ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-04-12

[DL] Cop Rock

Il y a peu, j'ai décidé de cagouler les épisodes de Cop Rock histoire de me mettre l'intégrale de côté, rapport au fait que je suis infoutue de tirer une image potable des propres VHS. Ca a été l'occasion de revoir les deux premiers épisodes vite fait en faisant autre chose (l'idée de départ était à la base de vérifier en avance rapide leur intégrité technique), ce qui a donné lieu à une cruelle déception : la chanson dont je me souvenais comme de ma préférée s'est avérée extrêmement décevante. Bon.
Mais le générique, lui, est tout simplement inoubliable, et je ne me suis pas privée de le mettre de côté puisque tel était mon but depuis un bout de temps.

CopRock
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Visuellement, c'est hyper sobre, on est d'accord. Et ça a quand même trouvé le moyen de vieillir. Je sais, et je m'en fiche.
D'ailleurs en regardant le générique, vous n'apprendrez strictement rien sur la série car la forme du générique de Cop Rock est des plus audacieuse : les acteurs sont là, et ils sont eux-mêmes, complètement hors-personnage, simplement à profiter de l'enregistrement de la chanson du générique par MONSIEUR Randy Newman.

Par contre la chanson est toujours aussi géniale, pour cette même raison. En fait la place qui est faite à Newman dans ce générique est soulignée par le dénuement du reste. C'est lui la star. Lui, et sa chanson. Que voici. C'est cadeau. Je ne m'en lasse pas.

Posté par ladyteruki à 21:33 - Médicament générique - Permalien [#]

29-04-12

Zone de compression

Ces derniers temps j'écoute pas mal ma playlist de génériques. Il faut dire qu'avec pas moins de 500 titres rien que pour le format video (et bien plus au format audio mais comme vous le savez, je préfère joindre l'agréable à l'agréable), avec mon adoration pour les lectures aléatoires, ça peut durer très longtemps avant que je ne me lasse.
Ces génériques, s'il m'arrive très souvent de les découper moi-même, ont aussi été accumulés parce que j'ai tendance à faire mon marché dés qu'il y a une video qui traine. C'est comme ça que j'ai des génériques de séries que je n'ai même jamais vues, genre Brooklyn Bridge (que je n'ai par contre qu'au format audio, l'appel est lancé).

Personal Affairs était de celle-là. Une intro intrigante, un générique sympa, et, après visite de la page Wikipedia, plein de bonnes raisons d'y jeter un oeil. Voire même deux, étant donné la présence Archie Panjabi (juste avant The Good Wife) et Ruth Negga (avant son arrivée dans Misfits et bien avant Love/Hate).
...Ah, je vois que j'ai toute votre attention. Vous comprenez mieux que cette série ait eu la mienne.
Hélas les quelques avis que j'avais glanés sur la série n'étaient pas très brillants, mais c'est quand la dernière fois que ça m'a empêchée de regarder un pilote ? Hein ? Voilà, c'est ce que je disais.

PersonaAffairs

Alors certes, bon, d'accord : c'est pas la série du siècle. Mais soyons honnêtes, il y a plein de bonnes idées dans Personal Affairs. C'est même son plus gros problème.
En une heure dix, ce qui me semble être une durée pas banale pour un épisode britannique (mais je ne suis pas une experte en séries britanniques, vous n'êtes pas sans le savoir), on aura en effet droit non seulement à l'exposition [très] détaillée des nombreux protagonistes et de leurs dynamiques, mais aussi à des histoires amoureuses, conjugales et/ou sexuelles en pagaille, au moins un mystère, une compétition pour de l'avancement, une tentative de meurtre, une grossesse, et j'ai l'impression de déjà en oublier. Tout ça en faisant la part belle à la comédie, qui s'exprime essentiellement à travers les dialogues entre les 4 assistantes se partageant le bureau ; cependant, quelques effets rappellent, au choix et selon votre humeur, soit le grain de folie d'Ally McBeal, soit les comédies nippones les moins délicates (ces manifestations sont très présentes au début de l'épisode, rassurez-vous, ça se calme ensuite).

Pour quiconque travaille dans un bureau (et plus encore comme assistante), nul doute que le sujet de départ a du potentiel ; les rapports entre lesdites assistantes et leurs patrons, ou les patrons des copines, sont d'ailleurs assez bien vus, même s'ils sont montrés sous un angle exagéré à des fins comiques. Sans travailler dans le même milieu, j'ai reconnu certaines choses qui, bien qu'outrancières, avaient un fond de vérité.

Mais ce n'était pas assez, même pour un simple épisode d'exposition, visiblement. Et il faut dire que l'horloge tourne : seuls 6 épisodes avaient été commandés, et de toute évidence, le scénario avait des ambitions qui méritaient plutôt une dizaine, voire une douzaine d'épisodes.
Pire encore, le fameux mystère, pourtant introduit avant même l'arrivée du générique, traine énorméménent la patte, précisément parce que plein d'autres choses sont abordées et le relèguent régulièrement au second plan (ce qui tue un peu le concept de suspense si vous voulez mon avis). Il faudra attendre qu'une demi-heure soit passée pour que le "coup d'envoi" de cette intrigue soit officiellement donné après avoir semé plusieurs indices, et malgré cela, à la fin de l'épisode une autre demi-heure plus tard, on n'en aura pas appris une miette, en dépit du fait que les héroïnes passent à plusieurs reprises dans la pièce-même où s'est déroulé le passage-clé, et où il semble si évident qu'un énorme indice les attend. Mais que voulez-vous, intrigues amoureuses, professionnelles, conjugales, que sais-je, il y a plein d'autres choses à aborder.

Avec juste un peu plus de temps (et sans nécessairement sacrifier sur sa forme ni son rythme), le pilote de Personal Affairs aurait pu donner une série délicieusement et démesurément farfelue, un peu comme le fait GCB sur un sujet différent. Mais GCB a justement reçu une commande de 10 épisodes.C'est un privilège dont Personal Affairs ne jouissait pas, et qui l'a poussée à compresser toutes ses idées un peu de la même façon que je fais mes valises avant de partir en vacances : avec toutes les chances pour que la valoche, remplie jusqu'à la gueule, explose en plein vol.
Ironie du sort, finalement BBC Three n'aura diffusé que 5 épisodes de Personal Affairs en procédant à un montage express des deux derniers épisodes pour les faire tenir dans une diffusion unique de 50 minutes. Rarement une série aura donc aussi bien témoigné de l'ambiance de stress de la vie moderne que Personal Affairs, du coup.

Posté par ladyteruki à 23:12 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

28-04-12

Want to see some more ?

Comme il est difficile d'aborder une série qui a très bonne presse auprès de la communauté téléphage !
Vous connaissez ça par coeur alors je vous résume la problématique très vite : critiques dithyrambiques, hashtags et slogans en pagaille, et quand les fans commencent à se donner un surnom, n'en parlons même pas ; c'est là que l'enthousiasme général commence soit à vous agacer, soit à vous donner une idée démesurée de la qualité de la série. Voilà comment on se destine à l'échec téléphagique. Si seulement on en entendait un peu de mal, tiens ! ce serait bon signe !

Circonstances aggravantes pour Sherlock en ce qui me concerne : trois épisodes par saison, c'est juste pas possible. J'attends d'une série un minimum d'accoutumance, et trois épisodes, c'est en gros ce qu'il faut pour démarrer une addiction et vous laisser immédiatement ressentir les symptômes de manque pour toute une année. C'est un truc bien British, ça, tiens, les saisons super courtes espacées d'un an ou plus. Insupportable, je crois que je ne m'y ferai jamais.

Ce n'est donc qu'après avoir bien mesuré mon saut dans le vide que je me suis lancée ce weekend : six épisodes, c'est un peu plus raisonnable déjà, et très franchement, la pression téléphagique commençait à nécessiter une résolution dans un sens ou dans l'autre.
Soit la série m'avait été survendue et au terme de ce pilote, on n'en parlerait plus jamais, soit la série méritait son succès critique, et je m'apprêtais à signer pour 6 épisodes, avec une attente de seulement 7/8 mois d'ici la suite (si on part du principe d'une diffusion en janvier). Bon, on commence à être dans un rythme téléphagique dont je peux m'accomoder. Il n'y avait rien à perdre, donc. C'était le bon moment ; ne restait plus qu'à regarder l'épisode et en tirer les conclusions, dans un sens ou dans l'autre.

Iwanttobelieve

Bon bah je vais être honnête avec vous, Sherlock, ça déchire.

J'avoue que j'ai trouvé l'épisode un peu long, notamment certaines parties qui semblaient délayées interminablement au cours de l'enquête ; paradoxalement, le face-à-face de conclusion a duré longtemps mais ne m'a pas donné cette sensation d'étirement artificiel.
Après le saisissant portrait qui est fait du personnage, comment peut-on croire un seul instant que le spectateur puisse comprendre certaines choses avant Sherlock Holmes ?! It's so out of character. Mais c'est à vrai dire le seul défaut de cet épisode inaugural.

Et puis, ces longueurs ne sont heureusement pas trop handicapantes, d'autant qu'elles sont en général meublées par des dialogues formidables. Pour la défense de cet épisode, il n'y a pas que ces scènes un peu longuettes qui sont pourvues de pareil atout : TOUTES les scènes ont des dialogues formidables. C'est pétillant, sarcastique, et constamment intelligent... et c'est véritablement ça, la force de la série, de toute évidence.

Mais il s'agit d'une intelligence qui n'a rien à avoir avec celle dont on peut se repaître dans la plupart des autres séries, vous savez, comme l'intelligence du Président Bartlet dont on se gorge comme de jus d'orange pulpé (non ? que moi ?), mettons, une intelligence saine et agréable, qui vous réchauffe le cerveau et vous donne l'impression de vous enrichir intérieurement.
Non mon Dieu mais quelle horreur.
Ici, au contraire, les personnages sont aussi dérangés l'un que l'autre (Holmes n'a juste pas envie de le cacher ; paradoxalement c'est probablement celui qui apparaît comme le moins malsain des deux), c'est précisément pour cela qu'on les aime, et surtout c'est ce qui les autorise à dire absolument tout ce qui leur passe par la tête sans s'offenser l'un l'autre, bien que cela énerve passablement les plus communs des mortels. En somme, les merveilleux dialogues peuvent exister parce que la personnalité des protagonistes les encourage à être prononcés, mais grâce à ces dialogues si fins, précisément, se construit une excellente dynamique entre les personnages qui entretient la fascination.
Une fascination qui n'a rien de positif ni d'enrichissant, et qui ne fait pas vraiment appel aux meilleures facettes de votre personnalité. Et quel bonheur, justement.

Regarder Sherlock, c'est avoir l'impression pendant 90 minutes d'être plongé dans le grand bain acide de l'intelligence aiguë de ses personnages, et se prendre au jeu. L'illusion fonctionne ; vous avez l'impression d'être leur égal, de partager un peu leur mépris pour les esprits lents qui peuplent l'arrière-plan, de posséder la même acuité, de célébrer morbidement avec ces héros pervers la joie de découvrir la clé d'un mystère macabre.

De fait, tout est un jeu, et rien n'est sérieux, avec Holmes et Watson. On prend un pied monstrueux, au sens propre du terme, en essayant de se mettre à la place de ceux qui commettent des monstruosités. On s'attend au pire et on s'en délecte ; et quelle déception, aussi, quand les gens ne sont pas aussi diaboliques qu'on se l'imaginait, preuve en sera faite à la fin de l'épisode.
En faisant appel à ce que notre cerveau a de meilleur (l'esprit de déduction) et de pire (chaque avancée est forcément doublée de Schadenfreude), Sherlock nous offre une parenthèse pendant laquelle nous pouvons nous permettre d'être tout ce que nous nous efforçons d'éviter de paraître le reste du temps.
Tout ça avec un sens de l'image et du montage irréprochables, et un cast au sommet de son art, histoire de vraiment se régaler à tous les niveaux.

Sherlock, c'est vraiment la série qui est méchamment intelligente, et qui ne vous en veut pas si vous avez l'impression pendant une heure et demie de l'être aussi.
Six épisodes ? Mouais. Ca va à peine me faire le weekend, ça.

Posté par ladyteruki à 23:43 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-04-12

La reine Elizabeth

Ma dernière acquisition en date est un couple de DVD que j'ai trouvé à un prix dérisoire sur Amazon.fr. En dépit de ces éléments pourtant a priori attirants, j'ai un peu hésité avant de les acheter : le coffret ne contient ni pilote ni intégrale. Pour autant que je sache, les épisodes n'ont même pas de nom. Pour moi qui me fais une règle de ne jamais acheter le coffret de la 3e saison avant d'avoir acheté la 2e, c'était un peu perturbant, je suis psychorigide comme ça.

Mais il fallait bien faire une exception pour Life with Elizabeth, puisque cette série ne semble avoir aucun guide d'épisodes complet. Difficile donc de savoir si les 16 épisodes, répartis en deux DVD, sur lesquels j'ai fait main basse à peu de frais, se suivent, ou même appartiennent à la même saison. C'est assez criant quand on se promène dans le guide d'épisodes d'IMDb, par exemple.

Je viens donc d'acheter un DVD pour une série qui n'a, en pratique, pas de pilote. En tous cas, pas qui nous soit parvenu.
En fait, vous imaginez bien que c'est ce dernier argument a été le déclencheur de mon achat. Une série sans pilote, pensez.

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Lancée en 1953, Life with Elizabeth était, selon Betty White, tournée en direct. Sauf qu'à l'époque, le "sitcom" n'existait pas encore avec ses codes techniques ou sa structure narrative actuels ; certes I Love Lucy était à l'antenne depuis 2 ans, mais ça n'était apparemment pas devenu le modèle de toutes les comédies. Sans être un sitcom à proprement parler, Life with Elizabeth est pourtant bel et bien une comédie de 20mn, mais elle est filmée avec une seule caméra, dans un théâtre, et en direct donc.
Comme le fait remarquer White pendant le monologue de son épisode de Saturday Night Live : "à l'époque, on ne voulait pas le faire en direct ; on ne savait simplement pas comment enregistrer les choses".

L'idée d'enregistrer les épisodes devant un public venu dans un théâtre et non un studio de télévision a quelque chose de délicieusement désuet, non ? C'est samedi soir, on est dans les années 50, et à New York, on s'habille pour aller dans un théâtre assister à l'enregistrement d'un épisode de Life with Elizabeth... Vous pouvez essayer de vous imaginer ce que c'était, ou bien écouter Betty White en parler pour essayer de vous remettre dans le contexte.

Mais revenons à l'épisode lui-même. C'est certainement la structure de l'épisode qui est la plus fascinante.
Au lieu d'être formé d'une seule histoire, éventuellement décomposée en trois axes, ce qui est sensiblement la norme aujourd'hui, l'épisode est divisé en trois "incidents" totalement indépendants. Chacun est introduit et conclu par un narrateur qui est présent devant la caméra ou en voix-off, et qui force Elizabeth, le personnage de Betty White, à briser le quatrième mur à plusieurs reprises. On est loin de la formule qui deviendra celle des sitcoms, qui prétendent justement ignorer le public pourtant présent lors de l'enregistrement ; cela ne manque pas d'ironie.
C'était une époque d'expérimentations, quoi. Dit-elle avec une pointe d'admiration nostalgique dans la voix.

Dans cette comédie dont le thème est assez classique pour l'époque, puisqu'Elizabeth est une épouse qui tient plutôt de la femme-enfant : elle est gaffeuse, elle aime les plaisanteries... mais elle aime aussi son gentil mari, on note cependant qu'en dépit d'histoires simplistes et de gags parfois un peu caricaturaux (parfois seulement), le jeu des deux acteurs, Betty White et Del Moore, est d'une étonnante sobriété, bien loin des frasques de Lucille Ball et Desi Arnaz qui sont pourtant leurs contemporains.
Il y a quelque chose de très spontané dans les échanges de ce couple ; le comique des échanges s'en trouve renforcé par l'impression qu'on ne cherche pas à nous abrutir, même si on nous amuse avec un scénario moyennement original. D'ailleurs on en oublie rapidement les rires du public car Life with Elizabeth a toute la retenue requise pour une bonne comédie en single camera. Et en parlant de retenue, aucun gag n'est appuyé, ce qui est en partie dû à la quasi-absence de musique (celle-ci n'étant fournie que par une harpiste, pas vraiment de la musique de comédie grosses tatannes, donc).
Il s'avère que devant ce premier épisode, que je ne peux décemment pas qualifier de pilote, j'ai ri à plusieurs reprises, certains passages étant tout bonnement intemporels dans leur façon de présenter les personnages et leur rapport de force. Mais aussi, tout simplement parce qu'il y a de vrais bons gags.

Le fait que cette série ait presque 60 ans n'est qu'un détail, à la limite, tant elle fonctionne bien encore aujourd'hui. Vous savez quoi ? Une fois de temps en temps, je vais m'en regarder un ptit, tiens.

Et voilà. Je pensais acquérir un morceau d'histoire télévisuelle, un classique, un DVD à bas prix pour mes archives... et je me retrouve avec une série sympa. Comme quoi.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

26-04-12

[DL] Danni Lowinski

Ca fait depuis hier que j'ai la chanson en tête et, après tout, vous et moi, on partage pour le meilleur et pour le pire. Souffrez donc que je vous propose le générique de la version belge de Danni Lowinski, étant donné que je vous avais déjà proposé la version originale, allemande donc, il y a quelques temps.

La musique est donc la même, absurdement entêtante (j'y reviens dans un instant), le concept du générique aussi, et pourtant il se dégage quelque chose de sensiblement différent des deux versions. La Danni allemande semble plus combattive : elle donne des coups de pied, elle envoie paître les mecs qui la sifflent dans la rue, ce genre de choses ; fort heureusement les nombreux bruitages du générique permettent de rester dans quelque chose de frais, sinon on se sentirait presque aggressés.
La Danni belge ici présente aurait plutôt tendance à la décontraction, chose soulignée par les couleurs plus vives et nombreuses, et peut-être est-elle aussi plus à l'aise avec sa sexualité : elle se remet son string en place en pleine rue, et envoie plein de bisous depuis son vélo... mais le dernier plan de la version belge ajoute une tonalité dramatique absente dans la version originale. Alors ?

DanniLowinski-BE
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le thème musical de Danni Lowinski fait partie de mon top 3 des génériques européens qu'il est impossible de se sortir de la tête. C'est la faute du timbre de voix si vous voulez mon avis, parce que les deux autres sont les thèmes de Lykke et de Rita, où la voix de la chanteuse est assez similaire.

Les génériques de la version allemande de Danni Lowinski, ainsi que des dramédies danoises Lykke et Rita, ont donc été reuploadés ce soir par mes soins, et je vous propose le sondage suivant : quelle est la série qui a le générique le plus obsédant ? N'hésitez pas à vous aider des tags pour comparer.
J'attends vos votes avec impatience.

EDIT : on m'a signalé des petits soucis avec Uploaded.to (ah, comme MegaUpload me manque), voici donc les trois autres génériques mentionnés dans ce post, sur RapidShare :
Danni Lowinski (DE) | Lykke | Rita

Posté par ladyteruki à 22:36 - Médicament générique - Permalien [#]

25-04-12

lady's world tour - Escale n°9

Quatorze jours sans world tour. Autant dire une éternité !
J'espère que vous avez envie de voyager ce soir, parce qu'on va pas mal bouger, et inspecter... attendez je vérifie... oui c'est ça, absolument chaque continent du globe. Si vous ne trouvez rien que vous intéresse au cours de ce périple, c'est bien simple, je rends mon tablier !

JessicaMarais

- AUSTRALIE : Jessica Marais change de sexe
La belle Australienne Jessica Marais, connue dans son pays natal pour son rôle dans Packed to the Rafters, mais par le public américain pour sa présence sensuelle dans Magic City, incarnera le personnage principal d'une mini-série s'intéressant à Carlotta, la personnalité transgenre la plus célèbre d'Australie. Probablement afin de ne pas contrarier le planning de Marais (puisque Magic City a déjà été renouvelée pour une seconde saison), le tournage de cette mini-série australienne ne devrait pas commencer avant la toute fin de l'année, en vue d'une diffusion courant 2013.

- AUSTRALIE : soeurs ennemies
Et tant qu'on en est à parler de casting, la rumeur court que Rachel Griffiths, oui-oui, celle de Six Feet Under et Brothers & Sisters, aurait été approchée pour interpréter le rôle principal de la série faisant suite à Paper Giants. Oui, rappelez-vous : suite au succès de Paper Giants sur ABC1, la mini-série Howzat! (dont je vous ai pas mal parlé) avait été immédiatement mise en branle par Nine afin de surfer sur ce succès, mais ABC1 avait elle aussi bien l'intention de produire une suite pour Paper Giants ! C'est donc de ce projet-là qu'il s'agit, il n'a d'ailleurs pas encore de nom, et cette fois, il s'agirait de suivre la guerre entre deux publications féminines des années 90, Woman's Day dirigée par Nene King, et New Idea dirigée par Dulcie Boling. C'est le rôle de King qui aurait été offert à Griffiths, laquelle a déjà manifesté plusieurs fois son désir de revenir travailler dans son pays natal. On se souviendra qu'elle était apparue dans la première saison de Rake et elle sera également au générique d'un téléfilm-biopic sur Julian Assange aux côté d'Anthony LaPaglia ; c'est également à l'occasion des Logies de 2011 qu'elle avait annoncé à demi-mots et en avant-première l'annulation de Brothers & Sisters.

- LITHUANIE : premier-né
Vous ne connaissez pas forcément la comédie Mother & Son (si ça peut vous rassurer, j'ai vu le pilote, ça n'a rien d'excitant), pourtant ce sitcom de 40 minutes fait partie des plus célèbres fictions du petit écran australien. Ses six saisons, diffusées sur une période de 10 ans (entre 1984 et 1994), ont récolté plusieurs Logie Awards, et sont restées dans les mémoires des spectateurs, qui ont ainsi pu profiter du tandem entre un homme dans la quarantaine et sa mère souffrant d'Alzheimer. Cela semble donc être un bon choix lorsqu'un pays veut s'aventurer plus en avnat dans le domaine de la fiction, et c'est bien comme cela que semble l'entendre TV3 qui vient d'en acquérir les droits pour en lancer le remake. C'est la toute première fois que la Lithuanie fait ainsi l'acquisition d'un format étranger pour l'adapter, ce qui ne rend le geste que plus symbolique. 16 épisodes ont été commandés pour la version lithuanienne qui sera diffusée en septembre prochain. Mother & Son a déjà été adaptée pour de nombreux pays dont les States, le Chili, la Suède, le Danemark, la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni.

Luna

- ESPAGNE : audiences lunatiques
Quelques petites nouvelles de ce qui est supposé être le nouveau hit d'Antena3, la série fantastique Luna, el misterio de Calenda, qui raconte l'arrivée d'une adolescente dans un patelin perdu avec ses parents, et qui découvre qu'en réalité il se pourrait bien que les parages hébergent des loup-garous. On avait déjà eu l'occasion de dire combien la série avait été un énorme projet pour la chaîne, qui misait beaucoup dessus notamment en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors, qu'en est-il des audiences, trois semaines après le lancement de cette super-production ? Le pilote, diffusé le 10 avril, avait réussi à capter l'attention de 3,51 millions de spectateurs (soit 19,2% de parts de marché), un chiffre très honnête. La semaine suivante, 280 000 spectateurs avaient déserté, mais on restait tout de même dans des scores très corrects avec un peu plus de 3,2 millions de spectateurs (16,8% de parts de marché). Les résultats de la diffusion de l'épisode d'hier confirment que les audiences ont du mal à se stabiliser : à peine 3 millions de spectateurs pour seulement 15,8% de part de marché. Ca commence donc à sentir le roussi pour cette série fantastique qui ne parvient pas à se stabiliser, et a perdu un spectateur sur sept, en seulement trois semaines...

- ALLEMAGNE : le câble se réveille
Vous avez peut-être entendu parler un peu plus tôt ce mois-ci de Sky Deutschland, qui a décidé d'aligner les biftons pour faire main basse sur les droits de diffusion de la Bundesliga (le championnat national de foot allemand). Il semblerait que le groupe allemand soit actuellement dans une période de dépenses (ou d'investissement, selon le point de vue) puisqu'en prenant pour modèle les chaînes à péage comme HBO ou Showtime, ou encore TNT Serie qui en septembre proposera sa première fiction originale (Add a Friend, sur les relations humaines dans les réseaux sociaux), Sky Deutschland commence à envisager de se lancer elle aussi dans les séries. Pour l'instant Sky D n'en est qu'à rencontrer des producteurs pour jauger les projets qui lui sont proposés ; si les choses suivent leur cours, la première fiction de la chaîne pourrait apparaitre début 2014.

- ALLEMAGNE : commande massive de poulet chez Sat.1
Pensant visiblement qu'on était en pénurie, Sat.1 vient de lancer le tournage de deux nouvelles séries policières de plus. La première, Familie Undercover, s'intéresse comme vous l'aurez deviné à la famille d'un commissaire de police qui, relocalisée dans le cadre de la protection des témoins, doit s'adapter à sa nouvelle vie. L'autre série, répondant au nom de München Bayerstraße, est plus classique puisqu'elle suivra les enquêtes d'un tandem improbable entre un commissaire rôdé à la vie de la rue et un comte devenu enquêteur. Ce sont respectivement 7 et 6 épisodes qui sont prévus pour ces nouvelles fictions qui viennent s'ajouter à deux autres séries en développement : la dramédie Es kommt noch dicker, qui se déroule dans un hôtel thermal de luxe et dont la commande vient d'être portée de 7 à 13 épisodes, et une série médicale, Die Docs.

DanniLowinski

- UKRAINE : Danni fait des heures supp'
STB, le 5e network du pays, vient d'acquérir les droits pour un remake de la dramédie allemande Danni Lowinski. Rebaptisée Masha v Zakone, la série a également été achetée par la chaîne féminie Domashniy, l'équivalent russe de Téva au sein du groupe STS. Outre le sujet, celui d'une ex-coiffeuse qui reprend ses études pour devenir avocate et défendre Monsieur et Madame tout le monde, il est certain que ce qui a encouragé les chaînes ukrainienne et russe à se lancer dans cette aventure est le succès de la version belge de la série (elle aussi baptisée Danni Lowinski), lancée le 1er mars dernier sur VTM. La CW, qui avait en projet une adaptation pour les Etats-Unis l'an dernier, est-elle passée à côté de quelque chose en ne retenant pas le pilote ?

- EGYPTE : politique mais pas trop
L'une des séries en préparation pour le Ramadan commence à étoffer son casting. Um Assabereen, un biopic sur l'activiste Zainab al Ghazali, dont l'organisation féminine était liée aux Frères musulmans. C'est l'actrice Rania Mahmoud Yassin qui incarnera le rôle central de cette série, et elle a prévenu qu'il ne s'agit pas de délivrer un message pro-Frères musulmans via cette fiction : "flirter avec les Frères ou tout autre parti politique ayant du succès actuellement serait une idée stupide puisque personne ne peut prévoir quel parti conservera le pouvoir ou pas". Ca n'a l'air de rien, mais ne pas chercher à plaire à un parti (et du coup, potentiellement de lui déplaire) aurait été hors de question avant la révolution. Alors que les élections présidentielles égyptiennes auront lieu en juin et que le Ramadan commence vers le 20 juillet, on comprend d'autant mieux le désir de ne pas s'impliquer politiquement vis-à-vis d'un parti...

- INDE : danse avec les fous
La semaine dernière, Zee TV a lancé un nouveau soap, Phir Subah Hogi, en remplacement de la romance Ram Milaayi Jodi. Conformément à la tendance actuelle qui consiste à essayer d'ancrer les séries dans un contexte régional spécifique, cette nouvelle fiction nous emmène dans une région d'Inde où traditionnellement, les femmes de la tribu Bedia sont destinées à la prostitution afin de subvenir aux besoins de leur famille. Charmante petite coutume que voilà. Mais l'héroïne, Sugani, ne rêve que d'une chose : se marier. C'est pour elle le symbole de la liberté (comme quoi) et elle va donc faire son possible pour échapper à son destin de "danseuse" avant que ne vienne le moment fatidique de l'initiation. Fort heureusement, elle peut compter sur l'aide de sa mère. Bon, outre le pitch de la série, qui n'a rien de familier avec les soaps de la plupart des pays occidentaux il faut bien le reconnaître (une fois de plus, grâces en soient rendues aux Dieux du soap indien), le plus produit de Phir Subah Hogi, c'est que cela pourrait bien être la première série en Inde à prendre en compte internet dans son effort de promotion, notamment en démarchant des journalistes, blogueurs, et même activistes pour les droits de la femme présents sur internet afin de se faire l'écho de la série comme du phénomène social qui y est dépeint.

SuperCity

- NOUVELLE-ZELANDE / USA : comédie low cost
En 6 épisodes, la comédie Super City a apparemment réussi à se faire remarquer. Construite sur un principe qui me rappelle un peu Angry Boys, c'est-à-dire avec un acteur transformiste qui incarne une grande variété de personnages, la série repose donc sur les épaules de la comédienne Madeleine Sami qui incarne ici 5 personnalités différentes vivant dans une mégalopole. Ladite comédienne vient d'obtenir la possibilité d'exporter son talent aux USA puisqu'une adaptation de Super City pourrait voir le jour pour ABC, nous dit Deadline. Bon bah je vois ce que c'est, il ne me reste plus qu'à aller chercher le pilote de Super City pour voir de quoi il retourne.

- DANEMARK : Saint Somewhere Else
Les projets recevant des subventions ne sont pas toujours ceux qu'on croit. TV3 a donné le feu vert au développement d'un nouveau soap, nommé Sankt P. Ecrite par John Stefan Olsen, scénariste qui avait signé 2900 Happiness (le premier soap danois intégralement tourné en HD, et un grand succès pour TV3), la série connaitrait comme son aînée une première commande initiale de 48 épisodes. Le fonds public pour l'audiovisuel vient de lui fournir 350 000 couronnes danoises (un peu plus de 47 000 euros) pour lui donner un coup de pouce. Sankt P, plutôt que s'intéresser à de riches familles comme le faisait 2900 Happiness, se déroulerait dans un hôpital et ambitionnerait d'être hybride entre un soap opera classique et une série dramatique. Pourtant, comme l'emploi du conditionnel vous l'indique, Sankt P n'est pas encore certaine de voir le jour : la décision finale ne devrait être prise qu'à l'automne en vue d'une diffusion au printemps 2013. Pour faire monter les enchères, Olsen assure avoir une star au générique de la série, mais refuse de dévoiler son nom... Oh et tant qu'on en est à parler de fiction danoise, sachez que le tournage de Dicte a débuté cette semaine, soit un peu plus tôt que prévu, avec l'actrice Iben Hjejle dans le rôle principal.

- SUEDE : a licence to kill
Pour une fois, on va parler de Suède sans parler directement de fiction. En effet, la forme actuelle de la redevance pourrait bien disparaitre : en septembre prochain, une proposition de loi sera déposée pour que la taxe sur les diffusions télé et radio soit directement intégrée à l'impôt sous la forme d'une taxe complémentaire, demandée à absolument tous les contribuables. A l'heure actuelle, la redevance suédoise n'est demandée qu'aux foyers possédant une télévision ; ce prélèvement systématique permettrait donc de prendre en compte les nouveaux médias, qui permettent de regarder ou écouter des programmes via internet ou les portables, des outils actuellement non-imposés. Cette réforme fiscale pourrait prendre effet dés 2014 ; en l'occurrence, les choses sont en bonne voie puisque le projet a bonne presse auprès de la majorité.

Preamar

- AMERIQUE DU SUD : vague de fond chez HBO
Il y a du nouveau chez HBO Latino, et pas qu'un peu. De toutes les petites soeurs de la chaîne américaine éponyme, elle est celle qui a toujours montré le plus de dynamisme en matière de fiction originale, et elle ne se repose pas sur ses lauriers ! Outre la saison 3 de la série mexicaine Capadocia, la chaîne a aussi décidé de renouveler la série chilienne Prófugos, une sorte de road movie dans lequel un groupe de quatre jeunes chiliens devenait passeur de drogue, pour une seconde saison qui devrait être prête pour une diffusion en 2013. Vous croyez que c'est tout ? Absolument pas. Une autre série devrait faire dans les prochains mois ses débuts sur la chaîne : la comédie brésilienne FDP, qui s'intéresse au monde du football mais vu à travers les yeux d'un arbitre peu apprécié de son milieu. Plus mystérieux, un projet de série est actuellement en développement, à mi-chemin entre le drame et le thriller, par l'équipe d'Epitafios, mais pour le moment les détails sont tenus secrets. Cela fait beaucoup pour HBO Latino qui doit déjà lancer le mois prochain sa nouvelle série dramatique, Preamar. Ce drame chronique en 13 épisodes comment un promoteur immobilier en faillite, à qui il ne reste plus qu'une propriété sur la côte d'Ipanema, va tenter de faire repartir son business tout en cachant sa situation financière à sa famille.

- CANADA : gala Artis, demandez la dernière édition
Dimanche soir, c'était l'heure du gala Artis, une sympathique récompense québécoise qui met en avant plutôt les personnalités du monde de la télévision que les émissions et séries à proprement parler. Tout l'intérêt de ce prix, comme pour les Logies dont on a parlé plus tôt ce mois-ci, est de faire voter le public et donc d'avoir un véritable vote de popularité, donc une idée précise de ce qui plait à nos cousins les spectateurs québécois. Ainsi, du côté des acteurs, puisqu'on ne va pas s'embarrasser avec les présentateurs de talk shows et autres chroniqueurs sportifs, Daniel Brière et Anne Dorval l'ont emporté dans la catégorie des comédies pour leur rôle dans Les Parent, tandis que ce sont deux acteurs de Toute la vérité, Denis Bouchard et Hélène Florent, qui ont gagné une récompense dans la catégorie des téléséries.

- CANADA : dix-neuf deux fois deux
La chose n'est pas courante : une série québécoise de Radio-Canada qui pourrait connaître une adaptation sur son pendant anglophone CBC. Ce sera peut-être le cas de 19-2, une série policière de et avec Claude Legault (mais 'zavez vu, j'ai fait un effort pour pas remettre une photo pour la troisième fois de l'histoire des world tours...) dont d'ailleurs la deuxième saison devrait être produite cet été, ce qui est un peu un miracle puisqu'initialement, on se souviendra que Radio-Canada l'avait annulée. Un pilote sera donc produite pour 19-2 (prononcer nineteen-two, donc) afin de voir si une version anglophone est envisageable pour la chaîne publique. Le producteur de 19-2, Jocelyn Deschênes, est également en train d'attendre les upfronts pour voir si l'adaptation de la série Le Monde de Charlotte va atterrir à la rentrée sur NBC. Ca en fait, des adaptations anglophones tout d'un coup !

- CANADA : serrage de ceinture
Et tant qu'on en est à aborder le cas de CBC, je vous propose un petit récapitulatif du sort des séries de la chaîne, puisque celle-ci, suite aux coupes budgétaires énormes dont elle a fait l'objet (115 millions de dollars canadiens sur les trois prochaines années, et 650 emplois à supprimer pour amortir le choc), a bien été obligée de réduire la voilure. Les comédies InSecurity et Michael: Tuesdays and Thursdays ont ainsi été officiellement annulées, la chaîne préférant donner la priorité aux programmes d'une heure plutôt que d'une demi-heure. Reviendront par contre pour une nouvelle saison les séries Mr. D et Arctic Air, lancées en ce début d'année 2012 (rien d'étonnant vu les audiences d'Arctic Air, d'ailleurs), Heartland, et Republic of Doyle. Côté nouveautés, puisqu'il en faut bien, CBC a toujours dans ses prévisions la série Titanic: Blood & Steel en 12 épisodes (oui, c'en est encore une autre), et a racheté Murdoch Mysteries il y a quelques mois, sauvant la série de l'annulation sur Citytv.

Une dernière bonne nouvelle pour finir le post avec le sourire, quand même : la diffusion de Bron-Broen sur BBC4, le weekend dernier, marque un nouveau record pour la fiction scandinave outre-Manche : tout cumulé, c'est 1,097 million de spectateurs qui a découvert le premier épisode de la série. Pour vous faire une idée, le lancement de la diffusion de Borgen, dans des conditions de diffusion similaire, n'avait attiré que 629 000 spectateurs en janvier.

Oh et j'ai reçu un communiqué indiquant que la nouvelle version de DramaPassion serait en ligne le 5 juin, ça vaut ptet le coup de garder un oeil dessus, tiens...?

Bon alors, j'avais deviné ? Il y a un truc qui a retenu votre attention ? Dites-moi tout.

Posté par ladyteruki à 22:19 - Love Actuality - Permalien [#]

24-04-12

Back to the future

La différence entre une bonne série et une... autre série, disons, tient à des facteurs assez variables. Cela peut venir de l'histoire elle-même, des dialogues, de la réalisation, ou du jeu des acteurs.
Dans le cas de Mirai Nikki, c'est surtout ce dernier point qui supporte le poids de la faute.

MiraiNikki

Et pourtant Mirai Nikki promettait d'être une série à suspense sympathique, à défaut d'être originale (je crois avoir, déjà, souligné combien son pitch me rappelait celui de LIAR GAME). On est supposés y retrouver deux personnages adolescents plongés dans un jeu infernal et terrifiant ressemblant plutôt à une partie de chasse, et dont ils ignorent tout avant de devoir choisir, au pied du mur, entre devenir la proie ou se transformer en chasseur. Pour une petite série à suspense sans grande ambition si ce n'est celle de divertir le public adolescent pour quelques semaines, on ne demandait pas grand'chose de plus.

Mais même ça, Mirai Nikki n'arrive pas à l'accomplir. Tout simplement parce que la série commet la faute de goût suprême : recruter des acteurs médiocres. Et pas qu'un peu.
Pour qui veut un échantillon de ce que les acteurs nippons ont de plus caricatural (je m'explique mal qu'on puisse vouloir pareille chose, mais admettons), Mirai Nikki est un véritable abécédaire. C'est assez incroyable. Vous voulez l'ado je-m'en-foutiste qui en fait des tonnes ? On a. Vous voulez l'héroïne exagérément péchue au sourire indélébile ? On a aussi. Vous voulez une mère éplorée qui s'effondre sous la douleur ? Figurez-vous qu'on a, brièvement, mais on a. Tous les clichés sont réunis, sans oublier le mystérieux tueur masqué qui ne pense qu'à brandir sa lame comme s'il était dans un film de Hitchcock sans piper le moindre mot. Tout, je vous dit. Ils nous ont tout fait.
Sauf bien jouer.

C'est extrêmement pénible parce qu'une série avec un cast lamentable, ça vous ruine tout. Même un thriller adolescent sans grande ambition.
Car Mirai Nikki est l'héritier de ces dorama qui semblent connaitre un boom depuis quelques années en soirée ou deuxième partie de soirée sur les chaînes nippones, genre Clone Baby ou Piece Vote. Le format est d'une demi-heure, ce qui est loin d'être la norme sur l'Archipel, le budget n'y est pas élevé, mais l'envie de faire un divertissement à suspense prenant et pas trop mal gaulé y est en revanche présente. Et surtout ces séries appartiennent systématiquement à un genre de mystère jouant avec les nouvelles technologies, ce qui est un lien de parenté pour le moins singuler.
Mirai Nikki n'a hélas pas les ambitions de Piece Vote au niveau de la réalisation (et niveau musique il faut bien avouer que Mirai Nikki est franchement à côté de la plaque à plusieurs reprises), mais c'est un peu la même famille de séries tout de même, et on peut regretter que le recrutement des acteurs principaux cause tant de tort à une série qui autrement s'en tirerait relativement bien.

Je ne recommande pas vraiment Mirai Nikki pour commencer la saison nippone (pas de chance, ça a été mon cas), mais au moins cela me donne l'occasion de rappeler combien la suite des sous-titres de Piece Vote se fait attendre.

Posté par ladyteruki à 19:08 - Dorama Chick - Permalien [#]

23-04-12

Watch and veep

Comprenons-nous bien : j'ai vu le pilote de Seinfeld et quelques épisodes par hasard, et je n'ai jamais trouvé ça drôle. J'ai vu le pilote de The New Adventures of Old Christine, et je n'ai pas trouvé ça drôle. Peut-être que si j'avais vu un épisode de Saturday Night Live où elle apparait dans un sketch, j'aurais ri, mais ce n'est pas le cas. Toujours est-il que je n'ai jamais compris le hype autour de Julia Louis-Dreyfus, je ne la trouve pas drôle.
Attendez, si. Ca me revient. Il y avait un épisode du Late Night with Conan O'Brien où elle était invitée, et où ils avaient mis en scène une petite blague avec Tina Fey et Jack McBrayer, et là je crois que j'ai ri. Essentiellement à cause de Conan mais ça compte quand même, n'est-ce pas ?
Nan mais voilà, c'est tout. En-dehors de ça, Julia Louis-Dreyfus, je ne comprends pas ce qu'elle a de si génial.

Et ça ne va pas commencer avec Veep.
Je sais, je sais. Quand je vous dis d'emblée ce que je pense d'un épisode que j'ai regardé, ça tue un peu le suspense. Mais disons que c'est comme un pansement. Voilà. Je l'ai arraché d'un coup, et comme ça, la douleur est aussitôt partie qu'elle était apparue.

Le problème de Veep n'est pourtant pas seulement la présence de Julia Louis-Dreyfus. Etrangement. Le problème, c'est le côté humiliant de la série. Et ça j'ai déjà pu vous le dire, ça me hérisse le poil, c'est limite pavlovien.
Ca me rappelle immédiatement ce que j'ai pu ressentir devant The Comeback, ça fait appel à plein de souvenirs téléphagiques dont même la psychothérapie et l'hypnose ne parviennent à me soulager, c'est vraiment atroce.

Je regarde le pilote de Veep et j'ai la sensation extrêmement désagréable de sentir comment les épisodes suivants vont tourner : à chaque fois, il va se passer une catastrophe, ou quelqu'un va faire une bourde, et on regardera le cabinet de la vice-présidente s'embourber un peu plus dans la catastrophe ou la bourde, elle y compris, dans une suite de séquences embarrassantes. Et visiblement, très brouillonnes et bavardes.
Parce que c'est un peu comme si on avait pris la forme d'A la Maison Blanche, avec les tirades longues comme le bras et débitées à une vitesse record, mais qu'on avait décidé d'en pervertir tout le reste : personne ne se sort grandi, intelligent (ou drôle) dans cet épisode qui est juste dédié à l'humiliation absolue de son héroïne, à laquelle il ne reste plus ensuite qu'à rabaisser le reste de son staff.

La sensation de diminution intellectuelle et émotionnelle qui en résulte est... comment dire ? Impressionnante, je crois qu'on peut employer ce mot ? Mais certainement pas drôle. Pas à un seul moment.
Et sur moi, ce genre de sensation a l'effet d'un repoussoir. Je ne comprends sincèrement pas comment on peut rire de ça alors qu'il n'y a en réalité pas de dialogue drôle, pas de gag, pas de performance comique, rien. Juste l'humiliation des personnages et peut-être aussi vaguement du spectateur. On n'est pas dans un mockumentary sur la forme, mais pas loin, voyez, et mon problème avec le mockumentary c'est quand même sa grande parenté avec la télé réalité, et pour moi vraiment c'est la boîte de Pandore, ça m'horrifie qu'on puisse chaque semaine revenir voir quelqu'un s'humilier, même volontairement et fictivement, devant une caméra. C'est dégradant intellectuellement pour tout le monde, voilà ce que j'en pense. Je sais, je suis une vieille peau rétrograde qui ne comprend rien à la télévision d'aujourd'hui et qui ne sait pas s'amuser, je retourne voir mes épisodes de The Yard, tiens.

Le problème c'est que les séries politiques font partie de ces quelques genres télévisuels (avec les séries légales) qui peuvent se passer de tout, sauf d'intelligence. Une série politique n'est pas obligée d'être sérieuse, elle n'est pas obligée de traiter son sujet avec déférence, mais elle est obligée d'être intelligente. Les comédies politiques intelligentes existent. Veep n'en est pas une.

Ce n'est pas que la faute de Julia Louis-Dreyfus, cela dit. Mais c'est sûr, ça n'aide pas.

Veep

Posté par ladyteruki à 23:16 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-04-12

Le vote turc

Pour la troisième fois, la télévision turque a remis les Antalya (du nom de la ville qui accueille la récompense), et comme à chaque fois qu'une cérémonie de ce type se profile, je sors mes petits calepins et je relève des noms. Mais avant de vous en donner les résultats, au cours desquels vous allez découvrir que l'air de rien, à force de fréquenter ce blog, vous avez commencé à retenir quelques noms, parlons un peu de la cérémonie elle-même puisqu'il y a de fortes chances pour que vous en ayez ignoré l'existence jusqu'à présent.

A ma connaissance, les Antalya sont la première cérémonie de récompenses dédiée à la télévision turque, ce qui rend d'autant plus étonnant l'apparition tardive de ce prix. En effet, vous l'aurez calculé par vous-même, elle a été lancée au printemps 2010 ! Si vous vous en souvenez, je vous ai parlé il y a peu de boom des productions turques ces dernières années, on est donc dans une logique similaire, quoique tardive.
C'est la municipalité d'Antalya qui en est l'instigatrice avec le concours de l'Antalya Foundation for Culture and Art, mais contrairement à ce que la récurrence du nom de la ville pourrait laisser penser, les Antalya sont bel et bien consacrés à la fiction de télévision turque nationale, et non aux récompenses locales (phénomène qu'on peut connaitre dans d'autres pays pour saluer des fictions régionales ; comme peuvent l'être les Rosie Awards au Canada par exemple). Peuvent donc être gratifiées de ce prix même des séries n'ayant rien à voir avec la ville d'Antalya, et c'est heureux.

Originalité supplémentaire des Antalya : les résultats ont été dévoilés en deux temps. D'abord, une cérémonie de présentation pour les nominations, vendredi 20 avril au soir ; les nominations étaient connues depuis plusieurs semaines mais apparemment ce n'est pas ce qui allait arrêter les organisateurs ; on peut imaginer que cela permet de faire le tour des prétendants aux divers titres. Je n'ai pas les détails, cependant je devine qu'il doit probablement y avoir des projections pendant cette première soirée ; mais comme elle n'est pas télévisée et qu'il s'avère que je ne parle pas turc, on en restera à la supposition.
Les prix, eux, ont été finalement remis hier soir au cours une grande soirée plus classique, retransmise par la chaîne TV8 (une chaîne dont il faut noter qu'elle est également plutôt récente puisqu'elle a vu le jour en 2005).
Et les Américains trouvent les Emmy Awards trop longs...

Antalya

Alors ces résultats, quels sont-ils ?

Eh bien le grand vainqueur de la soirée d'hier a été la comédie Yalan Dünya, qui se l'est un peu jouée Modern Family : meilleur acteur dans une comédie, meilleur acteur secondaire dans une comédie, meilleure actrice secondaire dans une comédie, meilleure réalisation dans une comédie et, oh, j'allais oublier, meilleure comédie.
Ce sitcom, qui n'a commencé qu'en janvier dernier, n'a même pas encore fini la diffusion de sa première saison les vendredis soir à 20h. On y découvre un quartier cossu dans lequel vivent des familles de nouveaux riches ou de célébrités, mais d'un point de vue absurde (j'ai lu, sans aller le vérifier je le confesse, qu'un épisode montrait même une invasion de zombies... comment vous dire ?). Il est amusant de noter que la série a accueilli Pamela Anderson en guest, dans son propre rôle.
De vous à moi, le sitcom était typiquement le genre de séries que, sans sous-titres, on ne peut pas du tout apprécier, j'ai regardé une ou deux minutes de ce truc et suis passée à autre chose, mais ça se trouve c'est effectivement très drôle ; simplement reconnaissons-le, quand on ne comprend pas les dialogues, ça rappelle un peu les remakes de sitcoms US faits par les Russes.


Dans la catégorie des comédies, Yalan Dünya a ainsi battu à plate couture les séries 1 Erkek 1 Kadın (la version turque d'Un Gars, Une Fille), Leyla ile Mecnun, parodie de comédies romantiques (et qui a reçu hier le prix du meilleur scénario comique), le sitcom Seksenler, et Yahşi Cazibe, un sitcom sur les mariages arrangés.

Seules trois séries sont nommées dans la catégorie jeunesse, Dinle SevgiliPis Yedili et Elde Var Hayat ; c'est cette dernière qui l'a emporté. Elde Var Hayat raconte la vie d'un professeur de mathématiques peu conventionnel qui résoud, au sens comme au figuré, les problèmes de ses élèves, tout en élevant seul son fils unique.

La série historique Muhtesem Yüzyil, déjà distinguée l'an dernier et succès international de la télévision turque, comptait parmi les séries au long cours nommées cette année et a obtenu le titre sans grand effort.
Par contre, la série figurait également parmi les nominations de la catégorie du meilleur scénario dramatique, avec la série policière Behzat Ç., dont on a déjà pu parler, le remake turc de Desperate Housewives intitulé Umutsuz Ev Kadınları, Hayat Devam Ediyor, qui suit les différents membres d'une famille nombreuse vivant dans une partie rurale et traditionnelle de la Turquie, et Öyle Bir Geçer Zaman Ki. A la surprise générale, c'est cette dernière, une série dramatique familiale située dans les années 60 comptant à l'heure actuelle deux saisons, qui a remporté le titre.

Le meilleur à la fin : de toute évidence, la catégorie meilleure série dramatique a attiré mon attention et vous intéressera sans doute le plus. Etaient nommées cette année Adını Feriha Koydum, une série actuellement dans sa deuxième saison qui suit la fille d'une concierge qui décroche une bourse pour aller étudier à l'université avec les "riches" ; la série policière Behzat Ç., la série dramatique Hayat Devam Ediyor, la série historique Öyle Bir Geçer Zaman Ki, et Umutsuz Ev Kadınları. En dépit de son caractère apparemment polémique, c'est Hayat Devam Ediyor qui a emporté le prix.

J'ai pris la liberté de cagouler les pilotes de Hayat Devam Ediyor afin de mieux comprendre le débat qui semble entourer la série, nous aurons donc l'occasion d'en rediscuter. Mais ce que je vous propose, c'est tout simplement de me dire quelle est la série turque de ce palmarès à propos de laquelle vous avez envie d'en savoir plus, et c'est avec plaisir (sitcoms mis à part) que je vous proposerai une review, puisque j'ai aussi dans un coin le pilote de Behzat Ç, d'Umutsuz Ev Kadınları ou d'Öyle Bir Geçer Zaman Ki, par exemple. Deal ?

Posté par ladyteruki à 19:46 - Love Actuality - Permalien [#]

21-04-12

[DL] NYC 22

Quand le générique de NYC 22 est apparu sur mon écran pour la première fois, on sortait d'une très bonne scène que j'avais trouvée, bon, peut-être pas émouvante, mais en tous cas elle m'avait interpelée ; elle était réussie parce que tout en étant simple, elle captait quelque chose. J'étais dans de bonnes conditions pour la première fois du pilote ; à ce stade je commençais à me dire qu'il y avait peut-être quelque chose de pas trop mal dans cette série. Il me fallait la confirmation que le générique n'allait pas durer seulement 10 secondes, ce qui est et reste une déception à chaque fois qu'on découvre une nouvelle série. Et là, donc : générique. Dans ma tête, cette petite prière : sois bon, sois bon, sois bon...! Alors, alors ?

NYC22
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Il me faut d'abord vous préciser que je n'aime pas le rap. Je fais une petite exception pour quelques chansons d'Eminem, et pas vraiment parmi les plus récentes, mais c'est à peu près tout. Cependant ma première réaction en entendant le générique de NYC 22 n'a pas été de me dire "ah, non, pouah ! Du rap !" mais bien de me demander si le générique correspondait à la série et était bien conçu. Ce qui importe, ce n'est pas tant le choix musical que sa façon d'être cohérent avec l'image de la série, et d'être accrocheur. C'est comme ça que je peux écouter le générique de New York 911 avec plaisir alors que lui non plus n'est pas d'un genre musical qui me plait, d'ailleurs. C'est certainement l'un des phénomènes les plus discrets en téléphagie et pourtant tenaces : soudain, les goûts musicaux s'effacent pour devenir des goûts en matière de générique.

Et j'ai trouvé le générique de NYC 22 simple, mais qu'il captait quelque chose. Qu'il était très basique mais qu'il avait quelque chose d'honnête. Beaucoup de génériques de séries de networks des années 90 étaient comme ça, simples, sans imagination débordante, mais quand même efficaces parce que posant immédiatement un ton, une ambiance, un univers cohérent. Une qualité qu'on retrouvait par exemple dans le générique de Brooklyn South. Il ne s'agit pas de révolutionner le monde ni même la télévision, simplement de sembler, dés les premières images, fidèle à soi-même. Avez-vous idée du défi que c'est que de se montrer cohérent avec soi-même alors qu'on est encore en train de faire une première impression ? Mais le générique de NYC 22 y parvient.

Quelle n'a pas été ensuite ma surprise quand j'ai découvert que le générique de NYC 22 était une chanson de Jay-Z, que je ne porte pas spécialement dans mon coeur. Mais c'est comme ça : quand un générique est bon, c'est parce qu'il est un patchwork d'éléments (images, musique...) qui fonctionnent ensemble, même si pris indépendamment ils seraient peut-être sans intérêt. Et il s'avère que le générique de NYC 22, je le trouve vraiment bien, en l'occurrence, et que je l'ai regardé plusieurs fois depuis que j'ai vu le pilote plus tôt cette semaine.
J'ai l'impression qu'elle commence à s'installer dans mon univers téléphagique, cette série... J'ai hâte de confirmer ça avec l'épisode suivant !

Posté par ladyteruki à 12:01 - Médicament générique - Permalien [#]