ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-11-08

ONE OK ROCK

On ne le dira jamais assez (surtout à moi qui n'ai aucune patience), mais la persistance est un bienfait. Un nouvel exemple vient de se présenter à moi et je me suis dit que j'allais partager l'expérience avec vous ! Voici donc un post La preuve par trois, et si vous êtes nouveau dans le coin et/ou que vous n'avez toujours pas compris le concept, vous cliquez sur ma bafouille dans la colonne d'à côté, et vous m'envoyez un mail !

J'avais découvert Rita Rocks il y a quelques semaines près d'une fabrique de cagoules qui proposait le pilote, mais le format de la chose ne m'arrangeait pas, et vu la gueule du truc, j'ai laissé tomber au bout de quelques minutes.
Et puis là, l'épisode est sorti sur divers autres endroits de cagoulage, dans un format plus sympathique, je me suis dit que j'allais faire main basse sur le générique (puisque je découpe toujours les génériques des séries que je cagoule) et... bah une chose en entraînant une autre, j'ai revu l'épisode et en fait, il fallait lui donner plus de temps.
Il fallait en effet prendre le temps de passer par chaque étape...

RitaRocks___1
ETAPE 1 :
Je crois que ce bon vieux Jay Mohr a dû faire cette exacte grimace dans Gary Unmarried, non ? Oh, c'est bien son genre en tous cas ! Nan, sans rire, ça fait beaucoup penser à Gary Unmarried, cette affaire : gérer à la fois les enfants, le conjoint... pour Gary il y a évidemment l'ex-conjoint en sus, et son nouveau mec, m'enfin vous saisissez l'idée. C'est le même concept banal de prendre quelqu'un, on va dire, dans la trentaine (je suis gentille aujourd'hui, vous avez vu ?), dans sa petite vie pépère de banlieue, dans sa petite maison, machin... Rha non, c'est d'un téléphoné ! On ne compte plus les sitcoms de ce genre, et à vrai dire je soupçonne que ce soit tout justement leur faute si on a tellement de mal à rire devant les sitcoms depuis quelques temps. Allez quoi, trouvez-nous un pitch plus original ! Vous êtes des scénaristes ou quoi ?

RitaRocks___2
ETAPE 2 :
Mais achevez-moi, b*rdel, achevez-moi ! Comment cette actrice a pu être embauchée ? Déjà, le simple fait de venir de Ma Famille d'abord, c'est rédhibitoire à mort, ce sitcom cumulant précisément tout ce qu'il faut faire pour ne pas me faire rire, mais alors, en plus, elle en fait des tonnes ! Ce qui ne serait, bon, disons, éventuellement, pas problématique, pas trop, si en face elle n'avait pas Nicole Sullivan, qui déjà, n'est pas exactement dans la sobriété en général (voir Hot Properties pour le vérifier). Là ça fait surenchère et j'ai envie de distribuer des baffes. Qu'on ne vienne pas s'étonner que j'aie lâché l'affaire à peu près à ce moment-là.
...
Ce qui est dommage parce que, justement, c'est là qu'il se dit un truc bien. C'est là que le personnage de Rita prend sa vraie consistance, et qu'on a en plus droit à un dialogue plutôt sympathique sur l'épanouissement personnel, le fait d'avoir des hobbies dans la vie, d'avoir plusieurs facettes, tout ça... enfin bref ça donnait un peu de substance quoi. Mais la forme (comprenez : Tisha Campbell-Martin) est tellement irritante qu'il faut vraiment redoubler d'efforts pour suivre cette scène en intégralité. Eh bien, s'y résoudre courageusement, ça mène à...

RitaRocks___3
ETAPE 3 :
Comment dire, WOW ? Une dynamique assez sympathique s'est mise en place en quelques minutes, relativement improbable (notamment avec le voisin et le copain de la fille de Rita), et donne lieu à une scène d'une énergie assez incroyable ! Et là j'ai carrément craqué. Je me suis dit que finalement, ce n'était que le début, et que Rita Rocks avait peut-être quelque chose dans le vente après tout. Ils vont peut-être réussir à trouver quelque chose à dire, ces petits gars. Et à chanter ce qui ne sera pas un mal ! Faut-il s'attendre à ce genre de boeuf à chaque épisode ? Subitement j'ai eu envie de le vérifier !

Laisser du temps, c'est ça la clé ! Tenez, c'est comme Richard Ruccolo... il y a quelques années, dans Un toit pour trois, il était juste sympa. Là il est carrément consommable. LE TEMPS, vous dis-je !
Bon, finalement, ptet que j'ai trouvé une nouvelle comédie à surveiller cette saison... Et j'ai un peu envie de vous encourager à lui donner sa chance aussi. Vous me promettez d'essayer ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rita Rocks de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 18:53 - La preuve par trois - Permalien [#]

01-11-08

Sinaui euhura

Avant que nous ne soyons brutalement séparés par ma déconnexion, nous avions pu évoquer Invasion Planète Terre à l'occasion du jeu des génériques. Un timide (encore lui, toujours le même) m'a fait savoir qu'il était curieux de voir le pilote, et me voici donc de retour avec un post La preuve par trois pour... eh bien, faire ce que font les posts La preuve par trois, évidemment.

Mais d'abord, un peu d'histoire : lorsque j'ai découvert Invasion Planète Terre, j'ignorais qui était Gene Roddenberry, je ne savais rien de Star Trek, et j'étais peu encline à la science-fiction. Pour moi la SF, c'était SPACE 2063... bon, plus une série de guerre que de SF pure, donc. Tiens d'ailleurs, qui parmi vous n'a jamais vu SPACE 2063 ? Levez la main, je ferai peut-être quelque chose pour vous.
Bref tout était à faire, mais à ma décharge, j'avais quelque chose comme 17 ans.
Je suis tombée sur la fin d'un épisode, en clair le midi sur Canal+, et Invasion Planète Terre m'a alors frappée pour son côté... politique. Les manigances du Synode me fascinaient bien plus que les skrills et autres vaisseaux inter-dimensionnels. Mais c'est là que le germe de la téléphagie, probablement dormant depuis les années où je suivais chaque samedi les aventures de Mac Gyver (pour ma défense, là j'avais 10 ans), s'est réveillé... faisant de moi une sorte de Cylon de la télévision. J'ai commencé à tout enregistrer, à tout regarder, tout décortiquer, me repasser certaines scènes intéressantes et même à essayer de transcrire les épisodes. Dans les mois qui ont suivi, j'ai acheté le coffret de la première partie de la première saison (je n'avais pourtant pas d'argent de poche), je me suis abonnée au fanclub, j'ai entamé deux fanfictions (dont une parodique), bref, lâchage complet.

Alors Invasion Planète Terre, même si aujourd'hui, je ne la regarde plus de la même façon, ça reste un classique (on va pas dire culte, pas vrai ?). Je vous prie donc de prendre ce post avec le plus grand respect, ce sont les reliques de mon adolescence que je vous offre aujourd'hui. Ca ne fait jamais que 10 ans, dans le fond.

EFC___1
Je crois que ma passion pour le violet vient de cette époque-là. Tout dit, en permanence, "violet". Evidemment la série n'est pas ultra-lookée avec des filtres de couleur à la CSI, et on s'autorise lorsque nécessaire d'autres couleurs (notamment dans l'une de mes scènes préférées de ce pilote dont je parlerai plus bas), mais ça reste une série violette, quoi. Vous avez vu les intérieurs des Taelons ? Bon, quand même.
Cette parenthèse ayant été faite, il faut quand même dire que la différence entre VF et VO est ici très frappante. Da'an est interprété(e) par une femme, mais doublé(e) par un homme. Le travail sur la voix est donc très impressionnant en VO, moins ambigu en VF. Mais dans les deux cas, Da'an évoque la douceur, le calme, la sérénité... et j'avoue que moi-même, je suis tombée dans le panneau la première fois, et n'ai pas saisi à quel point Da'an était trop gentil pour être honnête. Plus tard dans la série, à l'arrivée de Zo'or, consacré vilain méchant officiel, Da'an gagnera encore plus en ambiguité, devenant le gentil Taelon avec des intentions incompréhensibles et des gestes parfois manipulateurs... un bon personnage, jusqu'à ce que tout foute le camps en saison 2,5/3. Quelque chose d'hélas récurrent dans cette série.

EFC___2
Une série avec un héros marié ? Nan mais ça va pas la tête, tu y as vraiment cru, ma jolie ? Eh bah bien fait !
Toute jalousie mise à part, la mort de Kate est un excellent élément dans ce pilote. Autour de lui, s'articulent tous les ingrédients qui feront de Boone un personnage tiraillé par les évènements. Rappelons d'abord que Boone a décliné l'offre d'emploi de Da'an au prétexte que lui et sa femme voulait fonder une famille... et pouf, a plus femme ! Ca tombe quand même drôlement bien. Donc Boone entreprend de bosser pour Da'an et donc la Résistance lui main le grappin dessus... et le sieur devient agent double, au prix de quelques souffrances physiques en prime ; voilà comment le sacrifice du doux agneau blond va conditionner les tribulations de Boone... Tout ça pour dire : les blondes ça n'attire vraiment que des emmerdes.

EFC___3
C'est pas violet, mais c'est résolument ma scène préférée de ce pilote. Touchante, et en même temps très révélatrice sur la personnalité de Boone. Qu'on peut aussi reluquer à loisir, comme le monde est bien fait, dans cette scène esthétique.
Après avoir rappelé à Marquette qu'il n'est dupe de rien, et que son travail d'agent double est avant tout un travail d'agent triple puisqu'il est bien décidé à discerner la vérité, sans servir totalement ceux qui pourraient lui mentir, qu'ils soient Taelons ou Résistants, Boone se recueille sur la tombe de son épouse... puis s'éloigne d'un air décidé et résigné. Boone, comment vous dire ? C'est ze héros. C'est donc normal qu'il reste, aux yeux de tous, le vrai personnage central de la série, même en n'ayant en fait été présent qu'un peu plus d'une saison.
Message personnel : si tu ressembles à Kevin Kilner et que tu es célibataire, tu m'intéresses.

Dans ce post nostalgique, je dois bien avouer que je n'ai pas réussi à prendre du recul. Je n'avais plus vu ce pilote depuis un ou deux ans, mais je l'avais regardé tant de fois avant, que je pense ne plus être capable de le considérer avec objectivité. Est-ce un bon épisode ? Pour la série, résolument. Dans l'absolu, c'est plus difficile à dire. La production est léchée, mais probablement imparfaite. Tous les acteurs n'ont pas le même niveau (on notera aussi l'absence tragique d'Augur dans ce pilote). Globalement tout n'a pas forcément bien vieilli.
Mais Invasion Planète Terre, ça reste Invasion Planète Terre. Forever.
Ce qui explique qu'il y ait plus d'endroits où cliquer que d'habitude, dans ce post...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Invasion Planète Terre de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 15:59 - La preuve par trois - Permalien [#]

12-10-08

Mais chéri tu as préparé le dîner il y a seulement 3 ans !

Mon petit doigt me dit que ça va faire des heureux... Me voilà avec un post sur Roseanne pour vous, les petits loups, et j'espère que ça vous fera plaisir qu'il soit dans cette rubrique (parce que vous avez tous compris l'intérêt pour vous de cette rubrique, s'pas ?). Alors que la semaine prochaine sort un coffret regroupant les trois premières saisons de la série (vu que ma soeur n'a pas l'air décidée à me rendre la 1e saison que je lui ai prêtée, je pense que je vais me résoudre à faire l'acquisition de ce coffret), je me dis que ça ne peut qu'être le bon moment. Parés ? Go !

Roseanne___1
Certains diront que la voix de Roseanne est irritante. Moi je préfère dire qu'elle est... bien à elle. C'est un peu comme écouter Fran Drescher en VO, faut savoir à quoi on s'expose mais d'un autre côté ça fait totalement partie du personnage. On sent dés cette première interaction entre Roseanne et Dan qu'on a affaire à un couple qui se pratique vraiment ; dans le sens où ils partagent une même routine, ils se connaissent par coeur... mais ont une façon bien à eux de faire tenir tout ça quand même. Les scènes (et elles sont longues pour qu'on en profite bien) où ils sont seuls à l'écran sont de la holte-voltige, en ce sens, et le plus important, c'est qu'elles sont impeccablement écrites.

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Dans combien de séries comiques avez-vous eu droit à des propos si tranchants et engagés ? Roseanne est un personnage brut de décoffrage ; ce n'est pas forcément une héroïne dont on tombe amoureux, mais elle a l'immense avantage d'être bien plus qu'une poupée de chiffons. On sent par exemple dans cette scène l'héritage du stand up, dont Roseanne Barr est issue, et le propos rageur et engagé, terriblement féministe (au sens le plus américain du terme), est l'une des choses qui sont saisissantes dans ce premier épisode : on vous fera rire, oui, mais on vous fera aussi réfléchir. Tant de sitcoms avec de l'eau dans la tête, juste pour rire bêtement (I'm looking at you, Wayans !) ! Mais heureusement, il y a Roseanne, Roseanne avec ses tripes, sa langue pas dans la poche, et ses textes enragés. Mon Dieu que c'est bon, on en mangerait (mais sans miettes de pain grillé dessus) ! Alors effectivement, Roseanne, ce n'est pas la série qui brille par la multiplicité de ses décors. Le pilote se déroule presqu'intégralement dans la cuisine des Conner, par exemple. Mais ce qu'elle n'a pas en tape à l'oeil, la série l'a, amplement, dans sa qualité d'écriture, oui je vais insister à ce sujet parce que c'est palpable, Roseanne est un sitcom très écrit. Il ne s'agit pas de faire du gag facile, il ne s'agit pas de jouer bêtement avec des gimmicks, il ne s'agit pas de se contenter de quelques phrases bien senties. Roseanne touche quelque chose, parce qu'elle décrit un couple très réaliste, une floppée de marmots turbulents et des situations, notamment sur le plan économiques, d'une grande vérité.

Roseanne___3
Roseanne, c'est le pragmatisme fait femme. Fait sitcom, devrais-je dire. Pas de romantisme malvenu, pas de jolie théorie ou de morale, non, on a les pieds bien ancrés en terre, et... et ça pue, parfois, faut bien le dire. L'argent manque, le travail et les responsabilités familiales prennent tout le temps, les frustrations sont multiples... En fait, vous savez, avec tous les trucs qu'on voit en ce moment aux infos, tout ça, je me dis qu'on n'est pas loin d'avoir besoin de rire de choses comme Roseanne. Rire de ce qui n'est pas drôle, du quotidien qui bouffe tout, de l'argent qu'on ne voit jamais vraiment alors qu'on se donne tant de mal à le gagner, des gens qui ne comprennent rien à rien, du partage des tâches, des enfants qui sont insupportables... Rire de tout ça, sans se mentir, mais sans dramatiser, et continuer cette drôle de vie aux côtés de ceux qu'on aime, même quand ils nous tapent sur les nerfs...

Vous l'aurez compris, pour moi Roseanne est résolument une série à part. Non, on n'en fait plus des comme ça ! C'est familial, mais pour une fois, familial ne veut pas dire gentillet... Pour plus de détails, n'hésitez pas à cliquer, hop ! Ici... vous verrez d'autres réflexions que m'avaient inspiré cet épisode et le suivant.
Qui sera le premier à prononcer le mot "Clooney" avec des étoiles dans les yeux en commentaire ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roseanne de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:51 - La preuve par trois - Permalien [#]

10-10-08

Deux homards

Contrairement à bon nombre de filles déçues par la gent masculine, je n'ai jamais fantasmé sur le fait d'avoir un meilleur ami gay. Un ami est un ami, quelles que soient ses pratiques sexuelles (au début, j'avais pas prévu de le formuler comme ça, mais après j'ai commencé à concevoir que peut-être parmi vous se cachent des mineurs, et peut-être même des mineurs n'ayant pas encore une idée précise de leurs pratiques sexuelles à venir...).

Mais il faut quand même bien reconnaître que la perspective d'une relation à la Will & Grace est quand même drôlement alléchante. Et encore, peut-être est-elle encore trop ambiguë pour être parfaite.

Enfin bref, tout ça pour dire : attention, ya un second pilote en rubrique La preuve par trois aujourd'hui !!! Eh oui, trois captures, trois scènes, trois commentaires !

Will et Grace sont, définivement, ce que Phoebe Buffay appellerait des "homards" (on va voir ceux qui suivent).
C'est-à-dire deux êtres voués à passer leur vie à se tenir par la pince... c'est mignon, parfois trop fusionnel, mais définitivement le point fort principal de la série, le liant qui fait réellement la différence, qui, tout justement, a fait la différence pour Friends. La preuve en images, comme on dit.

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En guise de scène d'ouverture, ce dialogue téléphonique si intime qui nous plonge immédiatement dans la totalité de la relation entre les deux personnages principaux. C'est imparable, on a droit à tout : la tendresse, les blagues, les allusions sexuelles, et même deux répliques sur Urgences !!! ("Eriq LaSalle vient de sourire"/"Vraiment ?!"/"Non.") Parce qu'en plus ils sont téléphages ? Ce serait trop beau. Non, disons simplement que ces deux-là ont en plus des références popculture qui sont un véritable rafraîchissement, en plus de tout le reste. Bref cette introduction est d'une efficacité renversante, sans être artificielle, d'ailleurs dés le pilote, les deux interprètes sont d'un naturel assez incroyable dans leur relation, qui semble tout de suite très vraie. La scène où Will et Grace jouent avec leurs amis est évidemment éloquente à ce sujet.
PS : le coin télé chez Will est un paradis pour téléphage. Confortable, élégant, presque confidentiel, aussi... en un mot comme en cent, parfait. Comme je le disais récemment (en fait c'est ce qui m'a amenée à revoir le pilote), l'appart de Will est de toutes façons superbe.

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Will & Grace, c'est aussi... Karen. Si ces deux-là n'étaient pas le centre de toutes les attentions scénaristiques les plus intéressantes, définivitement, elle serait l'héroïne de la série. Quand j'ai vu le pilote pour la première fois, en VO, je suis aussi complètement mais complètement tombée amoureuse de sa voix. Ladite voix plus le look à la fois classique et sexy... tout-à-fait mon genre. J'aurais presqu'envie d'être lesbienne pour des nanas comme ça ! En plus, le personnage est excellent, exubérant et pince sans rire à la fois, tout en humour grainçant. Tout le monde trouve Jack hilarant, bah pas moi, moi c'est Karen et juste Karen. Jack lui sert juste à lancer des gags quand les deux homards font bande à part.

WillandGrace_3
Ya un truc quand même, qui m'agace prodigieusement, c'est quand les acteurs ont l'air de se marrer plus que nous. C'est exactement pour ça que je suis allergique à That 70s Show par exemple : je déteste voir les acteurs se marrer avant la fin de leur blague. Ce doit être super si on est sur le tournage, dans le public, d'avoir ce petit plus, cette connivence, mais quand on est devant l'écran, on n'a pas envie de ça. Or c'est un gros problème dans cette série, qui se produit très souvent notamment quand Debra Messing est dans le coin. Parfois c'est même un tue l'amour. Mais bon, on ne peut pas lui en vouloir de trouver la série drôle, juste lui en vouloir de ne pas nous laisser le découvrir en temps voulu.

Vous l'aurez compris, c'est un excellent pilote, même si Debra Messing est... disons, l'actrice qu'elle est, ça ne gâche pas le plaisir de voir ce couple hors du commun évoluer avec brio. On sent tout de suite très bien la relation entre nos deux héros, et Jack reste distrayant tandis qu'on se repait du charisme de Karen, bref un épisode idéal pour ouvrir la série, qui nous laisse complètement prendre la mesure de ce qui nous attend.
Ah vous auriez dû me voir, complètement en larmes, quand la série s'est finie. C'était pas joli à voir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (et je sais qu'il y en a, mais je ne les forcerai pas à se dénoncer !) : la fiche Will & Grace de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:51 - La preuve par trois - Permalien [#]

100 Centre Street

Comme je vous l'expliquais hier, un petit timide parmi vous m'a confié qu'il aurait aimé voir le pilote d'une série dont j'ai posté le générique. Je suis une brave bête, va : même quand on m'en fait la requête par voie non-officielle, je reste d'une grande générosité téléphagique. Et du coup : un article La preuve par trois. En sus, je promets même pas que ce sera le seul de la journée, 'zavez qu'à voir comme je suis de bonne composition.
Par contre je le reconnais, ya une feinte dans le titre... en fait c'est une requête masquée. Je me suis aperçue que le pilote que j'avais sur VHS de 100 Centre Street, bah en fait, la VHS était mourrue. Si vous connaissez un fil de laine que je puisse tirer, un beau geste, les enfants, pensez à ma cagoule.

Bon, donc prêts pour un pilote d'une série des années 80 probablement jamais mirée sous nos latitudes ? On est partis. Mais j'vous aurai prévenus, moi, j'ai pas ri. Vous me direz si ç'aura eu plus d'effet sur vous !

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Alors déjà, on ne la voyait pas venir celle-là. D'un autre côté, regarder de vieilles séries me fait fréquemment me poser la question de savoir si c'est du déjà vu, ou si depuis j'ai vu d'autres séries qui elles, étaient du déjà vu, mais que je considérais à l'époque comme de l'inédit. Chais pas si je suis claire, là... m'enfin je me comprends. Reste que Sheila porte avec brio les 3 premières minutes de ce pilote, ce qui reste une performance honorable.

NightCourt___2
La première fois, j'ai pas compris la blague. C'est parce qu'en fait je m'attendais à ce qu'elle soit drôle - au temps pour moi. Les pseudo-gags de ce type sont un peu trop nombreux à mon goût (en blague carambar on trouve aussi le coup du bazooka dans le bureau du juge, par exemple), et témoignent à mon sens d'une fénéantise patentée. C'est scolaire, c'est sans surprise, c'est... c'est une sitcom à cahier des charges. Et ya rien qui fasse aussi peu rire qu'une série où on nous impose des blagues plaquées pour s'assurer un rire du public à intervalles réguliers. D'façons, je suis sûre qu'on lâche du gaz hilarant dans les gradins avant de tourner certaines scènes. Ou alors le public est payé... je sais pas.

NightCourt___3
Et là, par contre, j'ai esquissé un sourire. Si, vraiment, parce qu'en fait, c'est le seul moment de toooout le pilote (et qui aurait pensé que 24 minutes soient si longues ?) où d'une part, on sait pourquoi ça se passe dans un tribunal plutôt que dans une boucherie chevalline (on me dit dans mon oreillette qu'il n'existe pas de boucherie chevalline aux Etats-Unis ; ils ne savent pas ce qu'ils ratent, ces amerloques), et surtout on voit un peu ce qui fait le talent du juge de Harry Stone, ce qui reste quand même la raison pour laquelle on regarde une série qui se déroulerait en milieu judiciaire : l'intelligence.

Je crois que depuis le tout premier post de cette rubrique, je n'avais plus été médisante à ce point. Mais d'un autre côté, je suis sûre que ça vous rendra curieux de voir que j'ai été aussi mesquine, non ? Le rire, c'est résolument une chose compliquée, et elle ne se commande pas. Vous avez lu ces articles qui disent que se forcer à sourire, c'est se préparer des accidents cardio-vasculaires pour plus tard. Et moi je veux vivre vieille. Ne serait-ce que parce que personne ne me garantit qu'il y a des lecteurs DVD au Paradis. Alors, bon, voilà... m'enfin on sait pas, vous ça vous plaira peut-être...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Night Court de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 15:57 - La preuve par trois - Permalien [#]

24-09-08

Un autre regard

Telle que vous ne me voyez pas, là, j'ai les mains qui tremblent, et la larmouchette à l'œil. Il est de notoriété publique que j'aime bien chialer devant ma télé, mais ça n'arrive plus aussi souvent qu'autrefois. Je me suis endurcie, sans doute. Et puis je me mets peut-être aussi moins en danger qu'autrefois...
Mais je ne suis pas seulement sous le coup de l'émotion, je me déteste aussi sincèrement.

Vous le savez, je suis une grande pilotovore devant l'Eternel. Mais du coup, je suis devenue quelque peu expéditive. C'est tout de suite, maintenant, dans la première minute ou presque, qu'il faut me conquérir, me persuader de me laisser faire, me laisser emporter, me laisser charmer. Je ne dis pas tout-à-fait que je veux l'excellence dés l'ouverture du pilote, mais je veux croire rapidement qu'elle est possible, en tous cas. Je crois au coup de foudre téléphagique.
Jusque là, je n'avais eu à le regretter qu'une seule fois. Depuis plusieurs années que je suis pilotovore, c'est quand même pas si mal... Boston Justice était l'objet du délit, et grand bien m'a pris, un peu plus tard, de lui redonner sa chance, puisqu'aujourd'hui elle fait partie de mon top 10. Bon d'accord, 25. Bon ok, j'avoue, 50, mais pour ma défense ce sont 50 séries ex aequo.
Aujourd'hui, voilà un second cas de précipitation dont j'ai à me repentir.

C'est vrai que j'ai jugé Side Order of Life un peu rapidement, je le reconnais sans problème, je ne lui ai donné que six minutes pour m'apâter. Il lui en fallait un peu plus, c'est comme ça, ça arrive. Je n'ai pas su attendre.
Cette fois-ci, par curiosité (qui a dit "par ennui" ?), j'ai repris le pilote, et je suis courageusement restée au-delà des fatidiques six minutes. Je maintiens ce que j'ai dit : elles ne sont pas convaincantes. Néanmoins, la suite commence à prendre une excellente tournure... Ce qui a tout changé ? Je vous explique ça en trois captures, pas une de plus. Eh oui, c'est un post La preuve par trois !

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"I have cancer". Jusque là, on n'en avait pas grand'chose à faire des tribulations de cette blondinette. Une blonde qui s'appelle Jenny, en plus. Plus cliché tu peux pas. Et puis, voilà Vivy, Vivy avec sa robe de demoiselle d'honneur, ses cheveux dans tous les sens, son dessert en entrée et cette franchise dans les yeux, et on sent qu'on tient quelque chose. Tu m'étonnes. Et là on est à 200% avec Vivy, tout en compatissant franchement à l'anéantissement qui s'abat sur Jenny. Tout est dans les deux regards, vous voyez ? Ya un truc qui se passe. "I have cancer !". Et on rit, on pleure, tout en même temps, l'auriez-vous deviné, on est sur Lifetime.  Talk about a tear jerker.

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Ce qui est précieux dans cet épisode, c'est que tous les personnages secondaires sont impeccables. On aboutit à des scènes très vraies, très puissantes, et bien mises en image ce qui ne gâche rien, sans s'embourber dans les présentations. Ainsi, la scène où Jenny fait connaissance avec les trois maris de l'héroïne de son photo-reportage est hallucinante de camaraderie, de naturel. Pour une fois qu'il se passe quelque chose de touchant au Seattle Grace Hospital ! Et au moment où on a le sourire aux lèvres, bam ! C'est là que Jeff Perry, sans un mot, nous brise le coeur. Je ne sais pas comment tout ce petit monde a accompli ce miracle tant, dans tellement de séries, il est d'usage de laisser à chacun le temps de s'installer, sans quoi on tombe dans la superficialité. Mais ici, rien de tout ça. Des espèces de chrirurgiens de la télévision, tous ces acteurs. Chacun est précisément à sa place. C'est ce qui fait aussi l'efficacité de ce pilote.

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C'est pour des moments magiques comme celui-là que la vie est belle. Je défie quiconque de ne pas être saisi, en voyant cette scène, d'une envie soudaine d'aller se promener dans un endroit calme, un appareil photo en main, pour essayer de saisir ce genre de miracle anodin. On est rendus au bout du pilote, à présent, ou presque, et on a déjà plein de raisons de penser du bien de Side Order of Life, mais c'est typiquement le genre de scène qui vous dit que ça va être un délice d'en découvrir davantage. Il y a à la fois du mystère et du naturel dans tout ça. C'est simplement la vie, une rencontre, comme ça, plus ou moins au hasard, deux personnes qui au lieu de se croiser sans se voir, ont pris le temps de se parler, et c'est ça qu'on devrait tous faire ! On devrait tous sortir de chez nous, maintenant, et aller parler à des inconnus !
J'en fais trop ? Peut-être. Mais c'est ce qui fait tout le charme de cette série, cette sensation de proximité. Avec, avouons-le, un sens graphique qui de temps à autre, pointe son nez, et permet des scènes comme celle-ci. Devant des séries comme celle-là, on n'est vraiment pas à plaindre...

Bon, j'aurais évidemment voulu vous en dire plus, mais puisque c'est la règle, il ne sera pas fait mention des appels anonymes, ni du dîner consacré à Vivy, ni des superbes opportunités offertes à Debra Christofferson de faire démonstration de sa beauté et son talent (et dont elle s'est saisie avec l'humilité qui est si souvent la sienne). Mais sachez que je n'en pense pas moins.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Side Order of Life de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 16:43 - La preuve par trois - Permalien [#]

11-09-08

La Meglodie du bonheur

En cette rentrée télévisuelle, tout le monde vous parle de True Blood, Fringe ou 90210. Il parait que ce sont les séries les plus attendues (et comme tout bon commercial le sait : la demande, ça se crée) de la saison, en-dehors de Dollhouse qui arrivera plus tard. Bah, moi, comme série de la rentrée, j'attendais notamment Privileged. C'est comme ça.
Et je ne l'attendais pas simplement parce qu'en ce moment, je m'envoie trois épisodes de Reba par jour et que l'actrice Joanna Garcia avait obtenu le rôle principal de Privileged. C'est sûr que ça ne gâche rien mais ça ne se limitait pas à ça. Non, c'est juste que je me suis dit qu'on aurait peut-être droit à, enfin, un peu de maltraitance sur tous ces gamins riches qui pullulent à la télé en ce moment. Qu'on allait mater tous ces petits péteux et les remettre à leur place d'ados pas finis.

Je ressors de ce pilote avec une vision beaucoup moins tranchée du sujet. Pas vraiment refroidie, mais pas complètement extatique non plus. Et, comme j'ai pitié de vos bourriques virtuelles qui doivent avoir les paniers pleins de True Blood, Fringe ou 90210, justement, bah je vous en parle en rubrique La preuve par trois, comme ça vous n'aurez pas d'excuse pour ne pas avoir jeté un œil à cette série dont assez peu de monde a parlé. Si vous n'avez pas encore compris l'astuce de cette rubrique, j'ai un email, ok ? Allez, on y va.

Privileged_1
Première impression : bonne. L'intro était gentille et picotait un peu, ce n'était pas extraordinaire mais ça faisait une entrée en matière honnête. Seconde impression : excellente !!! Debi Mazar et Joanna Garcia dans la même scène ?! Faites entrer Fran Drescher et je suis une téléphage comblée ! Troisième impression : mais au fait, Debi et Joanna ont-elles vraiment tourné cette scène ensemble ? Regardez la façon dont c'est filmé : à aucun moment il n'y a de vraie scène avec ces deux-là. Comme si Debi avait été obtenue au dernier moment (en fait ce n'est probablement pas le cas, toutes les scènes de ce type sont, dans le pilote, filmées de cette façon scolaire, c'est même un peu irritant à la longue). Et puis quel est ce personnage horriblement larmoyant qu'est devenue Megan subitement, elle qui semblait si intelligente et sympa dans la première scène ? J'attendais un personnage sûr de lui, pas misérable et maladroit !
C'est en voyant cette scène affligeante que j'ai compris que Privileged n'allait pas juste être la bonne partie de rigolade que je m'étais imaginée. Mais notez que ça ne m'a pas découragée pour autant, ce n'est donc pas tragique.

Privileged_2
Et c'est là, un peu avant la 9e minute, qu'est arrivé mon premier fou-rire. Déjà la chambre des filles est au-delà du descriptible, kitschissime comme dans mes cauchemars les plus fous, mais en plus, que Sage tire au taser, avec son bandeau sur les yeux, pour se rendormir pendant que Meg agonise sur le tapis angora, c'était divin. On sent d'ailleurs très bien, dés ce pilote, qu'on tient avec les frangines un duo bien pensé : j'ai trouvé Rose délicieuse, et Sage formidablement vénéneuse, et pour autant, ça ne les empêche pas d'être très dépendantes l'une de l'autre et d'avoir une relation intéressante. A ce titre, deux scènes-clés : quand Megan et Rose discutent de la fac, et quand Sage vient épingler Megan avec son sourire de pire garce de l'année (dans une scène qui a vraisemblablement été refaite si on en croit le trailer). Chacune des deux le fait pour une bonne raison, et la raison, c'est la relation entre les deux sœurs. Ce pourrait être intéressant de voir comment les deux vont évoluer, à la fois ensemble et séparément.

Privileged_3
Le rôle d'Anne Archer semblait de prime abord purement anecdotique, un peu comme celui de Debi Mazar, à ceci près que c'est quand même Anne Archer et qu'on ne va pas la sous-employer, ce ne serait pas rentable vu qu'on a réussi à la booker, probablement à prix d'or, à la dernière minute (cf. trailer). Et puis, comme la majorité des personnages de la série, on s'aperçoit assez rapidement qu'elle est plus intelligente qu'il n'y parait. Et j'ai beaucoup aimé cette scène pendant laquelle Laurel et Megan semblent commencer à tisser un lien grâce à ce qui les unit : leur souhait de faire ce qu'il y a de mieux pour les deux sœurs, autant que possible. D'une façon générale et à l'exception notable de deux des personnages masculins (avec en tête, Marco le quota coloré, cuisinier de son état qui, comble du cliché, est forcément gay, sinon c'est pas drôle), tout le monde s'avère bien moins simpliste qu'on ne l'aurait pensé au départ. A commencer par Megan, qui se montre sous un jour moins optimiste lors d'une discussion sur la plage, puis ferme avec Sage Baker alors qu'on aurait juré qu'elle se laisserait impressionner. Il y a aussi les deux frangines, qui en dépit d'une superficialité affichée, et même revendiquée, sont toutes les deux très futées, Rose étant plus sensible mais aussi d'un tempérament curieux et ouvert, et Sage ayant ce type d'intelligence qui fait qu'on n'a pas envie de se la mettre à dos. Laurel, elle aussi, bien qu'elle clame n'accorder d'importance qu'aux apparences (et Megan en a pris bonne note : serait-elle également un peu vicieuse, notre petite prof ?), parvient à se montrer sous un jour complexe. Bref, c'est pas pour rien que Privileged n'est pas une comédie de 20mn : la série, sous ses dehors badins, a vraiment la possibilité d'offrir de bons personnages et peut-être même de bonnes intrigues.

Disons que je suis contente à 80% de ce que j'ai vu, ce qui n'est déjà pas si mal. Vous me direz où vous vous situez ; mais vu que vous attendiez probablement moins que moi de ce pilote, votre appréciation sera probablement plus clémente, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Privileged de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 00:54 - La preuve par trois - Permalien [#]

12-07-08

The truth is mine

Oubliez tout ce qui Chris Carter vous a dit : la vérité n'est pas ailleurs, c'est simplement Simon Baker qui la gardait pour lui pendant tout ce temps !

Car, chose promise chose due, on va un peu parler nouveautés ! C'est après tout le devoir de tout blog téléphagique, non ?
N'ayant pas très envie de vous faire un post argumenté vu la bête, j'ai choisi pour The Mentalist d'en faire un post La preuve par trois, parce que ya pas de quoi en faire une dissert', mais que je m'en voudrais de ne pas souligner quelques bons côtés de la série, car il y en a.

TheMentalist_1
Des bienfaits de la persistance. Les 5 premières minutes de The Mentalist étaient mortellement ennuyeuses et linéaires. Et puis vient ce dialogue et là, ma curiosité a été piquée. Mieux encore, la façon dont Gail O'Grady indique qu'elle a tout compris m'a réjouie au plus haut point. Et quand le premier coup de feu a retenti, je me suis frotté les mains et j'ai murmuré "ok, now we are speaking". Et puis, ont suivi 5 autres minutes très... blah. Et je me suis demandé si ç'allait être les montagnes russes tout le temps. Oui. A des scènes extrêmement réjouissantes s'opposent d'autres d'une banalité inouïe. On n'a rien sans rien, j'imagine. Reste que ce premier aperçu de la série est suffisamment significatif pour que, si au bout de 7mn 30, vous n'aimez pas ce que vous voyez, ne vous infligez pas la suite, ce sera exactement comme ça tout le long du pilote.

TheMentalist_2
Red John est un serial killer tout-à-fait "sympathique", dont le rapport avec Mr Jane m'a un peu rappelé la relation qu'avait Sam Waters avec "Jack", c'est-à-dire une sorte de fascination mutuelle franchement glauque. On ne le pressent pas au début mais la vraie-fausse consultation psychologique va nous permettre de découvrir que ce symbole signifie beaucoup pour notre héros. Et l'explication faite à ce moment-là sur le symbolisme de Red John permet à la scène de flashback, ainsi qu'à la chute de l'épisode, d'être impressionnantes pour le spectateur. Mr Jane est un être torturé, mais aussi un peu tordu... Il n'est pas seulement intelligent, il a quelque chose de cassé. J'aime bien ça chez lui. Espérons que ça soit poussé plus loin par la suite.

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Je suis la seule à trouver que Simon Baker semble débarquer des 70s ? Mais si, allons : le sourire adamantin, le pantalon moule-burnes, la petite vaguelette blonde sur le côté... ceux qui ont lu mon post sur The White Shadow (il n'est d'ailleurs pas trop tard pour bien faire) comprendront ce dont je parle, la ressemblance est frappante ! Bon à part ça, cette scène sent le piège à plein nez, vu qu'on a bien compris comment Mr Jane manipulait les circonstances pour mieux manipuler les gens afin d'obtenir la vérité, donc on n'est pas tellement surpris, nous non plus, que le petit tour de passe-passe fonctionne. Mais c'est quand même bien divertissant. J'en profite pour saluer toutes les têtes qu'on voit passer dans ce pilote : Gail O'Grady, Steven Culp, Jack Plotnick, Jeffrey Nordling, Zeljko Ivanek... C'est la fête du téléphage, cet épisode !!!

Bon donc en résumé, un ptit épisode inégal mais sympa, qui augure d'une série ayant un grand besoin de perfectionnement mais avec de belles perspectives lorsque ce sera fait.
Simon Baker ne me donne plus des envies de meurtre, preuve qu'il aura réussi à se mettre dans son nouveau personnage en me faisant oublier le frigide Nick Fallin, les persos du reste du cast (et notamment le malheureusement sous-employé Owain Yeoman) ont encore besoin d'être écrits pour avoir une réelle consistance, les dialoguistes sont bons mais les scénaristes un peu moins, les enquêtes sont basiques mais bien troussées, bref il y a du bon comme du moins bon, mais au moins ce n'est pas la bouse de l'année (titre qui pour le moment revient à True Blood), mais ce n'est pas non plus une révélation. Une petite série sans conséquence mais bien divertissante nous attend donc, sur laquelle garder un œil des fois que ça s'affine...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Mentalist de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 15:40 - La preuve par trois - Permalien [#]

03-07-08

Coming along !

Telle que vous me voyez, là, je danse d'un pied sur l'autre, je sautille, je tourne en rond, je suis en pleine effervescence, j'attends, tant bien que mal, je prends mon mal en patience...


ENCORE 12 JOURS A ATTENDRE !

Du coup ce post La preuve par trois, pour des raisons évidentes, ne portera pas sur un épisode mais sur un trailer !!! Eh oui, tout le monde vous le file en streaming, mais comme ici, le streaming c'est le Mal, n'est-ce pas, eh bah moi je commence déjà à nourrir votre PC avant même l'arrivée de Doctor Horrible’s Sing-Along Blog ! Merci qui ? Hm ?
Si, si, on peut trouver trois captures dont il y a quelque chose à dire dans un trailer. La preuve (par trois) par l'exemple.

DrHorrible_1
Qu'on soit clairs : je ne regarde pas How I met your mother (j'ai vu le pilote, bon, d'accord, pour culture perso on va dire, pour savoir ce dont il s'agit quoi, mais ça s'arrête là), donc ce n'est pas par sentimentalisme que je me réjouis de la participation de Neil Patrick Harris à ce projet. Non, c'est simplement parce que c'est un chouette acteur, et que rien que pendant ce trailer, il démontre qu'il a ce qu'il faut pour rendre un personnage à la fois attachant et charismatique. Combien vous en connaissez, des mecs qui peuvent faire ça dans un trailer de 1mn où on ne voit même pas qu'eux ? Hein ? Bienvenue dans la famille Whedon !!! Et puis, le traitement complètement toonesque semble en plus de bon présage...

DrHorrible_2
Qu'on soit clairs : c'est bien par sentimentalisme que je me réjouis de la participation de Nathan Fillon à ce projet... Je ne pense pas que ce soit un aussi bon acteur de Neil Patrick Harris, en revanche comme ici, notre personnage principal, ce sera le Dr Horrible, on avait nécessairement besoin d'un gentil héros super stéréotypé et je ne connais pas meilleur pour ce rôle que Nathan Luciole Fillon. Il est ptet encore un peu trop habillé, mais c'est qu'un trailer, ne perdons pas espoir.

DrHorrible_3
On parlait toons un peu plus haut, on est en plein dedans. Je m'attends à 3 épisodes (hé oui seulement trois, rien n'est parfait dans la vie) de comics, la musique en sus. Ha, la musique... on peut difficilement faire plus parfait que celle de ce trailer qui, je sais pas pourquoi, m'a rappelé la musique de Batman (pas les compositions de Shirley Walker, hein, non c'est moins sombre, quand même). Bref ça sent l'orgasme d'ici !!!

Donc voilà, plus que douze jours, mais douze jours, c'est quoi ? Rien du tout si on y pense ! Allez, courage ! Ca va venir vite !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Doctor Horrible’s Sing-Along Blog de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 19:08 - La preuve par trois - Permalien [#]

29-06-08

Comme j'comprends pas trop c'que tu dis bah... j'm'en fous

Non, ce n'est pas le titre d'un commentaire de ce blog, bien que vu votre peu de réactivité (surtout vu le boom de visites que j'ai eu ces derniers temps), ça pourrait. Mais c'est sans rancune, j'vous aime bien même muets.
Absolument pas, donc, puisqu'en fait, c'est l'une de mes répliques préférées de l'épisode dont je vais vous parler aujourd'hui, et attention les yeux, voici le second post La preuve par trois en moins de 48h, non-non relevez-vous, vous me baiserez les pieds plus tard. Surtout que vu la qualité du truc dans le lien, franchement, ya pas de quoi me remercier.
Et comme un miracle n'arrive jamais seul, aujourd'hui c'est même pas un pilote que je vous propose.
Ce n'est pas fini !!! Aujourd'hui, c'est même le comble, je vous propose une série française. Oui : MOI, une série française. Comme quoi tout peut arriver dans la vie. Et même une anti-chauviniste convaincue peut s'essayer à de nouvelles pratiques télévisuelles (c'est pas sale).

Ainsi donc aujourd'hui, un post complètement hors-normes, mais j'assume.
Ce qui n'empêche pas qu'il y aura au menu trois captures, et pas une de plus. Même si elles seront un peu en qualité caca. Ca vous rappellera le bon vieux temps où le rip HDTV le DVD n'existait pas !
L'avantage de cet épisode (que j'ai aussi choisi pour ça et pas seulement pour son génie), c'est que même en fin de seconde saison, on peut le regarder sans être perturbé par le manque de contexte vu qu'il s'agit d'un épisode stand alone et que...

Bon allez, j'arrête là le suspense : aujourd'hui je vous propose un épisode de NERDZ !

NERDZ_1
Ce qui est bien avec l'épisode Geeks dans la Brume que voici, c'est que franchement, que vous connaissiez ou pas la série, ou ses personnages, vous pouvez de toutes façons en apprécier l'humour. Humour à travers le commentaire, évidemment, parfaitement savoureux, mais aussi grâce au personnage de Darkangel64 qui est vraiment à se tordre de rire, même quand il ne fait rien spécialement pour ça, ne serait-ce que par ses moues de paumé pathétique.
Eh vous avez vu ? Sur Nolife, le logo pour les fictions... il est violet !!! Si c'était pas un signe, ça...

NERDZ_2
C'est évidemment la séquence la plus drôle : la parade amoureuse ! Et c'est vraiment tragique quand on reconnaît vraiment les caractéristiques geek en regardant cette scène. J'ai eu l'heur de fréquenter du geek et je vous jure que c'est pas loin de ressembler à ça... la seule différence étant qu'en général, je ne répondais pas vertement : "Comme j'comprends pas trop c'que tu dis bah... j'm'en fous". Mais ça m'empêche pas d'être pliée de rire en voyant Caroline rembarrer brutalement (même si on a l'impression que ce n'était pas l'intention) ce pauvre Dark, tout tristounet, qui finit par se recroqueviller sur son coin de canapé. Pauv'Dark, va.

NERDZ_3
On regrettera dans cet épisode, mais un peu, juste un peu, le fait que deux des personnages soient très secondaires. Régis-Robert fait un peu sourire, Jérôme fait carrément de la figuration (je dis pas ça parce que je suis fan de Didier Richard... fan serait un bien grand mot mais ya quand même un fond de vérité, cela dit). C'est un peu dommage mais quand on est en format court, on ne peut pas tout faire et c'est normal. Pendant la scène avec Régis-Robert, je me suis humiliée moi-même, lors de mon premier visionnage, en m'écriant : "C'est Star Trek TOS !!!". Ok je sors.

Bon alors, je sais bien, si je soutenais VRAIMENT la série, je ne vous proposerais pas de lien en téléchargement, ni même en streaming (mais le streaming de toutes façons, c'est le Mal), m'enfin ya tellement de gens qui n'ont pas Nolife, ou qui n'ont pas l'idée de regarder s'il y passe des séries, qu'un peu de pub ne peut pas nuire. Et puis qui voudrait garder un épisode d'une qualité pareille sur son disque dur ? Non, il vous faut une meilleure définition, il vous faut d'autres épisodes, il vous faut... le coffret DVD de la saison 1 ! Ca tombe bien, il est sorti l'an dernier, et en plus à JAPAN EXPO, le week end prochain, la saison 2 sera dispo en avant-première, avant d'atterrir sur les présentoirs des FNUC et consorts à la rentrée.
Voilà une bonne façon d'encourager la création française !!! Eh, pour une fois que je vous y pousse, c'est qu'il doit bien y avoir quelque chose, non ?
Promis, je touche pas un rond pour toute cette pub...

Bon et en fait, ce post n'est pas innocent, j'ai l'intention de vous reparler très bientôt de séries françaises... non je ne me suis pas cognée la tête, pourquoi vous demandez ça ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de (sous-)culture : la fiche NERDZ de SeriesLive sera postée super bientôt. Je le sais de source sûre parce que la source c'est moi... Woah ç'a été super vite en fait, merci Eske !!!
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Posté par ladyteruki à 19:39 - La preuve par trois - Permalien [#]