ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

31-03-12

[#Piemarathon] 2x04, lonely

BlackMarch
Comme toujours, le Piemarathon est l'occasion de constater la versatilité de Pushing Daisies. On passe d'un épisode d'austérité visuelle totale mais très drôle, à un épisode de surenchère visuelle permanente et particulièrement dramatique. Je sais pas comment c'est possible, mais j'arrive encore à me faire surprendre, même quand cet épisode compte parmi mes préférés justement parce que ce sont des ingrédients que j'adore dans la série. Mais à ce stade vous aurez compris qu'en fait, il n'y en a pas beaucoup qui me déplaise.
Ah, Pushing Daisies, cette histoire d'amour sans cesse renouvelée... c'est vraiment quelque chose, ce que j'ai avec cette série. Et je suis bien obligée d'admettre que, si ça peut paraitre répétitif de me voir faire des déclarations d'amour à la série depuis que je me suis lancée dans ce marathon, je suis quant à moi une téléphage comblée. Je retombe sous le charme de la série comme au premier jour, chaque revisionnage apportant son lot de sourires béats devant mon écran. C'est comme ça qu'on sait qu'on n'emploie pas le terme "culte" au hasard, voyez-vous. Enfin bon, retour à l'épisode.

L'heure est venue au retour à la normale au Piehole, alors que toute la petite bande est réunie ; enfin, plus ou moins, et c'est bien le problème. Selon le bon vieux proverbe qui dit que tout change et rien ne change, le retour d'Olive et le fait qu'il n'existe plus le moindre mystère autour de l'identité de la mère de Chuck n'empêchent pas qu'il faille s'ajuster à la situation. Par exemple, Olive et Chuck se mettent à cohabiter... et Ned se retrouve donc seul.

Piemarathon_2x04_Title

Et c'est, paradoxalement, un excellent épisode pour Ned. Pas comme le précédent, qui lui permettait de se montrer drôle et loufoque, mais plutôt parce que le personnage continue sur sa lancée et poursuit son évolution. Pendant toute la première saison, Ned s'est montré sous le jour d'un solitaire meurtri qui, lorsque sa dulcinée est revenue dans sa vie, a tenté par tous les moyens de lui faire la plus grande place possible, de prendre sur lui et de céder à toutes ses demandes. Même quand il a pris à Chuck des velléités d'indépendance, le Piemaker a une fois de plus pris sur lui en souriant bêtement et en attendant que ça passe.
Pas cette fois. Après avoir fait sa face de cocker pendant une saine période de temps en regardant les filles s'installer ensemble dans la joie et l'allégresse (fut-elle un peu plaquée), Ned affronte sa solitude et s'interroge à son sujet, d'abord grâce au mystère du jour (qui implique une société d'amis à louer), et surtout grâce à une rencontre, Randy, un type un peu comme lui, un peu bizarre, et qui est plus lucide vis-à-vis de sa solitude. Cela va être l'occasion pour Ned de dire, probablement pour la toute première fois, "non" à Chuck lorsque celle-ci décidera de revenir vivre avec lui. Pour notre Piemaker, c'est un exploit que de s'affirmer de la sorte dans son couple. On sent qu'il est sur la bonne voie !

D'ailleurs Chuck ta oujours cette façon d'imposer sa volonté sans même demander ce que Ned en pense ! Si on suppose que Charlotte Charles est supposée être une petite amie de contes de fée, alors ça ne m'étonne pas que peu de garçons accrochent aux contes de fées, elle est INSUPPORTABLE par moments. Je veux dire, d'accord, elle a plein de charme, elle est pétillante et jolie comme un coeur et c'est une femme incroyablement positive... mais elle obtient tout en forçant la volonté des gens au pied de biche, quand on va au fond des choses. Et justement Olive va la mettre devant ses petits travers, alors que la cohabitation entre les deux gnomettes ne se passe pas aussi bien qu'elles se l'étaient imaginé. Cependant la relation entre les deux amies va finalement s'en trouver grandie, et on sent bien comment les choses évoluent de ce côté-là depuis la saison 1, depuis qu'elles ont commencé à sympathiser alors que c'était totalement improbable en raison des sentiments d'Olive pour Ned. Et finalement nous y voilà, les deux comparses, qui ont il faut le dire une dynamique excellente depuis bien longtemps, sont sous le même toit, et finissent par gérer leur amitié maladroite avec un certain succès, si on occulte les disputes qui peuvent avoir lieu dans des casiers.

Piemarathon_2x04

Mais le point fort de l'épisode, c'est bel et bien Emerson. Forts de l'expérience de l'épisode précédent, qui nous avait invités dans l'enfance d'Olive, cette fois c'est celle d'Emerson que nous avons la possibilité d'explorer. Et quelle enfance en effet. D'ailleurs je ne sais pas où ils ont été chercher "Emerson junior", mais il est aussi excellent que le modèle adulte.
Tout dans l'enfance d'Emerson surprend ; d'abord, d'un point de vue superficiel, le fait que sa maman soit blanche comme neige, d'abord, et qu'à aucun moment personne n'ait l'air de s'en étonner ou de l'expliquer. On ne peut que le remarquer et pourtant nul n'en pipe mot ; c'est une idée à la fois destabilisante et qui donne envie de soupirer gentillement en se disant que c'est très cohérent avec l'univers de Pushing Daisies, à bien y penser. Et puis surtout, pour un homme aussi grincheux, sarcastique et peu enclin aux rapports humain, Emerson a eu une enfance relativement chouette ; qui aurait imaginé qu'il soit si proche de sa mère ? Alors bien-sûr, les choses ne sont pas parfaites et l'épisode s'ingénie à nous expliquer d'une part qu'Emerson a mis le ver dans la pomme en décidant de cacher tout un pan de sa vie à sa mère, et que d'autre part celle-ci se comporte plus comme une amie et associée que comme une maman en général, mais clairement, on a avec les Cod la famille la plus soudée de la série.
Et puis quel brio dans ces scènes en commun entre Cod & Cod ! La façon dont il la reconnait à l'odeur, l'interrogatoire bien-sûr, et leurs conversations... même quand ils essayent de s'étranger mutuellement, on a l'impression d'une alchimie parfaite de bout en bout. En fait, c'est difficile de ne pas souhaiter que Maman Cod reste dans la série à temps complet vu la dynamique géniale que ces deux-là ont, et qui fait qu'Emerson se montre sous un jour différent aux Pieholers.

Mais cela permet, et c'est sans doute le plus important, de continuer à aborder la question de la fille d'Emerson. Au lieu de nous jeter bêtement des indices ou des petites infos pour avancer dans la recherche de la petite, la série évite complètement de traiter cette question comme un mystère, une intrigue porteuse de suspense. Je crois me rappeler que la première fois que j'avais vu ces épisodes, je n'avais même pas la curiosité de me dire "alors, va-t'il la retrouver ou pas ?", tant ça n'avait pas l'air d'être le but. C'est essentiellement un prétexte pour approfondir le personnage d'Emerson, ses souffrances, et surtout sa créativité. Les Cod sont des gens TRES créatifs ! Entre Calista qui lui tricote un holster et lui qui a quand même réussi à écrire tout un pop-up book du premier coup, l'épisode le souligne bien, sans parler évidemment des combines de Calista pour filer son propre fils.

Et du coup, prenant pour prétexte un décor ultra-coloré (les locaux de My Best Friend, Inc. sont un vrai festival acidulé) et une panoplie incroyable de bizarreries (vous imaginez le boulot que ça a représenté de mettre en scène la pièce secrète de Randy juste pour moins d'une à l'antenne ?), cet épisode est l'occasion de continuer d'approfondir ces personnages que nous aimons et de les voir évoluer. Un mélange qui, vous n'êtes pas sans le savoir, tient quasiment du sur-mesure. Encore !!!
Eh, psst, devinez quoi ? Le suivant... c'est mon préféré.

Posté par ladyteruki à 22:36 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

[#Piemarathon] 2x03, divin

BlackMarch
Le Piemarathon est de retour ! Ne vous laissez pas abuser par ses quelques jours d'absence, mais j'avais vraiment hâte d'avoir un peu de temps à y consacrer. D'autant que parmi tous mes épisodes préférés de la série (on l'a établi, ce chiffre est actuellement porté à 21 épisodes), celui-ci est probablement mon encore plus préféré, ex-aequo avec les autres. Je me comprends.

Pour tous ceux, et parfois j'en suis dans mes mauvais jours, qui pensent que Pushing Daisies m'a charmée uniquement en m'abusant avec ses jolies couleurs et qu'en réalité la série n'est rien d'autre qu'une romance (pouah !) teintée de procedural (horreur et ulcération), voilà exactement le genre d'épisode qui me rappelle que cela va bien au-delà. On ne va pas se mentir, cet épisode est probablement l'un des plus austères : pas vraiment de costumes géniaux (une fois qu'on a pouffé à l'idée de voir Emerson en soutane, tout est dit), des décors maussades (avec une réutilisation ostensible des décors du couvent, bien-sûr, mais aussi les égoûts "magicien d'Oz", par exemple), pas du tout de scène se rapportant à l'enfance de Ned (et celle d'Olive est très courte même si très instructive aussi) ; bref, l'excentricité visuelle est loin d'être le mot d'ordre. Et c'est du coup l'occasion de se rappeler tout ce qui fait le charme de la série à part ça.

Piemarathon_2x03_Title

Après nous avoir filé la frousse de notre vie en allant s'isoler au calme, devenant un personnage secondaire de ce début de saison, Olive revient donc en grande forme dans cet épisode où c'est elle qui ramène Emerson (et involontairement, Ned et Chuck) au couvent pour enquêter sur le suicide d'une nonne avec laquelle elle avait sympathisé. Même si en définitive notre petite blonde préférée nous fait assez peu son show, il faut quand même admettre qu'on est déjà, pour commencer, super contents de la retrouver, et qu'elle est quand même en bonne forme. Donc déja, d'une, retrouver Olive avec la petite bande du Piehole, c'est un plaisir.

L'autre grand avantage de cet épisode, c'est qu'il est quand même hilarant. En fait, il me rappelle que l'une des choses que j'aime le plus dans cette série (même si c'est plus facile d'emporter avec soi le souvenir des images et des bizarreries quand on ne peut décemment pas se mettre devant le DVD tous les mois), ce sont les dialogues. Mais le mérite ne leur revient pas complètement, puisqu'Emerson est une fois de plus au top : son fou-rire en découvrant Olive en habits (c'est très communicatif, du coup à chaque fois je dois mettre l'épisode en pause, puis je remets la lecture, Emerson se remet à rire, je remets en pause le temps de me calmer... ça peut prendre beaucoup de temps parce qu'après je remets la scène au début et c'est reparti pour un tour), son aplomb génial devant les autorités du couvent, et comme toujours, sa façon de s'adresser au Piemaker pour qu'il cesse son introspection au pire moment qui soit de l'enquête (ce qui est sa grande spécialité, reconnaissons-le).
Pourtant, une fois n'est pas coutume, c'est Ned lui-même qui va être au coeur de très bons moments d'humour ; d'ailleurs dés le début, la jalousie visible et irrationnelle de Ned est un bon exemple, mais au-delà de ça, il y a des scènes entières de l'épisode qui touchent au génie. Je suis par exemple systématiquement pliée en quatre lorsqu'ils rendent visite au cuistot et que Ned s'empiffre pendant qu'Emerson tente de cuisiner le témoin. Le genre de scène que je me découperais bien tant chaque expression du pâtissier est l'incarnation du terme "priceless". Et puis naturellement, il y a la séquence-clé de l'épisode, et probablement de la saison aussi, lorsqu'Olive lui dévoile finalement le secret de Lily Charles. Un passage que j'aime tant, que je suis capable de le réciter comme un psaume...

Piemarathon_2x03

C'est précisément le genre de moments, pourtant, qui donnent énormement d'émotion à cet épisode. Les origines de Chuck lui sont enfin révélées, et on sait combien cela a pu être difficile pour Olive de cracher le morceau, et pour Ned de s'en faire le messager (c'est d'ailleurs une façon à la fois terrible et finaude d'impliquer un maximum de monde dans la découverte de cette vérité, plutôt que de faire passer l'info directement d'Olive à Chuck). Tout le parcours de la fille morte, pendant l'épisode, est de toute façon très émouvant, et c'est rare venant de Chuck. Sa conversation avec Ned, qui en filigrane repose quand même en grande partie sur le fait qu'elle flirte avec l'idée de suicide (potentiellement assisté), est éminemment dramatique, et le Piemaker se prend d'ailleurs une fois de plus un méchant coup au coeur devant la révélation des idées de noires de sa bien-aimée.
Quant au pâtissier lui-même, il semblerait que la quête de Chuck pour ses origines finisse par lui donner enfin des idées. On sait depuis fort longtemps les problèmes émotionnels que son père a provoqués chez Ned, l'épisode de Halloween de la première saison était très parlant à ce sujet, mais Ned refusait justement d'explorer la question autant que possible. Cette fois, il aborde le sujet frontalement (dans une excellente scène de confessionnal qui se clot d'ailleurs de la plus hilarante des façons ; toujours cette balance admirable entre drame et comédie, Pushing Daisies, il se pourrait bien que je t'adore autant essentiellement pour cette raison), et admet qu'il devrait sans doute y consacrer plus d'énergie. C'est admirable (et ça ouvre la porte à un de mes épisodes préférés...) et c'est un sacré progrès de son côté.
Du coup, non seulement l'intrigue de Chuck a fait un bond, mais le character development avance donc également à grand pas dans cet épisode.

En plus de ces ingrédients et de la très, très sympathique intrigue autour de la mort de la chère soeur (qui n'en est pas une), on trouve encore le temps de nous faire une petite piqûre de rappel quant à l'intrigue d'Emerson. C'est vraiment génial la façon dont elle ne progresse pas mais est explicitée à intervalles suffisamment réguliers pour qu'on ait l'illusion d'une progression.

Avec un épisode... truffé d'aussi bons moments, pas étonnant qu'on tienne ici une merveille. Qui ouvre en plus plein de perspectives pour la suite de la saison. Aaaaaaah, mais c'est que je vous ai pas dit : le suivant, c'est mon préféré.

Posté par ladyteruki à 17:06 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

30-03-12

To be continued... Game of Thrones

BlackMarch
Voyez-vous, en général, je suis quelqu'un de relativement calme. Relativement. Assise devant mon ordinateur, avec mes petites lunettes, mes longs cheveux, mon sourire gentillet, tout ça, vraiment, on me donnerait le bon Dieu sans confession. Je compte bien là-dessus, pensez. Mais là, depuis quelques jours, j'ai ce petit compte à rebours dans la tête, et il ne me rend pas vraiment calme. Pas du tout, en fait. Car la fin du Black March coïncide, et c'est une sacrée fichue chance, avec le retour de Game of Thrones, et alors pardon, mais Game of Thrones... c'était quand même une des séries comptant parmi mes 50 préférées de l'année passée (sur 712 environ, quand même, donc c'est significatif).
Du coup, au lieu de ça, depuis quelques jours, je ressemble plutôt à la gamine échevelée qui sautille sur place en hurlant "Game of Thrones est de retour ! Moi je vais regarder Game of Thrones ! Game of Thrones revient ! Ouais, de nouveaux épisodes de Game of Thrones !!!". Je n'en sors pas grandie mais enfin, il faut dire ce qui est.

Je crois que ce que j'essaye de vous dire, c'est que Game of Thrones est une série à voir. Et justement, les posts To be continued... sont là pour ça, pour nous permettre de nous remettre dans le bain après quasiment une année de séparation, mais aussi, afin de permettre à ceux qui n'y connaissent rien de prendre le train en marche. Tout ça sur le concept 1 épisode = 1 capture = 1 phrase.

Donc on y va : voilà ce qui s'est passé dans la saison 1 de Game of Thrones.

GameofThrones___1x01
1x01 - Complots, désirs de vengeance, sexe et violence sont le quotidien de deux continents paisibles, jusqu'à ce qu'un gamin trop curieux vienne tout gâcher...

GameofThrones___1x02
1x02 - VOILA comment on devient reine.

GameofThrones___1x03
1x03 - Retour sur les lieux du crime.

GameofThrones___1x05
1x04 - Même dans un univers où la force brute domine, certaines lectures peuvent s'avérer d'importance vitale...

GameofThrones___1x05
1x05 - Got milk ?

GameofThrones___1x06
1x06 - On aurait peut-être du le prévenir que le silence est d'or.

GameofThrones___1x07
1x07 - Loin des passes d'armes de la capitale, Jon découvre les joies de la vie en plein air.

GameofThrones___1x08
1x08 - Il y a un nouveau roi en ville.

GameofThrones___1x09
1x09 - You win or...

GameofThrones___1x10
1x10 - Vous vous rendez compte que ça fait un an qu'ils nous ont laissés sur ça ?!

Ca y est, on est bientôt arrivés à la saison 2 ? Ah. Et maintenant ? Bon. Et maintenant ?
OK, j'attends jusqu'à lundi matin. Mais je vous préviens : pas plus.

Posté par ladyteruki à 23:37 - To be continued... - Permalien [#]

Au Nord, il y a du nouveau

BlackMarch

Il y a encore deux ans, j'ignorais tout de la télévision scandinave. Et aujourd'hui, regardez-moi, à piaffer d'impatience depuis une semaine en attendant les nominations aux Gullruten. La vie d'un téléphage n'est-elle pas une chose formidable ?

Alors ça y est, la cérémonie télévisuelle de l'année en Norvège est bel et bien sur les rails, puisque les nominations ont été annoncées. L'occasion en général pour moi, comme c'est le cas avec la plupart des prix internationaux dont j'ai appris l'existence ainsi que des divers programmes de festival, de faire mon marché parmi les séries qui ont échappé à ma vigilance, et de sélectionner les fictions sur lesquelles je vais porter mon attention.

Gullruten

Voici donc la liste des nominations relatives aux séries, sachant que dans ma grande bonté je vous épargne les émissions de télé-réalité, les documentaires et autres joyeusetés.

- Meilleur drama :

BuzzAldrin    Buzz Aldrin – Hvor ble du av i alt mylderet ?
(NRK)
Cette mini-série en 4 épisodes adaptée du roman éponyme a été diffusée à la toute fin de l'année 2011, et met en scène un trentenaire dont le héros est le deuxième homme à avoir marché sur la Lune, Buzz Aldrin ; il estime qu'on n'a pas forcément envie d'être premier en tout. Cela va le mener dans les îles Færoe, dans un décor quasi-lunaire où il va rencontrer d'autres gens comme lui.
DAG    DAG (saison 2)
(TV2)
Les déboires d'un psy qui aide les gens à régler leurs problèmes mais qui pense que la seule façon d'être heureux dans la vie, c'est de vivre seul. A noter que c'est la deuxième année de nomination consécutive.
Lilyhammer    Lilyhammer
(NRK/Netflix)
Est-ce que je vous fais l'affront de vous présenter Lilyhammer ? La série a achevé sa diffusion en Norvège il y a à peine une quinzaine de jours, mais concourt déjà dans la catégorie principale du meilleur drama. Ca n'étonnera pas grand'monde...
Taxi-NO    Taxi
(NRK)
Dans ce thriller diffusé fin 2011, un avocat d'origine pakistanaise mène une vie personnelle compliquée (il cache notamment à sa famille qu'il vit avec une Suédoise) et se retrouve en plus impliqué dans les magouilles d'une compagnie de taxi qui va bientôt se mettre après sa peau...

- Meilleur programme humoristique :

Dans cette catégorie, les Gullruten mélangent aussi bien les émissions de divertissement que les séries. Ainsi, le talk show Brille (NRK), le journal parodique Nytt på Nytt (déjà nommée l'an dernier) l'émission de sketches Nårje (TV2) et la comédie Helt Perfekt (TV Norge), qui fonctionne un peu sur le principe de Curb your Enthusiasm.

Autre fait intéressant, les Gullruten ne font pas de distinction entre le drame et la comédie dans les catégories des acteurs.

- Meilleure actrice :

* Agnes Kittelsen (DAG - saison 2)
* Ine Jansen (Helt Perfekt)
* Kaia Varjord (Taxi)
* Tuva Novotny (DAG - saison 2)

- Meilleur acteur :

* Adil Khan (Taxi)
* Anders Baasmo Christiansen (DAG - saison 2)
* Fridtjov Såheim (Lilyhammer)
* Pål Sverre Valheim Hagen (Buzz Aldrin)

Et je tiens à dire : faut arrêter avec DAG ! Chaque année la moitié du cast est nommée, c'est insupportable.
Alors d'accord, j'adore Anders Baasmo Christiansen parce que, bah, Koselig Med Peis voyez-vous (l'an dernier il était d'ailleurs nommé pour les DEUX rôles), et un jour je finirai bien par voir 183 Dagar et où Tuva Novotny tient le rôle principal (c'est pas pour son petit rôle dans Possession que je peux vraiment juger de son talent...), mais en attendant c'est vraiment la série la moins attirante au monde. J'ai l'impression que c'est la seule comédie norvégienne dont j'arrive à entendre parler, alors qu'elle a l'air antipathique au possible. Ca me tente tellement peu que j'ai même jamais essayé de la regarder en VOSTM ; et de toute façon les DVD n'ont pas l'air d'avoir de sous-titres (mais c'est vraiment pas le genre de série pour laquelle je vais payer d'abord et tester ensuite !). Vraiment c'est assez insupportable l'omniprésence de cette série alors qu'elle n'a pas grand'chose pour elle ; peut-être qu'au contraire je devrais voir ma curiosité amplifiée ("ça alors, ça a l'air pourri et les Norvégiens en raffolent ?"), mais pas du tout.

Ces nominations ne sont toutefois pas complètement mauvaises, puisque je vous avoue que j'avais zappé l'existence de Buzz Aldrin et que maintenant, je sais ce que je vais faire dimanche à 00h01, à l'issue du Black March, voyez-vous. Le concept a beaucoup de potentiel et j'aime l'idée de ce type qui veut être le second plutôt que le premier. En plus la série est courte.

Oh et, j'en profite pour souligner que le DVD de Lilyhammer est sorti en Norvège ce mercredi, et qu'il contient les sous-titres anglais. A la base je pensais vous faire un bilan de saison mais je me suis arrêtée au bout de trois épisodes et n'ai jamais eu envie de reprendre, donc bon, vu que je ne mentionnerai sans doute plus beaucoup Lilyhammer à partir de là (sauf renouvellement ou truc de ce genre), autant vous le mentionner maintenant.
Mais si ça vous a plu, le DVD est commandable sur NordicDVD (le Blu-Ray aussi d'ailleurs) c'est là que j'ai acheté Koselig Med Peis et ça s'est bien passé ; par contre, carte bancaire impérative, pas de possibilité d'utiliser PayPal. C'est un petit site à taille humaine, mais le SAV est très réactif (j'avais des questions sur la commande, les échanges ont été très sympas et n'ont pas trainé). J'avais des doutes au début parce qu'on a tendance à être plus rassurés par des grosses machines, mais vraiment, n'ayez pas peur, ça fonctionne bien, les délais annoncés sont suivis d'effets, le coffret est arrivé bien emballé, vraiment, rien à redire.

Les résultats des Gullruten seront annoncés pendant la cérémonie du 12 mai prochain, donc on reparlera probablement très vite des récompenses ; d'ici-là, j'espère que j'aurai vu Buzz Aldrin... D'ailleurs je vois que NordicDVD l'a dans son catalogue avec des sous-titres anglais. Hm, intéressant...

Posté par ladyteruki à 14:11 - Love Actuality - Permalien [#]

29-03-12

In mixed company

BlackMarch

La presse française vous l'aura sans doute dit bien avant moi, mais notre gloire nationale cinématographique du moment, Les Intouchables (car The Artist est complètement has been maintenant que les Américains l'ont récompensé...), connait un succès fulgurant en Europe (entre autres : il fonctionne aussi très bien en Corée du Sud). Cavalant en tête du box-office en Espagne, en Italie ou encore en Allemagne, le film continue de faire des recettes pas dégueulasses sur les écrans étrangers, à l'heure où le coffret DVD est en train de sortir chez nous. Comme on n'est pas sur un blog dédié au cinéma, ici (j'ai une réputation à tenir quand même), je vous invite tout simplement à aller lire les résultats des box-offices étrangers que reprend Variety sur sa page internationale. C'est d'ailleurs une petite gymnastique sympathique à faire de façon générale, une fois de temps en temps.
Vous y découvrirez ainsi que rien que sur le sol allemand, Les Intouchables a récolté l'équivalent de 65 millions de dollars de recettes...

Le 15 mars dernier, les Allemands ont pu aller découvrir au cinéma Türkisch für Anfänger, autrement dit "le Turc pour les débutants". Son succès est tel que ce film a réussi à faire descendre Les Intouchables à la troisième place du box-office allemand, et à prendre sa place en seconde position (dans la liste du box-office de Variety pour l'Allemagne, le film apparait sous l'appellation "No English Title Available" parce que Variety fait partie de ces endroits détestables où on traduit systématiquement les titres de fictions ; ça m'énerve au plus haut point, mais ce sera le combat d'un autre post). Jolie performance, donc.

Pourquoi je vous parle de Türkisch für Anfänger ? Parce que c'est le film qui fait suite à la série allemande Türkisch für Anfänger, diffusée de 2006 à 2008 par Das Erste, et que jusque là je ne m'étais jamais penchée sur son cas ; comme pour hélas beaucoup de séries allemandes, le pilote avait été cagoulé, mis en réserve, et finalement jamais regardé.
C'est hélas récurrent dans ma relation avec la fiction germanique, qui n'est jamais dans mes priorités ; je remets toujours à plus tard les découvertes de pilotes, me mettre devant un épisode me demande un effort proche de celui que je consacre à regarder une série française, et c'est un tort, je n'ai même pas de raison valable à offrir pour expliquer ce comportement, je ne peux même pas dire que j'aie été traumatisée par des séries allemandes par le passé (j'avais tenté Danni Lowinski, par exemple, et n'avais pas eu à le regretter). Alors c'est absurde, voilà, d'avoir attendu que le film cartonne sur les écrans allemands pour m'y mettre, d'autant que ça me ferait pratiquer un peu cette langue que j'ai quand même pratiquée pendant de longues et douloureuses années...

TurkishfurAnfanger-Movie
Türkisch für Anfänger
, le film

Afin de réparer cette erreur, je n'ai donc pas regardé le film, mais bien le pilote de la série. Et d'ailleurs, en faisant mes petites recherches, j'ai appris que la série avait été diffusée à plusieurs reprises en France, mais sous le titre de Family Mix (quelle idée). Comme je crois fermement qu'un titre traduit mérite la peine de mort (sauf dans le cas où on a pratiqué le titre traduit pendant sa tendre enfance, auquel cas la nostalgie prime ; toujours), je continuerai donc à ignorer ce titre "français", sachez simplement qu'il existe, pour culture perso.

Tant que j'en suis à essayer de parler culture perso, il est peut-être temps de s'intéresser à ce dont parle Türkisch für Anfänger. La série utilise le point de vue de Lena, une jeune adolescente, pour nous raconter comment elle et son frère doivent changer de vie lorsque leur mère leur annonce qu'elle est veut s'installer... avec un homme d'origine turque ; lequel a en plus deux enfants. Vont donc se cumuler deux handicaps pour ce nouveau départ : d'un côté, le fait qu'il n'est jamais facile, moins encore pour une ado, de se coltiner une famille recomposée, et de l'autre, le choc des cultures, d'autant plus intéressant que la communauté turque vivant en Allemagne est conséquente.

Pour Lena, la vie va donc totalement changer. Jusque là, la cellule familiale, c'était elle, son jeune frère Nils et leur mère Doris, une famille très banale quoi. Mais ce qui est intéressant, c'est que la famille Öztürk est constituée de trois personnages très différents qui évitent à des degrés différents la caricature.
Le père, Metin, est très bien "intégré", c'est en fait un homme comme un autre, un type même un peu coulant qui a limite l'air de s'excuser d'être amoureux de sa femme et d'être ravi de ce qu'elle est : une femme occidentale moderne (qui élevait jusque là deux enfants toute seule, et donc plutôt indépendante). Il y a le fils, Cem ; alors lui c'est une autre histoire, il roule un peu des mécaniques et est d'une sensibilité plus conservatrice vis-à-vis de la place de la femme. Il estime par exemple qu'une femme doit être au service de sa maisonnée, et est outré d'apprendre que sa belle-mère ne lui sert même pas le petit-déjeuner à table le matin (il ne va pas être déçu quand il va tester les talents culinaires de ladite belle-mère, d'ailleurs). Un cran encore différent est atteint avec Yagmur, la fille, qui est une Musulmane pratiquante, très fervente, mais aussi éminemment psycho-rigide ; la problématique de son personnage est autant dans sa rigueur froide que dans la pratique de sa religion, jusque là inconnue pour Lena.
Evidemment, il y a des clichés dans cette description de la famille Öztürk. J'ignore si Türkish für Anfänger est consciente de chacun ; parfois cela semble voulu, parfois moins.
Mais en tous cas, on a une palette de personnages qui évitent d'entrer dans un monde exagérément caricatural, disons, et on peut aussi attribuer une partie des défauts caricaturaux aux traits de caractère des personnages, plus qu'à leur culture ou religion. L'avantage, c'est donc qu'on a des Turcs allemands très différents, et qu'en plus ils ne se posent pas en symboles de toute une communauté. Ainsi, quand Yagmur prend la serveuse du resto chinois de haut et lui intime sèchement qu'en raison de sa religion, elle ne mangera pas dans une assiette qui ait été touchée par de la viande de porc (même dans une autre vie), on attribue son attitude hautaine bien plus à son caractère antipathique qu'à la religion musulmane en général (et puis, ça aide aussi qu'elle soit la seule de sa famille à être aussi inflexible sur le sujet). Bref l'équilibre est relativement trouvé, ce qui n'était pas gagné vu le sujet choisi, forcément un peu sensible.

TurkishfurAnfanger-SerieTürkisch für Anfänger, la série

Après ces considérations, que vaut donc le pilote de Türkisch für Anfänger d'un point de vue strictement téléphagique ? Eh bien... je m'attendais en toute honnêteté à un truc genre Ma vie à moi, je ne sais pas trop si vous vous en souvenez, France 2 diffusait ça dans KD2A il me semble, c'était sympathique mais pas non plus inoubliable. Eh bien je m'attendais à ça. Et j'ai été agréablement surprise, parce que déjà, dans Türkisch für Anfänger, Lena n'intervient presque pas en voix-off, et dans ces cas-là, c'est uniquement pour expliciter ce qu'elle pense et pas pour commenter l'action (comme ça peut être le cas dans Suburgatory ou Awkward., disons), ce qui en plus permet à tous les personnages d'avoir de bonnes répliques, et pas juste l'héroïne. La technique narrative choisie, c'est-à-dire Lena qui enregistre une video pour sa meilleure amie partie vivre aux USA, est très classique, mais pas lourdement employée, ce qui permet de reposer plus sur les échanges que les monologues. Et ces échanges étaient TRES drôles.
C'est vraiment le point fort de ce pilote : les dialogues sont vraiment bons. Les acteurs, pas toujours, et c'est dommage ; certaines répliques tombent parfois à plat parce qu'elles ne sont pas dites avec autant de finesse qu'il le faudrait, par exemple. Mais vraiment j'ai trouvé les dialogues pétillants, un vrai bon point. Fort heureusement, l'héroïne est plutôt bien incarnée, et je pense que les petits défauts d'interprétation face à elle ont de grandes chances de s'améliorer avec le temps.

Du coup, Türkisch für Anfänger apparait comme une petite comédie familiale assez sympathique. Je me suis un peu spoilée en faisant mes recherches sur la série, donc je ne jugerai pas de la façon dont l'intrigue évolue, mais globalement je trouve l'idée de départ comme sa réalisation louables.
Malheureusement, Türkisch für Anfänger s'est ramassé des critiques assez sévères, comme c'est le cas de beaucoup de films faisant suite à des séries. Apparemment, la fraîcheur des personnages et des échanges s'est perdue en route...

En tous cas, je dois dire quant à moi que j'ai toujours un faible pour les séries qui mélangent ainsi deux univers culturels ; ça rejoint un peu ce que j'aime autant chez Outsourced. Je trouve toujours profondément joyeux et positif de trouver le moyen de rire dans une ambiance bonne enfant de nos différences culturelles, de la façon dont elles se rencontrent, se mélangent et parfois, ne se mélangent pas, et que ces séries explorent tous les cas de figures.
Il y a des chances pour que ces séries aient tendance, c'est certain, à stéréotyper certaines choses ; je comprends les réactions parfois énervées des gens qui trouvent alors que la série perpétue un cliché (d'ailleurs les premiers épisodes sont disponibles avec des sous-titres anglais sur Youtuve et les commentaires sont plus outrés qu'autre chose, ce qui est intéressant parce que la série a quand même eu énormément de succès en son temps). Mais à terme il me semble que les effets sont plus bénéfiques qu'autre chose, si une série se pique de mélanger les gens à des fins humoristiques ou dramédiques.
C'est en tous cas pour moi toujours quelque chose de plaisant parce qu'au bout du compte, je me retrouve en train de regarder une série allemande qui parle aussi de culture turque, ou une série américaine parlant de culture indienne, ou Dieu sait quoi d'autre, et au final, cette invitation au voyage culturel via un autre voyage culturel ouvre des tonnes de portes et de possibilités.

Türkisch für Anfänger n'a pas forcément inventé l'eau chaude, mais en tous cas, elle a ce mérite, et son pilote m'a bien donné envie d'aller plus loin si jamais j'ai du temps à perdre. On est d'accord que ça n'arrivera pas, je n'ai jamais assez de temps pour tout ce qui tombe dans cette catégorie des séries que je regarderais une fois le reste fini, mais c'est l'intention qui compte !

Posté par ladyteruki à 17:29 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


Practice makes perfect

BlackMarch
Au cours de ma carrière de téléphage, j'ai assisté à des performances terriblement mauvaises. Plein. On a tous vu notre lot d'horreurs. Il y a, au contraire, des performances qui m'ont parfois coupé le sifflet, et même si assez souvent je me demande où commence le mérite de l'acteur et où finit le brio du scénario, il y en a eu pas mal, reconnaissons-le. Et dans ces cas-là je vous l'ai fait savoir d'ailleurs, par exemple quand j'ai consacré un post au talent de Lee Pace, qui m'a impressionnée (et pas que moi à en croire ses nominations et récompenses) dans Soldier's Girl, puis The Fall, entre autres.

Lee Pace, qui a démarré sa carrière à la télévision il y a très exactement 10 ans aujourd'hui, en mars 2002 donc, alors que l'épisode Guilt de New York Unité Spéciale dans lequel il tenait un petit rôle était diffusé par NBC.
C'est un acteur qui m'a plusieurs fois épatée, je l'ai dit, et le répèterai souvent encore, mais quand j'ai découvert, il y a quelques temps, cet épisode, je vous avoue que les bras m'en sont tombés.

Il est simplement MAUVAIS.
Nan vraiment. On peut chercher des qualificatifs pour cette prestation, mais ils seront toujours synonymes de MAUVAIS. C'est risible. Personnellement je regarde cette video de temps à autres pour me mettre de bonne humeur, parce qu'elle me fait toujours marrer. Ca ne prête pas à conséquence puisque je sais de quoi l'acteur a été capable ensuite, ça ne diminue en rien l'opinion que j'ai de lui, mais enfin, c'est MAUVAIS, quoi. Alors j'ai voulu partager cet extrait avec vous pour célébrer, ensemble, les vertus du travail, de l'acharnement, et sans doute aussi, du temps. Certains acteurs deviennent meilleurs avec le temps. Comme le bon vin. Et certains fromages. Et les hommes. Je me comprends.
Comme c'est encore le Black March, nous allons opter exceptionnellement pour le streaming mais, dans un peu plus de 48h, je corrigerai cette infamie.

Mon Dieu, je commence par quoi ? On sent le mec qui jusque là n'a jamais joué que sur une scène de théâtre, déjà. Le phrasé est atroce et anti-naturel au possible ; mais il serait parfait dans la plupart des fictions françaises que j'ai vues. Il est supposé être un pédophile qui a autrefois été lui-même violé, et on a l'impression qu'il récite sa liste de course, quand même... D'ailleurs on constate combien il a changé sa diction depuis (quel coach de génie lui a d'ailleurs fait remarquer qu'il irait loin en parlant légèrement sur le côté comme il l'a adopté ensuite ?). Le jeu avec les mains met lui aussi totalement à côté ; c'est un tic récurrent chez Lee Pace (et c'est toujours la main droite, d'ailleurs) mais je ne l'avais jamais vu aussi prononcé ; tant mieux, j'ai envie de dire. Même le plus petit haussement d'épaule sonne faux. Ne parlons même pas du fait qu'il a le regard tellement mort que même le Piemaker ne pourrait le ressuciter (et pas le plus petit haussement de sourcils : il n'avait pas encore trouvé "son truc" de toute évidence). On n'y croit pas un seul instant. Ca s'améliore vaguement sur la fin mais ça reste MAUVAIS.

Face au jeu de ce qui restera comme le meilleur trio de l'histoire de la série (Meloni-Hargitay-March), parfaitement dans la bonne tonalité, il est totalement à côté de la plaque, pas du tout sur le même registre. Obligé, les mecs en face ne sont pas simplement impassibles du fait du témoignage de mauvaise foi du personnage (le langage corporel des acteurs en début de scène est parlant), ils sont en train de se demander quel abruti a fait passer les castings, et se disent "euh, il a couché avec qui pour avoir le rôle, ce petit ? Tu veux pas retourner servir des cafés au Starbucks du coin plutôt ?", et je ne saurais le leur reprocher (fact : Lee Pace n'a jamais eu à servir de cafés, mais ça m'étonnerait que Stephanie March l'ait su). Un instant on croit que ça vient du personnage qui jouerait la comédie, mais pas du tout. Quand on pense qu'il joue dans cette scène face notamment à Christopher Meloni, qui vient d'Oz où il a balancé quelques unes de ses plus magistrales prestations, on se dit que ce petit ne fait pas le poids.

C'est la seule scène de l'épisode dans laquelle on verra Lee Pace. Dieu merci.
Son rôle suivant sur un écran, éblouissant, sera en 2003 dans Soldier's Girl. Au cours de ma carrière de téléphage, j'ai assisté à quelques miracles. Celui-là en est un.

Joyeux anniversaire de carrière audiovisuelle, Lee. C'est une magnifique leçon de persistance... On se donne donc rendez-vous dans 10 ans pour noter la progression.
Je te préviens, je retire des points d'office à cause de Twilight, et j'ai pas l'intention d'aller vérifier si c'est injuste ou non.

Posté par ladyteruki à 00:03 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

28-03-12

lady's world tour - Escale n°6

BlackMarch

Il vous avait manqué, le world tour ? Je m'en doutais un peu.
Le revoici après une dizaine de jours d'absence, et il y a du lourd. On ne va pas se mentir, le world tour du jour va faire une longue escale en Australie et au Canada ; il s'y est passé plein de trucs ces derniers jours ! Fort heureusement, ce ne sera pas tout, et je vous réserve aussi des destinations autrement plus exotiques... D'ailleurs, vous savez quoi ? On va commencer par des soaps, ça nous fera du changement.

BadeAchheLagteHain

- INDE : sex sells (NOT)
Les critiques indiens commençaient à s'affoler, alors que plusieurs séries commençaient à montrer de plus en plus de scènes "chaudes". Alors bon, pour mémoire, rappelons qu'un simple baiser est déjà bien souvent le temps fort d'une série indienne, le moment où les spectatrices ont soudainement des bouffées de chaleur, où les forums s'affolent, où les spectateurs innocents détournent les yeux. Je caricature, mais à peine, vraiment. Dans la culture télévisuelle indienne, le terme liplock est un véritable déclencheur de fantasmes, tout simplement parce que la société indienne est encore très conservatrice (insérez ici une référence narquoise au Kama Sutra). Alors, vous pensez, des scènes au lit ? Les critiques n'en pouvaient plus et glosaient déjà abondamment, interviews d'experts à l'appui, sur les dérives de la télévision... C'est là qu'intervient Bade Achhe Lagte Hain, un soap qui a démarré au printemps de l'année dernière et qui raconte, en gros, le mariage d'un homme ayant la quarantaine bien sonnée à une femme ayant une toute petite trentaine, qui tombent amoureux après avoir contracté un mariage de raison. Quand le couple s'est retrouvé dans une scène au lit la semaine dernière, sous l'impulsion des scénaristes qui espéraient bien faire un gros coup d'audiences... eh bien les audiences ont méchamment dérapé, pour la première fois dans l'histoire de la série, et la tentative d'attirer le public avec un peu de sensationnalisme a lamentablement échoué. Tiens, est-ce que Game of Thrones passe en Inde ? Je me demande bien comment la série est reçue, si c'est le cas.

- AFRIQUE DU SUD : retour sur investissement
Décidément c'est la série noire chez les soaps. Vous vous souvenez peut-être d'Inkaba, la toute première telenovela sud-africaine lancée par la chaîne Mzansi Magic plus tôt ce mois-ci. Eh bien, les nouvelles ne sont pas très bonnes, car les audiences ne sont pas du tout au rendez-vous ; pire encore, la critique n'est pas extatique non plus, beaucoup trouvant que les intrigues font plutôt "vieux soapie des années 90". Pour une série supposée innover, c'est quand même ballot. A côté de ça, Inkaba est quand même partie pour 208 épisodes sur Mzansi Magic (un an tout pile de diffusion, en fait), donc il va falloir faire quelque chose à un moment... Pour le moment, la chaîne n'a en tous cas rien décidé, mais comme les épisodes ne sont pas tournés très longtemps à l'avance, on va peut-être assister à des changements rapidement, à l'instar du soapie Isidingo qui avait exécuté la moitié de ses personnages au bout de 2 mois d'antenne afin de repartir du bon pied (et plus de 3000 épisodes plus tard, l'Afrique du Sud n'imagine plus de télévision sans Isidingo, pari réussi donc). Surtout que Mzansi Magic, une chaîne toute jeune (elle est apparue en 2010) a dépensé l'équivalent d'1,77 millions d'euros dans la production de contenus originaux, plutôt que de se contenter de remplir les grilles avec des séries importées. C'est bien, ça doit lui faire plaisir de voir les résultats.

- ALLEMAGNE : ZDF revient sur ses pas
Je n'en parle pas souvent dans ces colonnes et c'est un tort (juste une fois avec Majka, je crois ?), mais la telenovela, ça marche aussi relativement bien à l'Est de nos frontières (mieux qu'en Afrique du Sud en tous cas...!). Disons qu'il y a des hauts et des bas, mais clairement, le format s'est fait une place dans les grilles. ZDF, par exemple, propose ce genre de séries l'après-midi ; et même si malheureusement, les séries Lena, Liebe meines Lebens et Herzflimmern n'ont pas du tout eu le succès escompté ces derniers temps, ce qui est un euphémisme pour dire que c'étaient des flops, la chaîne ne se décourage pas. Elle a annoncé que Wege zum Glück - Spuren im Sand ("le chemin du bonheur - empreintes dans le sable") arriverait dans ses programmes à compter sur 7 mai prochain, à 16h15. C'est un total de 240 épisodes qui a été commandé, et vous allez voir que le titre de cette nouvelle série n'est pas anodin du tout. En effet, en 2004, ZDF avait lancé la toute première telenovela allemande, Bianca, Wege zum Glück ("Bianca, le chemin du bonheur"), qui avait donné lieu à un spin-off de 2005 à 2009, Wege zum Glück. ZDF l'avait donc transformé en soap classique, puis avait fini par l'annuler au terme de 4 saisons quand les audiences avaient décliné. Avec cette nouvelle série, où les protagonistes principaux seront des amis qui se connaissent depuis l'enfance, mais qu'une tragédie a séparés, ZDF revient donc aux fondamentaux... L'occasion de vérifier si une franchise aimée par le public peut sauver la case de l'après-midi de la chaîne.

PaperGiants
- AUSTRALIE : divorce consommé
Allez, chose promise chose due, on passe par l'Australie, où l'actrice Asher Keddie a confirmé sa non-participation à Howzat!, la mini-série qui avait été lancée suite au succès de Paper Giants au printemps dernier. En soi, la nouvelle n'a rien d'incroyablement surprenant, car le personnage interprété Keddie, j'ai nommé Ita Buttrose, était essentiellement lié à l'aventure du magazine CLEO et pas tellement aux tentatives de Kerry Packer de s'aventurer dans le domaine sportif, mais cela prouve bien que la production de Howzat! sera radicalement différente de celle de Paper Giants. On rappellera à toutes fins utiles (on a déjà pu en discuter dans le SeriesLive Show) que le personnage de Kerry Packer lui-même sera interprété par un acteur différent dans Howzat! ; du coup le divorce est bel et bien consommé, et cela montre bien que miser sur le succès de Paper Giants pour lancer Howzat! en coupant cependant les ponts avec la mini-série d'origine est une tâche ardue. On verra bien comment Howzat! finira par s'en sortir, mais il est certain qu'en ne reprenant aucun des deux acteurs qui ont fait le succès de la mini-série de départ, la production prend un parti-pris à la fois compréhensible et décevant. Autant dire que rien n'est joué pour cette production, et que ce sera un peu quitte ou double.

- AUSTRALIE : ABC1 mise sur la famille
On poursuit nos folles aventures australiennes avec deux séries qui sont entrées en production ces derniers jours pour ABC1 : la comédie New Christmas, et la dramédie Please Like Me. Ce que j'adore c'est que ya quelques semaines, les chaînes ont fait part de leur plans pour 2012, et résultat le mois suivant on annonce d'autres nouveautés ; on peut vraiment compter sur personne. J'vous jure, hein... Alors faisons les présentations : prévue pour 6 épisodes, New Christmas s'intéresse à la famille Moody, une famille dysfonctionnelle, comme on dit, où les liens ne sont pas très forts. L'idée est de voir comment cette famille qui n'a pas trop l'esprit de famille célèbre la fête la plus familiale de toutes : Noël, vous l'aurez compris. Le personnage principal, Dan, revient donc tous les ans à Noël dans cette famille alors qu'il voudrait être à peu près n'importe où ailleurs ; apparemment le concept est de montrer 6 Noël différents dans la vie de Dan Moody. Ambiance pourrie, cadeaux ratés, secrets familiaux dévoilés au plus mauvais moment, en gros New Christmas promet de montrer tout ce qu'il faut faire pour rater ses fêtes de fin d'année. Alors du coup devinez quoi, la série sera diffusée pour Noël, évidemment ! Quant à Please Like Me, qui comptera elle aussi 6 épisodes prévus pour le courant de l'année 2012, elle s'inspirera du spectacle de stand-up du comédien Josh Thomas (qui y tiendra également le rôle principal), dans lequel il partageait ses réflexions sur le fait de grandir, de réaliser que les parents ne sont pas des héros mais des gens ordinaires voire même parfois décevants, et de se lancer dans la vie sans savoir vraiment qui on est ni ce qu'on veut. Et alors pardon, mais ce qui fait la différence, c'est que ce sera réalisé par Matthew Saville, qui a signé des épisodes de The Slap (les épisodes de Harry et Connie) ainsi que Cloudstreet ...vous la sentez monter l'excitation téléphagique ?! Voilà qui fait de cette série un must-see immédiat à mes yeux. Rendez-vous plus tard cette année, donc.

- AUSTRALIE / CANADA : prouve que tu existes
Prêts pour une petite dernière ? Hélas, c'est une mauvaise nouvelle pure et dure, celle-ci. La série de science-fiction pour la jeunesse intitulée Resistance, commandée par ABC3, et co-produite par Persistence Productions avec la boîte canadienne Shaftsebury Films, connait un retard à l'allumage. La série a été commandée pour 26 épisodes à la fin de l'année 2011, et son tournage devait commencer rapidement ; à l'origine, 23 semaines de tournage devaient commencer dés la fin octobre/début novembre. Le budget était alors très impressionnant : l'équivalent de 10 millions d'euros ! Finalement on apprenait en décembre que la commande était passée à 13 épisodes seulement, et que le tournage avait été repoussé à février. Maintenant, SyFy US a décidé de lever l'option qu'elle avait posée sur l'achat de la série en vue d'une diffusion, et les choses empirent encore un peu. La production se cherche de nouveaux financements pour au moins se lancer dans le tournage... ABC3 jure ses grands dieux que la série n'est pas abandonnée pour si peu, mais c'est quand même pas très bon signe. Resistance se présentait comme une série très ambitieuse, mélange auto-proclamé d'Alias et de Buffy, dans un univers où notre survie ne repose plus qu'un groupe de résistants adolescents, aidés par un millionnaire qui leur a dédié sa fortune afin d'améliorer leur équipement et leurs armes. Ces jeunes sont notre dernier espoir face à l'invasion extraterrestre... Et l'espoir, aussi, des 450 personnes impliquées dans la production de cette série ; la South Australian Film Corporation a injecté de l'argent dans la production afin d'essayer de sauver ces emplois en attendant de voir si la production parvient à soulever les fonds nécessaires.

Claude Legault, parce que l'esthétisme sur un blog, c'est important <3

- CANADA : BFF
Vous n'aimez pas ça, vous, quand on parle de séries québécoises ? Moi, si. Ah, qu'il me tarde que le Black March s'achève pour qu'on réaborde la question d'Apparences ! Et du pilote de Vertiges, qui a commencé il y a peu sur Séries+. Et justement, Séries+ vient d'annoncer la mise en chantier de son projet pour 2013 : Mon meilleur ami. On y retrouvera Claude Legault (miam, souvenez-vous de Minuit, le soir et plus récemment 19-2) et David La Haye (l'enflure dans Mirador) qui seront des amis pour la vie... jusqu'à ce qu'une séance d'escalade laisse l'un des deux paralysé. Mais quand le meilleur ami commence à se rapprocher juste un peu trop de la femme du paralysé, ce dernier décide de se venger... Eh oui, encore un thriller, mais quand c'est bon, on ne se lasse pas, et en l'occurrence, c'est le réalisateur d'Apparences qui s'y colle, avec la même société de production que Minuit, le soir, on ne va donc pas faire les difficiles. Par contre, on ne s'excite pas : Séries+, c'est une série originale par an en moyenne (souvenez-vous, l'an dernier c'était Malenfant), donc Mon meilleur ami est prévu pour l'hiver 2013...

- CANADA : ils sont de retour... Nin ? Si !!!
Vous en avez rêvé, Télé-Québec l'a fait : l'incroyable duo qui vous a donné mal aux côtes à force de rire devant Le coeur a ses raisons, j'ai nommé Marc Labrèche et Anne Dorval, va se réunir une nouvelle fois à la télévision ! Ils seront en effet cet automne au générique de la série Les Bobos, une comédie fonctionnant sur le principe d'une série à sketches comme Un gars, une fille, passant au vitriol plusieurs bourgeois bohème. D'autres comédiens devraient se joindre à eux dans l'aventure, mais leurs noms sont inconnus à l'heure actuelle. Un bonheur n'arrivant jamais seul, Marc Brunet, créateur et scénariste du Coeur a ses raisons, sera également de la partie ; c'est la nouvelle directrice des programmes qui, à peine arrivée dans ses fonctions en janvier, s'était promis de ramener tout ce petit monde sur sa chaîne. On comprend aisément pourquoi !

Lynch_promo

- AMERIQUE DU SUD : la mort lui va très bien
Vous vous souvenez de Lynch ? Mais si ! Lynch, la série sud-américaine qui me tentait énormément ! Eh bien on dirait que je n'étais pas la seule. Pour un coup d'essai, c'était un coup de maître : la première production 100% originale de Moviecity (la chaîne s'était inspirée du modèle de sa co-production avec FOX, Kdabra, qui avait fait ses preuves) a battu tous les records. Un peu avant la diffusion à la télé, elle avait commencé par mettre le pilote en ligne sur son site de VOD Moviecity Play, et le nombre de vues avait explosé : 40% de connexions en plus par rapport à la semaine précédente ! Deux jours plus tard, le pilote de Lynch diffusé sur Moviecity avait, selon le communiqué de la chaîne, dépassé les performances de la diffusion de Spartacus, sa meilleure audience pour une fiction à ce jour. La chaîne est donc excessivement satisfaite de son aventure. Hélas pour Moviecity, pour le moment, seulement 13 épisodes de Lynch sont prévus, mais la chaîne a annoncé avoir plusieurs projets en vue, ce qui veut probablement dire que Moviecity vient de devenir une chaîne à surveiller pour les téléphages hispanophones, d'un coup d'un seul. Et notez au passage que le matériel promotionnel est un peu plus alléchant à mesure que le temps passe. Elle est pas super cool, cette photo, sérieux ? Et cette video de promo, elle fait pas envie, des fois ? Bon, rendez-vous est pris post-Black March pour se mettre en quête du pilote de Lynch, je crois qu'on est tous d'accord.

- ESPAGNE : deux projets et demi pour Telecinco
On en profite pour rester dans les fictions de langue hispanique, avec deux projets de Telecinco qui n'ont rien de commun. A part Telecinco, donc. La chaîne s'aventurera d'abord dans le registre de la comédie (tiens, tiens...) avec Familia, qui se concentrera sur 3 soeurs, Carlota, Malena et Natalia, qui à l'approche des 30 ans vont tenter d'aborder cette nouvelle phase de leur vie et les changements qui vont avec. Problèmes familiaux avec leur père, leur boulot ou bien-sûr les hommes, tout devrait y passer, mais uniquement sous l'angle de la comédie ; on y retrouvera entre autres l'actrice Alexandra Jiménez (issue de la comédie Los Serrano mais également la version espagnole de Cheers, qui a tourné court). Clairement, la chaîne vise ici un public plutôt féminin, et la production s'annonce comme relativement onéreuse. Il s'agit du second projet le plus risqué de la chaîne, et l'autre est également destiné plus spécifiquement aux femmes : Telecinco a également en projet depuis la toute fin 2011 l'adaptation de la série Ghost Whisperer, sous le titre de El Don de Alba. Mais Telecinco n'a pas l'intention de se la jouer Téva, et elle a annoncé cette semaine un autre projet, bien différent : El Principe sera un thriller situé dans un quartier de Ceuta en proie à la délinquance, l'échec scolaire, et au trafic de drogue. Mêlant le quotidien difficile d'un policier des stups et affaires de coeur, la série est en projet depuis l'automne 2011 et a subi de nombreux changements ces derniers mois, y compris au niveau des personnes attachées au projet ; il semblerait par exemple que l'acteur José Coronado soit de la partie pour le moment. Actuellement, Telecinco la décrit comme la digne héritière de Sin Tetas No Hay Paraíso, une adaptation espagnole qu'elle avait diffusée sous la forme de série hebdomadaire en transformant la telenovela colombienne du même nom, en 2008. On verra bien ce que ça donne pour El Principe maintenant qu'elle lui a donné le feu vert... normalement les choses devraient être plus claires à mesure que le projet se concrétise.

- EGYPTE : préparatifs du Ramadan
On commence à voir apparaitre quelques nouvelles concernant les séries du prochain Ramadan, et c'est tant mieux ! En fait, des nouvelles, il y en a un peu toute l'année, mais généralement dans des langues que je ne parle pas, voyez-vous. Du coup quand j'en trouve une qui me soit compréhensible, même si elle est succincte, je lui saute dessus, parce que pour changer, quand on parle d'un projet, on ne parle pas d'un mini-scandale à des fins essentiellements politiques. C'est de la vraie information téléphagique, au moins. Apprenez-donc que le réalisateur Wael Fahmi Abdel Hamid prépare actuellement une série en collaboration avec l'auteur Tark Badawi. Le projet, intitulé Nousa, proposera aux spectateurs d'aborder les problèmes que rencontrent les habitants d'un quartier très populaire, à travers les yeux d'une jeune fille qui y réside. On devrait également voir des interactions entre les habitants dudits quartier et des hommes d'affaires, une idée intéressante dont j'attends de voir si je trouve plus d'infos à son sujet, mais qui a du potentiel pour sortir de la simple chronique et porter, comme ça a l'air d'être souvent le cas avec les séries du Ramadan, un regard sur la société dans son ensemble. Pendant que le scénariste et le réalisateur mettent les derniers détails au point, le tournage devrait commencer courant avril. Je suis impressionnée par la rapidité de ce projet, quand je lis d'autre part qu'un chanteur vient de refuser son premier rôle à la télévision, en déclinant l'offre de Youssef Maati qui lui proposait de tenir le rôle principal d'une série qu'il prépare pour... le Ramadan 2013. Il y a encore tant à apprendre...

- SCANDINAVIE : prêt à réserver votre billet d'Eurostar ?
Pour le grand final, je vous ai gardé le meilleur... Attention les yeux : le distributeur britannique Nordic Noir, que vous avez peut-être remarqué pour les sorties DVD nombreuses qu'il fournit alors qu'il n'a que quelques mois d'existence, a décidé d'organiser le tout premier festival dédié à la fiction scandinave (film et télévision confondus). Carrément. Il n'y a pas encore de date mais ce devrait avoir lieu cet automne ; vous pensez bien que je guette toute information plus précise dés qu'il s'en profile une ! Je soupçonne une invasion de téléphages amateurs de fiction scandinave en Grande-Bretagne ce jour-là... pas vous ?

Bon, et puis je crois que tout le monde est au courant pour la saison 2 de The L.A. Complex, mais juste un mot pour dire : yaaaay ! Sérieusement, en voilà une nouvelle qu'elle est bonne, non ?

On arrête là ? Non ? Vous en voulez une dernière pour la fin ? Attention ya du scoop : M6 aurait acheté les droits de la série espagnole Gran Hotel en vue d'une adaptation. Je n'ai trouvé que des sources espagnoles à ce sujet, cependant, et pour tout vous dire l'attachée de presse de M6 ne peut ni me le confirmer... ni même l'infirmer. Bon. On en saura sans doute plus avec le MIP TV début avril, où plein de choses vont être plus facilement officialisées ; en tous cas je l'espère. En tous cas, comme le veut l'expression consacrée : vous l'avez lu ici en premier ! :P

Non, non, n'en réclamez pas plus, c'est tout pour aujourd'hui ! Et puis après tout, j'ai consacré un long post hier à la prochaine saison japonaise, donc si vous êtes en mal d'infos de la planète, eh bien vous avez plein d'idées de découvertes pour le mois prochain à votre disposition...

PS : j'en profite pour saluer l'arrivée du nouveau-né de Whisper ! Félicitations, c'est un blog !

Posté par ladyteruki à 22:46 - Love Actuality - Permalien [#]

27-03-12

Délicieux anachronisme

BlackMarch

Comme le temps passe vite ! Figurez-vous un peu qu'au début du mois, Miss Fisher's Murder Mysteries était une série que je me mettais de côté pour avoir des pilotes à regarder pendant le Black March. De toute façon, ça ne servait à rien de se précipiter pour le regarder puisqu'aucun autre épisode n'allait être diffusé avant le début dudit Black March, alors, bon...
Et voilà qu'au final, je n'y ai pas touché depuis plus d'une vingtaine de jours ! Il était grand temps d'y remédier, ne serait-ce que pour décider du sort de la série dans mon "planning" d'avril. C'est que, héhé, dans quelques jours, on revient aux affaires ! Alors, Miss Fisher's Murder Mysteries, on garde, ou bien ?

Phryne

Laissez-moi couper court au suspense : OUI. Mais uniquement parce qu'on n'en attend pas non plus une révolution. Aussi badine que peut l'être son héroïne, Miss Fisher's Murder Mysteries est une série qui dégage le même parfum rétro qu'un vieux roman d'Agatha Christie paru chez les éditions du Masque : c'est un peu usé, certes, mais à ce stade de raffinement, on peut aussi bien appeler ça un classique.

La série ne fait preuve d'aucune sorte d'originalité et donnera même pendant le pilote d'authentiques envies de rouler des yeux en soupirant "eeet bien-sûr". Mais ce n'est pas grave ! Le charme de Phryne fait son effet, et rares sont les séries de nos jours à bien vouloir nous offrir ce genre de délicieuses investigations enlevées. Des générations de téléphages ont grandi avec les Arabesque et les Columbo, jusqu'à ce que débarquent Les Experts pour (paradoxalement) saloper le travail et lui ôter toute sympathie et bonne humeur, imposant à la place la froideur, la rigueur et la précision scientifique dans les enquêtes. Miss Fisher's Murder Mysteries ne mange pas de ce pain-là, et se regarde avec énormément d'amusement parce que, diable, déjà que le crime augmente à Melbourne, si en plus il faut le prendre au tragique !
Certes, Phryne Fisher bénéficie de l'aide d'un cerveau plus rationnel, en la personne de son amie, le Dr Mac, mais elle ne se base pas sur son travail pour avancer, c'est plutôt une complice au quotidien, qui lui file un coup de main très occasionnel dans le cadre de ses aventures. Par son entremise, l'épisode est paramétré pour répondre aux attentes des spectateurs devenues incontournables en termes de preuves scientifiques dûment examinées, tout comme le recours à de vrais policiers sera nécessaire à un moment, ou à des gros bras bien utiles quand il commence à y avoir un peu d'action. Le pilote concède donc, par petites touches, qu'il y a certaines choses dont on ne saurait plus se passer dans une série d'enquêtes. Mais la présence renversante d'Essie Davis illumine tant et si bien l'écran en permanence qu'on prête à peine attention à ces personnages qui ne sont que des accessoires de plus dans sa scintillante garde-robe.

Ainsi donc, oscillant nonchalamment entre les poncifs du genre et les impératifs télévisuels modernes, le déroulement de cette première enquête est très convenu et ne surprend guère. Ce n'est pas le but, pour tout dire, et en vérité on s'en accommode fort bien. Qu'il s'agisse d'assister aux manifestations du charme têtu de l'héroïne, ou de la voir s'inviter dans une enquête où, concrètement, personne ne lui a demandé son avis, eh bien on suit gentillement, sans protester, en riant soit de l'audace de Madame, soit des petites sceynettes hilarantes qui jalonnent l'épisode (j'ai notamment une affection toute particulière pour l'adorable petite bonne Dot), à l'instar de celle-ci, courte mais désopilante, qui peut cependant présenter un vague aspect spoilerisant :


Black March, tout ça, donc : streaming. Courage, c'est presque fini. Consolez-vous, ça fait partie de ma collection d'extraits sous-titrés.

Il ne faut pourtant pas en conclure hâtivement que Miss Fisher's Murder Mysteries se regarde comme une comédie policière. Un axe peu mis en avant, mais non moins marquant, nous promet un fil rouge plus tragique, en rapport avec la disparition de la soeur de Phryne voilà une décennie. Explicitée le moins souvent possible, cette intrigue est légèrement feuilletonnante visiblement, et, si l'on n'en attend pas grand'chose dans le pilote, elle peut donner une histoire bien troussée sur le long terme. Et surtout, elle apporte des notes plus sévères, voire tragiques, dans cet épisode par ailleurs aussi léger que des bulles de champagne.
Dans un autre registre, il faut quand même bien avouer que Phryne Fisher est une femme en avance sur son temps, et que les dialogues comme les situations soulignent occasionnellement ce fait. Il y a dans son comportement quelque chose de libéré et donc de libérateur, qui a le don de rappeler que certains acquis n'ont pas même un siècle. L'intrigue elle-même, sans vouloir vous en dévoiler les détours (et ce, bien que cela ait fait partie des passages les plus prévisibles), attestera que la condition féminine était il y a encore peu bien précaire...
Un propos subtilement féministe dans une série policière ? On aura tout vu.

A une époque où les séries policières se doivent d'être ci ou ça, et surtout pas autre chose, pour coller au maximum au cahier des charges en vigueur, Miss Fisher's Murder Mysteries propose ainsi une galerie d'anachronismes savoureux à bien des égards tout en faisant preuve, pardon pour le jeu de mot, de remarquables qualités d'adaptation. La série ne manquera, au long de sa course, sans doute pas de charme (cela ne fait en tous cas certainement pas défaut à son interprète principale), mais il ne faut pas en espérer plus que du divertissement de qualité.

Comme les bonbons à la violette de votre grand'mère, les enquêtes de Miss Phryne Fisher ne rassasient pas, mais ont ce petit goût de revenez-y.
Eh bien soit, revenons. Rendez-vous est donc pris pour le mois d'avril.

Posté par ladyteruki à 21:47 - Review vers le futur - Permalien [#]

Dorama et sac à dos

BlackMarch
Oh, eh, dites, eh ! Mais ça fait super longtemps que j'ai pas fait de post Dorama Chick ! Il est vrai que j'ai un peu zappé les deux dernières saisons nippones (et que je suis encore pas mal fâchée avec la Corée du Sud), et qu'un coup de coeur chassant souvent l'autre avec moi, je n'y étais guère revenue alors que mes pas m'avaient plutôt menée, en ce début d'année, vers la Scandinavie, entre autres. Et pourtant mes racines téléphagiques sont en Asie et je m'en veux d'avoir délaissé les séries japonaises sur ce blog. Je vous dois d'ailleurs toujours un bilan de la saison 2 de Shinya Shokudou, c'est atroce, on n'a jamais le temps de rien ici.
Mais l'avantage du système télévisuel nippon... l'un des MULTIPLES avantages, en réalité... c'est que tous les trois mois, on a une nouvelle chance de se remettre dans la danse et de reprendre à zéro. Voici donc mon traditionnel-même-si-pendant-deux-saisons-j'ai-zappé récapitulatif des nouveautés du printemps à la télévision japonaise !

Malgré tous mes efforts, il y a des chances pour que j'en oublie, mais bon, ce sont des choses qui arrivent. Voilà donc les séries de ce printemps 2012 au Japon...

En quotidienne


- Umechan Sensei (NHK)
L'histoire : dans l'après-guerre, une jeune femme mal assurée va progressivement se découvrir une vocation de médecin de campagne.
L'avis : en-dehors de la présence de Maki Horikita, qui ne m'intéresse pas plus que ça, je me sentirais presque tentée pour suivre cette chronique quotidienne. Incidemment, on parlait hier sur Twitter des bienfaits du format asadora (des épisodes de 15mn, c'est bien pratique), et je n'en ai jamais fini aucun que j'aie commencé. C'est ptet le moment ?
> A partir du 2 avril à 8h15

- Shichinin no Teki ga Iru (Fuji TV)
L'histoire : une femme qui travaille pour un magazine de mode se trouve aux prises avec l'association de parents d'élèves de la classe de son jeune fils, où toutes les mères sont au foyer... Forcément, pas facile-facile de s'intégrer.
L'avis : je ne suis jamais les séries quotidiennes de Fuji TV, et il faut bien admettre que je ne suis pas dans la cible. Par contre, où est l'oeuf et où est la poule...? De toute façon, que pourrait dire Shichinin no Teki ga Iru qui n'ait pas déjà brillamment été abordé par Namae wo Nakushita Megami ? Tiens, faut que je la finisse cette série, d'ailleurs.
> A partir du 2 avril à 13h30

Lundi


- Kagi no Kakatta Heya (Fuji TV)
L'histoire : le surveillant d'une grosse compagnie de sécurité passionné par les serrures est embauché par une avocate pour l'aider à résoudre un cas étrange. Alors qu'elle le suspecte de s'y connaître un peu trop en serrures pour être honnête, elle va progressivement avancer dans l'affaire qui les occupe...
L'avis : les informations que je lis sont contradictoires selon les sources : procedural, ou une seule enquête ? Ca pourrait bien faire toute la différence à mes yeux. Par contre, entre Erika Toda et Satoshi Oono, j'avoue être assez indifférente au cast.
> A partir du 16 avril à 21h00

Shichou wa Mukudono (BS Asahi)
L'histoire : imaginez un pauvre type complet : il ne s'entend pas avec sa belle-famille, sa femme ou ses enfants, et même ses voisins lui font régulièrement la leçon... sauf qu'il est aussi le maire de la ville. Eh bien ça donne une drôle de série vaguement politique.
L'avis : ah, je crois qu'on a trouvé le pitch WTF de la saison... Quoique. On n'est que lundi.
> A partir du 7 mai à 22h00

Mardi


37 Sai de Isha ni Natta Boku (Fuji TV)
L'histoire : après avoir mené une vie inintéressante jonchée de petits jobs au sortir de la fac, puis avoir vécu quelques années dans l'enfermement le plus total (hikikomori), un homme décide à 30 ans d'entrer en école de médecine, devenant interne pour à 37 ans.
L'avis : le véritable "plus produit" de cette histoire, c'est qu'elle est adaptée de véritables mémoires d'un médecin ayant eu ce parcours atypique. Aura-t-on uniquement droit à des intrigues médicales ? J'en doute fort mais on ne sait jamais. En tous cas, c'est la meilleure série inspirée indirectement par le succès de Dr House depuis longtemps, en cela qu'on sent bien pourquoi le projet a été retenu, mais qu'il ne se contente pas de pomper les recettes de son succès. Points bonus pour la présence d'Asami Mizukawa !
> A partir du 10 avril à 21h00

-  Legal High (Fuji TV)
L'histoire : un avocat odieux (pléonasme) prêt à tout pour gagner se redécouvre un idéal de justice et commence à choisir ses affaires différemment. Il est assisté par une avocate débutante idéaliste...
L'avis : on a déjà parlé de cette série lorsqu'elle a été annoncée et je suis obligée de reconnaître que l'idée me plait bien... même si encore une fois, côté cast, on est plutôt dans la répulsion.
> A partir du 17 avril à 21h00

Kaitakushtachi (NHK)
L'histoire : forcée de quitter leur vie en Chine après l'invasion soviétique, une famille de quatre frères et soeurs revient au Japon et commence une nouvelle vie dans une ferme...
L'avis : en matière de séries historiques, il en va bien souvent comme de littérature : ma tolérance s'arrête à peu près avec le XXe siècle. Avant ça, plus on remonte dans le temps, plus je suis d'humeur chagrine. Mes exigences en matière de "modernité" se trouvent ici comblées, d'autant que pour une fois on n'a pas droit au laïus sur les conséquences de la Seconde Guerre mondiale sur le sol nippon, dont Nankyoku Tairiku a terminé de nous écoeurer pour un bon moment. Ajoutez à cela l'éternel thème du changement radical de vie, et évidemment l'idéal du retour à la nature, et je suis plus que disposée à laisser à cette série une chance de me plaire.
> A partir du 3 avril à 22h00

-  Kodomo Keisatsu (TBS)
L'histoire : une organisation criminelle est poursuivie par des enquêteurs. Pour se débarrasser d'eux, elle les expose à un gaz qui les fait retomber en enfance ! Il leur faut donc absolument coffrer ces criminels s'ils veulent retrouver leur apparence adulte...
L'avis : vous voyez ce que je disais ? Plein de pitches WTF nous attendent encore. Ah, le Japon, terre de contrastes télévisuels ! Pays capable du meilleur comme de... de Kodomo Keisatsu, vraisemblablement.
> A partir du 17 avril à 00h55

Mercredi


Answer (TV Asahi)
L'histoire : une unité est créée au sein de la police afin d'employer la médecine légale afin de vérifier des affaires déjà élucidées. L'idée est avant tout de renforcer l'image de la police, et n'a pas pour vocation de mener de réelles investigations ; pour cela, une enquêtrice pas vraiment rompue aux mécanismes de l'administration est placée en charge de l'unité et mise officieusement au placard. Mais très vite, avec son équipe, elle va obtenir des résultats...
L'avis : parce que TV Asahi n'a pas les droits de BOSS, voici Answer. Perso j'ai tendance à préférer l'original, d'une part par principe, et d'autre part parce que je préfère Yuuki Amami à Arisa Mizuki qui me donne des cauchemars !
> A partir du 18 avril à 21h00

Cleopatra na Onnatachi (NTV)
L'histoire : un chirurgien esthétique qui méprise son métier et ses clientes accepte un boulot très bien payé dans une clinique spécialisée dans l'esthétique, où il va être mis devant des cas lui faisant comprendre que les femmes ayant recours à la chirurgie ne sont pas que des capricieuses irrespecteuses de leur patrimoine génétique.
L'avis : ok nan mais dit comme ça, bon. Oui. Nan mais si, ça peut faire un drame permettant à la fois l'amélioration de son protagoniste, et l'exploration de cas larmoyants chaque semaine. Sauf que faudrait quand même voir à pas non plus faire de la chirurgie esthétique un acte totalement anodin non plus en voulant réhabiliter une discipline qui a ses limites éthiques... En gros : faut voir, mais gaffe, hein.
> A partir du 18 avril à 22h00

Jeudi


-  Papa wa Idol (TBS)
L'histoire : Ryou Nishikido, chanteur-star d'un boys band populaire, tombe amoureux d'une femme qui a deux enfants. L'idole des ados va donc devoir assumer le rôle de papa ! Mais quand son agence l'apprend, il est confronté à un choix : la carrière ou la famille...
L'avis : Ryou Nishikido dans son propre rôle, l'idée pourrait être originale. Je trouve par contre cet ultimatum assez ridicule, même s'il propose une alternative originale à la version que nous connaissons tous pour avoir perdu bien des idoles à son profit : d'ordinaire, ce sont plutôt les célébrités japonaises de sexe féminin qui sont mises devant ce choix. Alors du coup, bon, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça soulève quelques lièvres.
> A partir du 19 avril à 21h00

-  W no Higeki (TV Asahi)
L'histoire : deux femmes. L'une, riche, à l'abri du besoin, mais en quête de "plus". L'autre, pauvre, solitaire, danseuse dans un club, et désespérément en quête de plus d'argent et de pouvoir. A la faveur de leur frappante ressemblance, elles vont échanger leurs vies...
L'avis : le thème est ultra-classique (outre le fait que l'oeuvre originale ait déjà été adaptée deux fois à la télévision !) et pourtant on y revient encore une fois. Je me demande un peu comment la fille riche peut avoir envie de se glisser dans la vie de l'autre, il faudra attendre le pilote pour comprendre comment les scénaristes nous font avaler ça.
> A partir du 26 avril à 21h00

-  Kaeru no Oujosama (Fuji TV)
L'histoire : chanteuse incapable de trouver le succès à Broadway, mais ayant autrefois connu la gloire au Japon, Mio Kurasaka tente son retour sur le devant de la scène, avec un choeur de femmes d'âge mûr qui fait appel à elle afin de remettre sur les rails la vie culturelle de leur petite ville.
L'avis : aha, les séries musicales font leur entrée dans les grilles japonaises ! Bien bien bien. A part ça, comment vous le dire plus clairement ? Yuuki Amami. Comédie musicale. Voilà voilà. Les souvenirs d'Enka no Joou affluent. Merveille. Oh et sinon, je recommande à Ryouko Yonekura de garder un oeil sur cette série, ça pourra lui servir dans quelques mois...
> A partir du 12 avril à 22h00

-  Ekiben Hitoritabi (BS Japan)
L'histoire : la série suivra le périple d'un amateur de petits ekiben (des bento vendus uniquement dans des gares) alors qu'il traverse le Japon avec pour seul objectif de se régaler.
L'avis : c'est pas forcément le pitch qui va déchaîner les foules, mais je trouve l'idée poétique en diable. Elle est d'ailleurs récurrente dans plusieurs romans ou nouvelles japonais que j'avais pu lire, et je me régale par avance de ce que cela peut apporter. Sans compter que vous n'êtes pas sans ignorer que les séries qui parlent de bouffe, j'adore. Ah, je m'y vois déjà ! J'espère qu'il y aura des sous-titres...
> A partir du 5 avril à 22h30

-  Taburakashi (BS Japan)
L'histoire : afin d'éponger des dettes, une jeune actrice accepte de travailler pour une compagnie qui propose à ses clients d'embaucher des acteurs pour les délester de tâches barbantes ; ainsi, elle va endosser le rôle de mère de famille pour remplacer la présidente d'une entreprise à une réunion de parents d'élèves, celui d'épouse pour une jeune mariée peu désireuse de rencontrer sa nouvelle belle-famille, et bien d'autres situations étranges encore.
L'avis : voilà bien un exemple de séries qu'on ne voit bien qu'au Japon, et qui peut donner le pire comme le meilleur. Je vous laisse deviner où je mise mon argent...
> A partir du 5 avril à 23h58

Vendredi


-  Hidamari no Ki (BS NHK)
L'histoire : le shogunat Tokugawa touche à sa fin, et dans l'atmosphère chaotique propre aux grands changements, deux hommes tentent de trouver une place. Ils n'ont rien en commun, mais leur amitié pourrait leur permettre de survivre à ces changements de société...
L'avis : une série historique en costumes, hein ? Ah c'est con ce soir-là j'ai piscine.
> A partir du 6 avril à 20h00

-  Mou Ichidou Kimi ni, Propose (TBS)
L'histoire : après 4 années de mariage et alors que la routine s'est installée, un homme réalise que l'attaque cérébrale de son épouse lui a fait oublier tous leurs souvenirs communs. Il va alors tenter de la reconquérir.
L'avis : yavait pas un film, comme ça ? Peu importe, l'idée est jolie après tout, et déclinable de bien des façons. Tout dépendra du degré de guimauvitude pour voir s'il est possible de s'attacher à cette série pleine de bons sentiments...
> A partir du 20 avril à 22h00

-  Toshi Densetsu no Onna (TV Asahi)
L'histoire : une enquêtrice obsédée par le manga Toshi Densetsu tente systématiquement de lier ses affaires à sa connaissance encyclopédique dudit manga.
L'avis : mouais. Autant ce serait cool si l'enquêtrice tentait toujours de lier à différents mangas, autant ne cibler que sur un seul d'entre eux ressemble à une adaptation masquée... C'est d'autant plus gênant quand on n'a pas lu le manga en question, d'ailleurs.
> A partir du 13 avril à 23h15

Samedi


-  Akko to Bokura ga Ikita Natsu (NHK)
L'histoire : capitaine de l'équipe de base ball de son lycée, une jeune fille découvre qu'elle a un cancer de la gorge...
L'avis : rude, hein ? On commençait avec pitch stupide de série sportive, et on finit avec un méchant tear-jerker. Inutile de dire que les sceptiques ont deux fois plus de raisons de lever un sourcil circonspect, du coup. Mais un bon tear-jerker de tradition japonaise, ça fait en général du bien par où ça passe, alors ne nous fermons pas à la possibilité de passer un bon moment à chialer devant notre écran...
> A partir du 14 avril à 21h00

-  Mikeneko Holmes no Suiri (NTV)
L'histoire : un détective lamentable (il a peur du sang, des fantômes et des femmes...) rencontre un chat qui parle doté d'incroyables pouvoirs de déduction. Ils forment ensemble un tandem particulièrement efficace.
L'avis : par où commencer ? PAR OU !? Je vous le demande. Personnellement j'ai pouffé à l'idée que ce crétin ait peur du sang, des fantômes ET DES FEMMES. Mais alors le chat qui parle, ça m'a achevée. Oh punaise, j'en ai mal aux côtes dites donc !
> A partir du 14 avril à 21h00

-  Mirai Nikki (Fuji TV)
L'histoire : 12 inconnus reçoivent un carnet ("journal du futur", traduction littérale) dans lequel le moindre de leurs écrits peut devenir réalité. Ils ignorent qu'ils ont été sélectionnés pour faire partie d'un jeu dont un seul peut réchapper...
L'avis : cette adaptation d'un manga publié à 4 millions d'exemplaires (et déjà porté en jeu video, série animée, et roman paru plus tôt ce mois-ci) a, il faut le dire, un air de ressemblance foudroyant avec LIAR GAME qui se serait accouplé avec Death Note. Si. Si, on peut le dire. Mais pour autant, le pitch est accrocheur et peut offrir une série sombre, voire même intéressante.
> A partir du 21 avril à 21h10

Dimanche

-  Kazoku no Uta (Fuji TV)
L'histoire : un vieux rocker dont la carrière est à l'agonie, voit sa situation familiale changer d'un coup. Cela le fait réfléchir à son mode de vie et devenir moins égoïste...
L'avis : alors je sais pas si c'est l'angle moins musical et plutôt "drame humain", mais alors ça me fait pas du tout le même effet que Kaeru no Oujosama. Pas. Du tout.
> A partir du 15 avril à 21h00

-  ATARU (TBS)
L'histoire : un autiste incapable de communiquer clairement avec son entourage, mais doté d'une clairvoyance incroyable, résout des enquêtes pour la police.
L'avis : de tous les enquêteurs-qui-ont-un-truc-pas-comme-les-autres, on en a vu des tonnes, ils sont pas sympas, ils ont des tocs, ils ont une vie personnelle chaotique... on a TOUT vu. Sauf les vrais autistes. Nan mais au moins, ATARU assume, sur ce coup. C'est peut-être risible, mais au moins on va jusqu'au bout de la logique de ce genre de personnages ridicules. Ptet qu'on va en finir avec ces enquêteurs-qui-ont-un-truc-pas-comme-les-autres, d'ailleurs, à force. Le filon va bien s'épuiser à un moment, non ? Il est permis d'espérer.
> A partir du 15 avril à 21h00

-  Suitei Yuuzai (WOWOW)
L'histoire : un journaliste apprend qu'un criminel dont il a couvert le procès a été innocenté 12 ans après avoir été condamné. Libéré, l'homme suscite bien des réactions : chez le journaliste qui était convaincu de sa culpabilité, son avocate qui l'a tiré de là, sa fille qui n'est pas sûre de vouloir le voir réapparaitre dans sa vie, la famille de la victime qui est déboussolée par ce verdict...
L'avis : quand s'affichent les lettres WOWOW, nos espoirs téléphagiques deviennent démesurés. Ici, je n'arrive pas à déterminer si la série va vouloir à tout prix prouver à nouveau la culpabilité du coupable présumé, ou au contraire, simplement devoir vivre avec l'idée qu'en réalité il est innocent. Ou les deux. Dans tous les cas, il ne peut rien en découler de mauvais, je crois qu'on est tous d'accord là-dessus.
> A débuté le 25 mars à 22h00

-  Tsumi to Batsu (WOWOW)
L'histoire :  après avoir abandonné la fac, un jeune homme qui vit reclus (hikikomori, again...) commence à plannifier le meurtre d'une jeune fille à la tête d'un groupe d'enjo-kousai.
L'avis : c'est pourtant pas mon anniversaire.
> A partir du 29 avril à 22h00

Notons aussi que Hanchou est de retour pour une 4e saison, et que naturellement, la série historique Taira no Kiyomori continue son cycle annuel.

EkibenHitoritabi

Je ne vous cache pas que mon gros coup de coeur, niveau pitch, c'est Ekiben Hitoritabi. J'y peux rien, ça me mumure des choses à l'oreille (et aux papilles), ce genre d'histoires. C'est rousseauiste, voilà tout, et c'est beau. Rien que de voir les stills de la série sur le site officiel, je suis toute chose. Je sais, il m'en faut peu.
Mais très sincèrement, c'est un peu ce que j'attends d'un dorama ce printemps : quelque chose d'épuré, un peu bucolique au besoin, une invitation au voyage, un truc simple et proche, qui réchauffe l'âme tout juste sortie de l'hiver. La réponse japonaise à The Café, en quelque sorte, porté sur quelque chose à la fois d'humain et d'attentif aux beautés ordinaires du monde. Rien que d'en parler ça me fait envie, comme série, c'est indescriptible. Peut-être que je serai déçue, d'ailleurs, et que finalement ferait aussi bien d'être une émission culinaire de voyage à la Fourchette et Sac à dos plutôt qu'une série, mais je sais pas, je le sens bien ce concept. J'espère vraiment qu'il y aura des sous-titres, pour en juger.

KaerunoOujosama
Dans un tout autre registre, parmi les autres séries qui me tentent, il y a évidemment Kaeru no Oujosama. Concrètement, il y a trois actrices japonaises envers lesquelles j'ai un biais positif, et Yuuki Amami est dans ce trio (avec Miki Maya et Michiko Kichise, pour être précise, et Asami Mizukawa vient juste derrière). Je ne dis pas que je pourrais regarder n'importe quoi pourvu qu'elle soit au générique, mais clairement, quand l'une de ces femmes est au cast d'une série, le dorama gagne des points karmiques.
Inutile de préciser que, me tenter avec des pitches musicaux alors que je suis en gros manque de Smash, c'est jouer énormément avec mes sentiments. Et ça ne gâche franchement rien. Au bout du compte, comme j'ai, à bien y réfléchir, assez peu de comédies à mon tableau de chasse nippon (puisque bien souvent je déclare forfait au terme du pilote pour cause d'absorption massive de grosses tatannes), ça me semble une excellente opportunité de me faire rudement plaisir en ce printemps, surtout que Yuuki Amami est une des rares actrices japonaises à pouvoir réellement me faire rire. Mais RIRE, quoi. Puis passer aux larmes la seconde suivante. Ah punaise, j'ai jamais fait attention si la fin de GOLD avait été traduite, en parlant de ça (faut toujours que j'aie ce genre d'idées en plein Black March, comme par hasard). Enfin bref, Yuuki Amami est une déesse, voilà la vérité, donc ça va être bon, ça ne peut qu'être bon. Tous les ingrédients sont réunis pour que je prenne un pied monstrueux. Du coup, je vous tiens au courant, pensez.

D'autres séries valent la peine d'être mentionnées, bien-sûr : les deux séries de WOWOW (j'avoue que Tsumi to Batsu me tente plus, mais la série arrivera aussi plus tard dans la saison ; oh, je vous ai dit qu'Asami Mizukawa y serait présente ?), 37 Sai de Isha ni Natta Boku, plein de promesses dramatiques, le thriller Mirai Nikki, et pourquoi pas Kaitakushtachi même si les espoirs de sous-titres sont minces. Si ça fait "bien" pleurer, aussi : Akko to Bokura ga Ikita Natsu. Mou Ichidou Kimi ni, Propose peut également nous offrir notre dose de sentiments, sous condition de ne pas virer à l'exagérément sirupeux.
Peut-être aussi que je vais tenter Umechan Sensei, surtout que vu la présence de Maki Horikita, il serait étonnant qu'il ne soit pas sous-titré.
Et vous, où vont vos préférences ?

Posté par ladyteruki à 17:09 - Dorama Chick - Permalien [#]

26-03-12

For future reference (yeah, cool)

BlackMarch
Quand il a été clair que, non, ce soir, entre la rhino, la sinusite, le changement d'horaire et la reprise du boulot, je n'étais pas en état de regarder un épisode de mon Piemarathon et de l'apprécier pleinement, ce qui reste une donnée essentielle d'un marathon bien mené, il ne restait plus qu'à aller se coucher à 21h.
Aha, non, je déconne. Sans rire, le jour où je vous dis que je vais me coucher à 21h, envoyez les secours.

Que faire, donc, que faire ? Tout travail intellectuel étant évidemment hors de question, je me suis naturellement orientée vers le cinéma.
Oh, oh non, pas de cris d'orfraie avec moi, hein. Soyons sincères, devant une série, le simple fait d'enregistrer des informations pour s'en servir à l'épisode suivant, ou le simple fait de faire appel à des informations déjà emmagasinées pour comprendre ce qui se passe, demandent un travail considérable, bien au-delà de mes capacités ce soir. Et si j'avais écarté la possibilité de m'envoyer un délicieux épisode de Pushing Daisies, c'est bien que même une simple rediffusion était hors de propos.
Sans compter que des films ne faisant pas appel à la moindre faculté de concentration, ce n'est pas ça qui manque.

Black March oblige, le cagoulage était impossible, et parce que mes réserves ne sont pas pensées pour ce type de situations, le choix se montrait éminemment restreint : un DVD d'un film français avec Dany Boon, prêté par une collègue qui visiblement ne me connaît pas si bien que ça et me prête une bien plus grande ouverture d'esprit que celle qui est la mienne, OU ALORS une vieille cagoule, délaissée depuis des mois, d'Iron Man.
Et j'ai envie de penser que c'est dans ce genre de situations qu'une bonne décision fait toute la différence entre la survie et la vie.

IronMan

Je pourrais faire un post Comme au cinéma sur Iron Man mais, en gros, il se résumerait à deux mots : "yeah, cool".
A partir du moment où mes attentes étaient, au mieux, humbles, je ne pouvais pas être déçue par les trous d'air béants dans le scénario, le personnage principal absolument factice, son entourage caricatural au possible, et les revirements de situation prévisibles. Ne parlons pas des scènes d'action pléthoriques, qui sont si peu ma tasse de thé. Et si je ne pouvais pas être confrontée à la déception, c'est parce qu'à intervalles quasi-réguliers, je sirotais mon infusion au jasmin en me disant "ah, ça c'est cool, ah, là ce qu'il fait est super cool, ah, cool le petit mouvement qu'ils ont imprimé à l'exosquelette, ah, trop cool le robot à la con", etc. Parce que quand un truc est minable, mais bien fait, il faut savoir le reconnaître.
Ouais, je suis quand même en état d'utiliser l'expression "imprimer un mouvement à un exosquelette", je suis quand même pas en état de totale mort cérébrale, faut pas pousser.

L'objet de ce post est donc le suivant : chanter un hymne qui, à la faveur d'un revirement dans mon état de santé, risquerait d'être autrement vite oublié. Voire même, volontairement rayé de ma mémoire.

Toute l'année, je me plains des productions, qu'elles soient cinématographiques ou bien-sûr télévisuelles, qui sont abyssales de par leur degré d'exigence intellectuelle. C'est pour ça que je n'hésite pas à sauter à pieds joints dans la moindre opportunité de médire sur Whitney, par exemple, comme un enfant dans une flaque d'eau. Je m'énerve toute l'année parce qu'on nous prend pour des abrutis finis, et que des gens se font des burnes en or en partant du principe que notre cerveau va se contenter de pauvres merdes dénuées de tout intérêt et ne jamais exiger plus.
Ce soir est donc l'occasion de chanter un hymne à ces productions miteuses qui nous prennent pour des amibes, et de dire : "c'est ptet con, mais n'empêche. C'est cool".

Et quand vient ce jour de l'année où, entre la rhino, la sinusite, le changement d'horaire et la reprise du boulot, c'est juste pas possible d'aligner deux neurones dans l'ordre et la discipline pour ne biter ne serait-ce qu'un film contenant moins de 45% d'explosions, alors ce jour-là, on est bien contents de trouver un film comme Iron Man.
OK, mais juste ce jour-là, alors.

Posté par ladyteruki à 23:27 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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