ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-03-12

[#Piemarathon] 1x07, effluves

BlackMarch
Quelques jours de pause, c'était quelques jours de pause. Le Piemarathon revient pour toujours plus de délices, avec un épisode offrant une expérience proche des montagnes russes. Il n'est pas question de mettre ni Olive, ni Chuck, ni personne en avant en particulier, ce qui n'empêche absolument pas l'intrigue de progresser pour un peu tout le monde. Un bien joli épisode en vérité...

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Ce nouvel épisode n'a pourtant pas choisi un thème facile. Les odeurs, à la télévision, il n'y a rien de plus difficile à mettre en images, et on pourrait s'imaginer que pour Pushing Daisies, si prompte à se lancer dans un délire visuel coloré à la première occasion, ce serait encore plus problématique. Etrangement, pas du tout. Le monde des odeurs fonctionne mieux que prévu ; l'impression de vide et de stérilité de l'appartement de LeNez, par exemple, est parfaitement rendue. Il faut aussi mentionner les brèves mais efficaces références au Magicien d'Oz dans les égoûts, parfaitement rendues par le décor, et saluer l'atmosphère géniale du Pop-Up Palace. Quant à la plus belle scène de cet épisode, je prendrai le temps d'y revenir dans un instant.

Alors finalement, cet épisode, s'il ne part pas dans une débauche de trouvailles visuelles, se défend très bien pour mettre en valeur son intrigue originale et sympathique autour des odeurs. Qui plus est, l'enquête prend plusieurs détours sympathiques qui évitent d'être trop prévisible, oui, même au 712e revisionnage.

Piemarathon_1x07

Mais surtout l'épisode parvient à faire progresser la plupart des personnages.
Ainsi, le Piemaker et la fille morte en sont toujours à faire avancer leur relation. Comme c'est son habitude, Chuck essaye de se faire une place dans la vie de Ned au pied de biche, et Ned, franchement conciliant, cède systématiquement. Cette fois cela se matérialise par un grand secret : Chuck veut étendre l'exploitation de miel dans un but mystérieux... qui est en fait qu'elle veut modifier la carte du Piehole ! Whoah l'autre eh, carrément ? Et pourtant Ned va prendre sur lui, et finir par lui laisser instaurer une nouveauté sur la carte à base de miel. C'est mignon de les voir se quereller un peu, mais j'aimerais qu'une fois de temps en temps, il soit moins paillasson. Par contre, leur connivence est très amusante plusieurs fois au cours de l'épisode : quand Ned raconte ses expériences amoureuses passées, ou quand ils reviennent se doucher dans l'appartement de Ned. Même avec leur configuration parfois agaçante, ils sont mignons en diable, ces deux-là, en vérité !

On retrouve aussi le triangle maladroit formé par Olive, Ned et Chuck. Olive tente comme elle peut de faire contre mauvaise fortune bon coeur (re: le baiser) mais son malaise est malheureusement contagieux. Malgré le visage aimable qu'elle essaye d'afficher, on la verra notamment s'aggripper à Ned pendant la scène de résolution de l'enquête, montrant que visiblement, il ne lui est pas facile de mettre ses sentiments de côté. Une chose est sûre, c'est qu'elle est d'une bonne nature. Elle continue de se lier à Chuck et ne ressent plus la moindre jalousie, et toutes les deux complottent désormais régulièrement dans leur coin ; mieux encore, lorsque Chuck commencera à sangloter devant elle ("ne pleure pas, notre relation n'en est pas encore là !!!" l'avertit-elle, paniquée), elle cède à la compassion. J'ajoute que Kristin Chenoweth donne énormément de sa personne dans cet épisode où son décolleté est plus plongeant que les Darling Mermaid Darlings.

Les deux tantes, justement, vivent probablement l'un de leurs plus beaux épisodes. Chuck poursuit ses tentatives pour les pousser à sortir de leur coquille, sauf que cette fois elle ambitionne de leur donner envie de replonger dans une piscine chlorée, Olive étant évidemment son émissaire pour les y pousser. Difficile de ne pas céder à l'émotion de cette séquence si colorée et pourtant si triste, quand tante Vivian commence à doucement chanter, inspirée par la pluie pour retourner nager. Les petits détails de cette scène, et notamment l'ombre de la pluie ruisselant sur le visage de tante Lily, sont suprêmement touchants, et la beauté des deux sirènes faisant des figures dans l'eau pourrait faire pleurer un Viking. Une magnifique scène dont il est difficile de se remettre ; je persiste à penser que l'épisode aurait dû s'arrêter là.

Pourtant l'épilogue est intéressant. Il met en branle deux nouveaux axes, forcément bienvenus alors que les tantes de Chuck sont sur la voie de la renaissance. Pour une fois, l'un des personnages de l'intrigue de l'épisode s'arrange pour flairer quelque chose de louche qui lui permettra de revenir ; il était temps, après tout, que le secret de Chuck soit réellement mis en péril. Et puis, pour l'instant évidemment, on n'est pas supposés le savoir, mais la passion d'Emerson pour les pop-up books nous prépare à une nouvelle aventure...

Le mélange procedural/feuilletonnant est toujours aussi parfait dans cette série. Alors pour ne pas perdre le fil, ce weekend, on finit la saison !!!

Posté par ladyteruki à 23:56 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

Ascèse

BlackMarch

Le Black March, arrivé à mi-parcours, n'est pas vraiment difficile. Cela me surprend, mais seulement à moitié, à dire vrai ; j'avais déjà la conviction que ce ne serait pas si difficile de me "retenir" d'acquérir de nouveaux produits culturels, vu que je m'étais déjà lancé le défi de ne rien cagouler pendant une semaine.
Ici, certes il s'agit de "tenir" un mois entier, mais c'est par conviction et pas juste par jeu. Et puis, finalement, savoir que cette diète ne durera qu'un mois et qu'il ne s'agit pas vraiment de privation, juste d'attendre un peu, permet de mettre les choses en perspective. Le principe n'est pas tant (comme au moment de mon défi d'une semaine) de me dire que je ne dois pas céder au caprice de l'immédiateté, mais d'envoyer un message pendant ce mois.

Il ya eu des instants de tentation, bien-sûr, pendant cette première quinzaine. J'ai lu deux livres qui étaient plus ou moins en attente (Bossypants de Tina Fey, et le roman éponyme qui va donner lieu à la série australienne Puberty Blues) et quand j'ai réalisé que j'avais déjà brûlé toutes mes cartouches, je confesse avoir cliqué instinctivement sur Amazon pour commander Génériques!, avant de me raviser au dernier moment. Inutile de préciser que j'ai envisagé déjà à trois reprises de faire une entorse à mes principes au nom du coffre de Game of Thrones, c'est l'évidence-même. Il y aussi eu ce moment de faiblesse lorsque toutes les reviews sur GCB ont commencé à affluer, mais là encore ça ne s'est pas concrétisé.
Globalement, l'intégrale Wonderfalls puis le Piemarathon permettent de passer un mois plus qu'agréable téléphagiquement, sans être limité à ces deux seuls titres (ainsi que le démontre ce blog depuis 15 jours).
Je n'ai failli qu'une seule fois à mon voeu de ne rien cagouler : quand j'ai fait main basse, un peu plus tôt cette semaine, sur l'émission du Saturday Night Live avec Lindsay Lohan, n'y tenant plus (et étant proprement incapable de trouver en streaming le sketch "The Real Housewives of Disney"). Je suis faible et je ne le conteste pas. Sur le reste, je me suis parfaitement comportée. Et je n'ai pas pris ce petit manquement à ma ligne de conduite comme une autorisation pour laisser tomber le Black March, soit dit en passant, et j'en tire une fierté qui me permet de résister à l'envie de cagouler tout et n'importe quoi.

Finalement, ce mois de retenue a aussi ses avantages. Prendre le temps de regarder les marathons que j'avais mis en attente (au moins quelques uns, disons, puisque j'ai toujours dans un coin de tête de me refaire Jack & Bobby, par exemple) n'en est qu'un parmis tant d'autres.
Lorsque je m'étais lancé le défi d'une semaine, j'avais réalisé au "retour" que plusieurs séries avaient naturellement été éliminées de ma liste. Ainsi The Defenders avait fait les frais de ce recentrage, et je ne l'ai même pas arrêtée volontairement, mais simplement parce qu'à l'issue de mon régime forcé, elle ne comptait pas suffisamment pour que je songe seulement à m'y remettre.

J'ai ouvert récemment un compte sur Pinterest, dans l'idée de tester ce nouveau "réseau social" ; à l'instar de Google+ que j'ai vite déserté, je me réserve le droit, si je ne suis pas convaincue, de finir par plier bagage, mais pour l'instant, le peu d'exigence de la plateforme fait que je m'en sers à peu près régulièrement. Outre une "board" dédiée à toutes les articles sur les séries que je scanne jour après jour (ce que je nomme sur Twitter ma revue de presse), et qui est très honnêtement ma board préférée pour le moment, j'en ai créé deux autres consacrées à l'affichage de mon planning téléphagique du moment :
- les séries que je regarde en ce moment
- les séries que j'ai arrêtées
Comme je suis d'une légendaire fainéantise, je n'y mets évidemment pas TOUTES les séries que j'ai arrêtées au cours de ma vie de  téléphage, mais celles que j'arrête depuis l'ouverture de mon compte Pinterest (c'est en plus très pratique de faire passer une image d'une board à l'autre). Wonderfalls, une fois achevée, s'y est tout naturellement retrouvée, par exemple.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'y faire passer 2 Broke Girls.

2LostGirls
Tout simplement parce que, en 15 jours de Black March, pas une seule fois elle ne m'a manqué.
En temps normal, je la regarde souvent avec une à deux semaines de retard sur sa diffusion, genre un soir où j'ai mal à la tête mais où je ne veux quand même pas me coucher à peine rentrée du boulot, là il faut dire ce qui est, je n'ai vraiment pas la moindre envie de m'y remettre. Comme si un fil s'était détaché, et que c'était le dernier qui me liait à la série.

Alors, ce Black March a aussi des bons côtés insoupçonnés. Il me permet de mettre certaines choses à plat et de faire le tri. Ai-je vraiment besoin de regarder 2 Broke Girls ? Pas vraiment. Ce sont 20mn que je peux employer à autre chose. De la même façon qu'à une époque je regardais The Big Bang Theory puis Mike & Molly histoire de regarder des comédies un peu populaires mais sans grande conviction, j'ai réalisé qu'il ne servait à rien d'insister et de regarder une série "juste comme ça". Pas en me plaignant d'autre part de toujours manquer de temps pour d'autres choses. Comme le marathon Jack & Bobby, tiens.

Eh, vous allez voir qu'avec un peu de chance et en éliminant d'autres séries de mon planning, depuis près de 2 ans que je le reporte, je vais finir par me le faire, ce marathon-là !
D'ailleurs, essayez de remonter le tag Jack & Bobby et de voir ce que je dis de cette série à chaque fois que je la mentionne, c'est absolument hilarant.

Posté par ladyteruki à 16:17 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]