ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

15-08-11

The ongoing nightmare

ForgetMeNot

Les mots peinent à décrire la terreur que cela m'inspire.

Flashback.
Il y a un an, ma vie était mille fois plus simple. J'étais terrifiée par les vampires, et rien qu'eux. Une idiote phobie de mon enfance dont je n'ai jamais réussi à me débarrasser ; la faute de cauchemars récurrents depuis près de 3 décennies, qui m'empêchent de tranquillement faire comme si une paire de dents était sans signification dans mon imaginaire. Mais la chose était entendue : pour certains, ce sont les serpents, ou les araignées, pour moi, c'étaient les vampires, et même malgré cette foutue mode qui leur a permis d'infester les écrans, je pouvais relativement bien gérer le truc. Par "bien gérer", j'entends que je fais toujours cycliquement ces maudits cauchemars, lorsqu'un extrait ou une promo quelconques se dévoilent dans la journée et servent de déclencheur à toutes mes atroces paniques une fois la nuit tombée, lorsque, je sais que c'est idiot, mais je guette les ombres au moment de me coucher, et que même par 30°C je m'enroule le cou dans ma couette juste pour que ce soit un peu plus difficile de me mordre. C'est ma phobie idiote et, d'après ce que je sais, on en a presque tous. Ma frangine rei, par exemple, ce sont les yeux (quand quelqu'un se touche les yeux, se retourne la paupière ou simplement met des lentilles de couleur). Moi ce sont les vampires. C'est comme ça.
Mon monde personnel de terreurs stupides était donc simple. Il y avait les vampires. Et par association d'idée, les piqûres et les abeilles (après on va dire que c'est Freudien !), mais vraiment, surtout les vampires. Et finalement, une fois qu'on a cerné le problème, on vit très bien, on prend le réflexe pour cacher l'écran quand survient une paire de crocs qu'on n'attendait pas, on apprend à ne pas regarder ce qui pourrait causer une nouvelle vague de cauchemars, et on continue sa vie télépagique sans trop de conséquences. De toute façon, après avoir vu le preair et le véritable pilote de True Blood, je n'ai pas la conviction d'avoir raté grand'chose alors, bon, ya pas de réel sacrifice derrière tout ça.

C'était jusqu'à l'an dernier. Et puis, quelqu'un, je ne sais plus qui, a eu la royale idée un jour de proposer un SeriesLive Show spécial Halloween, à l'occasion de ladite fête, qui coincidait avec l'arrivée d'un pilote. C'était vraiment un coup de génie, ça ! Un spécial Halloween, en pleine mode pro-vampires !
Et pourtant, ce n'est pas mon ennemi juré, le vampire, qui m'a traumatisée à cette occasion.

C'est le visionnage de Dead Set, très gore, et surtout de The Walking Dead. Terrifiant. Question 3

Je dis toujours que dans The Walking Dead, le plus abominable, c'est le scénario. Malheureusement ce n'est pas la seule chose. Subitement est apparu dans mes cauchemars un challenger, pour moi qui n'avais jamais vu de fiction avec des zombies, soit par instinct de conservation, soit simplement par manque de curiosité envers le genre (et pour cause), probablement aussi parce qu'il a essentiellement été cantonné aux films et que je ne suis pas naturellement attirée par les longs-métrages.
Depuis l'automne dernier, des zombies sont donc apparus dans mes cauchemars. Ca permet aux vampires de prendre quelques jours de congés une ou deux fois par mois, après 30 années de bons et loyaux services non-stop.

Et puis, ça va un peu au-delà aussi. Parce qu'à l'époque du podcast j'avais essayé de préparer le truc, et j'avais lu pas mal de choses sur les zombies, la zombie apocalypse, tout ça, et qu'au final, je crois que ma terreur, si elle a été initiée essentiellement par The Walking Dead (passé le choc du visionnage de Dead Set, finalement, c'est pas la série qui m'a le plus marquée des deux, peut-être parce que ses zombies sont plus over the top), dépasse largement cette seule fiction. C'est le mythe du zombie dans son intégralité qui me glace le sang.
Je le ressens essentiellement quand je suis fatiguée, ce qui est souvent le cas ces derniers temps parce que, à cause de soucis persos, je fais des nuits de deux à trois heures en semaine, et que ça m'use un peu. Et l'autre jour je suis rentrée du boulot, je me suis commandé des sushi par flemme de sortir, et ma peur nouvelle du zombie a choisi ce moment-là pour se manifester : j'ai cru entendre le livreur devant la porte, je suis allée dans l'entrée, je n'ai vu aucune lumière filtrer depuis le hall sous ma porte, et là, la main sur la serrure, j'ai soudain eu cette étrange pensée qui m'a figée sur place. "Et si la zombie apocalypse avait commencé ? Ca se trouve je suis sur le point d'ouvrir à un zombie qui n'attend que ça pour me boustifailler". Je vous avais prévenus, mes frayeurs sont stupides. Et le fait est qu'il n'y avait personne dans le hall.

Mais le mal est fait. Et de temps à autres, quand je suis fatiguée, il me vient une idée comme celle-là, tout comme le soir, en allant me coucher alors que je suis pas encore KO mais bien claquée, je me dis qu'il faut que je garde à l'oeil cette ombre dans le coin de la pièce, des fois que. Désormais il y a des instants WTF dans ma vie où je regarde une porte blindée au bureau avec soulagement, ou bien où je me réveille en me demandant combien de temps ça prendrait, le matin, pour m'apercevoir qu'il y a eu une zombie apocalypse dans la nuit (me ferais-je bouffer avant d'arriver à la gare ou finirais-je mes jours coincée dans un train sans issue de secours ?), ou bien... Des idées à la con, il faut le dire, qui ne durent qu'une poignée de secondes pendant laquelle mon esprit échappe à mon contrôle et s'aventure sur le terrain de mes frayeurs les plus irrationnelles.
Et puis il y a les cauchemars, et ça, que je les trouve stupides ou pas, ils viennent quand même.

C'est assez fascinant d'essayer de comprendre pourquoi ces deux créatures-là, et aucune autre, ont frappé mon esprit apparemment impressionnable ; pourquoi jamais je ne fais de cauchemar à base de loup-garou, de revenants, de sang, de chiens féroces ou de lentilles de couleur posées à l'envers... Des trucs qui font peur à d'autre ne m'ont pas marquée de cette façon. Mes cauchemars sont uniquement peuplés de vampires, et donc maintenant un peu de zombies (une proportion encore modeste, mais significative puisque ça ne fait même pas un an que je les ai découverts). Quelle est leur symbolique universelle, et leur symbolique dans mon esprit, pour que ça fonctionne si bien ?
Qu'est-ce que ces créatures ont que les autres n'ont pas ?

Comment une poignée d'épisodes (même pas vraiment impressionnants, si on veut être honnêtes, dans le cas de The Walking Dead) ont-ils réussi à me traumatiser à ce point ?

Quelle que soit la raison pour laquelle cette série a déclenché quelque chose d'aussi fort en si peu de temps, je suis bien obligée d'admettre que, pour cette seule raison, il y a eu un avant et un après The Walking Dead.
Et dans le fond c'est aussi très impressionnant de voir qu'une série dont à la base je n'attendais rien, et qui, téléphagiquement, ne m'a même pas impactée, a réussi à me toucher aussi puissamment, même de façon tordue et ridicule.

Le pouvoir des fictions sur les émotions (et l'intervention répétée des séries dans notre univers n'aide probablement pas) n'en finit pas de m'impressionner. C'est peut-être la base du problème. Et peut-être aussi que si je regardais justement plus de trucs horribles et effrayants, j'aurais appris à me blinder contre ça. Mais si je laisse une série me faire pleurer, ou me fait rire, avec sincérité, ce n'est pas très étonnant qu'il s'en trouve une, de temps en temps, pour me faire flipper.
Simplement parfois, j'aimerais décréter que j'arrête de regarder mes cauchemars, aussi facilement que j'arrête de regarder une série comme je l'ai décidé pour The Walking Dead.

Posté par ladyteruki à 01:54 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-08-11

Faille téléphagique

Ca paraissait impossible, mais c'est vrai : j'ai découvert une faille téléphagique. Vrai de vrai. Et une énorme, en plus.

Une faille téléphagique ? C'est comme une faille spatio-temporelle, mais avec des séries. C'est absolument ahurissant, vous allez voir. Une vraie manifestation paranormale.

Je suppose que vous estimez bien connaître l'actualité des séries américaines. Chaque saison, vous savez quelle série va voir le jour sur votre chaîne préférée, et sur la plupart des autres. Vous lisez les articles, les news, les grilles, les récapitulatifs, tout ça. Vous décidez de n'en regarder qu'une partie, mais vous savez de quoi il s'agit. Pas vrai ? Quand arrive la rentrée, sur une chaîne populaire, surtout si c'est une chaîne du câble et qu'elle a ses afficionados convaincus qu'elle est au-dessus de la moyenne, vous savez ce qui va arriver sur les écrans américains, par exemple. Et même si ça ne fait pas longtemps que c'est le cas, disons que vous faites ça depuis au moins un ou deux ans.
Globalement on peut dire que vous savez de quoi on parle.

Alors prenons une chaîne. Disons... Showtime. Tous les amateurs de séries connaissent Showtime. On sait qu'il y a des séries comme Nurse Jackie, ou United States of Tara, même si on ne les regarde pas forcément. Et puis bien-sûr tout le monde connaît Dexter. Pas vrai ?
Nan, sans rire, Showtime, ça va quoi, on connait les séries de Showtime !
C'est pas comme si on parlait d'une chaîne obscure comme BET ou TBS, auxquelles personne ne s'intéresse et sur lesquelles la sphère téléphagique francophone reste muette. Là, bon, admettons, on pourrait dire que vous avez des lacunes, personne n'est parfait.
Mais Showtime ? Aha, Showtime ça va, Showtime on connait !

Et si je vous disais que non ? Qu'il y a une série de Showtime que vous ne connaissez pas ? Et qu'en plus, elle a été diffusée il y a moins d'un an ? Vous me riez au nez ?
Vous auriez raison. Ca a été ma première réaction aussi.

Ensuite, j'ai avalé ma langue. Parce qu'après vérification, j'ai découvert que LOOK existait bel et bien.

LOOK est une série de 11 épisodes diffusée d'octobre à décembre 2010 sur Showtime. C'est l'adaptation en série d'un film du même nom de Ron Rifkin. Et on y trouve notamment Claudia Christian, de Babylon 5. Et si vous avez vu passer un épisode de cette série, ou lu une review du pilote (de n'importe quel épisode en fait) ou déniché un bilan de saison, eh bah je vous tire mon chapeau, parce que moi j'ai rien vu de tel. Et là je viens de passer 30mn à chercher, et j'ai pas vu l'ombre d'une cagoule trainer.
Une faille téléphagique, je vous dis. Une série sur une chaîne connue et observée par tous, mais où une série est totalement passée inaperçue.

Du coup je vous encourage à aller visiter le site officiel de la série et à lire ce que Wikipedia nous apprend à son sujet. Ca donne encore plus envie de se donner des baffes pour être passé à côté.
Parce qu'en plus, c'est absolument brillant comme concept.

Une faille téléphagique, je vous avais prévenus.

LOOK

Et pour ceux qui... bah, non, pas de fiche, évidemment.

Posté par ladyteruki à 21:51 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

10-08-11

Y a-t-il un pilote ?!

L'impensable s'est produit. Ce soir je voulais me regarder un gentil petit pilote, vous savez, normal, la routine, on est mercredi, mon pilote du mercredi, rien d'extravagant. Eh bien croyez-le ou non mais dans mon dossier si clairement nommé -- Pilotes -- (pour qu'il apparaisse en premier), il n'y avait RIEN. Si, le pilote de The Nine Lives of Chloe King et celui de Necessary Roughness, des conneries comme ça, vous voyez. Des trucs que j'ai déjà vus et qu'il faut que j'archive. Mais prêt à être regardé ? Pas l'ombre d'un pilote.

Comment cela a-t-il pu se produire ? Revoyons l'action au ralenti.

FriendswithBenefits
D'abord, j'ai bien fait tous mes devoirs ces derniers temps. Friends with Benefits, The Protector, Against the Wall... si c'était un pilote, je l'ai vu. On est d'accord que ça ne m'engage pas à aimer, hein. Sauf erreur de ma part, ya aucune série américaine qui m'ait échappé récemment, et du côté nippon, vu que je suis un tantinet plus sélective, au pire c'est en cours de cagoulage. Donc pas de pilote.
Après, il y a plein de séries que je suis de façon hebdomadaire. Par définition, aucune d'entre elles n'a commencé ces derniers jours. Donc pas de pilote.
Facteur agravant, parmi les séries que je regarde cet été, on en trouve qui ont achevé leur piteuse première saison ces derniers jours, comme Falling Skies et Single Ladies, ya pas de quoi se vanter mais en tous cas, tout est vu. Donc pas de pilote.

Mais surtout, ces derniers temps, mon potentiel de cagoulage est complètement phagocyté par Friday Night Lights. C'est pas comme pour Roseanne, mon obsession téléphagique précédente : j'avais l'intégrale en DVD, pendant ce temps-là, il pouvait s'en passer des choses sur mon chez moi informatique, ça gênait pas. Là, à raison d'une saison par semaine, l'espace est restreint.
Ce qui veut dire que contrairement à d'habitude, je n'ai pas été flaner ici et là pour dénicher des pilotes, je n'ai pas testé de vieille série pour la beauté du sport, je n'ai pas décidé de redonner sa chance à un pilote mal-aimé il y a quelques années, non. Donc pas de pilote.
Et pis bien-sûr, la rentrée, c'est dans plusieurs semaines, alors malgré ce que les news, les promos, les annonces et les petits spoilers tentent de nous faire croire, non, ya encore rien à voir. Donc pas de pilote.

Pas de pilote, bordel. Les mots me manquent pour exprimer mon désarroi.
Donc voilà, soyez chics, proposez-moi des idées de pilotes. Vous avez accès à tous les tags sur les séries que j'ai pu évoquer un jour sur ce blog, vous connaissez mes goûts (les vampires sont naturellement persona non grata, par exemple), donc je vous en prie, venez à mon secours, sans ma dose hebdomadaire de pilotes, je me sens défaillir...

Si c'est comme ça, je vais me mater un film, tiens. En priant pour que ce soit mieux que Sucker Punch.

Posté par ladyteruki à 23:27 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

07-08-11

Un mauvais moment à passer

FNL-Victory

Je l'ai fait ! J'ai réussi ! Je suis allée au bout !
Victoire, la saison 2 de Friday Night Lights appartient enfin au passé.

...Je vous préviens, s'il s'avère que la saison 3 n'est pas aussi bonne que vous me l'avez vendue, et que ça ne valait pas le coup de vivre ces 15 épisodes de grand n'importe quoi, vous allez en entendre parler.

Posté par ladyteruki à 14:34 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

06-08-11

11 ans d'âge

TheYard-Class

Bon. Bah coilà. C'est fini.
C'est fou comme on s'attache vite à une série, en 5 semaines, et alors qu'on n'a aucune garantie qu'elle puisse durer plus longtemps.
J'ai un vrai problème avec les séparations. Je crois que c'est une des nombreuses raisons qui font que je regarde des séries plutôt que des films, j'ai plus rarement à affronter des séparations. Les personnages restent avec moi, longtemps... du moins si la série ne se fait pas annuler trop vite, ce qui a quand même tendance à m'arriver un peu souvent. Rares sont les séries que j'aime qui durent plus de deux saisons, ces dernières années.

Et puis, c'est pour des surprises comme The Yard, aussi, que je suis téléphage. Parce qu'au départ, je pensais sincèrement qu'il s'agissait d'une série sur des Soprano de 11 ans. Et pas vraiment. Pas seulement. En fait j'ai dans l'idée que cette série a été vendue sous un faux prétexte.

The Yard aura donc été une série sur l'économie et la politique. Avec des enfants de 11 ans. C'était finalement encore plus original que je ne le pensais en regardant le pilote. L'idée a toujours été de nous parler du fonctionnement économique et politique du monde, des différentes forces à équilibrer, de sujets aussi variés que l'écologie, la guerre ou le nucléaire.
Avec des enfants de 11 ans.

Je suis sciée par l'habileté intellectuelle qu'il faut pour arriver à se sortir de toutes les séries sur la politique, et de dépasser les évidences comme A la Maison Blanche, CHANGE ou Party Animals. Ce n'est pas que je reproche quoi que ce soit à ces séries, bien au contraire : elles sont justement si bonnes dans leur domaine qu'il est difficile de passer derrière. The Yard y a réussi avec le concept le plus original que j'aie jamais vu pour une série politique. Avec des enfants de 11 ans.
C'est du pur génie.

Alors je suis désolée de pimper cette série comme une malade depuis quelques semaines, mais c'est quand la dernière fois que vous avez vu un thème comme celui-là être étudié sous un angle aussi inédit ?
L'inédit, de nous jours, ça n'existe plus vraiment. The Yard a eu cette étonnante faculté de surprendre et d'offrir un regard différent, un propos différent (fondamentalement pro-légalisation des drogues, par exemple), et une finesse dans les dialogues qu'on voit rarement à la télévision.

J'ai fini la série avec le coeur au garde à vous. Ca force le respect, des séries pareilles. Sans doute un phénomène dû en partie à la rareté.
Il faudra étudier ça dans une deuxième saison...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Yard de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:19 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-08-11

Be gentle, I'm a virgin

En général, à partir du mois de mai, ma politique sur les projets a tendance à se renforcer. Cette politique est la suivante : les annonces ne passeront pas par moi. Je ne veux rien savoir. Pas un résumé, pas un trailer, rien, j'attends le pilote.
Que c'est beau, ces idées toutes arrêtées ! Que c'est noble, ces grands principes !

Et puis, intervient le principe de réalité. Par exemple quand, l'été aidant (ou plutôt empirant), je commence à "devoir" faire des news US sur SeriesLive en l'absence d'autres rédacteurs disponibles/motivés/s'élagant le poil dans la main (rayez la mention inutile). Et là je suis bien obligée de fourrer mon nez dans les projets, y compris les séries qui commencent à l'automne et dont je préférerais me garder la surprise jusqu'au moment de découvrir le pilote.

J'aime bien lancer un pilote sans savoir de quoi ça parle. Je vous l'accorde, parfois ça réserve des surprises moins bonnes que d'autres (on l'a vu avec Against the Wall), mais globalement c'est un procédé qui me correspond mieux, et depuis deux ou trois saisons que j'aborde une nouvelle saison américaine de la sorte, on peut dire que je suis satisfaite du système. C'est la raison pour laquelle je vous prépare souvent de modestes résumés des séries nippones à venir sur une saison donnée, sans faire la même chose pour les USA. Bon pis, ya suffisamment de monde qui le fait sur les USA, z'avez pas besoin de moi en plus, hein.

Or, donc, cet été, il s'avère que j'en vois passer, des projets. Evidemment ça dépend de l'actu, et du contenu de cette actu (si ce sont des posters promotionnels, je ne risque pas grand'chose si ce n'est découvrir le thème de la série, genre avec The Secret Circle, par exemple, je peux déjà vous dire que le visionnage du pilote ne va pas être triste, vu que ados + sorcières, c'est plutôt un tue l'amour qu'autre chose pour moi). Mais reste que pour CERTAINS projets, j'ai quand même quelques petites notions qui progressivement commencent à entrer dans ma caboche ; et le problème, c'est que quand on écrit une news, on en intègre infiniment vite le contenu. Je fais mon possible pour me débarrasser d'un maximum de souvenirs, éviter les videos de promo quand c'est possible et tout et tout, m'enfin, on peut pas totalement échapper à tout ça une fois qu'on commence à écrire des news dessus.

Aussi, je ne vous ferai pas plus de tour d'horizon de la saison cette année que je n'en ai fait les années précédentes. Mais je voulais quand même dire un mot sur quelques remarques que je me suis faites avec le peu d'information que je lis et les choses que je vois passer sur Twitter (vu que Twitter se fiche bien de ma politique de pré-rentrée et me bombarde d'informations). Il n'y a pas exactement de séries que j'attends : ce concept m'est, pour les raisons expliquées ci-dessus, devenu étranger : si on en sait peu sur un projet, on peut l'aborder avec le moins possible d'a priori ; c'est d'ailleurs bien le but de la chose. Mais il se dessine malgré moi un vague croquis des séries qui me semblent intéressantes, parce que profondément différentes.

AmericanHorrorStory
Ainsi, American Horror Story me semble original. Le problème c'est que je m'en serais tenue à ça, je n'aurais aucune idée préconçue et ç'aurait été parfait ; mais depuis que je sais qu'on y trouve Dylan McDermott et Connie Britton, j'ai des attentes côté cast, et depuis que je sais que Ryan Murphy est à la barre, je suis dubitative (on se souviendra que je jette mentalement des fleurs à la moindre mention de Pretty Handsome, mais conspue Glee depuis le 4 ou 5e épisode de la deuxième saison). Rien que pour ça je sens que le visionnage du pilote sera sensible, outre le fait que je ne raffole pas du concept de se faire peur à la télévision (ou au cinéma, d'ailleurs).
De la même façon, Once Upon a Time aurait été tentant si maintenant je n'en connaissais pas l'histoire qui me semble bateau et digne d'un téléfilm de SyFy réalisé par un quelconque membre de la famille Halmi. En l'état, et sauf si je parviens à m'extraire les extraits de la mémoire par je-ne-sais-quel miracle, je vais probablement regarder le pilote à reculons alors que c'est quand même vachement plus original qu'encore une série policière supplémentaire.
J'ai aussi entendu parler de 2 Broke Girls, par exemple, et j'aurais au contraire voulu me sentir moins enthousiaste alors que j'en sais peu sur la série, mais que le peu que j'en sais me plaît.
Au bout du compte, ça se produit quand même pour pas mal de séries. Et c'est bien ce qui m'ennuie.

J'aimerais trouver, en fait, la façon d'atteindre une réelle objectivité au moment de lancer un pilote qui m'est inédit. Je regarde tellement de pilotes que c'est souvent impossible : pour les séries étrangères, il faut surveiller les news pour savoir que la série sort, parce qu'on ne risque pas d'être noyés sous les infos, et donc on ne parvient pas à être "vierge" de tout présupposé en lançant le premier épisode. Sans compter que, de par mes attributions sur SeriesLive, il m'est impossible d'ignorer volontairement une série australienne ou japonaise qui s'apprête à débuter. Toute l'année, je regarde des pilotes, mais on ne cagoule jamais un pilote réellement par hasard : il y a les séries anciennes, dont on a nécessairement entendu parler, les séries méconnues mais sur lesquelles on va se renseigner pendant que ça cagoule, ne serait-ce que pour s'assurer qu'on va bien tomber sur une série et pas une émission quelconque, et ainsi de suite. Sans compter les pilotes que j'ai déjà vus, il y a quelques mois ou une décennie, que je retente avec, forcément, une idée derrière la tête.
Alors, ce laboratoire de l'objectivité, je ne peux le mener que sur les séries américaines de la rentrée prochaine, parce que je peux plus facilement gérer les flux d'informations à leur sujet (je sais où regarder, et donc où ne pas regarder). Mais ça reste encore insuffisant.

Et je continue d'entamer chaque année des séries tout en ayant un biais, et ça me dérange. Je voudrais bien leur laisser une chance de remplir leur office uniquement par elles-mêmes, à toutes ces nouveautés. Dans une ère de communication instantanée, de promo à outrance et de buzz permanent, je sais que ça relève de la gageure. Mais ce serait un défi intéressant à réussir au moins une fois. Mais comment ?

Posté par ladyteruki à 23:32 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

01-08-11

Food for the soul

Aujourd'hui, j'avais pas envie de vous faire un post long, ni de vous parler d'un pilote (j'avoue que ça m'a un peu agacée que pendant toute la journée, le pilote d'Against the Wall n'ait toujours pas fini de cagouler), mais plutôt de partager quelques anecdotes amusantes. Du coup, je fonde beaucoup d'espoir dans les commentaires ce soir, parce que j'espère que ce post plus décontracté appellera de votre part des anecdotes sympathiques (vu que les posts précédents ont paru vous rebuter).

Il m'est peut-être arrivé de mentionner une curieuse manie qui est la mienne : je fais des obsession alimentaires. Pendant des semaines, parfois même jusqu'à plusieurs mois, je peux manger la même chose tous les jours sans me lasser, et à vrai dire, sans avoir envie de quoi que ce soit d'autre, au point que je doive me forcer à avaler autre chose, du bout des lèvres. C'est assez cool quand ça me le fait pour de la laitue iceberg, par exemple. Ca l'est moins quand je suis incapable de manger autre chose que du flan à la pistache. Mais tout finit par passer. Ce ne sont que des cycles.
Quel rapport avec les séries ? Attendez.

Restaurant
Quand j'ai regardé l'intégrale d'Oishii Gohan pour la première fois, je me suis mise à manger beaucoup, beaucoup de riz. Et de poisson. C'est cliché mais c'est vrai. Pis ça me donnait encore plus envie de riz et de poisson, cette série, alors le temps de l'intégrale, j'ai pas laissé ma part au chien...
Mais ça n'a pas commencé pendant ces quelques semaines d'août. C'est simplement un exemple, car j'ai remarqué qu'en fait, mes obsession alimentaires avaient tendance à s'aligner sur mes obsessions téléphagiques.

Et c'est ainsi que certains aliments sont à jamais liés à certaines séries, pour moi. Les coquillettes qui refroidissent, par exemple, ce soit les soirées passées avec ma mère et ma soeur à regarder la télé avant que mon père ne rentre. Inutile de préciser que je ne mange plus de coquillettes aujourd'hui, même sous la menace. C'est devenu bien trop indissociable. Coquilletttes = Notre Belle Famille. De la sensation de nouille froide et flasque à l'impression de se faire bourrer le mou par une comédie débile, il n'y a plus très loin (et sachez que le mot nouille me fait le même effet que le mot "moist" à la mère de George dans Dead Like Me, c'est vous dire).

Là où ça devient marrant, c'est quand je recommence une série que je regardais ou que j'avais tenté plusieurs mois ou années plus tôt. Par exemple, au moment de Roseanne, j'étais dans une période pâtes (sauf coquillettes). Ensuite, j'ai bifurqué vers une période blanc de poulet et lait de soja (deux aliments en même temps, c'est la fête, ça ne m'arrive pas souvent). Et alors que j'étais en pleine période blanc de poulet, vlan ! Je re-visionne Friday Night Lights, et me voilà alimentairement transportée des années en arrière.
Mon obsession alimentaire la toute première fois que j'ai tenté Friday Night Lights, c'était le taboulé.
Eh bien croyez-le si vous le voulez, mais c'est précisément mon obsession alimentaire depuis une semaine. Je ne m'en suis rendue compte qu'en regardant mes notes de l'époque (puisque je tiens une trace des mes phases alimentaires).

C'est fou quand même, non ?

Ah et au fait, dans un prochain post Dorama Chick, on parlera de Koukousei Restaurant, qui m'avait échappé la saison dernière et dont j'ai récupéré le pilote. Bah oui, comme je vous l'ai dit, je me force à manger d'autres choses. C'est important, l'équilibre alimentaire.

Posté par ladyteruki à 22:26 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-07-11

The very moment

Lights

Quand on relit ses premières impressions sur le pilote en souriant.
Quand on part au boulot en se disant qu'on aurait bien regardé un épisode avant de sortir.
Quand on rentre du boulot en se disant qu'on va se regarder un épisode en rentrant.
Quand on n'arrive pas à ne regarder qu'un épisode en rentrant.
Quand on écrase discrètement une larme émue devant le générique parce que bon Dieu, il est bon ce générique.
Quand on se surprend à parler anglais au téléphone au boulot à un jeune homme, et à l'appeler "son".
Quand on se rappelle à quel point on aime l'accent du sud des États-Unis.
Quand on se rappelle qu'on avait un crush pour Kyle Chandler quand on était jeune. Jadis. Il y a longtemps, bien longtemps.
Quand on n'a jamais autant regardé de sport à la télévision auparavant. Volontairement.
Quand on slalome parmi les posts de La Sorcière parce qu'on ne veut pas se faire spoiler mais qu'on est content d'avoir quelqu'un qui regarde à peu près en même temps.

C'est à des petits détails sans importance qu'on comprend qu'on a fini par accrocher à une série, même si pour cela il a fallu 5 épisodes. Mais ce n'est rien, ça. N'importe qui peut se retrouver aspiré par une série pourvu de la regarder avec suffisamment d'insistance, comme moi qui ai tenté pas moins de 3 fois le pilote de la série, depuis sa diffusion, avant de finir par accepter de voir la suite.
Mais il n'y a qu'un signe qui annonce qu'on a eu un coup de coeur. C'est un instant, très bref, et on pourrait presque passer à côté si on n'y prenait pas garde. C'est l'instant exact où l'ont sait que, ça y est, on est conquis.

...Quand on sent l'estomac se nouer devant un fondu au noir et que la scène suivante nous fait réaliser qu'on a eu peur que l'épisode s'arrête.

Posté par ladyteruki à 21:28 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

16-07-11

La question à 10 000 $

Loin de moi l'idée de prétendre que Falling Skies est une série épatante. Pour tout vous dire, si je devais choisir entre arrêter Single Ladies et arrêter Falling Skies, je choisirais probablement de continuer Single Ladies, c'est vous dire.

Mais force est de constater que la série pose quand même des bases intéressantes pour qui a envie, comme c'est souvent le cas avec ce genre de séries de SF, de se perdre en conjectures et d'imaginer mille hypothèses. Et si c'est pour découvrir plus tard que les scénaristes de la série avaient moins d'imagination que moi, eh bien, soit : je prends le risque. J'aurai quand même eu le plaisir de laisser mon cerveau vagabonder dans l'univers de la série le temps que ça aura duré. En compagnie de Noah Wyle qui plus est...

Alors, pour le geste sportif, et si vous n'êtes pas totalement négatifs envers la série (allez, quoi, vous avez bien toléré plusieurs épisodes de V, ou de Flash Forward, ou de The Event... d'accord, peut-être quand même pas The Event), venez vous amuser avec moi, j'ai une question à vous poser pour ouvrir la voie aux théories les plus barrées.

Comment on été construits les Mechs ?

Alors je rappelle qu'un Mech, c'est une merveille de technologie qui obeit aux ondes qu'envoient les Skitters. Bon pour rappel, nous, la reconnaissance vocale, on maîtrise pas complètement-complètement, hein. Et les Skitters, eux, ils déplacent des machines de guerre quasiment par la pensée. Donc un Mech, c'est beau, c'est chromé, c'est plein de loupiotes et de machins, c'est ça :

FallingSkies-Mech
Maintenant, j'aimerais attirer votre attention sur un petit détail anatomique des Skitters. Je parle pas simplement des 6 pattes arrière des Skitters (alors que les Mechs sont juchés sur deux pieds), qui ont été évoquées dans la série elle-même et qui ont leur importance, je suppose, sinon ça n'aurait pas été si longuement explicité. Mais je voudrais attirer votre attention sur leurs mains. Certes, les Skitters ont un pouce préhensile (l'un d'entre eux va même s'en servir pour tenter d'étrangler Tom, avant de se faire capturer), mais les deux autres doigts, bah déjà ne sont que deux, et ensuite ont une différence de longueur assez flagrante. Donc on va me faire avaler qu'un bidule dont les mains qui ressemblent à ça, peut construire un Mech ?

FallingSkies-SkitterFinger

Dernière petite remarque alimentant ma question : vous avez vu la gueule de leurs vaisseaux ? Ça ressemble plus à un gros tas de ferraille assemblé grossièrement qu'un truc carrossé, lustré, et plein de jolies lumières bleues.

KeepOnFalling

Si jamais la piste de réponse à cette question est que les Skitters n'ont pas construit les Mechs, ça devient intéressant...

Donc voilà, soit c'est le genre de choses qui feront de la série un bijou sur le long terme parce que la série aura une mythologie palpitante et complexe... soit ce sera ridicule, et dans dix ans on en aura encore des crampes aux joues à force de rire.
Votre théorie sur les Mechs ?

Posté par ladyteruki à 07:48 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

14-07-11

La plus grande pauvreté

J'ai des dizaines de choses à faire : finir Mesudarim, regarder Koselig Med Peis (cette fois avec sous-titres), m'envoyer l'intégrale de Jack & Bobby que je me promets depuis l'été dernier, sans compter quelques pilotes que j'ai dans ma besace (j'ai toujours des pilotes dans ma besace...) et les posts que je dois écrire sur Cloudstreet, Game of Thrones...
Non, je ne manque pas d'occupations.

Cependant, je suis atteinte de ce curieux mal qui m'arrive souvent après une intégrale (ou deux, comme l'an dernier avec Les Craquantes et Will & Grace) : je n'ai envie de rien.
Si, de Roseanne.
Mais bon, on a vu comment ça a tourné sur la fin, hein.

RoseanneEmpty
Et pourtant, que la série ait été un plaisir de chaque instant ou qu'elle ait eu ses (très) mauvais moments, il y a toujours cette période, à l'issue d'une intégrale, pendant laquelle on n'a goût à rien parce qu'il faut se déshabituer des réflexes acquis pendant quelques semaines : lancer le DVD et s'envoyer un petit épisode pendant le dîner.
D'accord, qui suis-je en train d'essayer de berner ? Deux épisodes.
Ok, ça va, trois, vous êtes de la police ou quoi ?

Toujours est-il que même en étant parfaitement consciente qu'il n'existe aucune force suffisamment puissante de par le monde pour me contraindre à regarder une nouvelle fois un épisode de la 9e saison de Roseanne, et que certains d'entre eux m'ont téléphagiquement traumatisée à jamais (je vous remets pas les liens vers les twitpics, hein, j'ai pitié, elles étaient déjà dans le post précédent et c'est un acte de barbarie suffisant), eh bien malgré tout, la série me manque.
Le processus est, j'imagine, naturel. Pour autant, même pleinement consciente en toute objectivité de l'ironie de la chose, difficile de penser à autre chose en ce moment.

Alors, même si j'aimerais qu'aujourd'hui mon post vous parle d'un pilote génial, vous rappelle une série méconnue, ou vous commente une news sur la cérémonie télévisuelle qui est la plus chère à mon coeur... aujourd'hui, mon post peut juste vous dire que Roseanne me manque.
Au juste, je ne suis pas bien sûre du pourquoi. Mais toute la journée, j'ai expérimenté le comment.

Posté par ladyteruki à 23:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]