ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-12-10

Laisse-moi rester femme

C'est souvent que j'admets n'avoir pas spécialement des goûts de gonzesse. Le simple emploi du terme "gonzesse" indique d'ailleurs bien ma disposition d'esprit vis-à-vis d'une certaine catégorie de séries qui me semblent totalement hors de ma zone d'intérêt, en première ligne desquelles on trouve les romances (ce qui explique que jamais je ne vous parlerai d'autant de séries coréennes que de séries japonaises, par exemple), les teenageries glamour avec plein de vêtements dedans (sans rire, vu de l'extérieur, le phénomène Gossip Girl semble plus une équation racolage + défilé de mode qu'autre chose) et ainsi de suite. Malgré mes cheveux longs, mes ongles laqués et, bien-sûr, ma carte d'identité, rien dans mes goûts téléphagiques n'indique que je sois de sexe féminin.

Alors, m'étais-je dit, c'est sans doute que je suis plus du genre à apprécier les séries masculines.
Lors de l'enregistrement de ce dernier SeriesLive Show en date, j'ai réalisé mon erreur. Avoir regardé Oz avec passion, avoir englouti trois saisons de Rescue Me en quelques semaines (oui, je m'en tiens aux DVD...) et autre goût prononcé pour les amitiés viriles à la Men of a Certain Age (merde on est vendredi, j'avais oublié...), ne fait pas de moi quelqu'un qui a des goûts de mec.

La preuve : j'étais totalement hors du coup ! Sons of Anarchy, 24, The Shield... je n'ai jamais dépassé 5 épisodes sur ces séries. Non parce qu'elles ne me plaisaient pas mais parce qu'elles ne me plaisaient pas assez.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x05 : Bad blood

Alors, j'ai posé quelques questions, et j'ai écouté. C'est plaisant aussi d'écouter, même quand on est censé animer le débat. Mes camarades du SeriesLive Show étaient tellement enthousiastes sur ces séries qu'ils animaient d'ailleurs très bien la conversation, même quand elle partait dans tous les sens. Dans le fond, je n'aime pas forcément regarder les "séries de mecs", mais j'aime bien en entendre discuter tout ce petit monde. Même quand les débats ne volent pas haut, même quand on a un peu l'impression que ces messieurs vont se mesurer dans les toilettes à la fin du débat, c'est vraiment agréable de sentir une telle énergie.

Des amateurs de séries qui parlent des séries qu'ils aiment... un podcast ne devrait-il pas toujours être comme ça ?

Posté par ladyteruki à 22:54 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

02-12-10

Contact prolongé

Au juste, je ne me rappelle plus trop bien pourquoi je n'étais pas allée au bout du pilote d'Untouchable. Certainement parce qu'au vu des premières images, j'avais eu l'impression de signer pour l'un de ces procedurals où l'ont remplace le fic par autre chose, histoire de faire genre "moi ? une série policière ? ah bah non, non alors, regardez, la preuve : mon personnage principal est une journaliste !". Ne riez pas, ça s'est déjà vu, hein. Donc en cherchant bien, je pense que l'explication est à chercher par là.

A la faveur d'un rangement, me voilà à me poser la plus épineuse question qui soit pour un téléphage atteint de collectionnite aiguë comme moi : je grave ou je jette ? Certes, dans 99% des cas, la réponse n'est pas favorable à la poubelle. Mais pour prendre une décision éclairée, ne valait-il pas mieux, au moins, regarder le pilote jusqu'au bout ? Ce qui fut dit fut fait, et me voilà, près d'un an après la diffusion de la série, devant le pilote pour une deuxième fois, celle-ci décisive, normalement.

Untouchable

Vous savez quoi ? Il n'est pas si mal, le pilote d'Untouchable. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est parfait mais il est globalement prometteur.

Deux bons côtés, en essence :
- d'une part, le personnage de Ryouko Narumi n'est pas aussi prévisible qu'il n'y parait. C'est un peu énervant ces personnages gauches, gaffeurs, toujours dépassés par tout ce qui leur arrive. Finalement, notre journaliste n'est pas si empotée que ça, elle est même carrément dégourdie quand il le faut. Et puis, elle est sacrément butée, surtout. L'interprétation de Yukie Nakama n'est pas franchement mirobolante, mais tout compte fait, le personnage est bon ;
- d'autre part, et c'est certainement le plus important de ces deux points, le pilote d'Untouchable dépasse largement le seul domaine de l'enquête déguisée en reportage. C'est une vraie série sur le rapport entre la société japonaise et ses médias.

Je ne sais pas si les épisodes suivants seront aussi bons, parce que ça tenait en grande partie au sujet du premier épisode, dans lequel une femme médiatique tenant une chronique à la télévision annonce des catastrophes qui ont la curieuse faculté de se réaliser, et qui sont en rapport avec une entreprise de construction. L'épisode passe une partie du temps à hésiter entre dénonciation des abus de certaines entreprises peu scrupuleuses, et à soupçonner la chroniqueuse d'organiser des accidents mettant en difficulté la société de construction, dans le seul but de faire monter sa côte d'amour médiatique. Au bout du compte, ce ne sera pas aussi simple que ces deux axes semblent l'annoncer...
Mais surtout, les graines d'un arc mythologique sont semées avec brio, de façon à permettre au spectateur d'en deviner une partie, tout en lui donnant l'occasion de s'exclamer sur la fin : "mais c'est pas vrai, c'était là, sous mon nez !", bref, histoire à la fois de construire quelque chose de fin et en même temps de ne pas s'interdire quelque chose de plus classique, voire grand public.
Quand se croisent plusieurs zones d'influences, forcément, on n'est pas loin des thèmes conspirationnistes, mais avec la presse en toile de fond, c'est franchement prometteur.

Au passage, l'éthique (journalistique ou autre), la religion et les connivences entre cercles de pouvoir en prennent pour leur grade, l'air de rien, sans dénonciation frontale d'une pratique ou d'une autre, simplement par quelques situations au cours desquelles l'attention du spectateur n'est pas braquée sur l'aspect critique, mais plus sur l'action. Les séries japonaises, lorsqu'elles s'y risquent, sont très fortes à ce petit jeu qui consiste à souligner les travers de la société nippone sans froisser personne ni même pointer quoi que ce soit du doigt trop ostensiblement. Et c'est, au final, bien plus fin, comme procédé.

Au bout du pilote, Untouchable n'est pas une révolution, mais c'est le genre de dorama qui répond parfaitement à l'expression "divertissement intelligent". Un peu dans le genre de Hanchou, elle aspire en même temps à quelque chose de pointu et à une vocation mainstream, tout en pratiquant, comme l'a fait The Quiz Show, une sévère radiographie des médias japonais. Tout ça en restant accessible et pas prise de tête.
Rares sont les séries trouvant le bon équilibre. Untouchable y parvient plutôt bien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Untouchable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-12-10

Falala lala

Vous voulez un cadeau à Noël et votre entourage est radin ?
Ou peut-être que vous vous y êtes encore pris trop tard ?

Falalalala

Cette année, je vous propose un cadeau pour le 25 décembre. Promis ! Non, non, ne m'envoyez pas vos listes par mail, c'est inutile : on va procéder autrement. Pour Noël, je me propose d'enregistrer pour vous le post de votre choix, et ainsi de l'ajouter à la rubrique [On Air] (suivez l'tag). C'est vous qui choisissez, je vous laisse faire.

Voici comment il vous suffit de procéder :
- baladez-vous, par exemple via les archives, dans les posts de l'année 2010. Tous les posts publiés en 2010 sont éligibles, à l'exception de ceux postés dans la rubrique Médicaments génériques ;
- déposez un commentaire ci-dessous avec un lien vers le post en question. Vous pouvez voter autant de fois qu'il vous plait pour autant de posts qu'il vous plait. Sachez simplement que chaque lien équivaudra à un vote, vous pouvez donc voter plusieurs fois pour le même post, ou bien décider de voter aussi pour un post suggéré par un autre commentaire, etc... à vous de voir ;
- le 25 décembre, vous trouverez dans vos chaussettes le post qui aura recueilli le plus de liens dans le post ici présent, publié au format audio !

Date limite des votes (après ça, vous pouvez continuer à commenter ci-dessous, mais les votes ne seront plus pris en compte) :
le 15 décembre 2010 à 23h59
l'heure Canalblog des commentaires faisant foi.

Posté par ladyteruki à 00:05 - Games On - Permalien [#]

30-11-10

Gone are the days

Avec la fin du mois de novembre s'achève une ère. C'est triste, mais c'est comme ça, on n'y peut rien. Il aurait bien fallu que ça arrive un jour, après tout.
Mais mes doigts engourdis par le froid ont finalement lâché prise. C'est bien-sûr une figure de style, je suis quasiment immunisée contre le froid.

Je me rappelle quand tout a commencé, et il parait difficile de croire que ça s'est passé voilà environ trois semaines, quand je suis tombée amoureuse d'un masque à gaz. Et grâce à lui, d'un professionnel de la santé venu de la contrée la plus exotique au monde à mes yeux.

L'orgie qui a suivi a été proprement pantagruélique : des épisodes par poignées pleines, dévorés comme s'ils sortaient d'une corne d'abondance télévisuelle, me sentant comme protégée par la perspective d'avoir 5 saisons à découvrir, convaincue que la source ne se tarirait pas de si tôt. Ah, le bonheur ! Une fois que j'ai admis que je ne comprendrais pas toutes les syllabes (fichu accent), une fois que j'ai accepté de signer pour du "monster of the week" (fût-il de qualité), une fois que j'ai apprivoisé l'agaçante blonde (que j'ai même fini par pleurer)... alors c'est devenu un torrent de délices, une fontaine de merveilles. Ripaille téléphagique à volonté pour lady, jamais vraiment rassasiée.
Ce n'était pas facile d'accompagner les changements, comme souvent lorsque le cœur s'en mêle, mais vous pouvez être sûrs que je n'ai pas laissé ma part au chien même quand il a fallu tourner la page.

Et puis, il y a eu les changements de trop. Ou peut-être les mauvais choix. Ça m'a pris un peu plus de 2 saisons à m'habituer à quelqu'un et le voilà parti, pour de bon, me faisant réaliser qu'il était parfaitement à sa place.

Me voilà en bout de course : plus que trois épisodes de la saison 5, et, pour être sincère, plus tellement envie de les regarder. J'ai été vraiment déçue par certaines décisions de la nouvelle mouture, du générique au choix de l'acteur principal, du design des Daleks aux changements du Tardis, des détails aux données les plus importantes, je suis déçue. Si on ne me rend pas mon Docteur, si on ne me rend pas Ten non plus, alors qu'on passe à Twelve, je vous en conjure. Là, je n'en peux plus.
Ironiquement j'ai rarement autant aimé un companion que depuis qu'Amy est arrivée ("did you shush me ?!"), mais c'est absolument intolérable pour moi de continuer.

Alors je préfère rester sur une bonne impression (merci Vincent) et arrêter les frais avant de ne briser la magie d'un mois qui a été placé, jusqu'à la semaine dernière, sous le signe de la découverte la plus effrénée et la plus délicieuse depuis longtemps.
Docteur, c'était beau le temps que ça a duré mais arrêtons là, et restons amis, voulez-vous ?

Gonearethedays

Novembre 2010, c'était le mois de Doctor Who. Et ça finit... maintenant.

Posté par ladyteruki à 23:59 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

On peut plus compter sur personne

"Allez, vas-y, regarde plus de séries britanniques !"
Ah, là, pour me recommander des séries pour profiter de mon ouverture aux séries British, là ya du monde. Par contre, pour me mettre en garde, protéger mon innocence et m'éviter de passer d'atroces nuits blanches, là par contre ya plus personne.
Je ne vous dis pas merci. Est-ce que l'un d'entre vous, juste un, ç'aurait suffit, a pensé à m'avertir que je ne devais pas, jamais, à aucun prix, regarder Being Human ? Est-ce que l'un d'entre vous y a pensé ? Non, personne. Franchement, c'est dégueulasse de votre part.

Vous le savez, pourtant, que quand je découvre un pays je clique sur tout ce qui bouge. Vous le savez que dans ces cas-là je ne m'amuse pas à regarder les pitches, que je cagoule d'abord et que je discute ensuite. Vous le savez que j'ai un problème avec les dents.
Et malgré tout personne n'a pensé à me protéger. Dégueulasse, c'est dégueulasse.
...
En fait, je ne suis pas vraiment en colère. Je suis juste terrorisée. Franchement, c'est un début de semaine pourri. Entre parler de vampires, regarder une série de zombies (The Walking Dead était meilleur cette semaine, on dirait que j'ai été entendue), et maintenant tomber sur Being Human où non seulement ya un vampire aux dents pointues, mais où un loup-garou à la configuration dentaire similaire sévit, franchement, je suis à bout. J'en dors plus. J'en mange plus. J'en regarde plus Doctor Who (l'épisode des vampires de Venise ayant d'ailleurs entamé la série noire il y a environ une semaine). C'est plus possible.

D'accord, Being Human est une bonne série. Très bonne même. J'ai regardé les deux premiers épisodes d'un coup, c'est vous dire (oui, j'étais dans le train, j'avais rien d'autre, bref). Ça me fait même mal au cœur de le dire mais pour la première fois, j'aime bien une série avec des vampires.
Mais là, wow, c'est dur quand même. Ya les cauchemars après et tout. Ça peut pas continuer. Et surtout, surtout, ça ne peut pas se reproduire. Ma santé en dépend.

Pitié, quelqu'un peut-il me diriger vers une liste exhaustive de toutes les séries de tous les pays comportant des vampires et/ou des gens pourvus de canines proéminentes, pour que je sorte de ce cauchemar ? C'est pas trop demander, si ?

BeingHuman

Posté par ladyteruki à 19:42 - Point Unpleasant - Permalien [#]

29-11-10

[DL] Afinal, o Que Querem as Mulheres?

A la demande générale (de 2 personnes, mais comme en ce moment, côté commentaires, vous êtes gelés...), voici le générique de la série brésilienne Afinal, o Que Querem as Mulheres. Je vous le dis tout net : comparé à ceux de Capitu ou A Pedra do Reino, franchement, c'est décevant. Si. Si, quand même. Mais si, comparez par vous-mêmes.

Afinal
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui me déçoit, soyons clair, ce n'est pas vraiment le générique en lui-même. Il est bien fichu. Une fois encore, on joue sur le découpage, les couleurs, les matières... c'est très bien sur le papier (c'est le cas de le dire). Mais dans le fond, contrairement aux autres séries que j'ai citées, on est dans quelque chose de tellement éloigné de l'univers de la série que c'en devient décevant.
Vous me direz ce que vous en pensez (surtout que vous l'avez demandé, héhé), mais franchement, quand on a vu la série, comme j'ai suffisamment insisté, je crois, pour que vous le fassiez, on a du mal à concevoir que ce soit ce générique qui va avec cette série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Afinal, o Que Querem as Mulheres? de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:07 - Médicament générique - Permalien [#]

28-11-10

Dramédie : *****

Review

Certains pitches font galoper l'imagination. C'était le cas de Review with Myles Barlow, présentée comme une comédie satirique dans laquelle un homme présente une émission pour laquelle il effectue des reviews de... la vie. Un concept alléchant qui ouvrait bien des possibilités. En réalité, on est loin d'un concept fort : les reviews ne portent pas tant sur la vie que sur l'exagération de petits aspects anodins de la vie pour en faire un test forcément grinçant, parce que totalement à côté de la plaque.
Alors, si au final, le pilote de Review with Myles Barlow n'est pas nécessairement inoubliable, il est réussi, oui, mais à condition de ne pas s'imaginer qu'on va mettre la main sur une série révolutionnaire. Derrière le bon concept se cache une série finalement assez classique, dans son genre, descendant plus de la comédie à sketches que d'autre chose, ce n'est pas un ma, mais en tous cas ce n'est pas ce pour quoi je voulais m'embarquer.

J'attendais certainement quelque chose qui soit un peu émouvant. Quelque chose qui me donne un peu à réfléchir tout en riant, au minimum, disons. Cette série que j'avais commencé à imaginer pendant que je cagoulais existe peut-être, mais ce n'est pas Review with Myles Barlow. Peut-être que c'est un peu The Big C. Peut-être qu'elle n'existe pas et alors, si je peux me permettre, il est encore temps d'inventer, je sais pas moi, un personnage qui effectivement, au lieu de reviewer dans les domaines du cinéma, de la cuisine ou de l'art, rédige par exemple un blog (je sais combien les chaînes sont attachées à lier leurs séries au monde d'internet pour faire "hype") où il reviewe la vie et donne des notes à ses expériences drôles et moins drôles. Si un scénariste qui passe me lit, prenez l'idée, c'est cadeau, promettez-moi simplement d'en faire un truc bien.

Peut-être qu'il faut que j'arrête les dramédies. Elles déforment ma vision de la comédie, finalement.
Peut-être aussi que je pars du principe que toute série devrait être une dramédie. C'est un terme finalement assez récent que celui de dramédie, ou du moins, si contrairement à mon impression il ne l'est pas, il ne s'est vraiment développé à grande échelle que récemment, grâce au câble américain et notamment Showtime qui me semble être la chaîne à avoir réellement développé le genre, si genre il y a. Avant la dramédie, je connaissais déjà les comédies en single caméra, je pense que c'était une sorte de maillon manquant, et j'aimais déjà.
Ce qui me plaît, c'est de n'avoir pas à me contenter de rire, d'être émue aussi.

Oh, on me dira que toutes les comédies, du moins les meilleures, ont toujours incorporé une saine dose d'émotions à leurs intrigues, et que ça ne date ni des violentes disputes des dernières saisons de Will & Grace, ni de la romance homardesque entre Ross et Rachel dans Friends, ni des flashbacks nostalgiques voire carrément déchirants des Craquantes. Même la première saison du Mary Tyler Moore Show contenait quelques perles de mélancolie, et encore, je cite ces exemples uniquement parce que je n'ai pas vu d'épisode d'I Love Lucy depuis environ 10 ans, ça se trouve l'ambivalence est là depuis le premier jour.
Mais la vérité c'est que les comédies remplissent tout de même plutôt leur rôle de comédie la plupart du temps, et assez peu sont capables de trouver le bon équilibre. Loin de moi l'idée de leur reprocher d'être drôles, simplement, et c'est l'explication derrière mon allergie aux sitcoms récents dans leur grande majorité, elles trouvent trop souvent inutile de s'aventurer dans l'exploration du rire doux-amer.
D'où mon adoration pour la dramédie. C'est une comédie qui a réussi, à mes yeux.

De la même façon, une série dramatique trop sérieuse a tendance à me gonfler. Là encore, l'excès n'est pas forcément une force. S'il n'y a ni respiration dans l'ambiance parfois lourde de certaines séries, s'il n'y a pas un personnage un peu plus sympathique que les autres, j'ai tendance à regarder l'épisode, admettre gravement qu'on a là une bonne série dramatique, et tourner poliment les talons pour aller voir ailleurs. On n'est pas obligés de se prendre perpétuellement au sérieux pour faire un bon drame. Ce devrait être même interdit. Là encore, c'est un peu facile d'incorporer un personnage drôle pour être drôle, et de tomber à côté. Le drôle pour être drôle devrait être banni des drames comme des comédies. Il y a un équilibre à trouver.

Mais du coup, peut-être qu'en recherchant systématiquement des choses tristes qui font rire quand même, et des choses drôles qui rendent un peu triste, je finis par modifier mes attentes quand arrive une série que je ne connais pas et que je m'apprête à l'aborder sur la seule base d'un pitch. J'exige plus de mes séries que ça.
Une sorte de déformation para-professionnelle, je suppose.

J'aurais voulu, bon, peut-être pas pleurer devant Review with Myles Barlow. Mais en tous cas ne pas avoir l'impression qu'on attendait juste de moi de rire. Ce n'est pas exiger assez de moi en tant que spectateur.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Review with Myles Barlow de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:43 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-11-10

[DL] Mirador

Ce que j'adore dans mes attributions sur SeriesLive (et qui compense une partie des inconvénients), c'est le cercle vertu-... vici-... le cercle qu'entraine le newsmaking. Le truc dont je ne raffole pas mais qui me donne plein d'idées de trucs à regarder. Je tombe sur une news de récompenses ? Ah, ce sont mes préférées, ya plein de titres à glaner. Je tombe sur une news de renouvellement ? Pif, paf, une série dont j'ignorais l'existence.
La preuve par l'exemple avec Mirador, je savais pas que ça existait ya 24h, et là j'ai vu le pilote et je cagoule déjà la suite. J'ai bien envie de vous en parler un peu plus mais vu l'état des commentaires, chuis pas motivée, alors ça dépend de vous.

Mirador
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

L'opportunité pour moi d'aborder un truc que j'ai découvert assez récemment, par exemple avec Downton Abbey ou Misfits, qui consiste à imbriquer la musique du générique dans l'épisode-même. Ça s'est certainement déjà vu mais ça ne m'avait jamais frappée avec autant d'insistance que ces derniers temps. J'avoue que je perçois la logique qui est derrière mais que c'est très énervant, d'une part pour identifier réellement ce qui constitue le thème musical (on ne le dira jamais assez : le générique, c'est l'identité d'une série, il doit être reconnaissable entre mille), et d'autre part, pour qui, comme moi, collectionne les génériques depuis plusieurs années maintenant (pis maintenant au lieu de deviner la série, je dois deviner le pays !), c'est franchement un casse-tête pour les découper, et pire encore pour les écouter tranquillement ensuite au sein d'une playlist.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mirador de SeriesLive.
Toute fraîche de ce matin.

Posté par ladyteruki à 23:13 - Médicament générique - Permalien [#]

26-11-10

Méfaits bien faits

Il y a longtemps, sur ce blog, il y avait un post en brouillon sur Skins. C'était il y a plus de 2 ans, donc ne vous excitez pas. Et il commençait ainsi :

C'est vrai que je suis sectaire. Nan mais je l'avoue sans honte, hein, je m'en rends compte et ne m'en cache pas : je suis sectaire. Je méprise instinctivement les séries européennes, par exemple. Ou les teen shows.
Alors du coup, quand on me dit "on ne sait jamais ; tente quand même Skins", je réprime un frisson et je me dis que c'est mal barré de toute façon.

C'est mignon à relire avec le recul....
Le reste du post était dédié, en substance, à la fois à chanter les louanges et mépriser le pilote, rapport au fait qu'effectivement, c'est toujours cent fois mieux pour un ado de regarder Skins que Gossip Girl (faire de cette série le porte-drapeau des teen shows que j'abhorre ruine probablement ma page de tags mais bon), mais que quand même, tout ça me semble bien excessif.

Il est probable que mon contentieux avec les teen shows ne se résoudra d'ailleurs jamais car mon adolescence a été franchement éloignée de toute forme de sortie, fête et/ou beuverie, ce qui explique, quand on va au fond des choses, le fait que je trouve ces séries peu représentatives, tout simplement parce qu'elles n'ont aucune chance de refléter ma propre expérience de cette période de la vie. Reste quand même que je voudrais bien qu'on arrête de montrer les jeunes dans les séries comme des personnages aussi excessifs car ce n'est quand même pas la norme que d'être un personnage de Skins ou de Gossip Girl. Et j'ai beau admettre que j'ai eu une adolescence franchement terne, vous ne me ferez pas dire, jamais, que ces séries représentent leur cible.

MisfitsBienFaits

Mais il y avait avec Skins quelque chose que j'ai retrouvé en début de semaine dans Misfits, c'est-à-dire une façon de dépeindre les portraits adolescents avec plus de justesse, à défaut de le faire également avec les situations dépeintes. En fait, s'il y a une nationalité qui jusqu'à présent me semble la plus à même de dresser des inventaires intéressants de la jeunesse, c'est certainement la Grande-Bretagne, ce qui nous ramène à l'idée de proximité évoquée précédemment.

Pourtant, les adolescents de Misfits sont extrêmes. Mais derrière les coucheries et les abus, il y a quelque chose de tout de même largement plus accessible pour moi, une fenêtre sur cette période où il me semble retrouver quelque chose de plus tangible que dans les séries précédemment citées... et toutes les autres, que nous regrouperons par commodité sous la bannière CW. Je retrouve dans Nathan le fanfaron quelque chose de vrai, tout comme dans les hésitations agressives de Kelly, le trop-plein d'assurance d'Alisha ou la réserve pathologique de Simon (désolée Curtis, tu es franchement le personnage inutile de la série).
Ce qui est formidable c'est que je ne regarde pas Misfits pour ses portraits adolescents. C'est un bonus. Mais quel bonus !

Posté par ladyteruki à 23:56 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

25-11-10

Braindead

En fait ya deux options qui pourraient rendre le visionnage de The Walking Dead intéressant. Parce que pour le moment, osons le dire, l'électroencéphalogramme est plutôt plat.
Va yavoir du spoiler dans ce post, les enfants. Et des zombies, en plus ; c'est dire si c'est pas tous publics.

Soit on décide qu'on est intéressés par la cause : savoir comment les gens sont devenus des zombies à la base. D'après ma très petite expérience en matière de zombie (et je ne tiens pas tellement à l'approfondir), c'est un angle dans lequel peu de fictions de zombies s'aventurent, l'une des raisons en étant souvent leur durée (j'y reviendrai) : le zombie EST, et puis c'est tout, on cherche pas plus loin et c'est pas comme s'il y avait une solution, si ? Non, yen a pas. Et c'est ça le problème : si on étudie le pourquoi, comme dans "pourquoi c'est arrivé ?", on est obligés de se demander comment : "comment ça peut s'annuler ?". Il y a derrière la question de la cause une association d'idée sous-jacente de solution, de guérison. Et ça je suis pas sûre qu'une série sur les zombies ait vraiment envie de s'y intéresser ; dans le fond qu'est-ce que ça donnerait ? On aurait une maladie à guérir ? Nan mais vous les voyez avec un petit vaccin, mettre les walkers en rang discipliné pour leur faire leur piquouse chacun son tour ? Sans compter que personne actuellement dans l'équipe n'est médecin, et moins encore chercheur, pour pouvoir élaborer le remède-miracle.
Mais enfin, ce serait quand même intéressant de se poser la question, par principe, et parce qu'on a besoin d'une mythologie, ce serait pertinent de se poser la question de savoir d'où ça vient. On peut imaginer que des thèses conspirationnistes pourraient s'en mêler et là ça serait un brin décevant, trop convenu, mais quelque part... si c'est bien fait, pourquoi pas ?

Soit on veut savoir ce qui s'est passé, quand ça s'est passé : alors ok, admettons qu'on ne veut/peut pas savoir comment le premier zombie est apparu, puisqu'il faut bien qu'il y en ait un premier. Mais imaginons que ce moment, quand le premier zombie a débarqué, est l'instant T. Eh bien pourquoi ne pas s'intéresser à l'instant T+10mn ? L'instant où les zombies ont commencé leurs ravages, ça peut être intéressant : c'est générateur de beaucoup, beaucoup d'adrénaline (et ça, The Walking Dead compte bien dessus), c'est générateur de scènes d'action (ça aussi c'est pile dans le domaine de The Walking Dead d'ailleurs), c'est générateur de scènes dramatiques aussi... les gens qui réalisent ce qui est en train de se passer, qui comprennent petit-à-petit les règles du jeu... Parce que les zombies étaient pas livrés avec un kit pour les débutants, yavait pas de notice explicative : "bonjour, ceci est ce qu'on appelle un zombie, également connu sous le terme de walker ou geek. S'il vous mord, vous deviendrez comme lui après être mort dans d'atroces souffrances, et il n'est pas dit que vous ne serez pas en partie démembré avant que la mort ne vous délivre. A la suite de quoi vous errerez à votre tour à la recherche d'humain à dévorer, qui à leur tour deviendront comme vous, et ainsi de suite. Sachez que si quelqu'un vous explose la tête, vous êtes définitivement mort, mais sinon c'est bon, vous pouvez continuer à déambuler de façon morbide dans les rues et les campagnes. Note : ah oui, et si vous êtes encore vivant à la fin de cette notice, sachez qu'exploser la tête du zombie ici présent devrait, au moins temporairement, vous éviter ce funeste destin. Merci d'avoir confiance en nos produits et bonne journée".
Je déconne, mais tout ça fait l'air de rien beaucoup de potentiel dramatique quand on y pense : les premières personnes à avoir vu les membres de leur famille se décomposer (littéralement), les tentatives désespérées de survivre dans le chaos incompréhensible, la panique dans les villes, l'isolement dans les campagnes...
En plus, ya vraiment pas mal de choses qu'on ignore sur les règles du jeu : au bout de combien de temps un humain boustifaillé devient-il zombie ? Si on l'enterre avant transformation, le zombie peut-il sortir de sa tombe ? Quelle est la puissance de l'odorat d'un zombie ? (à quelle distance peut-on marcher tranquillement dans son voisinage, quoi) Et la zombie apocalypse, c'est vraiment l'occasion en or de découvrir ça avec les personnages. Des règles élémentaires pour "calculer" sa survie.

Qu'on s'intéresse à l'instant T ou à l'instant T+10mn, c'est quand même quelque chose que The Walking Dead devra explorer à un moment ou à un autre, non ?
Parce que le problème, c'est que jusqu'encore récemment, et à la notable exception de Dead Set, les fictions de zombies, c'est quand même essentiellement du one shot, et des films (même avec suite) n'ont pas à se préoccuper autant de mythologie. On ne le leur demande pas, déjà, et puis quand bien même ils n'auraient pas le temps de faire de miracle. Mais là, c'est une série et le spectateur attend un peu plus que ça.

Si la série ne le fait pas, elle se met même en danger, parce qu'en quatre épisodes le concept montre déjà ses limites : on a une poignée de personnages qui tentent de survivre, et il est assez évident que tout le monde n'y parviendra pas (redshirt syndrome oblige, on devine assez bien qui a le plus de chances de s'en tirer), et puis c'est tout.
Mais à un moment il faudra bien évoquer quelque chose pour tenir l'attention des spectateurs sur le long terme. On l'a dit pendant le podcast : les zombies sont en large supériorité numérique, par la force des choses l'horizon est un peu bouché pour les protagonistes, il faut donc étudier une porte de sortie avant la fin de la saison, pas pour lui trouver une conclusion, évidemment, mais pour justifier au contraire la présence d'une seconde saison, pour ne pas tourner en rond dans ce schéma narratif. Ça peut, certes, passer par des épisodes s'intéressant à d'autres groupes de survivants, mais ça reste une parade temporaire. Il faut donc non pas voyager géographiquement mais voyager dans le temps ; le flashforward serait une solution de facilité scénaristique mais ne fonctionnerait pas alors qu'une deuxième saison est en vue, reste donc le retour dans le passé, comme un passage obligé, pour vraiment fouiller le thème de la zombie apocalypse dont on nous a privés.

Alors bon, je ne dis pas que The Walking Dead est fondé uniquement sur la conception bourrine de la survie en milieu zombie, il y a naturellement, en 4 épisodes, quelques axes qui ont commencé à se dégager : le triangle amoureux, les deux frères séparés, les différents personnages plus ou moins recommandables de la petite communauté... ça occupe, c'est sûr, mais seulement pour quelques épisodes. L'autre, avec sa frangine qui vient de se faire boulotter, en même temps j'avais prévenu qu'il y aurait du spoiler, bon, on en a encore pour un épisode, deux si vraiment on est en déveine, à en entendre parler (faudra bien disposer intelligemment du corps, hm ?). Ça ne nous mènera cependant pas loin, surtout qu'a priori la plupart des personnages sont déjà passés par là. Dans ce cas pourquoi nous faire assister à cette version tardive de la zombie apocalypse ? Si c'est parce qu'on cherche juste à nous faire patienter en attendant un final énorme, bon, mais sinon ?
Et à la limite, le flic, pardon mais on s'en branle. Je sais que c'est notre personnage principal mais on s'en tamponne vigoureusement le coquillard. Il est d'une transparence ! C'était bien pour nous servir d'introduction, ça faisait son petit effet de trouver le monde désertique à son réveil et de le découvrir avec ses yeux, mais là qu'on s'en débarrasse, il n'apporte rien le cowboy. Ce qui est intéressant c'est explorer ce qu'ont vécu les autres, qui sont passés par la zombie apocalypse. C'est là que ça se passe, au niveau adrénaline, action et drame. C'est vrai que le 4e épisode faisait un peu moins de cas de ce gars mais faut complètement le lâcher, il ne mène nulle part, ce perso. D'une façon générale, le triangle amoureux, on s'en débarrasserait, vous ne me verriez pas me plaindre (ya une façon très simple de concilier ces deux demandes d'ailleurs). Si on voulait un numéro sur "je croyais que t'étais mort alors j'ai couché avec un autre mais t'étais pas mort", on aurait l'embarras du choix dans plein d'autres fictions, ya des romans, des films, des téléfilms et des machins sur le sujet, franchement plus attentifs au développement du dilemme d'ailleurs, mais là, dans The Walking Dead, cette intrigue c'est un... poids mort.

D'un autre côté, même en admettant qu'on ne s'intéresse pas à l'origine ou au déroulement de l'arrivée des zombies, on pourrait essayer d'imaginer que la série servirait à dépeindre l'âme humaine dans ses heures les plus sombres (le personnage raciste, le redneck qui bat sa femme et est suspecté de toucher sa fille, etc... sont des pistes dans ce sens), mais même quand la série en a eu l'occasion jusque là, elle a refusé de s'engager dans cette voie. Le gang, par exemple, qui s'avère officier dans un gentil petit hospice pour vieux (moi j'aurais préféré protéger les crèches, mais bon, c'est mon sens pratique je suppose), c'est pas franchement une exploration de travers de l'âme humaine. J'ai trouvé ça gros et dans ce cas, je comprends pas pourquoi le groupe vient pas s'installer avec eux plutôt que diviser les armes en deux et repartir en direction du camps. Autre exemple, le redneck qui est le premier à se faire bouffer dans le 4e épisode, c'est une forme de manque de courage de la part des scénaristes, ça se saurait si c'étaient toujours les enfoirés qui meurent en premier (même quand ils sont cons comme la lune). Donc je ne sais pas trop si la série s'aventurera dans cet aspect-là des choses, qui relève plus du post-apocalyptique que du zombie à proprement parler, c'est vrai.

Walkers

Mais à un moment ou à un autre, de mon point de vue, il va falloir prendre une décision, opérer un virage, quelque chose.
Alors après c'est vrai que j'ai pas lu le comics (je ne suis pas zélée à ce point), et que si le comics a duré longtemps c'est qu'a priori il doit se passer des trucs. Je l'espère en tous cas. Mais pour le moment, moi, je ne sais toujours pas pourquoi je suis encore devant, d'autant que ces saloperies de zombies ont des dents bordel, pas pointues, mais des dents quand même, et je pense que ça doit être de la curiosité malsaine de ma part de regarder la série, vu qu'après j'en ai pour plusieurs jours avec des cauchemars. C'est pas tenable. Il doit absolument se passer quelque chose dans The Walking Dead. Sinon moi je démissionne.
C'est un peu comme Boardwalk Empire : on sent bien qu'on a une série de qualité mais de là dire que c'est une excellente série, il s'en faut. C'est comme si c'était le haut du panier, mais que le niveau avait quand même bien baissé...

D'un autre côté ça me fait réfléchir à plein de choses saugrenues, cette série.
Comme l'autre jour, à mon nouveau boulot, où j'ai découvert que pour accéder à mon bureau il fallait passer une porte blindée avec en plus un code, et je me suis dit que, quand même, ça va, a priori, si les zombies attaquent je suis tranquille. Enfin tout dépend si les zombies arrivent par la rue, ou si ce sont mes collègues qui se transforment en zombies...
Vous voyez, vraiment, on a un besoin vital d'en savoir plus sur cette zombie apocalypse.
L'appel est lancé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Walking Dead de SeriesLive.
Lentement mais sûrement, je me remets aux posts plus longs, mais activité au ralenti à prévoir encore pour quelques jours.

Posté par ladyteruki à 17:53 - Review vers le futur - Permalien [#]