ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

21-01-12

[#Ozmarathon] 4x02, échec et mat

Ah, eh bah ça fait du bien de revenir aux sources ! La saison 4 de notre Ozmarathon progresse et le moins qu'on puisse dire, c'est que, sans renier ce qui a été exploré pendant la saison précédente, et qui a permis de développer certains personnages et de nombreuses dynamiques, on assiste à une volonté visible de revenir à des recettes plus traditionnelles pour la série, plus proches de la saison 2. Sans plus attendre, parce que quand c'est bon, il faut déguster chaud, passons donc à la review de ce nouvel épisode !

Ozmarathon-4x02

Clairement, la saison 2 n'était pas parfaite, mais de toute évidence, les scénaristes en sont venus à la conclusion qu'elle était meilleure que la saison 3, et ça se sent dans la façon dont tant de choses se trouvent ici ranimées.

Et pourtant il ne s'agit pas non plus d'un retour en arrière : McManus est viré d'Em City, ce qui n'est quand même pas exactement un retour à la case départ bien au contraire ; les investigations du flic des stups infiltré, Mobay, se poursuivent et on sent vaguement que ça ne sera pas sans conséquences ; sans compter le génial petit twist de fin d'épisode, qui, enfin, donne du concret aux tentatives d'évasion passées.

Mais en dépit de ces intrigues qui vont résolument vers l'avant, augurant de changements profonds dont on est, c'est sûr, loin d'avoir vu le bout, on retrouve donc un certain nombre d'histoires tirées directement des saisons antérieures d'Oz.

Kareem Saïd, par exemple, se rapproche de Tricia Ross, notamment dans le cadre du procès portant sur l'émeute. Enfin, bon, bien-sûr (et comme pour toutes les intrigues avec lesquelle nous renouons depuis le début de la saison) l'idée est de prétendre qu'en réalité ils n'ont jamais rompu le contact. Leur querelle arrive quand même un peu tard (idéalement, elle aurait dû se produire quand Saïd a commencé à être désapprouvé par ses disciples), mais est parfaite en cela qu'elle souligne bien la complexité de leur relation, les contradictions vécues par Saïd et l'attachement réel qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.
Et du même coup, Saïd se trouve à nouveau poussé par ses envies de justice vengeresse. Il parvient, dans un acte manqué qui ne fait illusion qu'à ses yeux, à manquer de tout foutre par terre du fait de son ego incroyable. Beecher lui rivera d'ailleurs magnifiquement son clou à ce sujet, renvoyant aux travers bien connus de Saïd, tout en utilisant la relation que les deux hommes ont construite précédemment. Si une intrigue devait cristalliser mon propos sur la façon d'employer la saison 3 pour poursuivre les intrigues de la saison 2, ce serait vraisemblablement celle-là.
Ce cher Saïd, qui rappelait à qui voulait l'entendre que sa soif de pouvoir s'était dissipée, est donc à nouveau animé par l'envie de briller en société et d'en remontrer au "système", et il se trouve comme par hasard que quelqu'un va venir demander ses services, de la même façon qu'Augustus Hill et Poet avaient pu, par le passé, avoir affaire à lui. Comment après tant d'échec y a-t-il encore des gens pour venir demander une quelconque aide juridique à Saïd (surtout qu'il y a un vrai avocat à 2m de lui), ça me dépasse, mais ça me dépassait déjà en saison 2 et ça apportait de bonnes intrigues, alors d'accord.

De son côté, Shirley, la grâcieuse Shirley, la terrifiante Shirley, qui continue de s'envoyer en l'air avec un mystérieux veinard (vraisemblablement un gardien, sinon ce serait vraiment tordu ; je commence à avoir une théorie cohérente avec ses anciennes convictions, on verra bien...), est aussi à deux semaines de son exécution. La façon qu'elle a d'accepter son sort avec autant de bonne volonté lui ressemble terriblement et, en même temps, a de quoi effrayer une fois de plus à son propos. Cela ne peut pas être net. Shirley, comme Alvarez, semble être absolument indestructible même en ayant vu un certain épisode ultérieur.

Car Alvarez est devenu, à son corps défendant, un gimmick à lui seul. Il est véritablement increvable, comme le soulignait Hernandez dans l'épisode d'ouverture de la saison. Il échappe ici, par un miracle, osons le dire, à une mort certaine. On dirait que la trame de l'épisode qui lui est dédiée n'est constituée que de preuves qu'il n'y a pas de raison qu'il y coupe cette fois, et au final, Alvarez, littéralement, échappe à son Destin. C'est à la fois tordant (pour autant qu'Oz fasse dans le tordant) et incroyablement libérateur parce que cela ouvre des perspectives nouvelles pour lui. Le cercle est-il véritablement brisé ? On verra bien...

Pendant ce temps, Sister Peter Marie continue de préparer la future confrontation entre les frères O'Riley et les proches de Preston Nathan, ce qui est totalement inintéressant à ce stade, mais pourquoi pas.
Cela dit, c'est surtout l'autre intrigue se rapportant aux O'Riley qui est véritablement le clou du spectacle dans cet épisode. Cette enflure de Stanislofsky (à qui je n'ai toujours pas pardonné la mort de Richie Hanlon) et cette anguille de Ryan se livrent en effet un savoureux duel qui a de quoi me faire jubiler à chaque seconde. C'est du grand Oz.
Le jeu du chat et de la souris autour d'un objet en apparence aussi anodin qu'un malheureux téléphone portable les pousse à se tourner autour, de façon absolument civile et propre, sans que ni l'un ni l'autre ne montrent le moindre signe extérieur d'hostilité. Ryan a trouvé ici un ennemi à sa mesure (il le réalisera en cours de route), ce qui le change des butors avec qui il a l'habitude de frayer. Mais on devine que le challenge l'excite sans doute aussi un peu, car Ryan, on en a plusieurs fois eu la preuve au fil des saisons précédentes, garde son propre intellect en haute estime, et c'est le genre de mecs qui apprécie l'intelligence chez autrui autant qu'il l'apprécie chez lui. C'est un défi, voilà tout. Et on sent à son regard, sitôt que Cyril lui parle du portable, que l'objet du duel n'est pas autant important que la confrontation. En définitive, il n'a pas BESOIN d'un portable, mais il a décidé qu'il l'aurait et il est content d'avoir un petit camarade avec qui jouer.
Et à ce petit jeu, Stanislofsky s'avère très fort, d'ailleurs. Si fort qu'il emploie, en réalité, les mêmes méthodes que Ryan O'Riley ; non seulement tous les deux sont aussi intelligents l'un que l'autre, mais ils sont aussi très similaires dans leur façon de réfléchir et de pratiquer le coup de pute tout en allant cirer les pompes des patrons locaux (ici Pancamo). L'un des prisonniers arrivés dans le season premiere en fera ainsi les frais, ce qui confirme qu'il n'était qu'un redshirt. Admirons au passage la technique de Jaz Hoyt qui est capable d'exécuter une commande de façon incroyablement propre ; ce mec ne sera sans doute jamais l'un des personnages majeurs de la série, mais je l'adore quand même.
Entre les formidables coups de maître de cette partie d'échec mesquine et les crises de rire en voyant les uns et les autres s'engager dans cette sordide compétition sans gagnant, on ne peut que souhaiter que Ryan et Nikolai se lancent, eux aussi, dans une éternelle danse de la mort. Ce serait sans doute moins impressionnant que celle de Schillinger et Beecher, mais ce serait diablement divertissant !

Au milieu de tout ça, l'intrigue se rapportant à la question raciale à Oswald est pour le moment mise en sourdine, mais il ne fait aucun doute qu'elle ne va pas s'arrêter si vite. On en reparlera, c'est certain, à l'occasion de notre prochaine session du Ozmarathon.

Posté par ladyteruki à 23:53 - Plus on est de fous - Permalien [#]

[#Ozmarathon] 4x01, all according to plan

On a beau dire : quand notre Ozmarathon reprend dans une effusion de sarcasme, de coups fourrés et de violence, on est quand même bien contents. La série semble reprendre, avec cette nouvelle saison, les recettes qui font son succès et qui lui permettent de rester de façon intemporelle dans les mémoires. La saison 3 de transition nous a préparés à ce très bon season premiere, et les affaires reprennent donc...

Ozmarathon-4x01

De nombreux changements sont donc sur le point d'intervenir, et nous avons eu tout le temps pendant la saison 3 de nous y préparer, presque de les appeler de tout notre être. Et du coup, même si ces changements peuvent s'avérer radicaux, à aucun moment on n'est heurtés par leur arrivée.

A commencer par la disparition de Diane Wittlesey (Edie Falco quittant la prison pour entrer dans la mafia), qui nous fait le coup du "j'ai eu un truc qui s'est passé pendant l'été", sauf que la saison 3 s'est achevée 2 semaines avant le début de l'épisode, mais on s'en fiche, on est débarrassés, hourra ! Les intrigues amoureuses de McManus devraient bientôt appartenir au passé. D'ailleurs Wangler aussi a rétracté sa plainte pour harcèlement sexuel, on peut enfin changer de sujet. Je dansais sur ma chaise, en toute honnêteté.

De la même façon, comme c'est désormais le cycle maintenant (Em City > isolement > hosto, et on recommence), Alvarez fait un nouveau voyage vers l'infirmerie, ce qui nous garantit que, non, notre puppy ne va pas passer le reste de sa vie en confinement et, donc, ne sera pas abandonné par les scénaristes.
J'ai d'ailleurs adoré la réplique d'El Cid qui le compare à un chat, vu qu'effectivement, Alvarez est absolument increvable. Il passe son temps à s'en prendre plein la tronche, mais il est effectivement impossible à tuer.

Après avoir tant insisté sur le lien incroyable entre les frères O'Riley, nous abordons maintenant une sorte de retour à l'intrigue antérieure sur le meurtre du mari du Dr Nathan. A la lecture de mes posts sur la saison 2, vous n'avez pas pu ignorer que cette relation amoureuse ne faisait pas partie de mes meilleurs souvenirs, ni des intrigues les plus palpitantes. Qui plus est, la confrontation entre Alvarez et Rivera dans la saison précédente, suivant ainsi le programme de Sister Peter Marie, n'a pas vraiment donné des résultats probants. C'est donc avec un peu d'anxiété qu'on voit le sujet être abordé, mais il l'est de façon extrêmement bien amenée, donc pour le moment, j'attends de voir.

Le triangle Beecher/Schillinger/Keller refait également des siennes. Le statu quo était inenvisageable, évidemment. L'éternelle danse de la mort reprend alors que le couple Beecher / Keller n'a rien de la romance idyllique, étant donné le lourd passif de chacun des protagonistes, et alors que l'ombre du duel entre le nazi et le cinglé plane une fois de plus. On ne doute pas de l'attachement trouble des deux amoureux, et que la haine féroce des deux ennemis, va apporter bien des rebondissements pas forcément aussi simples qu'ils ont pu l'être pendant la saison 2. C'est tant mieux. Les choses ont eu le temps d'être approfondies et expliquées et on peut s'attendre à des confrontations mémorables.

Shirley Bellinger est également de la partie. Revenue de son asile d'aliénés où elle était supposée être emprisonnée à vie (sa peine de mort a été rétablie après une "mystérieuse" fausse couche qui arrache un sourire cynique au spectateur), elle retourne donc dans le couloir de la mort, dans une scène qui nous rappelle cet étrange sentiment d'inconfort qui est si souvent le nôtre lorsqu'elle apparait à l'écran, à la fois parce qu'elle est dérangée, et parce qu'elle est charmante (alors qu'elle est dérangée). La scène est d'ailleurs, comme quelques autres dans ce season premiere, proprement hilarante, ce qui apporte une fraîcheur bienvenue après que la série se soit énormément prise au sérieux précédemment.

Même Augustus Hill est en forme, et offre de petites interventions qui n'ont pas forcément autant de force que certains monologues philosophiques qu'il a déjà tenus, mais qui sont extrêmement pertinents. Et drôles, donc.

En plus de tout ces petits éléments parfaitement huilés qui prennent impeccablement place dés ce commencement de saison, le plus fabuleux, c'est qu'on est préparés à un coup d'éclat, qu'on l'attend, qu'on l'espère, qu'on le guette, et celui-ci prend deux visages pas tout-à-fait déconnectés et qui ne manquent pas de nous ravir.

Il y a d'abord la course à l'élection au poste de gouverneur. Souvenez-vous, c'est un thème qu'on avait abordé au début de la 2e saison, qui avait depuis été mis au fond d'une poche avec un mouchoir dessus, et hop, voilà que shit just got real. Devlin est donc lancé dans la course électorale, ce qui est parfait puisque visiblement Alvah Case aussi, et qu'en plus Leo Glynn va également y prendre part : il sera l'alibi Black (potentiel) de la campagne de Devlin, un rôle qu'il endosse sans broncher, au moment même où Oswald est encore une fois en lockdown pour une raison de guerre potentielle entre les blancs et les Blacks.

Du coup, cette lutte qui jusque là a été relativement discrète, et ne s'est vraiment manifestée que dans le season finale d'hier sous l'impulsion d'Adebisi, prend une importance double. Les ambitions d'Adebisi n'ont jamais semblé aussi près de se concrétiser, et son plan est incroyablement bien huilé (et, même si ça n'est pas explicité, est soutenu par ce rat de Ryan O'Riley qui intrigue en tous cas dans le "bon" sens).
Il est à ce stade évident que cette guerre raciale va avoir des répercussions immenses. La tuerie par laquelle elle se concrétise, l'une de ces scènes de violence dont Oz a le secret, ne laisse aucun doute là-dessus : comme chaque fois qu'un incident en apparence isolé se produit, il met en péril tout l'équilibre d'Em City, et il va être difficile pour Glynn d'ignorer les faits.

On est donc plongés trèsefficacement, avec cette nouvelle saison, dans de nouveaux enjeux captivants, fidèles à la "mythologie" de la série, et en même temps savamment construits pendant la saison précédente. On se prépare une saison vraisemblablement très prenante.
Ca tombe bien, je ne l'ai jamais vue en intégralité, j'attends donc impatiemment la suite.

Posté par ladyteruki à 21:48 - Plus on est de fous - Permalien [#]

Gypsy queens

Smash-promo

Comme, peut-être, vous avez pu le déceler de façon incroyablement subtile via quelques uns de mes posts cette semaine ou sur Twitter, il est une série qui fait battre mon coeur en ce moment, un pilote qui m'a charmée, un coup de coeur qui m'est tombé dessus. Smash est LE pilote de la mid-season (qui pourtant, on l'a vu, n'est pas mauvaise) à mes yeux. Et pourtant, je l'ai tenté un soir où j'étais de particulièrement mauvais poil et où, considérant mes attentes, rien n'était gagné d'avance.

Cinq minutes s'étaient écoulées quand j'ai su que j'adorerais Smash. Le déclic s'est produit à cet exact instant :

Thatswhathesaid

Eh oui c'est tout simple mais l'atout premier de Smash à mes yeux a été d'assister au processus créatif à l'origine de ce qui allait devenir un projet pour Broadway tout en laissant de la place à quelque chose d'humain et sympathique, d'attachant, en somme.
C'est d'ailleurs assez incroyable de voir comment Debra Messing, qui n'est pas toujours ultra-convaincante dans les rôles purement comiques (on a pu le voir avec Ned & Stacey ou bien-sûr Will & Grace) peut se montrer incroyablement parfaite dans des rôles dramédiques comme celui-ci ou bien The Starter Wife, dont j'ai maintenant très envie de me faire une intégrale comme si je n'avais que ça à faire. Son alchimie avec Christian Borle est impeccable et donne immédiatement de l'âme au lancement de l'épisode. Borle, de son côté, n'est pas en reste, et nous montre immédiatement un personnage de Tom très humain. Et surtout, on prend très vite la mesure de son attachement à Ivy. Les liens entre ces trois-là sont tout de suite très tangibles, et rendent le lancement de l'épisode facile à apprécier. La dynamique avec Ellis, l'assistant, se montre très vite tangible également.
Il me faut encore ajouter que le cast est intégralement excellent. Pas un maillon faible dans cette équipe talentueuse. C'est un vrai plaisir d'y trouver, notamment, Anjelica Huston, qui aurait pu interpréter un personnage bien plus froid et rigide et qui se montre elle aussi parfaitement humaine.

C'étaient donc là les points-clés lorsque j'ai commencé l'épisode. Très vite, évidemment, le personnage de Karen prend de l'ampleur. Il est évident qu'en approfondissant son histoire Cendrillonnesque, l'épisode fait tout de suite le choix de la mettre plus en avant qu'Ivy, de sorte que le conflit ultérieur de la série est rapidement explicité, voire peut-être même tranché. J'aimerais qu'on entre autant dans la vie d'Ivy que dans celle de Karen, au moins pour le moment... Les sujets abordés via son personnage ne sont pas nécessairement de la plus grande originalité (coucher pour réussir ou pas, le regard des parents, etc...), et elle peut sembler "trop" innocente, mais elle n'en devient pas antipathique, au contraire, et surtout, elle apparait comme indubitablement talentueuse.

Smash fonctionne aussi très bien comme hommage à Marilyn Monroe. Il ne s'agit pas que d'un prétexte ou d'une facilité, comme cela aurait pu être le cas ; on ressent un vrai enthousiasme envers le sujet (encore une fois, notamment grâce au personnage de Julia, définitivement une force motrice de la série).

Le plus gros défi de Smash, à une époque où Glee nous fourgue des chansons toutes les 3 minutes faute d'avoir autre chose à montrer, était sans doute du côté des numéros musicaux. Leur présence est ici entièrement intégrée dans le cadre professionnel ; il ne s'agit pas d'avoir un personnage qui va subitement entonner une chanson pour exprimer ses sentiments ou simplement prouver qu'il a du coffre. La démarche, notamment en fin d'épisode, est certes de dresser un parallèle entre la carrière de Marilyn et les espoirs des deux interprètes potentielles, mais il n'est pas question de faire pousser la chansonnette gratuitement.
Même si on peut être légèrement surpris de la rapidité avec laquelle les numéros sont composés et parfaitement aboutis (le processus est évidemment accéléré à des fins dramatiques), à aucun moment on a l'impression que Smash est une série musicale, c'est une série qui, étant donné son objet, est vouée à contenir des numéros de chant et de danse, mais qui ne les surexploite pas et ne se repose pas dessus. Ce n'est pas sa nature, en fait, pas vraiment.
Au vu du trailer, d'excellentes chansons nous attendent d'ailleurs à l'avenir, de la même façon que le final de l'épisode est magnifique.

Au stade du seul pilote, Smash s'annonce comme une réussite à la fois sur le plan qualitatif et sur le plan de l'attrait pour le grand public. Le juste milieu est parfaitement trouvé entre une fiction attachée à délivrer d'une part quelque chose de sérieux et cohérent, de bien écrit et bien interprété, et d'autre part, capable de devenir, sinon culte, au moins particulièrement enthousiasmant pour une audience large. A ce titre, Smash n'est pas une série telle que, au hasard, HBO aurait pu en commander pour parler de Broadway ; elle n'a sans doute pas les qualités requises pour que la critique, unanime, la traite comme un bijou, en tous cas pas dés le premier épisode. Mais elle a de grandes forces derrière son appeal général, et avec un peu de persistance, elle peut contenter aussi bien un public exigeant que des gens qui viennent juste se remplir les oreilles de chansons le lundi soir.
Puisque je suis correspond à la cible dans les deux cas, vous imaginez bien que j'ai pris un pied phénoménal devant ce pilote (que j'ai déjà regardé 4 fois, comme ça a tendance à arriver de plus en plus quand un pilote me ravit), et que mon enthousiasme sans borne n'est pas prêt de se tarir. On en reparlera donc, à n'en pas douter.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Smash de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:52 - Review vers le futur - Permalien [#]