ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

11-04-12

lady's world tour - Escale n°8

Bon, bah écoutez je sais pas pour vous, puisque vous n'avez pas trop réagi sur ce point spécifique, mais je préfère quand même les world tour plus longs. Je trouve qu'on a plus de choix. Alors du coup aujourd'hui il y a du lourd, et j'ai même réussi à trouver un petit quelque chose sur l'Italie, l'un des pays européens où je manque dramatiquement de sources. Je n'en suis pas fâchée, je vous le dis tout net !

30graderiFebruari

- SUEDE : SVT, c'est chaud !
Lundi soir, SVT diffusait l'ultime épisode de 30° i Februari et vous vous doutez bien qu'on aura l'occasion d'en reparler. La bonne nouvelle, c'est que l'épisode final a été regardé par 1,2 million de spectateurs ! Rappelons que le premier épisode avait réuni 1,45 million de curieux. Pour un pays qui compte un peu plus de 9 millions d'habitants, je vous laisse apprécier l'ampleur de la chose. Par contre, il y a une mauvaise nouvelle : le DVD est sorti aujourd'hui en Suède, et il ne comporte pas l'ombre d'un sous-titre anglais. Il fallait s'y attendre mais ça n'en est pas moins tragique. A moins qu'elle m'ait échappé, on attend toujours l'officialisation d'une deuxième saison.

- DANEMARK : Facebook, ça ne marche pas avec DR
Il vous souvient probablement de la dramédie Lykke, diffusée l'an dernier par DR. La série, qui faisait partie des fictions vendues à l'occasion du MIP TV, a trouvé un public restreint, mais actif : un groupe Facebook a été créé par les fans afin d'inciter DR à ramener la série à l'antenne. Cela à valu à Stig Thorsboe, le créateur et scénariste de la série, de s'exprimer pour annoncer qu'il n'y aurait définitivement pas de seconde saison pour la série. "Aux Etats-Unis, cette opération aurait du succès, mais ça ne fonctionne pas encore comme ça au Danemark", a-t-il précisé quant à l'initiative. Thorsboe, qui a commencé à écrire pour la télévision au début des années 90 mais a accentué son travail pour le petit écran ces dix dernières années (il a notamment écrit les épisodes de Krøniken), travaillerait actuellement sur un nouveau projet de série. Ah et, vous savez, quand je mentionnais le MIP TV ? Eh bien, la dramédie de TV2, Rita, dont je vous parlais du pilote plus tôt cette année, a été vendue à Fuse Entertainment (déjà responsable du remake de Forbryselsen) afin d'être adaptée pour les Etats-Unis. Voyez, la fiction danoise a encore du répondant, tout n'est pas noir.

- ESPAGNE : anti-coup de bambou
Voilà de nombreux mois qu'on parle de productions espagnoles dans ces colonnes, et je pense qu'on est tous prêts maintenant à retenir des noms propres et des noms de sociétés. Celui que nous allons apprendre aujourd'hui est Bambù Producciones, une société de... production (vous voyez, vous vous en sortez très bien) qui est à l'origine de plusieurs des séries à succès de ces dernières années, dont Hispania, Gran Reserva, ou plus récemment Gran Hotel. Comme vous le voyez, les choses vont plutôt bien pour cette boîte. Elle a annoncé au début de la semaine avoir lancé une nouvelle filiale, nommée Blow, destinée à accueillir les projets les plus ambitieux et les plus sensibles. Le premier projet de Blow sera un mélange de thriller psychologique et de science-fiction, dont l'ambiance est décrite comme digne héritière de films comme Buried ou Red. Outre la signification pour Bambù Producciones à proprement parler, qui montre bien qu'elle est en train de gagner du terrain (notamment face au géant Globomedia qui est son principal concurrent), on devine que de tels projets ne sont pas vraiment développés pour les chaînes historiques mais plutôt pour la TNT ou le câble. Alors, Blow, première étape d'un élan des chaînes numériques espagnoles ? A suivre.

C'est la même photo parce qu'elle lui rend bien justice

- CANADA : on ne s'en lasse pas
La chaîne francophone TVA a confirmé la mise en chantier d'une comédie dramatique intitulée Un sur 2, dans laquelle un homme qui a fait sa crise de la quarantaine et a tout plaqué revient comme une fleur trois mois après avoir claqué la porte, auprès de sa femme et de leur fille. Comme ils possèdent un duplex et une quincaillerie, le temps que la confusion retombe, ils décident d'habiter chacun un étage du duplex et d'essayer de régler leurs problèmes tout en continuant de tenir leur affaire... Vous l'aurez remarqué, pour la seconde fois dans un world tour, la photo de Claude Legault (Minuit, le soir) orne cette news ; effectivement l'acteur interprètera le rôle masculin, Michel, tandis que l'épouse sera incarnée par Céline Bonnier (Les Rescapés). La série, dont le tournage devrait commencer en juin en vue d'une diffusion en septembre, sera réalisée par Claude Desrosiers (Les hauts et les bas de Sophie Paquin), et la production est déjà assez confiante quant à l'obtention d'une deuxième saison.

- BRESIL : une avenue, que dis-je, un boulevard !
Il est rarement question de telenovelas dans le coin pour, entre autres, les raisons énoncées il y a quelques semaines. Pour autant je voulais attirer votre attention sur quelque chose : les telenovelas, ça fonctionne encore TRES bien. Non parce que je me rappelle avoir expliqué que l'Amérique du Sud connaissait une véritable ruée vers l'or en matière de nocturnas au format hebdomadaire, mais soyons bien clairs : les telenovelas ne sont pas nécessairement désertées. En témoigne Avenida Brasil, sur Rede Globo, qui a commencé le 26 mars dernier et qui, d'après les derniers chiffres, attire quotidiennement rien moins que 65% des spectateurs brésiliens. Quand même, hein. Le premier épisode de la série en avait réuni 61%, ce qui signifie qu'en à peine deux semaines de diffusion, les choses ont déjà pas mal progressé. Voilà donc c'était juste l'occasion pour moi d'être claire : oui, les séries hebdomadaires, c'est la nouvelle marotte des chaînes de nombreux pays dont on connait plutôt la production de telenovelas, mais ne vous laissez pas abuser, la telenovela n'est pas encore morte et enterrée.

- BRESIL : en rire ou en pleurer
Cela étant posé, les telenovelas ne sont pas les seules séries à exister, et la preuve en est faite avec deux projets de FX Brasil. Le premier, intitulé, A vida de Rafinha Bastos, est une série satirique dont le pilote vient d'être approuvé par la chaîne ; la série entre donc en production en vue d'un total de 12 épisodes. C'est l'humoriste Rafinha Bastos qui crée cette série dans laquelle il réutilisera une partie de son spectacle de stand-up, racontant des anecdotes de sa vie privée ; l'idée est de brouiller la limite entre la réalité et la fiction. Ainsi, le père du comédien dans la série sera interprété par son père dans la vraie vie, tandis que la mère sera incarnée par une actrice. D'autre part, le cinéaste Fernardo Meirelles (à qui l'ont doit le film La cité de Dieu et la série qui a suivi, La cité des Hommes) prépare la série Contos de Edgar, inspirée des nouvelles fantastiques d'Edgar Allan Poe et en co-production avec la chaîne O2 ; la série devrait arriver sur les écrans brésiliens pendant le second semestre 2012.

Moi ! Moi !!!

- ITALIE : qui veut nager avec les dauphins ?
En mars 2011, Canale 5 avait diffusé une minisérie intitulée Come un delfino, en deux parties. La série s'intéressait au monde de la natation, et notamment d'un ancien champion, Alessandro, qui devient l'entraîneur d'une équipe de jeunes délinquants et les aide à revenir dans le droit chemin en leur apprenant ce sport. Il ne vous étonnera pas trop d'apprendre que la fédération italienne de natation faisait partie des entités participant au budget de la série, laquelle bénéficiait de musiques composées par nul autre qu'Ennio Morricone ! Une seconde saison a depuis été commandée pour la série, et puisque je suis tombée sur une info concernant son histoire, je me suis dit que c'était pas parce qu'on n'avait jamais mentionné la série qu'on allait se priver de se pencher dessus. Cette fois, Alessandro (qui grâce à l'issue de la première saison a touché une grosse somme d'argent) décide de racheter une piscine confisquée à la mafia, et de la retaper pour pouvoir y entraîner plus de jeunes. Mais lorsqu'une bombe fait exploser l'installation, il faut se rendre à l'évidence, ce ne sera pas facile... Le tournage de la 2e saison, qui a commencé en février dernier, s'installe à partir de ce weekend à Malte ; on ignore pour le moment à quelle date les nouveaux épisodes de Come un delfino seront diffusés.

- AUSTRALIE : Blake pour prendre la relève de Fisher ?
Le tournage a commencé pour la prochaine série d'enquêtes d'ABC, The Dr. Blake Mysteries, se déroulant dans une ville rurale en 1959. Souvenez-vous, cela faisait partie des projets que la chaîne publique s'était fixés pour cette nouvelle saison. Le bon docteur Lucien Blake viendra reprendre le cabinet que lui a laissé son père, officiant également comme médecin pour la police, mais très vite il conduira ses propres enquêtes lui-même. Blake ayant été officier médical pendant la Seconde Guerre mondiale, il a un regard bien particulier sur ses pairs, et les gens du coin ne comprennent pas toujours ni sa rigueur morale ni son sens de l'humour pince sans rire. C'est un total de 10 épisodes qui est prévu avec Craig McLachlan (Packed to the Rafters) dans le rôle principal, Nadine Garner (City Homicide) interprétant son épouse. Le tournage est prévu pour durer jusqu'en août, en vue d'une diffusion en 2013.

- AUSTRALIE : de mère en fille
L'une des exportations les moins glorieuses de la télévision australienne a été la comédie Kath & Kim, même si on ne peut nier qu'elle ait connu un grand succès. Actuellement, le film Kath & Kimderella est en préparation en vue d'une sortie sur les grands écrans australiens le 6 septembre, et c'est l'occasion pour quelques rumeurs insistantes, mais pas du tout confirmées (je répète : rumeurs non confirmées) d'évoquer le retour de la mère et la fille à la télévision. Pourquoi donner du poids à ces rumeurs ? Parce que lorsque Seven a reçu ses investisseurs et partenaires à la fin de l'année dernière, le tandem était intervenu dans une petite video dans laquelle les deux anti-héroïnes avaient fait remarquer que la chaîne avait bien besoin de les faire revenir à l'écran. On devrait avoir le coeur net quant à la véracité de cette rumeur à mesure que la sortie du film se rapprochera...

KankurouKudou

- JAPON : l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt
La NHK a la particularité d'être la seule chaîne nationale japonaise à diffuser des séries d'une durée d'un an (comme en ce moment Taira no Kiyomori le dimanche soir) ou de 6 mois (ce sont les fameux asadora, diffusés à huit heures du mat') ; ce sont souvent les séries qui font les meilleures audiences de la chaîne, accessoirement. Ces deux traditions télévisuelles requièrent donc, pour plusieurs raisons comme vous le voyez, une vision à long terme, aussi ne serez-vous pas très étonnés d'apprendre que, à peine une semaine après avoir lancé Umechan Sensei dans sa case matinale, la chaîne publique commence déjà à penser à l'avenir. L'urgence n°1 à présent est d'abord de poursuivre le projet qui prendra la relève d'Umechan Sensei en octobre, Jun to Ai. La jeune actrice Natsuna vient d'être castée pour le rôle principal de la série ; c'était sa 3e audition pour un asadora. Elle y incarnera une jeune fille qui débarque de sa région natale d'Okinawa pour travailler dans un grand hôtel d'Oosaka. Le tournage de Jun to Ai démarre le mois prochain en vue d'un lancement sur NHK le lundi 1er octobre. Mais ce n'est pas tout, puisqu'il faut maintenant commencer à écrire l'asadora d'après, celui qui démarrera au printemps 2013 ! Je vous le disais : on parle de plans à long terme. Ce n'est nul autre que Kankurou Kudou (c'est le monsieur ci-dessus, dites bonjour), entre autres scénariste de Kisarazu Cat's Eye et Unubore Deka, qui vient d'être engagé pour en écrire l'histoire. Une conférence de presse devrait avoir lieu en juin pour révéler le sujet et le titre de cette série. C'est la première fois que Kudou écrira un asadora, et il pourrait être intéressant de le voir apporter sa patte à ces séries essentiellement destinées aux ménagères...

- RUSSIE : le festival du détective
Comme je vous le dis. DetectiveFEST est un festival russe intégralement dédié aux enquêtes, qu'elles se déroulent dans des films ou des séries, qui se tiendra du 25 au 29 avril prochain à Moscou. Sa mission, entre autres, est de réhabiliter l'image des policiers, et d'encourager le sens de la Justice chez les citoyens, à travers la fiction (ça ne s'invente pas). Comme tout festival qui se respecte, le DetectiveFEST propose également quelques récompenses. Parmi les séries nommées, pas mal de séries russes comme la saison 5 de Codex Chesti ("code de l'honneur"), et quelques unes qui en revanche nous évoqueront quelque chose : la série de Canal+ España, Crematorio, la canadienne Republic of Doyle, ou encore le succès turc Behzat Ç.. C'est la 14e fois que le festival a lieu, et le thème de cette année est "loi et société".

- ARGENTINE : si c'était à refaire
Un petit mot pour finir sur une série argentine dont le lancement m'avait un peu échappé, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire. Volver a nacer a démarré le 3 avril dernier à 22h30 sur TV Publicà (qui est... euh... une chaîne publique), et est une mini-série en 13 épisodes qui raconte comment des jumelles séparées à la naissance vont tenter 30 ans plus tard de percer le secret de leurs origines. Jusque là ça a l'air un peu bateau, limite téléfilm de Lifetime, mais on est en Argentine et l'histoire se teinte d'Histoire : les héroïnes sont les filles d'une prisonnière politique pendant la dictature militaire... Tournée et diffusée comme une série quotidienne, Volver a nacer n'est pas forcément un petit bijou mais son sujet mérite quand même l'attention. Ca tombe bien, TV Publicà se fait un devoir de mettre les épisodes en ligne sur le Mal chaque jour (par exemple, ici, le pilote). La série Volver a nacer a vu le jour, tout comme Perfidia, grâce au fameux Concurso Series de Ficción Federales. Ca a l'air d'être une vraie mine d'or, ce concours...

Pour finir, j'avais envie de vous glisser un petit mot sur Brendan O'Carroll, créateur et interprète principal de la série irlandaise Mrs Brown's Boys, la comédie qui est devenue un vrai phénomène, vous savez ? Les choses vont apparemment si bien qu'il a refusé une offre de HBO ! Actuellement, le format de Mrs Brown's Boys permet en effet au comédien et scénariste de ne travailler que 6 mois de l'année, et il avait peur qu'en acceptant l'offre de la chaîne câblée américaine, il ne doive travailler plus (mais il aurait définitivement gagné plus). Les Irlandais peuvent donc continuer à profiter des services exclusifs de O'Carroll, voilà un de leurs ressortissants couronnés de succès que les Américains ne vont pas tout de suite leur piquer (au contraire d'Amy Huberman, mais c'est pas moi qui irai me plaindre !).

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ; on a vraiment eu de tout ! A vous de me dire maintenant quelles sont les news qui ont le plus retenu votre attention, et, le cas échéant, s'il y a des séries que vous avez maintenant le désir ardent d'aller cagouler séance tenante...

Posté par ladyteruki à 22:51 - Love Actuality - Permalien [#]

10-04-12

Génération à poil

"I don't think you understand how big of a mess we're in. My disability checks are barely covering our bills, much less all of this. What did we think when we remodeled this kitchen ?
- Things were really good then ! And they're gonna get good again, I've got some really promising leads.
- Riley, you don't get it.
- Oh I get it, it's all we talk about anymore ! I just wanted one day of fun for our family.
- And what ? You want me to just fake it ?! I've had zero luck finding a job, and I got you out there, running around, jacking up our credit cards with another shopping spree !
- Now that is not fair. I got that jacket 70% off, I had to trumple it all over town, and would you please settle down ? Kyle, it's your birthday...
- I can't. Allright, I tried, I can't. The bank called again about our mortgage. This is not exactly where I expected to be at 33."
(Kyle et Riley Parks, The Client List - 1x01 : The Rub of Sugarland)

Ce dialogue ouvre (ou quasiment) le pilote de The Client List. C'est une longue conversation amère d'un couple étouffé par les contrainte financières. En filigrane, on sent la crise, on sent la question du chômage, on sent le problème du pouvoir d'achat, on devine la peur de la privation.
Elle m'a interpelée, peut-être même irai-je jusqu'à dire qu'elle m'a choquée, parce qu'elle est incroyablement longue, détaillée, et qu'elle a cette façon d'en rajouter alors qu'on a très bien compris à chaque intervention de Kyle que la situation financière n'était pas au beau fixe. On peut y voir l'absence de subtilité du scénario. Je n'ai pas eu l'impression que c'était la seule raison. D'ailleurs par la suite le scénario sera encore moins subtil et modifiera les raisons de l'agonie financière de Riley ; en réalité ce passage est un choix et pas une obligation pour prouver que l'héroïne est dans la panade. Mais ceci n'est pas un post sur le pilote de The Client List ; plutôt sur les questions qu'il soulève, même si c'est en partie involontaire.

GenerationaPoil

Lifetime nous a offert par le passé des séries comme Beach Girls, Drop Dead Diva, Rita Rocks, ou la mini-série Maneater (que, sérieusement, j'ai été infichue de trouver à ce jour, et croyez-moi ça m'agace, mais qui avait l'air quand même bien plus légère). Sans aller jusqu'à dire que le constat social en était totalement absent, ne serait-ce parce que des séries comme Strong Medicine ou The Protector, de par leur genre (respectivement médical et policier), finissaient toujours au moins par effleurer quelque chose. Mais le fait est qu'on n'avait pas cette impression de désespoir dans les séries précédentes de la chaîne.
Pour moi, Lifetime était un peu le dernier bastion de l'angélisme à la télévision américaine. Les téléfilms de Lifetime, que je regardais pas mal à une époque, commençaient presque toujours dans une famille heureuse, équilibrée, sans gros trouble financier ; c'est seulement après que quelqu'un découvrait qu'il avait le cancer, qu'une jeune fille était frappée d'anorexie ou qu'un voisin commençait à être trop pressant. L'héroïne (puisque dans 99% les téléfilms de Lifetime ont une héroïne, naturellement) allait traverser le pire, parfois avec sa famille, parfois sans (bah oui, si les petits ont été kidnappés !), mais on partait d'une situation positive, et on visait le happy end.

Plus largement, depuis de nombreuses années maintenant, des séries comme Weeds, Hung, ou Lights Out ont pris l'initiative de parler de personnages qui vivent un revers personnel qui leur amène des déboires financiers. On était encore à un stade où on pouvait se dire : "ok, c'est pas très marrant, mais ptet que si ces gens ne s'accrochaient pas à leur ancien niveau de vie, ils pourraient voir un peu plus vite le bout du tunnel". D'ailleurs je vous ai dit tout le bien que je pensais de la façon dont ces séries traitaient le problème.
Là j'ai comme le sentiment qu'on vient de passer une étape de plus dans la morosité ambiante : l'économie est pourrie et les temps sont durs. Pas de perspective, pas d'espoir ; que la galère, encore et toujours. Nous n'avons rien de rien, disent ces personnages, et surtout Kyle. Trente ans, et complètement à poil.

Je ne pensais pas dire ça d'une série de Lifetime, mais cela reflète énormément ce que je peux lire dans la presse quant à ma génération (eh oui, les Parks, héros de The Client List, ont mon âge... enfin, dans le scénario) ou ce que je peux entendre autour de moi.
Génération foutue.

Mais il y a eu d'autres générations qui ont connu la crise avant, et quelques unes avaient la télé. Sauf que leurs séries ne semblaient pas vouloir dire ce désarroi de la même façon ; voulaient-elles vraiment le dire d'ailleurs, je n'en suis pas systématiquement convaincue. J'en ai regardé quelques unes qui commençaient à dater, comme The White Shadow par exemple, qui date de la fin des années 70, et même si on y parle de problèmes sociaux, il y reste de l'espoir ; le constat n'est pas idéal, mais on n'en ressort pas avec l'impression que c'est foutu. Personne ne tient un tel discours. Une décennie plus tard, quand Roseanne parle des petits de ce monde qui ont du mal à joindre les deux bouts, elle en rit, par exemple ; elle ne fait pas qu'en rire, mais elle tourne les choses avec humour tout de même ; pour autant personne dans Roseanne ne pense sincèrement que les choses vont devenir extra, le sens des réalité persiste, et hormi la dernière saison surréaliste, la plus grosse réussite des Conner sera de parvenir à ouvrir leur propre sandwicherie, preuve qu'on ne parle pas non plus d'un happy ending de type 7 à la Maison. C'est réaliste sous un certain angle, mais le recul de la fiction est présent, offrant une porte de sortie, une soupape de sécurité. C'est ce qui faisait l'intelligence aigue des premières saisons de la série, d'ailleurs.
Ce sont là les exemples les plus parlants qui me viennent à l'esprit, mais beaucoup d'autres séries ont parlé de problèmes d'argent et/ou de pauvreté, par le passé, y compris énormément de comédies. Les choses n'avaient pas l'air despérérées. Voire même : foutues. Les générations précédentes semblaient moins fermées à l'idée de conserver un petit peu d'optimisme dans leurs séries, même si ça ne leur évitait pas toujours d'aborder certains problèmes.

J'entends bien que le principe de The Client List est justement de montrer une femme tellement aux abois que, Enfer et damnation, il n'y a rien d'autre à faire, elle va devoir progressivement se prostituer. L'idée est donc évidemment de bien montrer qu'elle n'a pas d'autre choix, que la situation est trop catastrophique pour emprunter les solutions "ordinaires", ou même simplement pour faire preuve de patience dans l'espoir que les choses s'arrangent.
Mais cette conversation avait un ton amer et j'ai trouvé qu'elle donnait un ton bien différent à cette fiction, même si par ailleurs celle-ci ne brillait pas par son originalité. Ou la qualité de son interprétation. Ou bien d'autres choses encore (quelle chance, Riley n'a besoin de pousser les attouchements plus loin qu'avec des gravures de mode...). The Client List aurait pu être l'une de ces fictions, et il y en a eu plein je le disais, qui commencent quand tout va bien et qui nous promettent un happy end, le reste n'étant qu'une façon d'éprouver l'héroïne pour nous divertir ; je n'ai pas vu le téléfilm qui a donné naissance à la série, mais peut-être que c'est de là qu'elle tient son côté désoeuvré, ou peut-être qu'au contraire ce téléfilm employait-il une formule plus classique. En tous cas, cette série-là a fait le choix du pessimisme pur et dur.

Un pessimisme qui est devenu la règle... C'est moi qui ai le moral dans les chaussettes, ou bien de plus en plus de séries de nos jours, sous couvert de "réalisme", ont décidé de ne plus voir les choses qu'en noir ? Notre génération semble tellement foutue que regarder des séries nous lister des problèmes financiers par le détail passerait presque pour la norme.
Vous savez ce qu'elles disent de nous, ces séries ? Qu'on n'y croit plus.

Posté par ladyteruki à 18:39 - Série de valeurs - Permalien [#]

Wait for it

La patience n'est pas mon trait de caractère le plus proéminent. Disons-le comme ça. En revanche, j'ai une nette propension à la monomaniaquerie.
De ce fait, actuellement (et ça empire depuis depuis une semaine) il y a une chose à laquelle je pense absolument chaque jour que le Dieu de la Téléphagie fait : acheter le coffret DVD de House of Lies. C'est vraiment le coffret DVD que je veux absolument acheter en ce moment. Pour me faire une intégrale, d'une part. Et pour le posséder, aussi, soyons clairs.
Non parce qu'on peut dire plein de choses des DVD : qu'on les achète pour prouver qu'on soutient la série, qu'on n'est pas que des téléchargeurs, parce qu'on a très envie de regarder une vieillerie qu'on ne voudrait pas oublier, ou parce qu'on veut se préparer à l'arrivée de la saison suivante, mais il existe un motif bien moins avouable. Les téléphages sont très matérialistes.

Oh, eh, non, hein, pas de ça avec moi, comme si j'étais la seule à avoir quelques DVD pas déballés dans ma collection, achetés par pur appât de la possession matérielle.
Enfin, non, je n'ai plus de DVD sous blister... je les ai tous ouverts au moment de mon déménagement, parce que je savais que les amis qui m'aidaient à bouger et/ou qui venaient à ma crémaillère allaient regarder ma collection et poser des questions. Mais vous voyez très bien ce que je veux dire. On les veut, on les achète, et puis...? Et puis il y a toujours autre chose à regarder.
Soyons clairs : je parle de téléphages, de passionnés, de gens qui ont toujours envie de plus. Pas du type qui a adoré Twin Peaks, qui va acheter le coffret et se faire une joie de le déballer, le regarder rapidement et le ranger ensuite, puis retourner vaquer à ses occupations. Je vous parle de ceux qui ont une pile "à regarder" à côté de leur écran, une véritable corne d'abondance en réalité.
Et ceux-là achètent, même si ce n'est pas pour regarder dans l'immédiat, parce qu'ils veulent posséder le DVD. Ca n'arrive pas systématiquement, mais ça arrive.

C'est pour moi le cas de House of Lies actuellement. Je pourrais me faire l'intégrale par un autre moyen, c'est clair. Mais en réalité je veux le DVD pour aucune autre raison que le fait que je veux l'avoir entre mes mains.

Waitforit

Problème. Pour le moment, Showtime n'a pas annoncé de coffret DVD pour House of Lies. Ca peut se produire bientôt. Ca peut ne pas avoir lieu avant des semaines, des mois. Peut-être même que quand l'annonce va enfin paraitre, elle portera sur une sortie dans près d'un an. Après tout c'est bien ce qui s'est produit pour le DVD de Game of Thrones qui est sorti juste avant la saison 2. Et ne me lancez pas sur les cas Threesome et The Café.
J'avoue que je ne comprends pas encore très bien les différentes stratégies en matière de sorties de DVD. Probablement parce que j'avais plutôt l'impression qu'il n'y avait pas de règle en la matière tant les choses semblent erratiques.

De mon point de vue, il est infiniment plus logique de sortir le coffret le plus vite possible après la diffusion de la saison incriminée. Genre à J+7, en attendant que la VOD ait porté ses fruits, mettons. Ou éventuellement le mois suivant, imaginons, si jamais la production du DVD requiert je ne sais trop quel travail complémentaire... comme les bonus, éventuellement ? C'est vrai que je ne regarde jamais les bonus mais peut-être que pour enregistrer les commentaires, tout ça, il faut le temps de se retourner ; bon, accordons-leur jusqu'à un mois pour peaufiner le tout, même s'il n'est pas interdit d'imaginer que cela s'est fait, en prévision, avant la diffusion du final de la saison.
Mais pourquoi certaines séries ont cet honneur et pas d'autres ? Qu'est-ce qui semble si handicapant ?

Ce serait quand même infiniment plus logique, parce qu'au moins, le spectateur est dans le feu de l'action ; la saison vient de s'achever, on imagine qu'il l'a aimée (sinon il n'achètera pas le DVD, de toute façon), son enthousiasme est gonflé à bloc, il en a parlé autour de lui et veut peut-être même montrer les épisodes à son entourage... Au nom du ciel pourquoi le faire attendre ? C'est le moment où le fan de la série est le plus irrationnel ! Quel genre de business font tourner ces gens qui ne prennent pas avantage d'un fan irrationnel, au juste ?!

Cannell_TheComeback

Je me doute bien ; il n'y a pas des masses d'autres explications. Mais c'est tellement absurde.
Encore, pour une série dont on n'est pas certains de la ramener, quand on en est encore à négocier ou même à se tâter en relisant les courbes d'audience, bon, la prudence est compréhensible. Mais pour une série déjà renouvelée, il n'y a pas de raison d'hésiter : la sortie devrait être automatique à l'issue de la diffusion, histoire de traire la vache à lait autant que possible. Ce devrait être AU-TO-MA-TI-QUEUH. Après tout, si quelqu'un veut acheter le DVD dans 6 mois, libre à lui ! Alors que dans le cas inverse, il n'y a pas d'option.
Mais ça se trouve il y a une véritable bonne raison derrière tout ça. Autre que : "je profiterai de la promotion de la prochaine saison pour marketer le coffret DVD parce que je suis cheap". Dans le fond, je ne suis pas experte en marketing, je vois les choses uniquement du point de vue de l'acheteur (et un acheteur un peu particulier, comme je le précisais plus haut) ; on peut estimer que c'est le point de vue qui compte, que le client a toujours raison, qu'on nourrit tout ce petit monde quand même nan mais ho, que la loi de l'offre devrait suivre la demande, etc... mais je comprends que ce point de vue ne soit pas universel.
Et puis ça a marché pour Game of Thrones après tout ; ou comment une série qu'on a tous eu envie de cagouler dix fois pendant son absence fait des ventes du tonnerre de Dieu juste quand commence sa deuxième saison...

Alors en attendant, bah je vais dépenser mon argent ailleurs, bien-sûr, la Terre ne cesse pas de tourner et mon portefeuille de se vider. Mais c'est tellement absurde de devoir attendre. Qui peut dire si dans 6 mois, j'aurai envie d'acheter le DVD de House of Lies avec le même empressement ? Dans 6 mois, il peut s'être passé tant de choses. Tant d'autres DVD peuvent pointer leur nez. Tant d'autres coups de coeur...
Il y a plein de séries comme ça : sur le coup je me promets de les acheter, elles me manquent déjà, je me repasse des épisodes et/ou des extraits, ou bien j'ai envie de les montrer ; et puis quand sort le DVD j'ai dormi depuis et j'oublie d'aller l'acheter. Si je fais un effort de concentration, je peux par exemple avoir le coffret d'Outsourced qui me revient en mémoire. Tout un été d'attente, c'est très long en téléphagie, surtout quand la rentrée arrive et qu'une série en remplace une autre...
Pourquoi tous ces gens de l'industrie de l'entertainment pensent toujours qu'on n'a qu'eux à l'esprit ?

Mais non, il faudra que je surveille les annonces, que je retienne la date de sortie, que... Rha j'vous jure, hein, faut vraiment être persistant pour faire les choses légalement.

Posté par ladyteruki à 07:16 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

09-04-12

Drôle de malédiction

Il a été porté à mon attention par Scalatiine et whisperintherain que TFHein préparait un remake de Ma Sorcière Bien-Aimée il y a quelques jours. Le projet aurait ensuite été mis aux ordures, ce qu'on ne peut que saluer. Mais pendant quelques minutes, alors que je lisais, ébahie, la news à ce sujet qu'on m'avait fournie sur Twitter, j'ai pensé : "les Français ne sont donc pas à l'abri".
A l'abri de quoi ?

Combien de fois je vous ai parlé de remakes ridicules de sitcoms américains ?
De mémoire, voyons... il y a eu la version espagnole de Cheers (subtilement appelée Cheers, ce qui sentait déjà mauvais dés le départ), la version espagnole des Craquantes, intitulée Las Chicas de Oro, qui n'a pas connu un sort plus enviable... mais les Espagnols ne sont pas les seuls en faute, puisque j'ai déjà pu évoquer avec vous l'horreur que représentait Maia Preskrasnaia Niania, la version russe d'Une Nounou d'Enfer. D'ailleurs, fun fact : quand je m'ennuie, je cherche à collecter le pilote de toutes les versions internationales d'Une Nounou d'Enfer. Je suis masochiste comme ça. Et du coup je peux aussi vous parler de la version polonaise, Niania, que du bonheur. Oh, il me semble qu'on a aussi évoqué Kak ia Vstretil Vashu Mamu, l'adaptation russe de How I met your mother. Je vous dis ça pour que vous fassiez bon usage des tags mails il y en a plein d'autres qu'on n'a pas encore mentionné dans les parages, et j'en suis la première surprise.
Voyons voir, il y a aussi l'Allemagne avec Das iTeam, l'adaptation de The IT Crowd, quoique presque sans apporter le déshonneur sur la version originale (le vrai problème, ce sont les acteurs), ou les Pays-Bas, qui ont adapté Tout le monde aime Raymond avec Iedereen Is Gek Op Jack (j'arrive pas à croire que je vous ai jamais montré ne serait-ce que le générique de ces trucs-là ?)... on ne va pas tous les citer, mais en tous cas ça prouve que c'est une épidémie mondiale (excusez-moi, j'ai lu World War Z ce weekend, je suis un peu traumatisée).

Mais soyons honnêtes, en France, on n'avait pas l'air d'être touchés par ce phénomène. Les remakes sont relativement rares dans l'ensemble, par chez nous, on peut s'en féliciter. Evidemment il y a le cas des adaptations plus ou moins officieuses (L'Hôpital ?) et les cas de franchise (Paris Enquêtes Criminelles), mais en tous cas, les sitcoms américains zombifiés, on évite quand même plutôt bien.
Et quand on fait quelque chose de bien en France, il faut le dire, même si ça m'écorche un peu la bouche (mais je me soigne, promis).

OkusamawaMajou

Même si ensuite j'ai eu l'immense soulagement d'apprendre que le projet avait été abandonné par TFHein peu de temps après que la news ait fait surface sur le projet, j'ai tout de même eu le temps de penser aux deux adaptations internationales de Ma Sorcière Bien-Aimée que je connaissais : Okusama wa Majou, la Japonaise, et Maia Liubimaia Vedma, la Russe.
Et ya pas de quoi se vanter, je vous assure. Les deux avaient choisi de se dérouler dans le présent, ce qui était déjà une énorme erreur : dans ces cas-là, il vaut mieux jouer à fond la carte de la nostalgie, ça permet d'avoir l'air moins ridicule. Et puis surtout, cela ressemblait à des parodies de sitcom des années 90, ce qui est embêtant car aucune des deux n'a plus de 10 ans. Je fais encore des cauchemars avec la version russe (je fais des cauchemars avec beaucoup de versions russes de sitcoms américains, en réalité) et de ces rires enregistrés, oh, ces rires... ils me réveillent en pleine nuit, le front en sueur, les yeux exorbités, le souffle court.

Depuis lors, une version récente, de quelque pays que ce soit, d'un sitcom américain tel que Ma Sorcière Bien-Aimée, je ne le souhaite à personne, pas même à Whitney Cummings. Mais si vraiment vous êtes curieux et téméraires, ne serait-ce que pour assister au jeu des acteurs ou goûter la qualité de la réalisation, je ne peux pas vous empêcher d'aller vérifier par vous-même.

Tous les remakes ne sont pas mauvais, pas forcément.
Mais non, mais non voyons. Par principe, on a tendance, moi y compris je l'admets, à refuser l'idée-même de remake, mais tous ne sont pas à jeter. Faites-moi penser à vous parler d'Umutsuz Ev Kadinlari, la version turque de Desperate Housewives, par exemple. Ca se défend... sous un certain angle. Enfin, je ne raffole pas de la version d'origine ; c'est sûr, ça n'aide pas, mais bon, ça va encore. En fait les dramas et les dramédies se défendent en général plutôt bien. Les versions telenovela de certaines séries ABC (qui en ont fait une spécialité) comme A Corazón Abierto ou les Amas de Casa Desesperadas ne sont peut-être pas votre tasse de thé, disons, mais au moins elles restent dans la limite de ce qu'on attend d'elles au niveau de la forme, a minima.
Et c'est important de le dire. De dire qu'à défaut de faire preuve d'originalité, la qualité de la production de l'adaptation reste, disons, équivalente à une sorte de médiane, entre la qualité de la série d'origine, et la qualité moyenne du format d'arrivée choisi tel que présent dans le pays où la série a été adaptée.

Mais tout en disant cela, il faut reconnaitre que les sitcoms en sont proprement incapables, et ce, quel que soit le pays d'arrivée. C'est pour ainsi dire systématique. Je n'ai pas UN exemple du contraire à évoquer, rien ne me vient à l'esprit, alors que j'ai téléphagiquement plutôt bien roulé ma bosse ces dernières années. Aucun remake de sitcom américain n'est JAMAIS réussi de par le monde. C'est une constante. L'une des choses dont on peut être sûrs de par le monde.
Dans le cas de la Russie, qui a un retard incroyable en matière de production télévisuelle locale (on a déjà pu l'évoquer) et dont le remake est constitutif du mode de fonctionnement, ce n'est pas étonnant. Mais prenez par exemple les Espagnols. Avec l'ampleur de leur production nationale, les bons titres que le pays est capable de proposer... comment peut-on encore en arriver à commander du Cheers ? Et à ensuite échouer lamentablement à réaliser un produit potable ?

Au regard de ce que nous apprend l'histoire télévisuelle de tous ces pays, et hélas, l'expérience, qu'est-ce qui rend l'exercice si compliqué et pourtant si populaire ? A moins que ce ne soit l'inverse. Parce que le plus fou, c'est qu'ils continuent d'être produits, ces remakes de sticoms américains, année après année, car il y a vraisemblablement quelque chose d'universel dans les sitcoms américains qui attire les producteurs locaux.

On a échappé à celui-là. Mais visiblement on n'est pas à l'abri en France non plus. Alors, faut-il se préparer à l'arrivée d'un remake de sitcom américain en France ? Faut-il commencer dés maintenant à stocker des vivres et de l'eau ? Je panique un peu, pardon. Mais moi, j'ai entendu les rires enregistrés des remakes russes. JE SAIS.

Posté par ladyteruki à 22:51 - Point Unpleasant - Permalien [#]

08-04-12

[#Ozmarathon] 5x01, thanks for the ride

La fin du Black March signifie aussi le retour du Ozmarathon, puisque tous les participants n'avaient pas forcément la chance de suivre la série en DVD. Enfin ! La saison 5 commence, et c'est avec entrain, espoir et appétit que nous nous lançons...

Ozmarathon_5x01

L'épisode va pourtant commencver sur une grosse maladresse, probablement rendue plus insupportable avec le recul maintenant que 90% des séries nées depuis lors ont utilisé le stratagème : l'intro qui donne la conclusion de l'épisode, suivie immédiatement d'un retour dans le passé. Ce n'est pas exactement un flashback, c'est juste une façon très gauche de plaquer un enjeu sur cet épisode : attention, à la fin, voilà ce qui attend tout le monde, et ils n'en savent rien. Le problème c'est qu'on est loin d'avoir de quoi se rassasier dans l'intervalle.
Pour être plus précise, l'idée de faire se crasher le bus, je dis oui. L'idée de voir comment les prisonniers ont hâte de retrouver des visiteurs à l'issue des mois de travaux qui les ont coupés de l'extérieur, ok. Mais les discussions dans le bus ! Seigneur, c'était interminable. Evidemment ça accentue la dramatisation, humanise les personnages qui sont condamnés à mort, et propose, chose quand même vachement inédite l'air de rien dans la série, de longues scènes hors de la prison, et avec, donc, un regard extérieur sur les maux qui rongent les prisonniers. Mais c'est vraiment longuet quand même.

Pendant ce temps, loin de se douter de ce que les scénaristes vont bientôt leur infliger, lesdits prisonniers continuent leur petite vie, ou plutôt la retrouvent, dans une prison d'Oswald qui semble avoir été retapée de la cave au grenier (mais très franchement, ça ne saute pas à l'oeil nu) et où ils peuvent enfin réintégrer leurs quartiers ou la cantine. Par-dessus le marché, les prisonniers en isolement vont aussi pouvoir se remélanger à nos amis d'Em City sous un prétexte fallacieux.

Et c'est donc le moment où les groupies d'Alvarez sautillent sur place comme des adolescentes des années 90 devant un poster de Rock Voisine. On n'y croyait plus ! Dans la saison précédente, camoufler l'absence de Kirk Acevedo avait été fait avec autant de subtilité que le maquillage de la grossesse de Lauren Lane dans Une Nounou d'Enfer, la volonté d'en faire des tonnes pour pouvoir en rire en moins. C'était affligeant mais, l'air de rien, on avait fini par s'habituer à cette masquarade. Alors ça fait tout bizarre de le retrouver, étrangement imposant physiquement, et surtout, complètement loco. Ah, c'est fini, les yeux de chiot : maintenant Alvarez mord. Peut-être en se vantant juste un tantinet trop d'en être capable, de sorte qu'il va prendre une petite leçon d'humilité (de la part de Giles, en plus !), mais enfin, il est en forme, il pète le feu, on dirait qu'Acevedo lui-même est soulagé d'être revenu.

Retour aux affaires également pour Kareem Saïd. Peut-être pas comme on l'aurait imaginé, mais retour quand même. Après avoir libéré l'Adebisi qui sommeillait en lui, Kareem semble ne pas avoir tout-à-fait choisi comment il allait vivre à partir de maintenant. Le démon n'est pas tout-à-fait lâché, comme j'aurais pensé ; mais pour autant il n'est pas totalement sous contrôle, et d'ailleurs, le self-control de l'imam a disparu, comme le montrera sa rapidité à montrer aux Aryens tout le bien qu'il pense d'eux, à peine relâché. Il participe toutefois de bonne volonté à la petite discussion mise en place par Sister Peter Marie, avec Beecher et Schillinger. Le beau trio que voilà.
Et alors, Sister P, il faut qu'on cause. Ca ne va tout simplement pas être possible. On se demande comment l'administration peut continuer de vous payer à organiser des sessions entre des gens qui se haïssent, de les voir échouer et recommencer avec un défi encore plus ridicule la fois suivante. C'est perdu d'avance. Déjà parce qu'entre Beecher et Schillinger, la dernière fois, ça a échoué. Et maintenant en venant y ajouter Saïd ? Faut vraiment rien avoir à faire de sa journée. Tout ce temps que vous pourriez passer en expertises psychiatriques sur, chais pas moi, Alvarez par exemple ? Alors je dis pas, ça va nous faire du sport, c'est bien, et d'ailleurs ça commence plutôt bien, parce que Beecher est un personnage en or (pas pour rien qu'il a attendu près de la moitié de l'épisode avant de pointer son nez) et que toute scène avec lui vaut forcément cent sous de plus, mais on sait tous comment ça va finir. Mal.

Entre Ryan O'Riley et Gloria Nathan, ça ne va pas très bien non plus. Pas vraiment de querelle d'amoureux mais, comme on avait pu le voir en fin de saison précédente, Nathan prend ses distances et ça fait tout drôle à l'Irlandais d'être repoussé sans vraiment savoir trop pourquoi (il faut dire qu'il n'a jamais été très malin quand il s'agissait de Gloria).

C'est aussi l'occasion de remettre le meurtre de Keenan sur le tapis, j'avoue que j'ai pas trop compris pourquoi sinon qu'Arif est long à la détente et est allé caffeter.
Il me souvient de l'époque où les intrigues d'Oz avançaient. C'était une ère faste et bénie qu'on appelle la première saison, et ça s'est étendu dans la seconde, aussi. En fouillant votre mémoire, vous devriez pouvoir vous rappeler qu'on ne convoquais pas d'intrigues anciennes en permanence. Eh bien cette époque est vraiment finie.
En réouvrant le dossier du meurtre de Keenan, on fait appel à une vieille, vieille affaire, qui n'avait même pas forcément été la plus palpitante de la série (vous me remettriez un trio Beecher/Schillinger/Keller, là je dis pas... on a vécu de grands moments avec ces enfoirés-là !), et de la faire revenir pour ce qui semble être la énième fois au nom d'une résolution. Mais que peut-elle nous apporter ? Voyons les choses autrement que sous l'aspect strict de l'enquête que mène Glynn : sur un plan dramatique. Cela oblige Gloria à choisir son camps : dire la vérité, ou protéger Ryan. C'est franchement un dilemme qu'elle a suffisamment exploré la saison précédente, et maintenant qu'elle prend ses distances avec lui, visiblement en toute connaissance de cause, voilà qu'elle cache ce qu'elle sait à Glynn ? Ca donne vraiment l'impression de faire un pas en avant, un pas en arrière. Pourquoi ne collabore-t-elle pas totalement avec O'Riley dans ces conditions ? J'aimerais énormément voir Gloria la psychorigide en bad girl, ce serait bien plus riche en possibilités.
Heureusement cette petite enquête pas très originale est aussi l'opportunité pour Ryan, pendant ses quelques minutes de présence à l'antenne, de faire... son Ryan, et d'intriguer de son mieux pour couvrir le meurtre. Il faut admettre qu'il s'en sort pas mal, mais on n'en attendait pas moins de lui. J'ai par contre été intriguée et surprise par sa façon de parler à Cyril... se pourrait-il que le divorce soit consommé entre ces deux garçons dont Ryan a découvert récemment qu'ils n'étaient pas issus de la même mère ? Ce serait intéressant aussi, mais peut-être plus dur à avaler après tout ce que la série nous a montré sur le lien qui les unit. Je suis prête à me laisser séduire par une telle intrigue quand même, si tel est vraiment le cas.

Et puis, quand franchement on ne s'y attendait plus, LA scène arrive. Et elle s'avère bien plus émouvante que je ne m'y attendais.
Le bus effectue sa chute, le père Mukada se tire miraculeusement du véhicule, Glynn annonce aux prisonniers ce qui s'est passé... C'était très bon, très puissant, et pas uniquement à cause de la musique un peu over the top mais bien parce qu'on redécouvrait l'aspect le plus fort, le plus sacré, le plus indispensable de la série : son humanité. Malgré toutes les horreurs que ces hommes commettent (assez peu représentées pendant cet épisode, en-dehors de l'état de Cloutier qui a de quoi retourner les estomacs les plus accrochés), ils restent des hommes pour qui les proches, la famille, tout ça, c'est vital. Cela faisait longtemps que la série n'avait plus abordé ces choses-là de cette façon-là. N'ayant pas vu la saison 5 (je n'avais pu reprendre la série que lorsque la 6e était passée sur Série Club), j'ignore si cela avoir un impact durable sur la saison, mais je le souhaite.
C'est sadique... mais c'est très Oz, non ?

Posté par ladyteruki à 22:57 - Plus on est de fous - Permalien [#]

07-04-12

2 Middle Class Girls

Bitch

Tout-à-fait entre nous, je n'attendais pas à grand'chose de Don't trust the Bitch in apartment 23. Pour la bonne raison que j'en ignorais à peu près tout au lancement du pilote. Je savais que Lily Champagne... pardon, Krysten Ritter y était présente. J'avais vaguement vu passer des news mentionnant James Van Der Beek mais je n'avais même pas percuté que c'était pour cette série qu'il retournait à la télévision. C'était bien tout. Vraiment, parmi tous les projets de séries que j'essaye de ne pas trop suivre pour avoir le plaisir de la découverte, celui-ci avait dépassé toutes mes espérances.

Et finalement, l'épisode est proprement hilarant. C'est exactement ce que j'attends d'une comédie pas trop idiote : de bons dialogues, de bons personnages, et une façon pétillante de gérer les scènes les moins originales pour arriver aux plus sympathiques l'esprit léger...
Ce qui arrange pas mal les choses, c'est aussi que le pilote est extrêmement dynamique : les scènes sont courtes, se déroulent dans un tas de décors (ou l'illusion d'un tas de décors grâce à des angles très variés). On n'a pas le temps de s'ennuyer.

Mais la plus grande qualité de Don't trust the Bitch in apartment 23, c'est d'être 2 Broke Girls, en mieux. Enfin, en bien, devrais-je dire.
Les vannes mutuelles permanentes, la cohabitation de l'impossible entre la blonde candide et la brune un peu agressive mais pas mauvaise dans le fond... C'est absolument la même chose. En réussi. Au moins, on sait pourquoi on rit : ce n'est pas de l'embarras, ce n'est pas parce que les rires enregistrés ou les répliques over the top finissent par user notre résistance, c'est parce que c'est vraiment drôle ! Bien-sûr, le côté "essayons de gagner de l'argent" a disparu, mais très franchement, vu l'usage que 2 Broke Girls en faisait, on ne perd rien au change.
Une comédie de plus à ajouter au planning ! Ca tombe bien, j'ai arrêté 2 Broke Girls, ça fait de la place. Et je n'aurai plus à détruire mes neurones pendant ces vingt minutes par semaine, en prime. Tout bénef.

Posté par ladyteruki à 23:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

06-04-12

Royales nymphes

MonteCarlo2012

Je ne vous ai jamais caché mon affection toute particulière pour les cérémonies de récompenses.
Les Emmys, bien-sûr, tiennent le haut du pavé : c'est mon Noël à moi que j'ai. Les cérémonies internationales ou locales, si je n'en suis pas les célébrations télévisées pour des raisons assez évidentes (quand elles existent), sont également un trésor, puisqu'elles sont l'occasion de découvrir des séries d'horizons divers (vous imaginez bien que les International Emmy Awards sont du coup doublement géniaux).
La plupart de ces récompenses sont décernées à partir de candidatures spontanées de la part des productions ; ainsi, une série qui aura eu peu d'exposition ou de succès peut ainsi trouver une seconde vie en festival si sont équipe a la niaque ! Connaissez-vous plus génial pour déterrer des pépites que lorsqu'elles bondissent à portée de pioche ? Voilà. Ajoutez à cela les séries qui ne sont pas encore diffusées, ou depuis très peu de temps, et ça devient vraiment la fête. Il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des idées de découverte.

Voici quelques unes des catégories concernant les séries qui ont été dévoilées cette semaine en vue du Festival de Monte-Carlo, qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain à... Monte-Carlo. Bien-sûr. L'occasion notamment de faire nos emplettes parmi les mini-séries dont je vous avoue que je n'ai jamais entendu parler, pour la plupart. Mes yeux arrondis et gourmands ont découvert cette liste, c'est donc maintenant votre tour, mais, à la différence du site du festival, cette fois, je vous fournis les titres originaux. Ca aide, pour les recherches, si vous voyez ce que je veux dire...

BombGirls Tornarem GlebokaWoda LesHommesdelOmbre Tonbi TiberioMitri-Ilcampioneelamiss

PuceMonteCarlo2012 Meilleure mini-série :
- Bomb Girls (Canada)
- Les Hommes de l'Ombre (France)
- Toussaint Louverture (France)
- Henry 4 (Allemagne)
- Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Tonbi (Japon)
Głęboka woda (Pologne)
- Krepost (Forteresse de Brest) (Russie)
- El Precio de la Libertad (Espagne)
- Tornarem (Espagne)
- Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleur acteur :
- Bruno Wolkowitch dans Les Hommes de l'Ombre (France)
- Jimmy Jean-Louis dans Toussaint Louverture (France)
- Julien Boisselier dans Henry 4 (Allemagne)
- Luca Argentero dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Shinichi Tsutsumi dans Tonbi (Japon)
- Marcin Dorocinski dans Głęboka woda (Pologne)
- Dominic West dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

PuceMonteCarlo2012 Meilleure actrice :
- Meg Tilly dans Bomb Girls (Canada)
- Armelle Deutsch dans Henry 4 (Allemagne)
- Martina Stella dans Tiberio Mitri - Il campione e la miss (Italie)
- Kyouko Koizumi dans Tonbi (Japon)
- Katarzyna Maciag dans Głęboka woda (Pologne)
- Bea Segura dans Tornarem (Espagne)
- Emily Watson dans Appropriate Adult (Royaume-Uni)

TheSlap BronBroen GranHotel NankyokuTairiku OstrovNienoujnirLioudei Rita

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries dramatiques :
- Michael McMahon - Helen Bowden - Tony Ayres pour The Slap (Australie)
- Philippe De Schepper pour Vermist (Belgique)
- Luis F. Peraza - Roberto Rios - Pablo Larrain pour Prófugos (Brésil)
- Sevda Shishmanova - Dimitar Mitovski - Ivan Doykov pour Pod Prikritie (Bulgarie)
- Josée Vallée - Renée-Claude Brazeau - Richard Speer pour La Galère (Canada)
- Anne Marie La Traverse - Bill Mustos pour Flashpoint (Canada)
- Christina Jennings - Scott Garvie - Noel Hedges pour Murdoch Mysteries (Canada)
- Lukas Reiter - John Grisham - John Morayniss pour The Firm (Canada)
- Christian Torpe - Karoline Leth - Jesper Morthorst pour Rita (Danemark)
- Roope Lehtinen - Tarja Ahava - Mikko Pöllä pour Helsingin Herra (Finlande)
- Claude Chelli pour Braquo (France)
- Jörg Winger pour SOKO Leipzig (Allemagne)
- Gerda Müller - Philipp Steffens pour Der letzte Bulle (Allemagne)
- Gábor Kálomista pour Hacktion (Hongrie)
- Guido De Angelis - Nicola De Angelis - Ciaran Donnelly pour Titanic: Blood & Steel (Italie)
- Akihiko Ishimaru - Hidenori Iyoda - Yasuhiro Yamada pour Nankyoku Tairiku (Japon)
- Rachel Lang - Gavin Strawhan - Chris Bailey pour Nothing Trivial (Nouvelle-Zélande)
- Patrícia Sequeira - Cristina Soares pour Velhos Amigos (Portugal)
- Vitaliy Bordachev - Vlad Riashyn pour Jizn i Priklyucheniya Mishki Yaponchika (Russie)
- Nelia Molato-Sutrisno - CheeK - Christopher James pour The Kitchen Musical (Singapour)
- Jung-Min Kim - Hyun-Suk Park - Nah-Jung Lee pour Goongjuui Namja (Corée du Sud)
- Ramón Campos - Teresa Fernández-Valdés Calderón pour Gran Hotel (Espagne)
- Anders Lundström - Bo Ehrhardt pour Bron-Broen (Suède)
- Dollezhal'l Artem - Minzyanov Yuriy - Riashyn Vlad pour Ostrov Nienoujnir Lioudei (Ukraine)
- Gareth Neame pour Downton Abbey (Royaume-Uni)
- Jo Wright pour Midsomer Murders (Royaume-Uni)
- Sally Woodward Gentle pour Whitchapel (Royaume-Uni)
- Terence Winter - Martin Scorsese - Tim Van Patten Stephen Levinson, Mark Wahlberg pour Boardwalk Empire (USA)
- David Benioff - D.B. Weiss - Frank Doelger - Carolyn Strauss pour Game of Thrones (USA)
- Robert King - Michelle King - David Zucker - Brooke Kennedy pour The Good Wife (USA)

Laid FaispasciFaispasca CallMeFitz Coacherna FreshMeat MulherdeFases

PuceMonteCarlo2012 Meilleur producteur international - Séries comiques :
- Andy Walker - Marieke Hardy - Kirsty Fisher - Liz Watts pour Laid (Australie)
- Johan Tuyaerts - Jan Keersmaekers - Els Chapelle pour Red Sonja (Belgique)
- Luís F. Peraza - Roberto Ríos - María Ángela de Jesús pour Mulher de Fases (Brésil)
- Sheri Elwood - Teza Lawrence - Michael Souther pour Call Me Fitz (Canada)
- Mary Darling - Clark Donnelly pour Little Mosque on the Prairie (Canada)
- Marleen Beaulieu - Joceline Genest - André Provencher pour Les Parent (Canada)
- Christian Rank pour Lykke (Danemark)
- Guillaume Renouil pour Fais pas ci, Fais pas ça (France)
- Joëy Faré pour Kaboul Kitchen (France)
- Justin Healy - Stephen McCrum - Martin Delany pour Mrs Brown's Boys (Irlande)
- Carlo Principini pour Tutti Pazzi per Amore (Italie)
- Ana Costa pour Os compadres (Portugal)
- Anna Croneman pour Coacherna (Suède)
- Judy Counihan - Phil Clarke - Andrew Newman pour Fresh Meat (Royaume-Uni)
- Tina Fey - Lorne Michaels - Robert Carlock pour 30 Rock (USA)
- Christopher Lloyd - Steve Levitan pour Modern Family (USA)
- Chuck Lorre - Bill Prady - Steven Molaro pour The Big Bang Theory (USA)

A noter que les prix de l'audience télévisuelle sont annoncés plus tardivement, en général en partenariat avec Eurodata sur la base des audiences de quelques pays (5 pays participaient à la mesure l'an dernier il me semble, ça fait peu). Ca représente ce que ça représente, mais ça a le mérite d'exister ; on y reviendra plus tard. C'est en général une catégorie où les séries américaines deviennent étrangement sur-représentées, on se demande pourquoi ! Sauf pour le prix remis aux soaps, ça va de soi.

En-dehors de ça, je remarque quelques petites choses.
D'une part, le Festival de Monte-Carlo a une drôle de façon de considérer les productions internationales. Apparemment, il n'était possible de soumettre qu'un seul pays ; c'est par exemple parlant pour Bron-Broen ou la mini-série Titanic: Blood and Steel. Ca surprend, un peu, la première fois... A l'heure où la co-production internationale est en plein boom (c'est le résultat de l'équation entre les financements serrés et la mondialisation), la compétition ne semble retenir qu'un pays, ce qui est légèrement contradictoire avec l'esprit de récompenses internationales.
Et puis, il faut quand même admettre que les mini-séries, notamment, tournent un peu en boucle. C'est l'inconvénient, et il en fallait bien un, des récompenses attribuées à des candidats qui s'inscrivent eux-mêmes : si on reçoit un nombre limité de candidatures [valables] au trophée, on revient un peu toujours aux mêmes. Bon et puis, retrouver Bomb Girls dans cette catégorie, heu, bon. La production de la série ne pouvait probablement pas ignorer le renouvellement, et les dates limites de candidature étaient au 15 mars, donc ça parait un peu gonflé.
Le système des candidatures spontanées donne ainsi une vision assez étrange de la planète, où on trouve soudain plein de séries "de l'Est" (Russie, Pologne, Hongrie, Bulgarie) mais quasiment pas d'Australie, par exemple, ou d'Amérique du Sud, et puis alors là, c'est pas la peine d'aborder le continent africain, par exemple, c'est déprimant.
Mais on sent que les Frenchies en veulent et que, dans un festival qui se déroule dans leur langue, ils ont toutes leurs chances pour séduire le public, avec de nombreuses séries bien de chez nous en compétition, et dans une palette de fictions très diverse. On a ptet nos chances, tiens.

En tous cas, vous trouverez de nombreuses séries qui ont déjà été évoquées dans ces colonnes, à l'occasion de news et/ou de reviews. Je vous encourage donc à user et abuser des tags (ils aiment ça !) pour en apprendre plus sur les séries qui vous disent vaguement quelque chose mais dont vous ne parvenez pas à déterminer exactement quoi. Ne faites pas semblant. J'ai vu votre tête.

Posté par ladyteruki à 13:38 - Love Actuality - Permalien [#]

Remontées acides

Ce soir dans le SeriesLive Show, nous consacrons toute une rubrique à une série méconnue, Starved, diffusée par FX pendant l'été 2005. C'est une série dont je pense énormément de bien et dont j'ai déjà pu vous entretenir à l'occasion, mais puisque je me suis enfilé une intégrale afin de me rafraîchir la mémoire en vue de l'émission, je me suis dit que c'était une occasion en or de vous faire un petit bilan de la saison/série, après vous avoir parlé de son pilote voilà il y a quelques années.
Etant donné que depuis le décès de MegaUpload, les posts La preuve par trois ne fournissent plus de lien de cagoulage pour les épisodes traités,  maintenant c'est un peu l'horreur pour partager des épisodes sur le long terme ; je me vois donc contrainte de vous indiquer que l'intégrale de cette série est disponible sur Youtube. Chaque épisode est découpé en trois parties, en plus. Beurk, mais à défaut de mieux... En tous cas vous avez quelques heures pour aller vous faire une idée, et mieux comprendre de quoi on cause ce soir dans l'émission.

Starving

C'est sûr, Starved est une comédie bien particulière, puisqu'elle s'intéresse à quatre personnages qui ont des troubles alimentaires ; il y a Sam, qui cumule l'anorexie et l'hyperphagie, Dan, "simplement" hyperphage mais qui a atteint un stade d'obésité morbide, Adam, un boulimique, et Billie, qui est à la fois anorexique et boulimique. Que de charmants portraits, reconnaissons-le.
Ils assistent ensemble à des réunions des Belt Tighteners, un groupe de parole spécialisé dans les troubles alimentaires. Sauf que ces groupes ne sont pas basés sur l'écoute et l'entraide, comme peuvent l'être les Addicted Anonymous, mais au contraire reposent sur le blâme, et la dissuasion par l'aggression verbale.

La série étant créée par Eric Schaeffer, c'est évidemment lui qui interprète le rôle principal de Sam, un homme qui parvient à n'être jamais vraiment sympathique mais dont la manifestation des troubles est éminemment intéressante. En effet, il est également célibataire, et ses névroses alimentaires débordent énormément sur la façon dont il vit ses relations amoureuses ainsi que ses obsessions sexuelles. C'est certainement le personnage le plus fascinant de la série à cause de cela : il démontre bien la façon dont la nourriture et le sexe sont très liés dans nos imaginaires, et quand on entretient un rapport malsain à l'un, on a tendance à ne pas vivre le reste de façon bien plus saine.

Sam, en dépit du fait que ce soit un type assez insupportable et imbuvable (le terme "petit connard" peut éventuellement venir à l'esprit du spectateur...), est assez touchant parce qu'il cherche désespérément à vivre sainement, et que dans ce but, il adopte très vite les idées qu'on lui souffle.
Le problème c'est évidemment qu'il cherche une "formule magique" pour se sortir de ses troubles, au lieu de faire un travail plus difficile et plus lent, par exemple en suivant une thérapie (et pas juste aller se flageller chez les Belt Tighteners !) ou en intégrant un programme dans un institut médicalisé, pourrait-on imaginer. Donc en cherchant la solution qui va d'un coup de baguette magique tout résoudre, il devient une sorte d'éponge pour toutes les idées qui passent. Et il se destine aussi à l'échec car ce côté girouette ne peut jamais vraiment lui réussir. Par exemple, Dan lui recommande de faire des lavements ? Pouf, il fait des lavements ; c'est alors l'occasion de faire un transfert sur l'assistante médicale qui les lui procure, de façon à obtenir des lavements le soir après leur dîner ensemble (ah oui, Sam est un grand romantique). Mais quand ça ne marche pas comme il veut, il passe immédiatement à autre chose. Il va ainsi sortir avec une végétalienne et adopter son mode de vie extrême, simplement parce qu'elle lui a assuré qu'un brownie vegan n'avait presque pas de calories. Quand il prend du poids et qu'elle lui dit que, "presque pas", ce n'est pas "pas du tout" de calories, alors tout d'un coup on sent que son attachement pour elle s'est envolé.
Ainsi, tout s'imbrique toujours, avec lui... Et ne dure jamais vraiment longtemps parce qu'il ne lutte pas efficacement contre son trouble.

Sam prenant beaucoup de place dans la série, et l'unique saison de celle-ci étant très courte, on se prend à rêver des choses que les 7 épisodes de la série n'auront pas le temps d'explorer pendant la première saison.

Ainsi, Billie, chanteuse de son état, cache à son meilleur ami Sam que ses parents sont deux hommes, et évite depuis des années et des années de les lui présenter ; ses rapports avec l'un de ses deux pères sont de surcroît très houleux. Elle est elle-même plus ou moins bisexuelle (elle dit que "ses fans la préfèrent gay" mais couche aussi bien avec des hommes, sans en avoir l'air très heureuse, que des femmes), et l'un de ses pères prétend que son homosexualité n'est qu'une phase pour elle. Sa réponse consiste en général à boire (quelle émotion pour la fan de Rude Awakening que je suis d'assister au développement de cette intrigue...!), en plus de ses autres troubles alimentaires qui la poussent à peser absolument tout ce qu'elle mange, ce qui est supposé lui permettre de garder le contrôle de son besoin de se faire vomir (mais ce n'est pas beaucoup plus sain, reconnaissons-le). Bien qu'on ait le temps de prendre la mesure de tout ce qui préoccupe Billie, la résolution de ses problèmes avec son père, ainsi que la question de sa sexualité et de son alcoolisme, auraient à elles seules mérité une seconde saison.
Une histoire plutôt développée est celle de Dan, qui tout obèse qu'il soit n'en a pas moins une femme superbe à la maison qui ne demande qu'à lui faire un bébé. Lui, il aurait en fait dû rester célibataire, tant sa seule envie dans la vie est de rester au calme à manger devant des matches. Son état de santé est tel qu'un simple régime ne fonctionne pas (on verra d'ailleurs qu'en essayant de passer à un régime tout liquide, il va finir par mixer de la junk food...) et il a besoin de la pose d'un anneau gastrique, mais l'opération a plusieurs fois été reportée parce qu'il ne peut s'empêcher de tout gâcher en mangeant juste avant l'opération. Le déroulement de cette histoire semble osciller en permanence entre l'envie de progresser et le retour à la case départ, illustrant bien ce qui se passe dans la tête de Dan, mais on aurait aimé savoir ce qui se passe ensuite, quand son corps finit par ne plus pouvoir continuer ce petit jeu.
Le plus regrettable est probablement le problème d'Adam. Ses manifestations sont spectaculaires, à plus forte raison parce qu'en plus de vomir littéralement face caméra, elles entrainent un comportement auto-destructeur dans d'autres domaines de sa vie, notamment au travail. Mais même avec des explications vers la fin de la saison, le cas d'Adam restera assez superficiel, ce qui est dommage car, Adam étant quelqu'un de très secret et refermé sur lui-même, on n'a pas beaucoup d'occasions d'entrer dans sa tête autrement qu'avec des intrigues explicitées comme on les a pour les autres.
De mon point de vue, Starved avait encore beaucoup d'histoires à raconter, donc, en dépit du fait que bien des choses aient eu le temps d'être évoquées pendant sa brève existence, fait assez rare pour une série de ce format.

Mais la série a bien d'autres qualités. En décidant de choisir uniquement des adultes pour parler de troubles alimentaires, Starved parvient à dépasser l'écueil du cliché télévisuel sur les troubles alimentaires, et les rendent universels. On est à la fois dans l'outrance et dans l'absence de caricature, ce qui permet de ne pas se sentir excessivement concerné, tout en se remettant en question sur certaines de nos propres attitudes vis-à-vis de la nourriture. Est-ce vraiment sain ? Y a-t-il qui que ce soit qui ait un rapport totalement sain à la nourriture, de nos jours, après tout ? Comme le souligne Billie dans une démonstration, les dés sont pipés : les tailles des vêtements sont faussées, les médias déforment notre vision, et nous perdons tout sens des réalités. Et ce n'est pas faux, à bien y réfléchir.
Là où la série réussit son entreprise, c'est qu'elle rappelle ces facteurs extérieurs mais ne s'en sert jamais pour décharger les protagonistes de leur responsabilité dans leurs problèmes ; ils sont malades, c'est à eux de guérir ou au moins d'apprendre à ne pas être dominés par leur maladie, même si cette maladie est la résultante de facteurs extérieurs. Il y a un côté moins victimiste que la plupart des fictions traitant de ces sujets (et qui sont, en général, plutôt des unitaires de Lifetime, d'ailleurs).

La série ménage des moments légers et d'autres réellement dramatiques, usant du slapstick et du grotesque en plusieurs occasions, mais imposant aussi des passages (et notamment des fins d'épisodes) très oppressantes. A ce titre, Starved penche plutôt du coté dramédie que de la comédie pure et dure, mais quand elle tente l'humour, elle est dans une telle surenchère qu'on dépasse ce que la plupart des dramédies s'autorisent en la matière. Surtout qu'on parle du rapport que les personnages entretiennent à leur corps et leurs fonctions vitales, un sujet qui implique évidemment des choses assez graphiques et explicites...

Pour finir, certaines séries se déroulant à New York se contentent de prendre la ville comme elles auraient pris n'importe quel autre décor. Starved fait partie de ces fictions qui n'ont pas choisi New York : elle est éminemment New Yorkaise, c'est dans son ADN. L'atmosphère unique de la ville est palpable. Et cela sans en rajouter dans les prises de vue... Cela se manifeste aussi avec les quelques guests de la série, comme Darrell Hammond (tout droit issu de Saturday Night Live) ou Robyn Cohen (future créature de Gravity). On verra aussi Jenny Slate (une recrue très temporaire du Saturday Night Live) brièvement dans un rôle totalement muet dans le dernier épisode.
De par tous ces facteurs subtils, il semble impossible à la série de se dérouler ailleurs que New York ou, si ç'avait été le cas, la série en aurait totalement été changée. Cela ajoute probablement à son humour car le côté bobo que partagent de nombreux New Yorkais, la passion des habitants de Manhattan pour les modes ridicules (Carrie Bradshaw et ses copines nous l'ont prouvé à plusieurs reprises) et les possibilités de la ville jouent un rôle considérable dans les différentes options de "traitement" des protagonistes. Rien que les Belt Tighteners ont quelque chose de profondément New Yorkais.

Avant et pendant sa diffusion, Starved a... comment dire ? Partagé la critique. Il y a des sujets dont on a parfois du mal à rire, à plus forte raison dans une Amérique où l'obésité est une telle plaie, je suppose. Et je peux le comprendre. Mais à travers son humour pas très propre sur lui, Starved est aussi une série incroyablement honnête sur son sujet, comme pouvait l'être Huge, quelque part.
Starved est de toute évidence fondée sur un travail autobiographique, Schaeffer ayant lui aussi dû lutter contre des troubles alimentaires ; la série fait définitivement partie de ces petites séries qui resteront méconnues pour le grand public, mais qui apportent quand même énormément au téléphage, car elle ne fait pas de concession et s'autorise une sincérité totale, même quand c'est pas très ragoûtant. C'est le cas de plusieurs autres comédies ou dramédies qui ont pu me charmer par le passé, à l'instar de Rude Awakening (qui sera également citée dans le SeriesLive Show de ce soir !!!) ou Titus, vous le savez. Une série me plait rarement autant que lorsqu'elle veut rire de choses pas drôles... et Starved accomplit parfaitement sa mission sous cet angle.
Ce n'est pas le genre à vous donner, hm, l'eau à la bouche, mais c'est une vraie curiosité. A déguster uniquement en-dehors des repas, toutefois.

Posté par ladyteruki à 07:09 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-04-12

Friends are a girl's best friends

Il y a quelque chose de diablement rafraîchissant dans Best Friends Forever. Le problème c'est que cette goutte de fraîcheur est noyée dans un gobelet de soupe tiède.

BestFriendsForever

Soyons honnêtes, même avec des personnages relativement peu clichés et des dialogues moins cosmétiques qu'à l'ordinaire (dans un univers télévisuel où l'amitié est certainement le rapport humain dépeint de la façon la plus expéditive possible), Best Friends Forever ne réinvente pas la roue. Notons d'ailleurs que même si ses dialogues sont sympathiques, on peut difficilement parler de "gags" ou même de séquence vraiment drôle, ce qui en réalité est un handicap pour une comédie. On se retrouve en fait avec une quasi-dramédie (l'émotion en étant absente, on ne peut même pas la classer dans ce statut intermédiaire) dont la seule vertu est de s'inspirer de l'amitié réelle et visible qui lie ses interprètes principales, mais de n'avoir rien accompli par ailleurs, et surtout pas concernant ses intrigues.

Mettre en balance l'amitié et les relations amoureuses, voir comment trouver l'équilibre entre les deux et, dans le cas où ça ne se produirait pas, essayer de conserver l'un quand on veut avancer dans l'autre, c'est un thème un peu usé et, accessoirement, on a eu une décennie de Friends pour s'en inquiéter et retourner la question sous tous les angles. Également sur NBC, maintenant qu'on en parle... mais bref, c'est certainement une coïncidence. Donc au niveau du déroulement de l'épisode, une énorme partie du pilote de Best Friends Forever est un peu usant.
Et le soucis c'est que cela occupe une énorme part de l'épisode parce que, eh bien, c'est nécessaire.

Eh oui, Best Friends Forever a UNE qualité, c'est d'imposer une extraordinaire dynamique entre ses deux héroïnes (et accessoirement, le petit ami de l'une d'entre elles ne s'en tire pas trop mal), on l'a dit, et pour cela il faut bien des situations où ce lien sera testé, et où les circonstances les pousseront à se prendre le bec ou à partager leur complicité. Les deux si on est en veine. Or, il n'y a pas vraiment le choix au niveau des intrigues... Mais ces intrigues sont vues et revues, comme je le disais, alors toute la question est de savoir si la dynamique entre les deux personnages principaux vaut le coup, car s'il s'agit de la plus grande qualité de la comédie à l'heure actuelle, cela n'implique pas nécessairement qu'il s'agisse là d'une qualité suffisante...

Justement ; en dépit de tout ça, le pire c'est que je pourrais tenter de continuer Best Friends Forever, parce qu'en soi, elle n'est pas mauvaise, et que la dynamique est précisément très bonne.
Disons que ça pourrait durer une ou deux semaines comme ça ; je me bloquerais une vingtaine de minutes pour regarder les épisodes du coin de l'oeil, je m'attacherais progressivement... et c'est complètement le genre de série qu'à partir de trois épisodes environ, je suis capable de prendre en relative affection juste parce que la dynamique entre les personnages est bonne, alors que je me morfonds d'ennui devant le reste. Alors ça, c'est tout-à-fait moi, ouais, je me reconnais bien là-dedans. Il y a des précédents... 30 Rock, par exemple (à un degré moindre parce que 30 Rock fait l'effort de fournir des gags, même quand ils ne sont pas nécessairement drôles).

Alors euh, bon, l'amitié, c'est éternel, tout ça, d'accord, j'entends bien... Mais la série, elle vous estimez pour qu'elle en a pour combien de temps ? Plus d'une saison ? Moins ? Que je sache un peu dans quoi je mets les pieds...

Posté par ladyteruki à 23:42 - Review vers le futur - Permalien [#]

04-04-12

White April

Le Black March, ça ne vous aura pas échappé, est maintenant fini. Et tout le défi est de se remettre dans le bain. Déjà qu'il n'est pas forcément facile-facile de suivre un programme téléphagique dense et d'y inclure les nouveautés et/ou pilotes (surtout quand comme moi, on est bien volage en la matière), mais ajoutez à cela un mois de séries à rattraper et ça confine à la folie douce.
Mais agréable, alors on va pas se plaindre.

So far, so good. J'ai pu voir trois pilotes (GCB, Magic City et Bent dont je vous ferai le post si je me déteste), ce qui m'est déjà fort agréable. Il a également été plus rapide de récupérer mon retard sur des séries de format court, et je suis donc à jour avec Happily Divorced, Woodley (dont je suis désormais certaine de faire l'acquisition du DVD à un moment tant cette série est géniale) et House of Lies que je me suis dépêchée de rattraper pour être fin prête au moment du season finale, comme vous le savez. Sont également bien avancés mais pas encore totalement au point Suburgatory et Portlandia.
Rendons grâces au weekend prolongé qui s'annonce, puisque Äkta Människor et The Good Wife seront aussi au programme. On verra pour la suite. Faut quand même avouer qu'il y a du monde dans mon planning, à plus forte raison parce que j'ai bien l'intention d'achever mon Piemarathon (mais je n'ai pas envie de le faire en étant bousculée).

WoodleyCircusWoodley, le petit bijou

Au niveau des évènements de groupe, c'est-à-dire notre Ozmarathon et les séances du Smash Ensemble, on joue pour le moment avec les disponibilités donc ça me fait gagner du temps, si je puis dire. Ce sont des moments conviviaux que j'ai hâte de retrouver, pourtant.

En plus de tout cela, mes intentions téléphagiques sont de reprendre un peu l'exploration des séries britanniques : j'ai un pilote de Sherlock qui n'attend que ça, et j'ai également mis de côté Call the Midwife. On verra bien ce que ça donne mais ça me fera du changement, ça fait depuis la fin de l'année dernière que je n'ai pas eu de coup de coeur pour une série britannique, et ça fait long.
J'ai aussi fait mon marché et déniché une intégrale de saison 1 d'une série française à 3€ à la FNUC, je n'ai jamais vu la série ni d'Eve ni d'Adam (elle n'a à ce jour jamais été mentionnée sur ce blog), et j'ai hâte de pouvoir la déshabiller de son film plastique et tester ce qu'elle vaut. Saurez-vous deviner de quoi il s'agit ?
Si on ajoute la préparation du SeriesLive Show, qui est toujours l'occasion de se rajouter des visionnages en plus (je vous mitonne d'ailleurs un bilan de série pour vendredi, vous m'en direz des nouvelles)... je ne chôme pas, et j'adore ça !

En somme, le mois d'avril est vraiment un moment de joie, de bonheur, de retrouvailles et de petits poussins. Vous saisissez l'idée générale, quoi.
L'une des conséquences indirectes et, ma foi, insoupçonnées du Black March, c'est que je me lance à corps perdu dans plein de séries de toutes parts, pour rattraper ce que j'ai manqué, et que je m'éclate. Je ne doute pas qu'il y aura des conséquences moins positives (certaines séries vont finir abandonnées au bord de la route faute de temps, c'est prévisible) mais pour l'instant, c'est que du bonheur.

Posté par ladyteruki à 23:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]