ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-06-08

Ex-BO

On ne peut pas être et avoir été. Tandis que je cherche désespérément dans la grille de HBO de quoi me satisfaire, il me faut me rendre à l'évidence : HBO n'est plus la chaîne bluffante et ébouriffante qu'elle a été. Les séries les plus enthousiasmantes qu'on trouve sur le site officiel de la chaîne... ce sont celles qui sont finies. Sex & the City mais surtout Six Feet Under ou Oz auront marqué leur temps par leur audace, leur inventivité, leur dureté. Et ensuite ? Ensuite, downhill.

Le temps a passé et je regarde les projets de la chaîne pour la saison prochaine. Ah bah, on va être servis. Je dois vraiment reparler de True Blood ? Soyez sympas, j'ai encore des crampes d'estomac à force de rire...

Alors, bon... ya quand même un de leurs projets que je surveille : Anatomy of Hope. Non ce n'est pas un autre spin-off de la série à laquelle vous pensez. C'est d'ailleurs assez fou, je n'avais pas encore entendu parler de ce projet il y a quelques temps lorsque j'ai fait mon post La mort vous va-t-elle bien ?, eh bah c'est exactement ce que je réclamais. Mais si c'est du Abrams, je réserve mon jugement, quand même... ce mec n'a jamais su me convaincre durablement. La surveillance s'impose donc à bien des égards.

Mais franchement ça fait de la peine de voir que HBO n'est plus que l'ombre de son ombre... aujourd'hui les projets les plus cinglants, les plus intéressants, ils viennent de Showtime ou FX, et AMC a vraiment réussi à mériter très vite de l'attention. Du côté de HBO, ça stagne. La chaîne semble vivre sur l'acquis. Genre il suffit de recycler Alan Ball et hop ! C'est gagné ! C'est ça, leur projet-phare de la prochaine saison ? Nan mais laissez-moi pouffer ! (juste pouffer parce que j'ai vraiment mal aux côtes à cause de True Blood)

D'un autre côté, c'est le cycle de la vie, pas vrai ? Tant qu'il reste des séries épatantes pour nous visser à notre télécommande, quelle que soit la chaîne, on s'en fout ! Ce n'est dommage que pour HBO quoi...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Anatomy of Hope de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

30-05-08

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

Posté par ladyteruki à 23:08 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-05-08

[Spoiler !]

Aujourd'hui, au boulot, je m'emmerdais un peu. VDM.
Alors du coup j'ai commencé à cliquer un peu partout (c'est encore ce que je fais le mieux), et notamment sur Wikipedia. De là, je suis tombée complètement par hasard, qui comme chacun sait est sacrément bien fait, sur la page de Battlestar Galactica. A l'issue de quoi j'ai visité l'un des wikis existant sur la série, et je me suis plongée à corps perdu dans sa lecture (Dieu merci, la réunion de Monsieur Patron n'en finissait pas).

Sauf que dans l'histoire, j'ai quand même omis un petit détail : je n'ai pas encore fini de regarder la saison 3. En même temps, c'est bien ma faute de mélanger le personnel et le téléphagique, au point de ne pouvoir poursuivre le visionnage de mon DVD, on est bien d'accord ; mais il n'empêche : j'ai pas fini.

Vous devinez donc sans peine ce qui m'est arrivé, et qui devait bien se produire tôt ou tard : je me suis fait salement spoiler sur la mort d'un personnage. Et je l'avais bien cherché.
Mais oui mais, mettez-vous à ma place, aussi ! Tomber sur un excellent wiki, plein d'infos, de recherches approfondies, d'articles complémentaires ou de sujets de fond... il y avait par exemple une analyse plutôt intéressante de la mini-série. Vous arrivez à résister à ça, vous, un travail de fond aussi complet et exhaustif sur une série que vous adorez ? Bah si c'est le cas vous êtes drôlement fortiche, parce que moi, je ne sais pas résister à la lecture d'une telle littérature.

Notez bien que, d'une façon générale, je ne suis absolument pas blonde, hein, je sais éviter de me faire spoiler. Ca n'arrive vraiment que très rarement que je me fasse avoir. Comme tout téléphage aguerri sur le net (et nous sommes une armée sans cesse plus nombreuse), j'ai su développer les bons réflexes sitôt qu'il s'agit de lire une news, fréquenter un forum ou visiter un blog téléphagique. Mais dans ces cas précis, on sait ce que l'on va lire, en fait : soit de l'informatif sur des changements de casting (bon bah ça, c'est du spoiler qui ne dit pas son nom, bien souvent) ou de diffusion (aucun risque), sachant que les sites de news sont suffisamment rigoureux pour annoncer clairement la couleur, soit des avis très subjectifs (donc avec relativement peu de risques), soit encore des reviews (bon bah là, franchement, faut le faire exprès !).
Mais avec un tel wiki, c'est déjà autre chose ; de par le principe-même du wiki, on cherche l'exhaustivité et c'est ça qui en fait un travail passionnant à lire.

Tenez, moi qui ne suis pas une inconditionnelle de Lost, et qui ai arrêté de regarder la série (je suis juste tombée sur la fin de la saison 3 lorsqu'elle est passée sur la TNT), eh bien, il y a quelques semaines, je suis restée absorbée des heures durant par la lecture d'un wiki sur le sujet (c'est populaire les wikis axés sur une seule série !). Ce qui m'intéressait, c'était justement d'être spoilée à mort sur la mythologie de la série, et notamment sur le projet Dharma. Je me suis mangé des spoilers pendant des heures, et j'en redemandais ! En fait, si juste après, on m'avait proposé d'acheter un bouquin récapitulant l'histoire du projet Dharma à ce jour, je l'aurais acheté, cash, sans même sourciller (je vais même vous dire : en soi, la question du projet Dharma me passionne tellement que si un prequel de Lost venait à naître sur le sujet, je signerais de suite un bon de pré-commande des DVD). Alors bon, vous allez me dire : "bah, justement, tu t'en fous, puisque tu ne suis plus la série qu'irrégulièrement !". Ok, je vous le concède bien volontiers, un point pour vous. Mais quand même.

Parce que la vérité c'est que, malgré tout, parfois, le spoiler... mais si, avouez... on le désire de tout son petit être de fragile téléphage ! Parfois, on court après ! Surtout si la série est complexe, surtout si la série est dotée d'une solide mythologie, surtout si, tout simplement, la série est de grande qualité...

D'ailleurs, faites vous-mêmes la comparaison ! Prenez deux séries que vous regardez avec plaisir : l'une simplement parce qu'elle est divertissante, l'autre parce qu'elle figure dans votre Top3 des meilleures séries qui déchirent tout de tous les temps. Maintenant, imaginez être spoilé sur l'une et l'autre. La vérité, c'est qu'être spoilé sur la première c'est agaçant, mais pas dramatique, tandis que l'être sur la seconde vous apporte à la fois du soulagement et une grande frustration, parce que ce spoiler, vous le vouliez tout en souhaitant le découvrir avec la série, mais plus vite ! Et c'est en fait cette ambivalence qui façonne le téléphage : l'envie de se nourrir goulûment de toujours plus de contenu, d'histoire, d'infos, de détails, de background... et puis en même temps, l'envie de l'apprendre dans un épisode, pas par un tiers.

Je me rappelle encore quand je me suis fait infliger un spoiler colossal sur la façon dont commençait la saison 3 de Battlestar Galactica, justement. J'ai passé la saison 2 à me demander comment on allait en arriver là. C'était frustrant de savoir comment la saison se finissait... mais finalement très exaltant et enrichissant d'essayer d'imaginer les possibilités, les retournements de situation qui allaient conduire à...

Ce n'est pas facile à gérer, ça. C'est certain. Mais c'est aussi ce qui fait de notre maladie un charme. C'est la raison pour laquelle être téléphage est si addictif : plus, toujours plus, encore plus... mais pas trop !
Même télé éteinte, le téléphage ne s'ennuie jamais précisément parce qu'avec une passion si dévorante à gérer, il n'en a simplement pas le temps ! Si nous n'étions pas ce genre de personnage un peu timbré, nous ne serions même pas là : ni moi à écrire sur les séries, ni vous à lire à leur sujet. A la fin de l'épisode, nous passerions simplement à autre chose. Mais nous voulons savoir, comprendre, rêver, ressentir, imaginer, prédire, anticiper, découvrir... ça ne s'arrête jamais ; d'où notre rapport au spoiler.
Quelque part, le spoiler fait partie intégrante de notre passion. Nous jouons avec au moins autant que nous le craignons.

D'ailleurs ce post m'a été inspiré par ma frangine Rei, avec qui je discutais de KYLE XY, et qui me lance "ah sur M6, c'est la saison 2 ? ils en sont où de la saison 2 ?". Et moi de lui répondre (un poil blasée) "Oh, depuis la mort d'Adam, pas bien loin...". Elle m'a alors fixée avec horreur : "Quoi ?! Adam est mort ? Mais je viens à peine de finir la saison 1, il vient de rencontrer Adam !!!". Ce qui prouve bien que le téléphage a quand même un rapport au spoiler assez particulier, c'est qu'elle avait quand même posé la question !!!

Posté par ladyteruki à 22:02 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-05-08

Ex and the city

Ce week end, ma soeur et moi faisions Sex & the City à deux : après un début de soirée dans un musée, on a passé le reste de notre samedi soir à siroter de délicieuses petites choses roses et sucrées (des milk shakes, pas des cosmo... zavez vu les prix rien que pour un milk shake à Paris, alors un cosmo !?) tout en parlant de cul. Evidemment l'une de nous a fait la comparaison, et nous nous sommes demandées si nous irions voir le film.

Parce que la question devait nécessairement se poser à un moment ou à un autre.

sexandthecity_zamovie

Surtout que, même si je ne suis vraiment pas le même genre de nana que les héroïnes de Sex & the City (ou alors, à la grande rigueur, Miranda, mais pas complètement... disons que je ne m'identifie pas à elle mais c'est la seule que je tolèrerais comme amie !), j'ai toujours eu beaucoup d'affinités avec la série. Je la retrouve toujours avec le même plaisir, quel que soit l'épisode qui passe (et Dieu sait que M6, comme moi, semble ne pas pouvoir s'en passer).

Il y a tous les épisodes qui me font rire (ou plus souvent sourire car je me refuse à catégoriser Sex & the City comme une série humoristique), et puis surtout tous ceux qui m'émeuvent beaucoup. Il y en a plusieurs, mais citons principalement La douleur exquise, dont j'ai déjà parlé mais, une fois n'est pas coutume... c'était dans mon blog perso ! Et puis il y a, dans une moindre mesure (je suis émue mais je n'ai pas besoin d'aller jusqu'à pleurer), l'ensemble de la sixième et ultime saison.

Depuis que je l'ai vue, je n'ai de cesse de répéter à qui veut l'entendre (et hélas pour mon entourage, aux autres aussi) que cette sixième saison, et notamment son final, étaient d'une telle perfection, qu'à eux seuls les deux épisodes du final méritaient une septième saison.

Donc avec tout ça, on se demande quand même un peu pourquoi je me demande si je vais aller voir le film ! C'est que justement, tout était si parfait... Je suis restée sur une si bonne impression. Chaque fois que je revois les épisodes à la télévision, j'y vois ce que j'ai aimé. Je n'y redécouvre pas la série, je n'y aperçois pas les défauts qui m'avaient échappé ou que j'avais occultés, non, mon regard ne se dirige que sur ce qui me renvoie à l'histoire si intense que j'ai avec cette série qui a su me toucher et, surtout, le peut encore. Montrez-moi une toute petite photo de Miranda donnant le bain à sa belle-mère et je vous suis toute acquise, désarmée dans l'instant. La moindre suggestion de la complicité qui unit Charlotte et son schmuck, et je fonds littéralement. Voir Smith esquisser la difficile position de la main me coupe immédiatement le sifflet. L'énumération s'arrêtera à trois, Carrie et moi sommes irréconciliables (pour tout vous dire, si c'était l'une de mes amies, elle ne le serait plus depuis longtemps...). Mais toujours est-il que c'est quand même l'une des rares séries à s'être finies en beauté, dans une espèce de grand Schelem impeccable, et ça ya quand même pas des masses de séries qui peuvent s'en enorgueillir !

Combien de fois le téléphage se prend-il la tête entre les mains à la fin d'un series finale, l'air désolé, pour dresser mentalement la liste des ratages, erreurs, et autres dommages collatéraux sur cet exercice de style suprême, peut-être plus difficile encore que le pilote (et c'est une pilotovore qui vous le dit !), qui est celui où il faut clôturer proprement une série ? Combien de lettres inachevées ou postées sur un forum, pour saluer ou conspuer tel ou tel final ? Hein ? Oui, vous, là ! Combien ? Et ceci sans compter les séries qui n'ont pas eu la chance d'avoir une fin... et elles sont là aussi légion.

Vouloir tenter le sort ? Prendre le risque de briser en miettes cette étonnante concordance d'évènements et de talents qui ont permis que Sex & the City se finisse de façon, nan, pas satisfaisante : j'ai dit parfaite ! Et j'assume !

Eh bien, c'est dans ces cas-là qu'un téléphage assume son étrange identité et déclare à la face du monde : j'aime trop cette série pour aller voir le film !

PS : mais comme dit ma soeur, ça veut pas dire que je ne finirai pas par le voir lorsqu'on m'offrira le DVD par exemple... Ça mériterait réflexion, de déterminer en quoi voir le film au cinéma semble une plus grande prise de risque, d'ailleurs.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (mais je savais par mes mots-clés que vous étiez des cas) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:22 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-05-08

Que reste-t-il...?

Tout est vain. En ce moment j'ai un mal fou à trouver une série qui trouve résonance en moi. Je croise des séries drôles, des séries bien foutues, des séries esthétiques, des séries intéressantes... mais impossible de trouver une série qui s'adresse à moi. A moi personnellement.

Alors évidemment, vous allez me dire que jamais aucune série ne s'est adressée à moi personnellement. C'est vrai mais seulement sur le plan de l'intention. Il y a tout de même eu des séries qui m'ont apostrophée directement, qui ont réussi à toucher, à m'envoyer un reflet partiel de moi dans lequel j'aie su me reconnaître.

Alors évidemment, je pourrais ressortir ces bonnes vieilles séries "qui marchent", me reconnaître une fois de plus dans tel univers ou tel autre, mais... mais et la nouveauté ?

A rythme régulier, je me demande où j'en suis dans ma façon de regarder les séries. J'ai cette sorte de crises de foi, comme ça, de temps à autres. Je remets en question ma passion, comme ça, juste parce que pendant quelques mois j'ai un mal fou à trouver une série qui fasse battre mon cœur plus fort qu'à l'accoutumée.

Mais pendant ces crises, qui parfois durent un peu, ou bien pas tellement, enfin ça dépend, je ne peux m'empêcher de comparer les séries que j'ai déjà connues et aimées par le passé, avec celles découvertes récemment et qui ne sont pas capables de me laisser un souvenir impérissable. Je sais que je ne devrais pas... je sais que ça n'aide pas... Je ne devrais sans doute pas non plus regarder quelques épisodes savoureux de temps à autres, ni relire des répliques inoubliables, tout ça ne fait qu'empirer le phénomène. Un autre facteur aggravant c'est quand l'une de mes séries-phares devient de plus en plus fade et me désespère même sur sa propre cause. Ah ils semblent lointains les épisodes de SVU qui me laissaient pantoise d'horreur devant ma télé une bonne heure après le générique de fin ! Ou plutôt non, ils ne sont pas si loin, il suffit d'attendre un épisode rediffusé... C'est encore pire, vous voyez bien.

Heureusement, après quelques temps d'errance, je finis par tomber sur une série qui révolutionne mon horizon, qui me permettre de respirer à nouveau à pleins poumons avec la télécommande bien en main (je suis un peu comme les mecs dans ces cas-là, je me rassure au contact d'une solide télécommande).

Mais tant que ça n'arrive pas, tant que, de pilote en pilote, je ne me retrouve pas dans ce que je vois, j'ai du mal à y croire et j'ai l'impression de n'en voir pas le bout. J'ai du mal à croire que je trouve encore une série capable de m'époustoufler, me chavirer, me faire haleter... ou me briser le coeur.

En ce moment, je sors d'une belle relation avec une série que j'ai beaucoup aimée,  et très franchement, je me dis qu'il n'y en aura plus d'autre. Vous et moi savons au fond que ce n'est pas vrai. Qu'il en viendra une autre. Même si je n'ai pas envie de la voir, la probabilité est grande, et elle existe bel et bien. Et si elle ne vient pas, sa quête sera sans doute palpitante, d'ailleurs.  Mais le doute est là et je cherche sans vraiment  chercher, et l'impatience le dispute à la résignation.

Y aura-t-il encore une série faite pour moi ? Dois-je admettre qu'il y aura toujours de bonnes séries, mais plus jamais LA série ? Ou dois-je ne pas perdre espoir ? La téléphage en moi sait que je continuerai de chercher. Mais est-ce que je trouverai ?

Posté par ladyteruki à 23:51 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

08-11-07

Ratées

Nous sommes le premier jeudi du mois et... ah bah tiens, c'est l'heure du podcast ! Comme le temps passe vite quand même, je suis même pas sûre d'être déjà remise de certaines révélations sur KYLE XY...

Pour vous faire patienter jusqu'à la mise en ligne, j'ai décidé de ce soir de vous parler de femmes. De nanas. De gonzesses. Non désolée yaura pas de photo à l'appui. Je me demande si par féminisme, ou peur du féminisme je ne sais pas, il ne manque pas un type de personnage féminin à la télé, en matière de rôle principal : la nana-looser ou au moins, sacrément marginale.

En cette saison où les geeks ont plus de temps d'antenne que jamais, après le succès remporté par My name is Earl par exemple, je me demande sincèrement où est l'équivalent féminin de tels personnages. Les femmes ont finalement toujours le beau rôle. Si elles ont des problèmes dans la vie, c'est parce qu'elles sont torturées par leurs démons intérieurs, pas parce qu'elles ont clairement fait les mauvais choix. Si elles sont dans la panade, c'est parce que si, ou parce que ça... J'étais frappée par la condescendance de Saving Grace vis-à-vis de son personnage principal, par exemple, même alcoolique le regard reste complaisant (elle a buté un mec nom d'un chien !). Je cherche les femmes ratées. Je ne comprends pas qu'aucun exemple ne me vienne à l'esprit d'une femme qui, franchement, ne serait un exemple pour personne, tandis que j'en vois au rayon hommes.

Pourquoi trouver des circonstances atténuantes à ces femmes ? Pourquoi tenter de les comprendre quand on peut condamner sans retenue plusieurs personnages masculins. Pourquoi cette sorte de... discrimination positive ?

Les femmes ne sont pas vouées à s'en sortir mieux dans la vie que les hommes. Il n'est pas dit qu'elles trouvent plus facilement leur place dans la société. Pourquoi le fait d'être une femme nous garantit, au moins à la télé en tous cas, un regard plus complaisant sur nos agissements, les conséquences de nos actes, et notre mode de vie ? Pourquoi ces femmes se retrouvent-elles excusées soit par des tragédies antérieures, ou des amis qui la soutiennent tout de même ?

Eh bien non, je refuse ces personnages féminins auxquels on trouve des circonstances atténuantes ou des personnes pour les aimer malgré tout ! Je revendique le droit au néant intellectuel, à la moralité zéro et la marginalisation totale !!! Vous faites ce que vous voulez, mais à la saison prochaine, entre deux grèves, messieurs les scénaristes, trouvez donc le moyen d'écrire un rôle du genre d'une terrorriste et infanticide ! Merde à la fin, nous aussi on a le droit au ratage complet, quoi !

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

Posté par ladyteruki à 19:35 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-11-07

Choix éditoriaux

Qu'on tienne un blog, qu'on alimente un site ou tout autre media ayant pour sujet une passion, le dilemme est toujours le même : quels sujets aborder ? La question se pose différemment des cas où, par exemple, on travaille sur un site pour des raisons strictement professionnelles : le sujet est imposé par l'objectif de la profession, et qu'on le veuille ou non, il faut répercuter l'info rasoir sur telle convention de métier, ou il faut publier tel nouvel arrêté qui modifie la façon de travailler, il faut constituer un dossier sur la méthodologie de tel travail interdépartemental... non, la question ne se pose même pas, en fait.
Mais lorsqu'on parle de ce que l'on aime, lorsqu'on est maître (peu ou prou) de son outil de communication, alors on se demande, à un moment ou à un autre, de quoi on va parler.

Le plus gros du dilemme se pose par l'envie de toucher du monde. Si on choisit d'écrire, c'est bel et bien pour être lu, et si je parle c'est pour être entendue. Si je ne le faisais pas pour les autres, pour transmettre un message, alors de toute évidence je le ferais pour moi et ça n'aurait plus de sens, parce que si je veux me dire quelque chose, je n'ai pas besoin de les publier sur Internet au préalable ! Mais du coup, combien de personnes vais-je toucher ?

Si dans mon blog je parle de Rude Awakening, ça va toucher... allez, une, peut-être deux personnes. Si je parle de Buffy, bizarrement, l'affluence est bien différente ! Du coup forcément, ce serait facile de toujours parler de séries aussi populaires que ça, afin de faire gonfler les stats. Mon message touchera ainsi plus de gens.

Pourtant, tout le monde connait Buffy (ceux qui ne connaissent pas, c'est qu'ils le veulent bien !), et même si j'ai évidemment un avis sur ce que j'ai vu, c'est le cas de tout le monde aussi. Qu'ai-je à apporter sur ce sujet ? Qu'ai-je à dire qui ailleurs n'ait jamais été dit ? Qu'ai-je à apprendre ? Quel est l'intérêt de ne revenir que sur des gros titres comme celui-ci ? Oui, ça fera sans doute réagir, mais ces réactions ne seront pas motivées par la curiosité, il n'y aura pas vraiment d'échange, puisque chacun connaît sa propre position depuis bien longtemps. Mais parler de Rude Awakening, là c'est intéressant, parce que je peux vous donner envie de vous intéresser à la série, je peux apporter quelque chose, je peux faire partie des rares sites francophones à évoquer la série... mais si je le fais, alors plus personne n'aura envie de venir me lire... et mes posts passionnés n'auront pas atteint leur but d'essayer de partager ce que j'aime, ce que je sais, ce que je pense.

Evidemment, n'importe qui finirait par se dire qu'il faut trouver un équilibre. Mais si je fais un post Buffy, irez-vous lire mon post Rude Awakening pour si peu ? Ca vous ennuie si j'en doute ?

Dans le fond, ce qui importe, ce n'est pas que je vous parle de Buffy pour vous donner envie de me rendre visite. Ce qui importe c'est que je continue à parler de Rude Awakening, avec toute ma passion, parce que c'est ce que je fais le mieux, si tant est que je fasse les choses bien. Je ne veux pas me vider de ma sève pour des posts faciles, comme je l'ai fait ces deux dernières semaines en parlant seulement de Buffy : mes stats ont gonflé mais la victoire est amère. Je vais continuer à parler, aussi bien que possible, de Rude Awakening, et peut-être que plutôt que mon sujet, c'est ma passion qui finira par vous donner envie de me lire. Ca me semble un pari bien plus intéressant, non ?

Ne pas céder à la facilité pour obtenir de l'audience : c'est ce que je voudrais toujours pouvoir faire.

Posté par ladyteruki à 18:34 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

15-10-07

Ode to my VHS

Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas eu l'occasion d'aller dans cette FNAC ; la plus grande que je connaisse, si ce n'est la plus grande tout court. C'est dans ce temple du produit culturel que je venais, il n'y a pas si longtemps, prendre mon fix régulièrement. Ca faisait en fait 3 ans. Le rayon DVD a déménagé au premier étage, mais à part cela, rien n'a changé dans le magasin. Je réprime un soupir mêlé de nostalgie et de contentement, et m'engage sur l'escalator.

Plus qu'un rayonnage obscur caché au milieu des imports, les séries ont désormais tout un espace qui leur est dédié. Sur les coffrets, les plastiques sont propres et bien tenus, l'étiquettage est soigné, coloré, bardé d'autocollants signalant des promotions... Bien en évidence, les séries du moment ont aussi droit à un panneau "à la TV", et tout cela est très proprement classé alphabétiquement.

Ce rayon, vous le connaissez tous à présent. Mais pour moi qui n'étais pas venue depuis 3 ans, c'est un peu comme une révélation ! Après des années à fouiller laborieusement, cherchant à deviner si mes séries favorites seraient cachées au beau milieu des comédies musicales (ne riez pas, c'est du vécu) ou parmi les films pour ado faisant la part belle à la videographie des soeurs Olsen ; après des années à ramener chez moi des coffrets déchirés à l'étiquette illisible (mais qui, c'est vrai, m'a permis d'obtenir un rabais inattendu par deux fois lorsque la pauvre préposée à la caisse devinait à grand'peine le prix à me demander) ; à lutter pour trouver les nouveautés... Cette époque de vaches maigres est derrière moi, elle est derrière nous tous, et n'a sans doute plus cours que dans les espaces culture des supermarchés de Province... Et encore.

Pourtant, je ne peux pas étouffer ma déception. Au milieu des dizaines, des centaines de coffrets DVD bien rangés, acheter un pilote ou une saison n'est plus aussi magique. La joie d'avoir déniché un titre sortant des classiques X-Files/Buffy/Ally McBeal (ouais ça marchait bien la Fox à l'époque), le bonheur de fouiller des heures pour déterrer le seul coffret Will & Grace disponible... Et puis, la sensation rugueuse de la cassette, aussi, une fois à la maison, devant le magnétoscope, le plastique tiède qu'on pouvait prendre à pleines mains pour la glisser dans l'appareil, le petit cliquetis des deux bobines dans le boîtier noir, les premiers centimètres de bande transparente, le petit carré à casser pour bloquer l'enregistrement (ou la petite glissière verte de BASF...) !

J'embarque mes rondelles dans leur coffret tout plat. Bien-sûr, l'essentiel, on est d'accord, c'est le contenu. Mais notre façon d'apprécier le contenu n'a-t-elle pas changé, du coup ?

Le regard las, la caissière me donne le prix exact, conforme à l'étiquette au centime près, et me glisse mon DVD dans un rachitique sac pour CD. Ce qui est rassurant, c'est que par contre c'est toujours aussi cher...

En sortant, mon sac light en plastique glissé dans mon sac à mains (ai-je mentionné combien je regrette les sacs monstrueux qui cognaient mon mollet ?), je passe devant le rayon des supports vierges. Pour trois étals de DVD, DVD-R et autres galettes satinées, on ne trouve plus qu'une pile de VHS de 180 mn, le strict minimum, et même plus de choix de marques. Quand je pense qu'à une époque, ils les vendaient par packs de 10 x 240 mn...

Posté par ladyteruki à 20:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-09-07

T'étais oùùùùùùùù ?

Bah ouais je sais, j'ai déserté. Mais j'avais de bonnes raisons, promis, et à vrai dire la moitié vous concernent directement si ma plume vous manquait...
Car oui, j'ai l'honneur d'être la rédactrice en chef de...

logo_seriesliveonair

Croyez-moi, je n'ai pas oublié ce blog, et je reprendrai d'ailleurs très vite mon rythme du post minimum tous les vendredis.
Mais pour ce soir, dans un peu moins d'une demi-heure en fait, votre dose de moua sera sur SeriesLive !
(les médisants diront que la pub a payé :P )

EDIT : euh oui, finalement on va dire 21h, ok ?

Posté par ladyteruki à 19:36 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-07-07

Week end de défonce

Ce week end, je cède totalement à ma téléphagie et j'entame un rail de séries que je n'ai pas eu le temps de reniffler cette semaine (pourtant déjà bien chargée, avec en moyenne un pilote chaque soir, plus ce que je regarde déjà par ailleurs, plus les autres trucs que j'aime bien faire même si c'est un peu du gaspillage de temps, comme manger, dormir... walou !!!).

Au menu :
- Bionic Woman (je me prépare à être très agréablement surprise)
- Damages (je voulais le regarder hier soir mais j'ai par inadvertance oublié de désinstaller Civilization IV...)
- Lipstick Jungle (après tout, si le trailer de Cashmere Mafia a su m'intéresser et me donner l'illusion d'un spin-off de Sex & the City, je vois pas pourquoi bouder Lipstick Jungle qui est fait des mêmes ingrédients !)
- Meadowlands (j'ai pas encore réussi à me résoudre mais je suis sûre de trouver de la motivation entre deux autres pilotes, dans un appel d'air on va dire)
- Side Order of Life (complètement refroidie par certaines reviews lues çà et là)
- State of Mind (j'ai galéré pour en voir le bout, c'est la moindre des choses même si je ne pars pas très optimiste)
- The Sarah Conor Chronicles (avec mon homme car je pressens que ça va lui plaire)
- The Kill Point (je me rappelle même plus de quoi ça doit causer, on verra bien)

Dans l'intervalle, les pilotes de Cavemen (arf arf arf, il me faut cette grosse daube ! à l'aide, mon homme déteint sur moi !!!) et The Big Bang Theory seront à ma merci, et sans doute même aurai-je la possibilité de regarder le second épisode de Mad Men, du moins si les choses conservent leur rythme...

Et, si j'ai le temps (par exemple cette histoire de sommeil c'est des foutaises et je suis sûre de pouvoir tout-à-fait m'en passer), je regarderai la fin de The Starter Wife que j'avais un peu délaissée. Idéalement, il faudrait aussi que je trouve du temps pour finir la 1e saison de KYLE XY, Heroes, Eureka et Dexter, sachant que pour les trois derniers j'attends que mon homme lui-même libère du temps (mais hélas je crois que Painkiller Jane a eu le dessus sur sa bonne volonté).
Mémo perso : ne pas louper NY SVU demain soir, même les rediffs me font toujours autant plaisir... Ainsi que dimanche, un bout d'Urgences pour entretenir la machine, parce que je ne sais pas y résister et que Neela embellit à chaque saison, et surtout The Nine...

J'ai la tête qui tourne, c'est normal docteur ?

Posté par ladyteruki à 18:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]