ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-10-12

[DL] Babylon

Peut-être vous souvenez-vous que, dans un world tour précédent, nous avons évoqué une série argentine : Babylon. Eh bien, depuis, j'ai jeté un coup d'oeil au pilote, et c'est pas mal du tout.

L'exercice de style est là, avec une intrigue qui emprunte au polar noir, mais aussi un côté plus étrange, barré et même onirique, le tout formant un mélange pour le moins étonnant.
Et puis, le jeu entre les scènes en noir et blanc d'une part (qui rappellent, avec moins de moyens évidemment, Sin City), et celles en couleurs d'autre part (c'est-à-dire tout ce qui se passe à l'étrange club Babylon), est plutôt réussi et permet de donner un cachet très à part à la série. Je ne voudrais pas employer les comparaisons avec Twin Peaks à tort et à travers, alors disons qu'il y a une part de Mandrake et une part de... Carnivàle, disons, dans Babylon.

Alors du coup, j'attendais de voir le générique avec curiosité, pour voir comment cette double-identité serait rendue. Eh bien, pas du tout comme je l'imaginais ! Jugez plutôt.

Babylon
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Sur le plan musical, je dois dire qu'on est dans le registre attendu, le fait que l'air soit très célèbre n'aidant pas. Mais j'avoue que du côté de l'esthétisme du générique, j'ai été très surprise ! Quand tant de choses dans Babylon donnent l'impression d'être intemporelles ou même carrément anciennes, tomber sur ces murs de graffitis impressionne un peu.
Pourtant ça fonctionne parce que d'une part, on sent bien l'univers bizarre de la série, et d'autre part, les images qui défilent sont autant de rappels à des éléments qu'on peut voir dans le pilote (et celles que je ne reconnais pas, je suppose simplement qu'elles ont un rapport avec les épisodes suivants). Loars, même si tout ça surprend, cela semble aussi diablement cohérent !

Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à jeter un oeil à Babylon ; ça doit être encore mieux quand on parle espagnol, d'ailleurs. Vous m'expliquerez peut-être les subtilités qui m'ont échappé.

Posté par ladyteruki à 23:47 - Médicament générique - Permalien [#]

Vol au-dessus d'un nid

Tandis que whisperintherain et moi tentons vaillamment de poursuivre notre mission de visionnage et de review des pilotes de la saison, devinez quoi ? Il continue de pleuvoir des pilotes... à torrents ! J'avoue que c'est d'ailleurs quelque chose que je n'avais pas prévu lorsqu'on a commencé ce challenge : à ce stade, il y a non seulement les pilotes à découvrir, mais aussi toutes les séries que je suis qui me prennent du temps. Or, paradoxe : si je regardais moins de pilotes, je suivrais probablement moins de séries !
Mais bon, en ne dormant pas du tout, je devrais m'en sortir. Passons donc à un nouveau pilote, celui d'une série britannique...

Cuckoo

On a tous fait le coup de ramener à la maison quelqu'un que nos parents désapprouvaient. Au moins une fois. Sauf si vous n'avez jamais ramené personne, évidemment, bon. Mais rarement avons-nous ramené quelqu'un d'aussi extrême que Cuckoo, l'étrange gaillard qui s'installe dans la vie de Ken et Lorna lorsque leur fille Rachel se marie (pas grand'chose à voir avec le film). Il faut dire qu'ils ont un peu été pris par surprise : Rachel part en vacances au soleil, et lorsqu'elle revient, elle a déjà la bague au doigt ! Or, de longues et passionnantes études attendaient leur petite surdouée, et ce n'était pas du tout "le plan".

La petite fille chérie est en effet revenue avec un type un peu louche, probablement un peu sale aussi, qui a pas mal bourlingué mais pas fait grand'chose de sa vie, qui pense avoir une vie spirituelle riche mais qui en revanche, de l'extérieur, ressemble quand même bigrement à un parasite fainéant, et prend en plus tout le monde de haut parce qu'il est convaincu que tout cela le rend supérieur aux gens "normaux".

A partir de ce pitch un peu convenu, je m'attendais à une comédie sympathique. Parce que le propre d'une comédie, pour nous faire rire, est de surprendre : soit grâce à ses répliques, soit grâce à ses situations.

Manque de chance, la surprise de Cuckoo ne viendra jamais. J'ai attendu tout l'épisode un retournement de situation qui n'est jamais venu. Et si les parents, passé l'effet de surprise, adoraient Cuckoo et commençaient à adopter son mode de pensée ? Et si au contraire, mis dans ce nouveau contexte, Cuckoo démontrait qu'il est plus qu'un cliché New Age et qu'il peut être un personnage fort, et intelligent ? Et si Rachel découvrait par elle-même que ce mariage est une erreur, et que la famille se retrouvait bloquée avec cet énergumène impossible à mettre dehors (par exemple, il ne reconnaît pas le concept de divorce) ? Il y avait plein de combinaisons de choses surprenantes, ouvrant à des gags variés, mais aucune n'a semblé vouloir se produire.
Chacun est bien dans son petit rôle soigneusement balisé, et personne ne sort des clous : le père est furieux, la mère se laisse embobiner, la fille est extatique, et le nouveau gendre est le boulet irresponsable qu'on imaginait. La série nous invite avec ce premier épisode à compatir à la douleur du père (incompris dans sa "tribu"), évidemment une pauvre victime de l'enthousiasme ambiant, qui voit sa fille chérie idolatrer un abruti, sa femme prendre leur parti, et de surcroit, ses finances être sévèrement plombées. Tout cela est vraiment trop peu engageant...

Evidemment, le léger twist de la fin du pilote pourrait laisser espérer un petit revirement dans la dynamique de la maison, à première vue, étant donné que Cuckoo a une sorte de sursaut de responsabilité. Mais devant ce premier épisode si peu drôle, si peu imaginatif, et si peu déluré (à la limite, si on l'avait vu du point de vue de Cuckoo...), j'avoue ne fonder que peu d'espoirs.
Tant pis ! J'ai pas mal de pilotes à rattraper encore, et ne pas m'encombrer avec une série telle que Cuckoo en cette rentrée ne me fera vraiment pas verser une larme. Et puis, comme je n'ai jamais vraiment été fan d'Adam Samberg (il a même réussi à me gâcher des Digital Shorts dans Saturday Night Live, quand même, vous voyez l'ironie...), c'est pas dommage !


Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 23:26 - Review vers le futur - Permalien [#]