personnage central qui de toute évidence vit la conséquence de ce mystère. Le problème, c'est qu'on ne comprend pas vraiment ce qui se passe autour de ce personnage vu qu'on nous laisse dans le noir sur les deux tableaux : si le contexte du clonage était un peu éclairci, on s'inquièterait du sort de ce pauvre gars parce qu'on saurait à quoi il fait face. Mais là pas du tout, les deux axes baignent tous les deux dans une ambiance de "je te dirai pas avant le final de la série" qui rend les choses pénibles. Et pourtant, c'est pas vraiment que l'intrigue soit complexe, c'est juste qu'il est parfaitement horripilant d'être plongé dans l'ignorance simplement parce que c'est plus pratique pour construire du suspense. La solution de facilité, ce n'est jamais la bonne solution, combien de fois faudra-t-il le répéter ?!

Alors du coup, on s'en fout un peu. Tout ça a l'air trop grossièrement pensé, et c'est d'ailleurs mal amené aussi, avec des scènes qui partent dans tous les sens à intervalles réguliers. A l'instar de ce mystérieux institut dont on ne sait rien mais dont les scénaristes organisent une visite qui se veut pédagogique. Ce serait l'occasion de nous expliquer un peu dans quel univers on tente de nous immerger mais ça devient un futile prétexte à présenter un professeur étrange (et grotesque). Sur le monde du clonage lui-même on ne saura finalement pas grand'chose. A ce personnage risible viennent s'ajouter l'intrigue sirupeuse du personnage central, un étudiant japonais complètement mou (pléonasme) qui met tout l'épisode à comprendre ce qui lui arrive... problème, le scénario met autant de temps, alors que n'importe quel spectateur avec un cerveau fonctionnel a compris. Le suspense est donc artificiel, il ne provoque que frustration. Les personnages pseudo-mystérieux et les quelques plans soi-disant effrayants n'aident pas à améliorer cette impression persistante qu'on a de se faire balader sans autre motif que celui de justifier le format feuilletonnant...

Clone Baby, c'est pas vraiment une déception en ce qui me concerne, mais c'est un avertissement clair : ne pas chercher l'innovation là où elle n'est pas. En l'occurrence, ce n'est pas parce que TBS lance une nouvelle case horaire dédiée aux séries que ça veut dire que le dorama qui l'inaugure va forcément avoir quoi que ce soit de nouveau lui aussi. On est ici dans du bas de gamme, ça n'est pas nouveau, mais c'est toujours aussi rageant de se faire avoir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Clone Baby de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:27 - Dorama Chick - Permalien [#]

04-11-10

Principe de réalité

Avant, quand on lançait le visionnage d'une série japonaise mettant en scène un jeune entrant dans le monde du travail, on savait dans quoi on mettait les pieds. C'était simple : animé du désir de bien faire et de s'intégrer à la société, le personnage (non sans quelques embûches, ça va de soi) trouvait sa place. Il en émanait, c'est sûr, quelque chose d'idéaliste et même, dans certains cas, d'un peu bien-pensant, mais une fois de temps en temps, ça faisait quand même du bien. Bien-sûr, les exceptions ont toujours existé, comme Okane ga nai! qui évoquait aussi les working poor, mais on s'y retrouvait, généralement.
Avec Nakanai to Kimeta Hi et maintenant Freeter, Ie wo Kau., j'ai l'impression d'assister à des fictions de plus en plus désabusées sur le monde du travail. La première parlait de maltraitance au travail, la seconde s'attarde sur l'entrée dans la vie active aujourd'hui. Et si à la clé, on devine qu'il y a de grandes chances qu'on trouve une forme de réconciliation avec la valeur travail, pour autant, l'idéalisme forcené n'est plus de mise. J'aurais certainement dû vous faire un post sur Nakanai to Kimeta Hi lorsque j'ai vu le pilote (hélas, même à raison d'un post par jour, il n'y a pas suffisamment de temps pour parler tout dans ces colonnes), mais je vais quand même prendre le temps de me pencher sur Freeter aujourd'hui.

C'est vrai qu'a priori, le pitch semblait dans la droite lignée de la tradition bon enfant que j'ai citée plus haut : un jeune homme qui vit au jour le jour, et qui commence à se mettre au travail après un déclic. C'est le traitement qui fait toute la différence : l'optimisme aveugle est loin. Seiji, le héros de Freeter, est déjà, à 24 ans, complètement désenchanté par le monde du travail, il n'est pas prêt à tout accepter pour obtenir son confort, et ne supporte déjà plus : le chef trop con, les collègues lèche-culs, les soirées où il faut aller se bourrer la gueule avec tout le service parce que c'est dans la culture entreprise, et tout ça en y étant de sa poche. Seiji considère qu'il y a des limites, et un jour pas comme les autres, il décide purement et simplement de démissionner. C'est tout bête, c'est juste qu'il attend un peu plus dans la vie.
Sauf qu'à ma grande surprise, cette démission n'est pas du tout vécue comme une libération, ou un nouveau départ. C'est l'angoisse. Il faut bien qu'il fasse quelque chose... mais trouver un autre emploi, ce n'est pas du tout facile. L'enfer des entretiens, des refus de candidature, et même de l'agence pour l'emploi, tout ça est d'une violence sourde, devenue banale, mais prégnante. Et la réaction de son père n'aide pas spécialement à vivre les évènements sereinement : puisque Seiji vit encore avec ses parents, et qu'il approche gentillement des 25 ans, le paternel se désespère de ce rejeton bon à rien qui n'a pas compris les règles du jeu. Il l'exhorte à se mettre dans le crâne que le boulot, même si ce n'est pas marrant tous les jours, eh bah on serre les dents et on y va tout de même. Comme si le fait de l'insulter violemment et de culpabiliser sa mère (forcément responsable pour avoir trop couvé Seiji) allait faire prendre du plomb dans la tête au jeune homme.

Quand on n'a même pas 25 ans et qu'on mange encore la cuisine de maman, le plomb dans la tête ne vient qu'en faisant ses propres expériences, et il va se passer toute une année pendant laquelle Seiji va se laisser flotter, d'un job précaire à l'autre, attendant le super post (dans le design) qui le motiverait, et supportant cette existence de salle d'attente avec un fatalisme grandissant. Chez le père comme le fils, "frustration" est le maître-mot, en attendant que peut-être quelque chose se produise qui rompe la spirale.
Et hélas, quelque chose se produit. Voilà donc Seiji, sous le choc, qui accepte le premier job venu, un job loin de ses espérances et pas vraiment dans ses cordes, mais qui va peut-être tout de même lui mettre le pied à l'étrier.

Entretien

Freeter, Ie wo Kau., c'est définitivement plus qu'une énième chronique gentillette de l'entrée dans la vie active, ou même simplement l'âge adulte. C'est d'abord et avant tout le constat désillusionné d'une génération prise entre deux feux, avec un dilemme déchirant : accepter l'inacceptable au nom du confort, comme la génération précédente l'avait fait, ou bien galérer péniblement pour exister dans la vie adulte dans des conditions plus saines. Tout ça en supportant le poids du regard gorgé d'incompréhension des actifs de la génération précédente, pour qui le choix semble tout fait.

Le plus fou c'est que, si Freeter s'inscrit parfaitement dans la culture nippone, avec le culte de la vie de salaryman qui y a longtemps eu cours...
... elle s'avère également être une série incroyablement proche de nos préoccupations de jeunes occidentaux, nous qu'on surnomme la "génération sacrifiée".

Du coup, je ne m'étonne plus des audiences de la série, c'est normal qu'elle fasse partie des plus regardées de la saison. Elle touche un point sensible, et le fait avec une grande justesse. Certes, on ne l'empêchera pas de faire un peu plus de sentiment sur certains points de ce pilote (notamment vers la fin), car Freeter reste une série grand public et se doit de conserver un minimum d'optimiste. Mais il faut tout de même reconnaître que la série possède une bien meilleure maîtrise de son sujet qu'attendu... voyons l'usage qu'elle fera de cette maîtrise. Après tout, on peut encore être surpris.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Freeter, Ie wo Kau. de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:13 - Dorama Chick - Permalien [#]

L'accident con

BroadBoard

Reconstitution.
Ah bah tiens, si je regardais quand même le 2e épisode de Boardwalk Empire ? Bon d'accord, le pilote n'était pas absolument ébouriffant, mais c'est pas non plus une mauvaise série, c'est juste que je m'attendais à être soufflée, bon, c'est pas le cas, mais c'est pas une raison pour bouder. Allez, si, ok, c'est bon, je lance le 2e épisode. Qu'est-ce que ça coûte, hein ? Allez, pour culture perso.
Faudra que je touche un mot du générique sur phagy, d'ailleurs.
Ah bah voilà, c'est toujours quand on a lancé un épisode que le téléphone sonne. Hop, en pause au bout de pas 10mn, qu'est-ce que ça m'énerve ça... Ya intérêt que ce soit pas encore l'autre emmerdeuse qui-... ah bah voilà. Salut maman.
Fast forward.
Allez, hop, je clique, et je reprends mon épisode. Comment ça, c'est déjà la fin ? Il peut pas ne durer que 20mn, on n'a jamais vu ça, j'ai mal cagoulé l'épisode ou quoi ? Bon, je vais relancer l'épisode et voir sa durée totale... eh bah non, il dure quasiment une heure, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
...
Et merde. A tous les coups, quand j'ai relancé, j'ai dû cliquer quelque part sans m'en rendre compte et faire avancer le curseur 10mn avant la fin.
Fin de la reconstitution.

Bah oui, mais voilà. Maintenant, le mal est fait. Qui veut revoir un épisode dont il a déjà vu les 10 premières et les 10 dernières minutes ? Qui a envie de supporter pareille frustration ? Du coup, le 2e épisode de Boardwalk Empire, je ne l'ai pas vu en entier, je n'ai pas le courage de le revoir en intégral, et donc je ne vais pas regarder le 3e. Et donc c'est foutu avec cette série.
Bon sang, si je n'avais la preuve de l'appel téléphonique de ma mère, j'appellerais ça un acte manqué, dis donc.

Dans la collection "rendez-vous raté", je crois que Boardwalk Empire vient de rejoindre les Sons of Anarchy et autres Dexter dans le rang des séries que je regarderais bien si les faits n'étaient pas contre moi. Mais les faits sont contre moi, et ils sont têtus, les bougres.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Boardwalk Empire de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:49 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-11-10

Renewal unexpected

On n'attend pas d'une série de la CW qu'elle soit inflexible sur sa valeur créative : quand une série atterrit sur ce network, on sait bien que personne n'attend d'elle d'accomplir des prouesses scénaristiques ou de bluffer l'univers avec un véritable projet artistique. L'idée c'est juste de lancer une série, qu'on tentera de faire survivre par tous les moyens ensuite, quoi qu'il arrive.

C'est ce que vit Life Unexpected depuis la rentrée. Par des détails tous bêtes : les bonnets et écharpes ont laissé place aux décolletés plongeants et aux jupes ultra-courtes, par exemple. Mais aussi parce que quand les intrigues sont juste touchantes et mignonnes, ça ne suffit plus, et qu'on va introduire des amourettes ridicules (comme cette pénible relation prof/étudiante). Exit les personnages qui n'entrent pas dans cette logique (colocataires, amis d'enfance, petits amis...), et bienvenue à ceux qui peuvent créer du mouvement de façon artificielle.
Mais la survie était à ce prix, je suppose. C'est en tous cas comme ça que je le ressens chaque fois que je me prends par la main pour voir un épisode, toutes les deux à trois semaines (oui j'en suis au 3e épisode de la saison, pourquoi ?).

RenewalUnexpected

Et quand tout ça ne marche pas ? Est-ce qu'on plie les cannes, on finit le boulot proprement et on rentre à la maison en se disant qu'on fera mieux la prochaine fois ? Sûrement pas. On décide de finir sur un cliffhanger, parce que, vous savez quoi ? Le public adolescent se mobilise facilement (n'est-ce pas pour ça que Lone Star n'a pas donné suite à un mouvement de foule, parce qu'elle s'adressait à une catégorie de public qui n'a pas la même réaction face à une annulation ?), et s'il se mobilise une fois et parvient à sauver la série, il peut le faire une seconde. On a dit tout ce qu'on avait à dire mais hors de question de dire notre dernier mot.
Ainsi vont les choses quand on est prêt à tout pour survivre. On est prêt à faire n'importe quoi. Renouvelez notre série ! Quoi qu'il en coûte...

Quand la chef scénariste annonce d'ores et déjà que "tout ne sera pas résolu", on se marre doucement. Ou on pleure, c'est selon. Résoudre quoi ? Life Unexpected n'est pas une série avec un mystère insondable, une mythologie complexe, ni même une incroyable clé à nous dévoiler pour comprendre les personnages. C'est une chronique, ça l'a toujours été, même avec des intrigues plus faibles. On sait qui sont les personnages, ce qu'ils vivent, ce qu'ils veulent. Il n'y a rien à résoudre, juste à les aimer pour ressentir une proximité qui nous donne envie de savoir ce qu'il advient d'eux. En annonçant d'ores et déjà que "tout ne sera pas résolu", la scénariste ne fait qu'indiquer qu'elle va prendre les spectateurs en otage, et ça tombe bien, ce sont des adolescents en grande partie (je suppose que les adultes qui s'aventuraient à regarder la série se sont enfuis pendant la saison 2 et ses remaniements pour faire plus tendance), et ils ont tendance à moins bien supporter les séries qui finissent en eau de boudin.

Du chantage à la pétition, voilà ce que c'est.

Chérie, j'aimais bien Life Unexpected l'an dernier, mais sois réaliste, tu t'es vendue pour un renouvellement une fois, tu as opéré des changements, ça n'a toujours pas marché, on va t'annuler... à un moment faut lâcher prise et ne pas gâcher le temps qu'il reste. Si tu as encore une once de dignité après tout ça, offre une fin la plus convenable possible et fais-toi oublier.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life Unexpected de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:29 - Point Unpleasant - Permalien [#]

02-11-10

Je dois certainement me détester

Ça doit être ça. Je pense que je me déteste. Nan, vraiment, je ne vois que cette explication pour m'être envoyé le pilote de Dead Set suivi de celui de The Walking Dead. De toute façon c'est soit de la haine, soit du masochisme, alors...
Jusque là, je savais que je n'avais aucun atome crochu avec les vampires. Je pense qu'instinctivement je devais me douter que les zombies ne me plairaient pas tellement plus, car je n'avais jamais vu le moindre film avec eux. Mais voilà : je suis bonne élève, je fais mes devoirs, je prépare le podcast avec application et donc, j'ai regardé du zombie. Ah ça, j'aime autant vous dire qu'on est pas prêts d'avoir un autre podcast dédié aux zombies sur SeriesLive. Moi vivante, on n'en repassera pas par là de si tôt...!

Pour l'occasion, au lieu de vous faire un post sur chaque pilote, j'ai décidé de mélanger les deux pilotes dans un même post, en les croisant plutôt qu'en postant à la suite. D'façon j'ai jamais été encline à vous faire de la review pur jus, alors bon, personne ne sera déboussolé, hein...

DeadSet

La britannique Dead Set est essentiellement tournée vers l'horreur pure et dure. Moi qui assimilais plutôt le zombie à la bestiole qu'on poutre sévèrement, genre jeu video, je découvre la situation qui, d'après mes lectures, est en fait la plus courante : l'humain est une victime. Le pilote ressemble à une hécatombe et l'idée, c'est de n'avoir presque plus de survivants au bout des 4 chapitres qui le constituent. A se demander de quoi le reste de la série pourrait bien être fait s'il ne reste déjà plus grand monde debout au terme du pilote. Ne comptez pas sur moi pour aller le vérifier, cependant.

L'américaine The Walking Dead est moins tournée vers l'orgie de zombie. On joue plus sur la terreur et la vulnérabilité face au phénomène, mais sans pour autant occulter le côté incroyablement effrayant que peut avoir un zombie qui a faim (et un zombie, par définition, a faim), notamment vers la fin du pilote. L'idée qui se développera vraisemblablement dans les épisodes ultérieurs, ce sera de savoir comment survivent les quelques humains pas spécialement mordus de zombies dans cette apocalypse.

TheWalkingDead

Mais quelque chose me gène dans ces deux épisodes : la soudaineté du phénomène des zombies. Ce sont une fois de plus mes lectures qui semblent indiquer que le principe n'est pas vraiment nouveau, voire même qu'il fait partie des canons du genre. Le zombie se justifie par sa propre existence. L'effet de surprise fait partie du concept : les zombies débarquent, on ne sait pas d'où ils viennent, on ne sait pas ce qui les a créés, mais maintenant il faut faire avec. Un point c'est tout. Cette absence de mythologie n'aide pas vraiment quelqu'un comme moi à les apprécier, il faut bien le dire.

Mais surtout, j'ai découvert que je détestais les zombies presqu'autant que j'abhorre les vampires. Pour une raison toute simple : ces saloperies mordent (et ne dédaignent pas de s'attaquer au cou de leur victime, ce qui n'aide pas vraiment à éviter les comparaisons). Et moi, vous savez bien que dés qu'il y a des dents...

Je n'aime pas spécialement me faire peur avec des monstres atroces, ça n'a jamais été ma came et je préfère cent fois l'horreur ordinaire à un monstre tout en dents. Ça me file bien plus les chocottes à la base. Pourtant, les faits sont là : j'ai réprimé des cris atterrés plusieurs fois. Les dents, bien-sûr. Mais aussi l'effet de surprise. Et l'impression que les personnages humains sont franchement couillons (je sais que les Américains sont généralement contre mais je rappelle qu'un cheval ÇA SE MANGE, ducon). D'ailleurs, ils ne vivent pas dans notre univers puisqu'ils ne savent pas ce qu'est un zombie (ou alors ils ont la même culture ciné que moi...). Bref, ces conneries de zombie, alors même que je me croyais insensible, ça marche.
Et la question c'est pourquoi ? Pourquoi un zombie me file-t-il une violente envie de hurler pendant plusieurs minutes pour évacuer l'angoisse ? Qu'est-ce que cela peut bien toucher d'instinctif ? Une peur atavique que je ne saisirais pas mais à laquelle je ne pourrais pas échapper... quelque chose qui serait universel, qui dormirait en chacun d'entre nous.

Peut-être que ce qui m'angoisse, c'est l'idée qu'un humain puisse se vider de tout son intellect. Pourtant l'exemple de Dead Set prouve bien qu'on n'a pas attendu les zombies pour ça. Je ne sais sincèrement pas ce qui fait que je chie dans mon froc à la seule idée de regarder le 2e épisode de The Walking Dead un jour prochain.
Mais quelque chose me dit qu'il y a assez peu de chances que je creuse la question.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dead Set et la fiche The Walking Dead de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:06 - Review vers le futur - Permalien [#]

Volte-face

Un nouveau look pour une nouvelle vie : si FACE MAKER passait sur M6, je vois bien ce titre. J'ai bien dit "si". Oh, ça va hein.
Car plus qu'une intrigue sur la chirurgie esthétique, ou même sur son chirurgien, FACE MAKER est avant tout une série qui s'intéresse aux conséquences de l'apparence en général.

En dépit de son titre, FACE MAKER ne s'intéresse (en tous cas au stade du pilote) que modérément à son personnage central, l'énigmatique chirurgien, le Docteur Kirishima, le fameux face maker. Et si ce n'était le générique, d'ailleurs, on n'en saurait quasiment rien (du coup c'est même limite dommage de raconter l'histoire du personnage si c'est pour ne le faire que dans le générique), de ce bon Docteur Moreau.
C'est en fait pas si mal car le héros, ce n'est pas lui : il n'est que le moyen. Celui qui, par son étrange don d'échanger les visages, fournit les éléments qui donneront vie à l'intrigue. D'une certaine façon, l'opération de chirurgie qu'il pratique, et qui consiste à prendre le visage de quelqu'un pour donner celui de quelqu'un d'autre, est presque une figure de style, une métaphore qui permet de lancer des postulats à étudier. Ce qui intéresse FACE MAKER, ce n'est pas le thriller, c'est de jouer avec une idée.

FACEMAKER

Le premier épisode est donc dédié à une jeune femme pas forcément gracieuse mais follement éprise d'un petit enfoiré qui la traite comme une sous-merde et la rejette. Décidée à tout changer pour lui, elle tente donc de se faire opérer pour changer totalement de visage, mais voilà, problème : personne n'accepte, car la chirurgie esthétique a des limites éthiques. Jusqu'à ce que l'assistante du chirurgien Kirishima l'aiguille vers le laboratoire secret de celui-ci, où elle pourra littéralement trouver un nouveau visage (parmi un choix de plusieurs dizaines...). Et le plus fort, c'est que ça ne lui coûtera rien : tout ce qu'elle a besoin de faire en échange, c'est faire don de son ancien visage. Belle opération, si je puis m'exprimer ainsi.

Passe un mois, la cicatrisation s'est faite et la jeune fille peut se lancer dans la vie avec son nouveau visage, sous le nom de Reimi. Et c'est là que FACE MAKER dévoile ses intentions, avec un long passage pendant lequel notre héroïne découvre ce que c'est que d'être jolie. Il y a une véritable (re)découverte du regard de l'autre dans ces petites scènes, avec une jeune femme terrifiée que les gens voient qu'elle a été opérée, ou complètement incapable de réaliser que les autres la voient comme jolie, alors que le monde entier semble lui faire des courbettes. L'univers a l'air d'être à ses pieds alors qu'elle était jusque là invisible. Le contraste entre le regard qu'elle porte sur elle-même et le regard que les autres portent sur elle sous sa nouvelle apparence fonctionne du tonnerre, on a la sensation d'être dans sa tête (dans laquelle rien n'a changé, après tout). C'est légèrement exagéré mais parfaitement efficace.
Car ce nouveau pouvoir qu'elle se découvre, qui lui permet d'avoir une grande emprise notamment sur les hommes, va lui faire perdre la tête. Alors qu'au départ elle pensait se rapprocher du jeune homme dont elle était éprise pour se faire aimer de lui, la voilà qui commence à réaliser qu'elle peut faire plus : elle peut se venger du mal qu'il lui a fait lorsqu'il l'a rejetée.

C'est là qu'intervient l'intrigue financière de l'épisode, pendant laquelle on en découvre de plus en plus sur le type en question. Ce n'est pas vraiment un enfoiré, c'est simplement un faible rongé par l'envie de briller. Finalement il n'est pas différent d'elle, il cherche à se faire passer pour ce qu'il n'est pas : son signe extérieur de réussite à elle, c'est la beauté, son signe extérieur de réussite à lui, c'est la grande vie. Pour cela, il raquette de l'argent aux femmes paumées de son entourage, joue, etc... Il s'engage dans une relation avec cette inconnue, Reimi, et comme elle est belle, il devient fou d'elle et veut lui offrir le meilleur, c'est-à-dire le plus cher, chose dont Reimi, soudain aveuglée par le désir de vengeance, se nourrit.

Je ne vous raconte pas la fin mais au bout du compte, FACE MAKER est plus une fable sur les apparences et leur influence néfaste sur nous, qu'un conte fantastique sur des visages qu'on peut échanger. Les éléments empruntés au thriller fantastiques ne sont que des outils pour dépeindre des portraits de personnages qui, ironiquement, s'enlaidissent plus qu'autre chose. Et les dernières minutes du pilote ont de quoi surprendre, avec un twist parfaitement maitrisé (loin des retournements de situation qu'on voit parfois arriver à des kilomètres) et l'absence de morale de la part du chirurgien, qui a donné une bonne leçon mais ne se sent pas obligé d'en faire des tonnes.

Ce n'est pas forcément pour les raisons qu'on imaginait au départ, mais FACE MAKER est absolument saisissant. Sa réalisation légèrement convenue est largement compensée par son très bon scénario et son propos sévère sur la déliquescence d'une société qui se résume aux apparences. Par rapport à son pitch, la série a, elle aussi, fait volte-face... pour mon plus grand bonheur. Voilà donc l'une des séries que je vais suivre cette saison !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche FACE MAKER de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:35 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-11-10

Have fun, will travel

Bon, d'habitude, CuriosityLive c'est plutôt le dimanche, mais bon, c'est pas à quelques heures près non plus, hein ? De toute façon, toutes les news dont vous allez trouver le récapitulatif aujourd'hui sont encore disponibles, donc vous avez largement le temps d'aller y jeter un œil...

Voici donc ce qui s'est dit sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Lundi durham_county Ce soir au Canada : dernière saison pour Durham County
En attendant de savoir si elle a remporté les Geminis Awards 2010 dans quelques jours, la série entame ce soir sa toute dernière saison.
  DilSeDiyaVachan_MEA Ce soir en Inde : un classique du soap indien revisité
Fini le crêpage de chignon pour le nouvelle série de Zee TV.

Hispania_MEA Ce soir en Espagne : Spartacus n'a qu'à bien se tenir
Antena3 lance ce soir une épopée historique...

JangnanseureonKiss_MEA Jangnanseureon Kiss revient en websérie
Finalement le téléchargement et le streaming, ça a du bon...!
Mardi Mother_MEA Tokyo Drama Awards 2010 : les résultats !
C'est la 4e fois que ces récompenses sont remises dans le cadre du Japan International Contents Festival.

Riese_MEA Ce soir sur le web : du steampunk pour SyFy
La websérie Riese fait ses débuts sur SyFy.com aujourd'hui, et il y a du beau linge au casting !
Mercredi HaemetHaeroma_MEA Clyde Phillips prépare une série claustrophobe pour HBO
Son premier projet depuis son départ de Dexter est consacré à un remake de série israélienne.

JeulgeowoonNauiJib_MEA Ce soir en Corée : ennemies pour la vie
Amour et meurtre forment le programme de la soirée de MBC.

World En bref : l'actu des télés du monde
L'activité frénétique des télévisions de la planète, c'est le mercredi. Ah bah tiens, c'est aujourd'hui.

AFIAwards_2010 AFI Awards : les nominations !
La 20e édition des récompenses australiennes célèbre l'excellence.
Jeudi NijinoMukouhe_MEA Bee TV fait encore une fois le buzz
La jeune Kii Kitano est l'héroïne du nouveau coup marketing de Bee TV.
Vendredi Aibou_MEA Audiences japonaises : lutte sans pitié
Toutes les séries sont lancées, maintenant, il faut conserver le public qu'on a réussi à attirer...

Inde, Australie, Israël, Espagne, Japon, Corée, Canada... c'était une bonne semaine pour la diversité ! Il y a bien un pays qui vous inspirera cette semaine, non ?
(pis c'est pas comme si vous aviez entendu parler de tout ça partout ailleurs non plus)

Posté par ladyteruki à 10:02 - Love Actuality - Permalien [#]

31-10-10

[DL] The Circuit

Pendant que je m'en vais à un rassemblement familial dont, de vous à moi, je saurais franchement me passer, je ne voulais pas vous laisser sans un nouveau post rédigé uniquement dans l'intention de chanter une fois de plus les louanges de The Circuit. Soyez sûrs d'ailleurs que si le générique de Bollywood Hero durait plus de 10 secondes, je vous le proposerais tout pareil (mais ne pas le faire me donnera l'occasion d'un autre post plus tard).
Bref, vous n'allez pas y couper, le weekend sera dédié à The Circuit ou ne sera pas. Avouez que j'ai eu pire obsession...

TheCircuit
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est court, mais putain, c'est beau.
Il y a dans ce générique quelque chose qui me rappelle ce que je ressentais devant les épisodes de The No. 1 Ladies' Detective Agency, une invitation à s'émerveiller devant une nature inaccessible mais terriblement belle, à voyager à l'autre bout du monde grâce à quelques images et quelques sons (car rendons justice à ce thème musical, il n'est pas courant !). Viennent se mêler à tout cela quelques portraits des protagonistes, pas forcément nécessaires de mon point de vue mais ils ne brisent pas la magie de la chose donc ça me va. Sans oublier l'impression d'une grande rudesse, complètement contrastée par le thème du voyage et la complainte du thème musical... Voilà vraiment un générique unique en son genre, qui déjà nous transporte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais justement le principe, c'est de s'y mettre) : la fiche The Circuit de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:17 - Médicament générique - Permalien [#]