ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

18-11-11

Alors n'y allons pas par quatre chemins

Il faut toujours se méfier des souhaits. Un jour vous clamez partout que vous aimeriez bien vous mettre un peu plus à la comédie britannique...
...et puis vous tombez sur Life's too short et vous comprenez votre douleur.

Episodesaretoolong

Ah alors ça, j'aime autant vous dire que la journée de la gentillesse, c'est fini, hein. Parce que quand je vois des atrocités pareilles, je ne me sens plus gentille du tout, ni envers la série, ni envers les lecteurs, ni envers moi-même. Tout-à-fait, j'ai eu des pulsions morbides devant cet épisode, en fait j'ai ressenti l'envie de m'énucléer avec une pelle à tarte.

Il faut dire qu'entre les accents British (bon, ça, c'est un problème que j'ai, à la limite on va dire que c'est ma faute ; à la limite), l'humour pas drôle, et les blagues à la con sur la taille de l'acteur, déjà j'étais servie. Je soupçonne aussi que Gervais ait choisi Warwick Davis d'abord pour la renommée sur le déclin, ensuite pour les blagues pourries avec les nains (la seule qui m'a fait vraiment rire c'est celle sur la chanson que le nain ne connait pas), et surtout pour qu'on se sente un peu mal de cracher sur la série, en raison de ce sentiment que nos parents nous ont tous appris : la peur de dire du mal des handicapés et assimilés. Bah même pas peur.
Rien qu'avec tout ça, Life's too short partait très, très mal.

Mais surtout. HORREUR. Un mockumentary.
Je vous ai raconté il y a peu comment un mockumentary m'a traumatisée à vie. Personnellement, entre The Comeback et Life's too short, pour moi c'est bonnet blanc et blanc bonnet, il y en a juste un qui a rétréci au lavage. A part ça c'est quand même la même chose, d'où mes glapissements de terreur devant le pilote de Life's too short, et pas uniquement à cause de la pelle à tarte.

Comme je suis une personne studieuse, j'ai aussi tenté Extras, que je n'avais pas vue, et j'ai vite compris pourquoi. Mockumentary. Et ptet qu'un jour je me collerai à la version britannique de The Office, un jour où je me hais à un tel point qu'être hantée par les souvenirs du pilote de la version américaine ne suffisent plus à augmenter me punir. Saloperies de mockumentaries, allez tous brûler en Enfer. C'est vraiment infâme ce goût que peuvent avoir des fictions pour se rapprocher au plus près de la télé réalité. Si je voulais de la télé réalité, je regarderais de la télé réalité. D'autant qu'il n'y a aucune surprise, peu ou pas de character development, dans ce genre-là. C'est le genre soit de l'humiliation sempiternelle, soit du soulignement infini de le contraste entre les actes et les paroles. C'est tout. Il n'y a jamais plus loin.

Le seul mockumentary que je tolère est Modern Family. Je ne le trouve pas tellement drôle non plus, mais il a le mérite de ne pas me retourner l'estomac parce qu'il y a un côté un peu plus affectif. C'est vraiment l'exception qui confirme la règle.

Rien que d'en parler je suis fâchée. Alors parlons d'autres choses, de choses drôles, de séries sympas. Pour continuer dans la vague comédies de cette semaine, il y a par exemple le SeriesLive Show, où vous apprécierez mon professionnalisme et mon sens de la retenue dans le traitement de la news sur Life's too short.
Le nombre de séries misérables que cette émission m'aura fait regarder, quand même. Parce que l'air de rien, sans SeriesLive Show, il n'y aurait jamais eu de traumatisme The Walking Dead...

Posté par ladyteruki à 22:13 - Review vers le futur - Permalien [#]

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