ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-07-11

Si c'est comme ça eh ben...

Ce soir, ils reviennent ! Les trublions du SeriesLive Show comme vous ne les avez jamais entendus...

Ces mots étaient supposés introduire un post extatique sur le retour du SeriesLive Show en ce mois de juillet. Mais un bug m'en a vicieusement empêchée. J'avais une ou deux heures pour trouver une nouvelle idée de post et agir en conséquence, rédiger un post l'air de rien, et pas faire ma chieuse.

Parler de mon tout nouveau DVD de Downton Abbey. Parce que je trouve que je me vante pas assez souvent.
Faire un post sur mon visionnage des 10 premiers épisodes de Friday Night Lights (oui j'ai commencé dimanche soir, pourquoi ?)
Finir d'ajouter des arguments à mon post sur le sexe dans les séries, dû à l'abus de Noah's Arc et Exes & Ohs.
Evoquer mes projets pour le blog parce qu'il s'avère qu'il y en a. Et qu'ils prennent presque forme, dites donc.

Les idées ne manquaient pas.

Mais non. Je suis infiniment trop fâchée. Ouais, je suis un bébé qui boude, on peut le dire.
Nan mais des fois, on voudrait juste que les gens soient un peu rigoureux, quoi. Alors juste une fois, c'est moi qui ne vais pas l'être. Je sais pas encore si vous serez plus indulgents que moi mais pour ma défense, on ne peut pas dire que vous manquiez de lecture ce mois-ci avec mes posts quasi-quotidiens...

Posté par ladyteruki à 23:01 - Point Unpleasant - Permalien [#]

28-07-11

[DL] Crownies

Eh bah finalement on dirait bien que j'arrive à suivre Crownies de façon hebdomadaire. Et puis pourquoi pas, d'abord ? Alors c'est net, Crownies ne sera jamais The Practice, par exemple, mais on s'en fiche parce que le but ce n'est pas seulement de se prendre la tête sur des affaires. Même si franchement l'intrigue du 3e épisode vaut son pesant d'or en dramatisation, ça fait aussi plaisir de trouver une série légale qui ne se prend pas la tête. D'ailleurs Franklin & Bash le fait aussi très bien et elle s'est faite renouveler, alors...

Crownies
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui est intéressant c'est à quel point le générique de Crownies peut rappeler l'écran-titre de Paper Giants (mais kessvouzensavé, je suis sûre que vous n'avez toujours pas regardé malgré mes exhortations !), avec cet aspect très écrit, très graphique, et l'absence totale de personnage. Simplement, ici, plutôt que de journaux, on a des textes de droit et/ou de latin, dont quelques uns surlignés. Intéressante variation sur un même thème, quelque part. Et puis la chanson du générique, c'est une merveille quand même... Il est court, mais il est bon, ce générique, voilà.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Crownies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:28 - Médicament générique - Permalien [#]

27-07-11

The very moment

Lights

Quand on relit ses premières impressions sur le pilote en souriant.
Quand on part au boulot en se disant qu'on aurait bien regardé un épisode avant de sortir.
Quand on rentre du boulot en se disant qu'on va se regarder un épisode en rentrant.
Quand on n'arrive pas à ne regarder qu'un épisode en rentrant.
Quand on écrase discrètement une larme émue devant le générique parce que bon Dieu, il est bon ce générique.
Quand on se surprend à parler anglais au téléphone au boulot à un jeune homme, et à l'appeler "son".
Quand on se rappelle à quel point on aime l'accent du sud des États-Unis.
Quand on se rappelle qu'on avait un crush pour Kyle Chandler quand on était jeune. Jadis. Il y a longtemps, bien longtemps.
Quand on n'a jamais autant regardé de sport à la télévision auparavant. Volontairement.
Quand on slalome parmi les posts de La Sorcière parce qu'on ne veut pas se faire spoiler mais qu'on est content d'avoir quelqu'un qui regarde à peu près en même temps.

C'est à des petits détails sans importance qu'on comprend qu'on a fini par accrocher à une série, même si pour cela il a fallu 5 épisodes. Mais ce n'est rien, ça. N'importe qui peut se retrouver aspiré par une série pourvu de la regarder avec suffisamment d'insistance, comme moi qui ai tenté pas moins de 3 fois le pilote de la série, depuis sa diffusion, avant de finir par accepter de voir la suite.
Mais il n'y a qu'un signe qui annonce qu'on a eu un coup de coeur. C'est un instant, très bref, et on pourrait presque passer à côté si on n'y prenait pas garde. C'est l'instant exact où l'ont sait que, ça y est, on est conquis.

...Quand on sent l'estomac se nouer devant un fondu au noir et que la scène suivante nous fait réaliser qu'on a eu peur que l'épisode s'arrête.

Posté par ladyteruki à 21:28 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

26-07-11

Le fruit n'est pas tombé loin de l'arbre

Vous avez remarqué à quel point les séries du passé sont forcément taxées d'être GENTILLES ? (ô insulte suprême dans un monde de téléphages cyniques attendant toujours plus de noirceur et de sérieux de leurs fictions)
C'est à la suite d'une discussion avec plusieurs d'entre vous sur Twitter que j'y ai repensé. Non que ce soit forcément dit avec mépris par mes interlocuteurs. Mais force est de constater que cela permet de se défausser systématiquement de ces séries, au prétexte qu'elles sont les reliques de temps immémoriaux (en années-internet) pendant lesquels il était courant qu'une série ait un regard positif sur le monde, les relations ou encore, simplement, la narration. Le happy end nous écoeure tous aujourd'hui, me dis-je parfois dans un excès de pessimisme (prouvant par là que je n'ai pas tort).

Pourtant, quand je ne m'escrime pas à vous faire regarder The Yard (clin d'oeil, clin d'oeil) ou, pire, des séries même pas anglophones, il me plaît d'essayer de défendre l'indéfendable : des séries datant d'il y a plusieurs décennies. Une tâche dont je ne suis, certes, pas la plus éminente ambassadrice, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a et, ma foi, j'ai l'amour de Three's company et Maude chevillé au corps, c'est déjà pas si mal. Pis plus près de nous, je me repasse encore des dialogues des Craquantes ou Roseanne, et je suis toute aussi ravie.
D'accord, ce sont plus souvent des comédies. C'est aussi parce que, entre vous et moi, c'est quand même plus agréable à regardé que la plupart des comédies d'aujourd'hui.

Mais les décennies passées n'ont pas été que rires et bouffonnades. Et c'est ça qui est intéressant, bien qu'un peu triste. C'est qu'on ne se rappelle que des séries drôles, et souvent familiales, et que ça permet de prendre un petit air condescendant en disant "ah, mais ça, c'étaient des séries comme on en faisait avant, c'était GENTIL, quoi". Vlan dans les dents.

Il ne vous aura pas échappé (ou si c'est le cas, prenez un air assuré et allez lire ce post discrètement quand j'aurai le dos tourné) que je ne mange pas de ce pain-là. Je revendique haut et fort mon attachement aux séries de jadis, peut-être moins fort qu'aux séries nippones ou australiennes, certes, mais quand même, et j'ai toujours une liste de séries à tester à l'occasion (tenez, la prochaine, c'est Voyage to the Bottom of the Sea, quand j'aurai du temps, et si je m'en tiens à mon planning... ah ah ah, je me fais rire toute seule dites donc).

La conversation du jour tournait autour de la classification de La Croisière s'amuse : selon SeriesLive, il s'agissait d'un soap. Mais comment la classer ? Comme un drame ? Certainement pas. Une comédie ? C'état un peu dérangeant quand même. Bon résultat, non seulement j'ai rien changé à la fiche, mais j'ai joué ma timorée sur la fiche de Das Traumschiff qui était la raison pour laquelle je consultais celle de La Croisière s'amuse.
Au cours de la conversation sur ce thème, donc, l'exemple de L'Île Fantastique est venu sur le tapis. Le soucis c'est que, si effectivement les séries sont comparables dans leur formule (notamment le fait que plusieurs histoires se croisent, permettant à plusieurs scénariste de travailler dans un même épisode), sur le ton elles n'avaient pas grand'chose en commun. Lorsque j'ai regardé le premier épisode de L'Île Fantastique voilà quelques semaines, l'histoire n'avait pas grand'chose en commun avec un épisode de La Croisière s'amuse, ou disons, en partie seulement. Car si d'un côté, on y trouvait deux jeunes femmes souhaitant vivre l'existence de la jet set (et qui du coup, c'est fatal, rencontraient chacune un homme qui permettait de se poser des questions sur la classe sociale de façon assez explicite, donc avec quand même dans l'idée de réfléchir et pas juste raconter une romance), l'autre partie était consacrée à un fantasme bien particulier : un magicien qui voulait accomplir "l'évasion ultime" se retrouvait envoyé dans une prison dont on ne réchappe pas. Envoyé ainsi dans le passé (et pas juste dans une illusion du passé, comme on pourrait s'y attendre, donc avec une forte composante fantastique qu'on a aussi tendance à oublier), il se trouvait réellement prisonnier, et il pouvait réellement mourir. A lui de voir si le défi en valait la peine... La leçon, loin d'être bienveillante, est alors réellement cruelle, et pas juste une gentille petite fable moralisatrice. Le personnage est réellement mis en danger, et même si on ne se fait pas de soucis pour lui, on a une vraie teneur dramatique, et pas juste une petite cabriole scénaristique. A côté, même les gars de Mission: Impossible étaient plus prudents sur les conséquences de leurs petites mises en scène. Et eux, ils travaillent pour le gouvernement.

RosyMemories_FantasyIsland
Outre cet exemple frais dans ma mémoire, on va exceptionnellement faire l'effort de se rappeler de mon plaidoyer pour réhabiliter (un peu) les Ahem! du Bonheur, qui, même si ses méthodes étaient, je vous l'accorde, celles d'une production peu raffinée en général, et pas téléphagiquement exigeante en particulier, avait tout de même quelques qualités dramatiques qu'on a eu vite fait d'oublier, quand on ne les a pas tout simplement ignorées.

Parce que c'est si facile de faire des généralités. C'est si facile d'avoir une mémoire partielle. C'est si facile de mettre des séries dans des cases.

Et je n'adresse pas ce reproche à qui que ce soit en particulier. Je suis consciente d'être moi-même, encore, parfois, d'un certain snobisme, alors que pourtant, en toute humilité, on ne peut pas dire que je ne fasse pas d'efforts pour regarder des séries contre lesquelles j'avais un fort préjugé il y a quelques années à peine encore. Genre Awkward., par exemple. Ou tout simplement, comme une série non-américaine. Parce que les habitués de ce blog le savent, il y a encore quatre ans, à l'ouverture de ce blog, j'étais du genre à considérer que hors la fiction US, point de salut, bien que regardant déjà des séries nippones. On a tous le droit de grandir, hein, je ne fais pas exception.

Mais enfin voilà, je trouve que ça en dit long sur nous en tant que communauté de téléphages, de voir que systématiquement, on a tendance à amoindrir l'impact dramatique des séries d'antan. J'ai regardé Roseanne il y a encore pas si longtemps avec la conviction qu'on avait changé d'époque et que celle-ci s'inscrivait dans la sienne ; alors évidemment, loin de moi l'idée de prétendre qu'on fait aujourd'hui les séries de la même façon qu'hier, et inversement.

Pourtant, de la même façon que, quand on parle de séries estivales en se disant que c'est le genre de série sans importance qu'on regarde et qu'on oublie aussi vite, on met soigneusement de côté le fait que Mad Men a, au départ, débuté comme une série estivale, eh bien de la même façon, on pense aux séries des décennies passées comme si elles avaient toutes uniquement proposé des Madame est Servie, et qu'il n'y avait pas eu de Prisonnier, pour ne citer que le meilleur des contre-exemples.
L'équipe du SeriesLive Show a d'ailleurs fait l'expérience d'une excellente bonne surprise quand, au début de notre première saison, nous avons découvert le pilote de Hawaii, Police d'Etat, et que la réalisation comme l'histoire allaient plus loin que le stéréotype qu'il nous en était resté.

Peut-être qu'on devrait regarder de "vieilles" séries plus souvent.
Ca nous rappellerait que les séries d'aujourd'hui que nous tenons en si haute estime... ont de qui tenir.

Posté par ladyteruki à 18:04 - Série de valeurs - Permalien [#]

25-07-11

[DL] The Yard

Pour une petite série canadienne méconnue, c'est quand même pas mal ! The Yard se positionne à la 8e place cette semaine dans le classement hebdo de SeriesLive. En entrant directement se placer devant Castle, notre petit chouchou (hein les gars que j'ai raison ?) fait quand même une joli prouesse, là où tant de séries ont bien des fans actifs.
L'occasion de vous encourager, si ce n'était fait, à donner une chance à la série, qui a visiblement plu à tous ceux qui l'ont vue.

TheYard
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En plus, c'est vraiment un bon générique. Musicalement, il est très percutant, pour ainsi dire inoubliable. Et visuellement il reprend la charte graphique de la série en jouant un petit peu sur les balances de couleurs, et un petit peu sur la saturation, sans pour autant en faire des tonnes, parvenant à un univers à la fois gris et coloré qui fait merveille et souligne parfaitement l'ambivalence de la série.

Pour moi ce générique va directement se placer avec celui de Oz, ils ont le même attrait envoûtant et rude à la fois, le sens du rythme, le tempo qui se tatoue dans votre cortex. Et pourtant tout en ayant ce rythme, j'ai l'impression qu'il y a un côté, comment vous dire ? "Nanananère". J'entends vraiment ça, je ne sais pas comment vous expliquer. Ca me manque d'ailleurs, parce qu'à l'heure où ce post sera mis en ligne, je serai convalescente d'une intervention à l'oreille et que je ne pourrai rien écouter. Faites-moi plaisir, faites tourner ce générique au moins une fois en mon nom ce soir.

Maintenant, ce que je vous propose, cette semaine, c'est de voter à nouveau massivement pour la série cette semaine, en espérant que d'autres viendront découvrir cette petite merveille de HBO Canada. Soyez pas timides. C'est pour la bonne cause.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Yard de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:45 - Médicament générique - Permalien [#]

24-07-11

La guigne

A un moment je vais commencer à avoir peur de regarder des pilotes, cette saison.

Parce qu'entre Soredemo, Ikite Yuku (décevant), Bull Doctor (même pas je vais me fendre d'un post !) et maintenant Hanawake no Yon Shimai, c'est pas franchement brillant. Là ça fait depuis hier que j'ose même pas lancer le pilote de IS, parce que je suis sûre que ça va être décevant, alors que j'ai été étonnée de la bande-annonce qui était moins ridicule que je ne l'anticipais (en dépit de la présence de Saki Fukuda). Et IS n'est même pas sur la liste des séries que j'avais envie de découvrir cette saison. Et Piece Vote ? A ce stade j'ai même plus envie de surveiller s'il y a des sous-titres.
C'est vraiment la dèche. Si l'un de vous a déniché une série où les personnages ne sont pas a) hystériques b) caricaturaux, ou bien c) dénués de tout intérêt (les uns n'excluant malheureusement pas les autres), faut vraiment me le faire savoir fissa parce que je désespère comme rarement.

Bon. Parlons donc un peu de Hanawake no Yon Shimai, la série qui était supposée être ma dramédie nippone de l'été. Et qui a échoué lamentablement, vous l'aurez compris.

HanawakenoYonShimai-Sisters

Il y avait plusieurs options, pourtant, et c'était pas si compliqué de faire un petit dorama sympa.
Première option, une série où chaque soeur avait ses problèmes de boulot et/ou de coeur, avec un peu de comédie pour pas rendre le tout trop sérieux, et hop, vogue la galère. De vous à moi c'est un peu pour ça que je signais. Deuxième option, qu'on découvre avec le début du pilote comme potentiellement réalisable, un dorama de la trempe de Seigi no Mikata, avec une grande soeur qui plait aux hommes mais réduit sa famille en esclavage (avec le petit twist que cette fois il s'agissait de 3 soeurs, et qu'elles étaient plus âgées). A un moment, j'ai cru à cette option parce qu'effectivement, les filles se plaignent beaucoup de leur aînée (plus précisément alors que celle-ci se marie pour la troisième fois, si vous me suivez), et parce que quand celle-ci revient vivre dans la maison familiale, elles sont paniquées. Je me suis dit : ok, c'est un peu du déjà vu, mais à la limite pourquoi pas, c'est pas comme si ça m'avait dérangée de regarder Seigi no Mikata jusqu'au bout !

Mais c'est pas ça non plus ! En fait je suis même pas certaine de pouvoir vous dire ce que c'est, parce que finalement, oui, chaque soeur a ses histoires de boulot et/ou de coeur, mais c'est tellement survolé que je ne peux pas dire qu'on a choisi la première option (en particulier, Michiko Kichise est laaaargement sous-exploitée, mais on va vite réaliser que de toute façon, elle n'est pas à sa place en comédie, ou bien tout simplement y est-elle allée de façon half-assed et dans ce cas je ne saurais la blâmer), et oui, les frangines ont peur de leur aînée, mais sans aucune raison parce que celle-ci n'est ni effrayante, ni un tyran, bon elle est un peu remuante et elle a trois enfants, mais c'est pas une mauvaise bête, quoi.

De vous à moi, la seule chose que je retiendrai du pilote de Hanawake no Yon Shimai, c'est... la maison de la famille Hanawa. J'ai une sérieuse envie de la transposer dans les Sims (comme je l'avais fait pour celle de Utsukushii Rinjin ; il avait fallu ruser d'ailleurs : je me suis rendue compte qu'une partie du rez-de-chaussée n'était pas du tout montrée dans la série), parce que primo j'adore le jeu sur les différents niveaux, et deuzio, ça fait une habitation super pratique pour jouer ensuite, rapport au côté "décor de théâtre" (ou de sitcom) de cet espace très ouvert, avec cependant ce détail amusant : la porte d'entrée est dans le couloir, sous les chambres des filles, et pas du tout à un bout ou un autre de la pièce comme on pourrait s'y attendre.

Hanawake-Uchi-1 Hanawake-Uchi-2 Hanawake-Uchi-3

Pardonnez, hein. Mais bon, vous n'êtes pas sans savoir que je ne suis pas insensible à un logis bien agencé dans une série (fût-il invarablement décoré en bois-blanc-beige).

Donc voilà, pendant les trois quarts du pilote, je me suis raccrochée à ça (d'autant plus intriguée qu'il y a une porte à l'étage qui mène à quelque chose au-dessus de la cuisine, et que je n'ai pas encore déterminé si c'était la salle de bains, mais je ne saisis pas trop le concept d'une salle de bains avec une porte vitrée, ou bien oh mon Dieu, ça se trouve, c'est une petite terrasse !). C'est vous dire si mon esprit a eu le temps de vagabonder.
Pour faire plus clair : si vous comptiez regarder le pilote de Hanawake no Yon Shimai, et passer un bon moment : FUYEZ ! Je peux pas faire plus claire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanawake no Yon Shimai de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:39 - Dorama Chick - Permalien [#]

23-07-11

Initiation

Quand une collègue saisonnière, ayant eu vent de votre passion pour les séries, se tourne vers vous et vous demande : "Et sinon, c'est bien Mad Men ?", alors qu'une seconde avant elle ne jurait que par Grey's Anatomy et One Tree Hill, vous vous sentez l'âme d'un vieux sage dans un quelconque film de kung fu.
Et quand un stagiaire, ayant éprouvé vos connaissances en la matière, vous demande ce qu'il pourrait regarder en l'absence d'épisodes de Chuck cet été, vous ressentez soudain une immense responsabilité, mais une grande fierté.
Ils ne sont pas là pour longtemps, mais pendant les jours ou semaines qu'il leur reste à passer auprès de vous, vous avez l'opportunité d'ouvrir des portes, et ils sont venus à vous exactement pour ça, et qu'ils s'en remettent à vous, qu'ils sont prêts à écouter, qu'ils sont intellectuellement ouverts et disponibles et que tout peut arriver. On peut alors les emmener plus loin.

En fait ça fait longtemps que je n'ai plus eu l'occasion de mener des opérations de contagion dans mon entourage proche. Comme si j'avais décrété, je ne sais pas trop à quel moment, que j'avais suffisamment d'horizons à ouvrir à ceux qui me lisent, sans que ceux qui me voient ne deviennent eux aussi la cible de mes assauts répétés sur l'air de "The Yard c'est trop bien il faut regarder" et "youpichouette j'ai reçu le DVD de Koselig Med Peis". Je ne sais pas du tout d'où ça me vient, non plus.

Et c'est finalement avec tendresse que je réponds à leurs questions et que je pose les miennes. J'écoute les réponses qui me permettront de conseiller au mieux quelques titres, mais pas seulement. Je lis sur leurs visages les choses qu'ils découvrent. Leurs yeux s'écarquillent parce que je mentionne des choses dont ils ignoraient l'existence, la lèvre en suspens, ils réfléchissent rapidement pour mesurer si tel concept leur plairait ou pas, et insèrent des questions plus générales, grâce auxquelles je peux glisser des séries que je ne leur conseille pas forcément mais qu'il peut être intéressant de connaître. Dans ce contexte, mentionner une série australienne ou danoise n'a rien d'incongru, on n'est pas dans le genre de discussion où soudain votre interlocuteur doute de votre santé mentale puisque chacun sait qu'il n'y a des séries qu'aux Etats-Unis. Je ne recommande pas ces séries à des gens qui n'en sont pas au stade où ça peut les attirer, mais je les mentionne parce qu'elles existent et qu'elles font partie du panorama, et parlent d'un sujet similaire, ou présentent au contraire un univers totalement inédit. Je ne cherche pas à leur faire regarder ces séries-là absolument, mais je me dis que si j'en parle, ça leur ouvre quelque chose tout de même. Que je ne vais pas faire comme si je voulais me mettre "à leur niveau" et livrer une information parcellaire, diluée, simplifiée.

Et puis il y a ce moment. La poignée de secondes pendant laquelle mes propos sont jugés, à la fois sur la base de leur sérieux, de leur variété, et de leur adéquation avec la demande initiale. Et soudain je lis que la personne a vraiment été convaincue de regarder A la Maison Blanche, après avoir entendu les comparaisons avec Party Animals et Borgen et Yes Minister et CHANGE. Et je me dis que je viens d'ouvrir un petit verrou téléphagique. Je n'ai pas changé la face du monde.
Mais je viens de semer une graine que je ne verrai jamais germer, mais qui donnera peut-être, oh bien-sûr seulement peut-être, un solide téléphage. Je trouve que c'est une jolie promesse d'avenir.

Heritage
One day, all this will be yours...

Posté par ladyteruki à 01:39 - Contagion - Permalien [#]

22-07-11

[DL] Exes & Ohs

Parce qu'après je vais oublier : sachant que la première saison fait 6 épisodes et que je pense quand même pas que j'irai jusqu'à regarder la seconde, si je ne vous parle pas du générique de la série Exes & Ohs maintenant, je ne le ferai jamais.

Or, je vous le disais l'autre jour, c'est un générique qui me plait. Qui, même, a une telle efficacité sur moi, que je me surprends à le fredonner depuis quelques jours, de temps à autres, ou bien au point de me le passer deux ou trois fois d'affilée. J'ai même sincèrement vu arriver une étrange expérience : je regardais un épisode, le générique s'est lancé, et j'ai fait retour rapide pour regarder le générique une deuxième fois.

Et pourtant, concrètement, de vous à moi, le générique, c'est quoi ? C'est une musique pop-rock bateau, un fond gris, les actrices, et des petits zigouigouis pour faire du mouvement et expliciter les X et les O. Sans compter que tout ça ne dure que 20 secondes.
Et. C'est. Tout.

ExesandOhs
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors à quoi ça tient ? Ca tient primo au fait que je suis foutue d'avoir des girl crushes sur des actrices comme Marnie Alton (hot damn ! Elle est rousse, elle a de jolis yeux clairs, elle arbore un sourire ravageur... je suis supposée résister comment ?), et que ça peut me tenir pendant quelques jours encore. Et puis il y a le fait qu'en gros, les filles ont un énorme capital sympathie, en particulier Marnie, Angela, dans une moindre mesure Michelle, et même un peu Heather et ses cheveux badass ; comme vous le voyez c'est surtout Megan (et sa tronche de Rosie O'Donnell) qui ne m'envoie pas plus d'ondes positives que ça.
En fait rien que pour le petit clin d'oeil d'Angela, par exemple, je trouve ce générique chaleureux, spontané, et frais. Et ça me plait. C'est tout con pourtant. Mais voilà : ça marche.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Exes & Ohs de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:07 - Médicament générique - Permalien [#]

21-07-11

Sans faute

Attendez-vous d'une dramédie :
1/ qu'elle possède un concept absolument dément et totalement inédit
2/ qu'elle mette en valeur des acteurs super-connus
3/ qu'elle montre des personnages sympathiques sous des angles variés et fasse passer un bon moment
Si vous avez répondu 3 à cette question, alors vous gagnez le droit d'essayer Nothing Trivial, la série néo-zélandaise qui a commencé hier soir et qui, si elle ne réussit pas à correspondre au 1, et aurait du mal pour nous autres spectateurs français à valider le 2, a tout de même beaucoup de charme.

Mais évidemment, mon regard était forcément biaisé : quand j'ai su qu'il serait question de pop quiz, j'étais conquise. Je raffole de ce genre de jeux et manque cruellement d'occasions de m'y adonner. Par contre j'ignorais complètement qu'il existait des "pub quiz" (à part dans Better With You mais j'avoue que l'intrigue sur le base ball m'avait un peu endormie ce jour-là), et ma curiosité est d'autant plus piquée.

NothingTrivial
Alors c'est vrai, Nothing Trivial n'est pas vraiment bluffante. Partir du principe que les 5 personnages principaux vont se retrouver toutes les semaines dans un bar pour tester leur culture générale et, au passage, parler de leur vie privée, ne se traduit pas de façon hautement conceptuelle. Par exemple je m'attendais à ce que la série se passe intégralement dans le bar, ce qui aurait été franchement original, et au lieu de ça l'épisode est bourré de flashbacks. Certes ces flashbacks n'ont rien d'irritant comme ils peuvent l'être dans d'autres séries, mais c'est pas l'idée du siècle, du coup. Par contre c'est vrai que ça met une bonne ambiance et qu'au moins les personnages ne se retrouvent pas juste pour picoler, il y a quelque chose derrière leurs retrouvailes hebdomadaires qui, à défaut de provoquer une série renversante, permet de lui donner sa propre personnalité.

De la même façon, les personnages ne sont rien qu'on n'ait déjà vu avant. Il y a le type que sa femme quitte, celle qui divorce, celle qui a 40 ans et n'a toujours personne, la petite chose fragile qui sort d'une rupture avec un type étouffant, et un célibataire endurci. Là encore, rien d'absolument palpitant à première vue. Sauf que les acteurs incarnent vraiment leur personnage avec beaucoup d'intelligence. Là où Catherine aurait pu passer pour une insupportable frigide snob et distante, on obtient une femme toute en nuances et pleine de charme, avare de ses mots et pas nécessairement habituée à avoir une vie sociale, mais en tous cas vraiment attachante. Le seul personnage encore en retrait est celui d'Emma, qui pour l'instant est trop timide (et un peu benet) pour se faire remarquer, mais à coup sûr ça pourra se faire par la suite.

En un peu moins de trois quarts d'heure, Nothing Trivial propose avant tout de nous donner l'impression de partager un moment avec cette bande, rien de plus, rien de moins. C'est quelque chose que Go Girls proposait déjà, d'ailleurs, à sa façon, et j'ai un peu le sentiment que c'est assez récurrent chez les dramédies néo-zélandaises, mais on en reparlera quand j'en aurai testé un peu plus. En tous cas il n'y a pas d'autre ambition que d'être une série chaleureuse qu'on a envie de suivre pour ses personnages, et, en ce qui me concerne, pour me tester aussi en matière de littérature, cinéma ou histoire, au passage. Mais d'un autre côté, le pilote n'a strictement rien à se reprocher.
Rien de tout cela ne fera entrer Nothing Trivial dans les annales de la télévision. Mais l'épisode propose un moment plein de charme, d'énergie et de divertissement. Eh, c'est pas un gros mot, après tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nothing Trivial de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:08 - Review vers le futur - Permalien [#]

20-07-11

Interrogation écrite

Notez bien, je ne me plains pas. Mais je m'interroge.

Chaque semaine, je tente de trouver des news dans plusieurs pays ; en plus d'une gamme de pays réguliers (Canada, Australie, Japon, Corée du Sud et, un peu plus tard mais désormais toute aussi récurrente, Espagne) je tente d'aller vous chercher ici une info sur le Brésil, là un truc intéressant sur l'Egypte. Ça fait des mois que je fais ça : je tente de diversifier.
Et je trouve toujours le moyen d'être surprise quand certaines d'entre elles rencontrent un succès inattendu.

Les "audiences" des news Séries du Monde sur SeriesLive, vous ne les voyez pas, mais moi je les vois. En général, les chiffres restent dans la même fourchette, forcément inférieure aux news US, mais décentes. Et une fois de temps en temps, l'une d'entre elles sort des rangs et marche un peu mieux.

AmEzel
Ezel, parce que vous le valez bien

Typiquement, je sais ce qui fonctionne : les news qui apparaissent sur la page d'accueil du site font une bien meilleure audience que celles qui restent cachées, en dépit de mes rappels pour indiquer que toutes les news ne sont pas forcément visibles depuis l'accueil. En la matière, il n'y a pas de recette mystère, c'est programmé automatiquement, selon le thème : les audiences, les commandes, renouvellement et annulations, les "Ce soir", les brèves du mercredi, vont en page d'accueil ; les promos, les annonces de projets ou de casting, sont cantonnées à la rubrique SdM. Rien à voir avec le pays : une super news sur un projet canadien peut ne jamais voir la lumière du jour en accueil, tandis qu'un "Ce soir" sur un soap indien y trônera fièrement. Et comme c'est tout codé, je n'ai pas d'influence au cas par cas.

Après, il est certain que les annonces "Ce soir" attirent assez peu de curieux par rapport au reste, sauf gros coup, mais même les "Ce soir" pour l'Australie et le Canada ne démarrent pas leur vie éphémère de news sur les chapeaux de roues, contrairement à ce qu'on pourrait croire (en tous cas, ce à quoi moi, je m'attendais). Il arrive que certaines connaissent un boom tardif, plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir été publiées (à la faveur, j'imagine sans en jurer, de reviews, sans doute, qui conduisent les internautes à mener quelques recherches).

Les audiences asiatiques (puisque j'alterne les audiences japonaises et les audiences sud-coréennes un vendredi sur deux) ont leur lot de fidèles, mais ce qui est intéressant c'est que contrairement à la plupart des autres news, elles sont lues pendant une à deux semaines après leur publication. J'inteprète ça comme le signe que les gens savent qu'on peut venir les trouver sur le site, et qu'elles sont devenues un repère qu'il n'est pas nécessaire de surveiller dés parution.

Dans tout ça, il y a des news qui n'ont rien pour elles : des news qui portent sur des pays méconnus et/ou mal-aimés, typiquement les Philippines, et les news "divers", genre le film faisant suite à la série danoise Lærkevej. Celles-là sont postées pour les curieux, les vraiment passionnés, ceux qui fréquentent la rubrique avec assiduité. Je ne me fais pas d'illusion.

Et puis une fois de temps en temps, il se passe... ce que je ne peux qu'appeler "un truc".
Nul ne sait à quoi on le doit mais subitement, une news sur un projet de série chinoise va faire un carton ; ce jour-là je voulais bien qu'on m'explique ce qu'elle avait de si extraordinaire et comment ça se fait que je n'entends jamais parler de tous ces gens qui veulent qu'on leur cause plus de la Chine. Ou bien c'est un rapport d'audiences espagnoles qui va déchirer... mais pas un autre ; à quoi l'attribuer ? Dur à dire.
Je ne vois que les stats de lecture, pas les liens qui pointent vers la news après tout ; il suffit qu'elle ait été répercutée sur un forum de fans ou que sais-je, et l'envolée s'explique. Ou bien, ça se trouve ce jour-là (et même si j'essaye de veiller à l'éviter), l'actu US était morne et les visiteurs se sont dit "pourquoi pas". J'aime bien cette dernière théorie, mais j'y crois moyennement.

Cette semaine, j'ai posté une news qui avait TOUS les défauts : elle parlait d'une série absolument inconnue en France, Ezel (d'où l'illustration). Elle parlait de la Turquie et de la Grèce. Pas vraiment des pays dont on me réclame des news. Elle était rangée dans la catégorie "divers". Donc invisible sur la page d'accueil. Elle était longue (ça joue aussi). Elle parlait politique et Histoire. Eh bien j'ai rarement vu une news Séries du Monde aussi lue sur le site et même likée sur Facebook en 48h. Je reviens du boulot le lendemain, je poste des news, et c'est le monde à l'envers. Ça n'a même pas de sens ! C'est totalement absurde ! Merveilleux, bien-sûr, mais absurde, il faut le reconnaître.

En fait j'ai bien envie d'organiser un sondage sur le thème "Qu'est-ce qui vous plaît dans Séries du Monde ?".
Parce qu'il y a des trucs que je ne peux pas faire (news introuvables pour certains pays, majoritairement), mais il y en a d'autres que je pourrais faire plus souvent (genre les audiences australiennes ou espagnoles, par exemple).
Mais si j'organise un grand sondage comme ça, combien y répondront ? Je sais pas.

Notez bien, je ne me plains pas. Mais je m'interroge. Et puis, j'aimerais bien vous interroger, vous aussi.

Posté par ladyteruki à 23:24 - Love Actuality - Permalien [#]