ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-10-11

Une claque pour... Hector

Hm, bon, alors, j'en ai parlé longuement avec moi-même et nous sommes tombés d'accord sur un fait : la construction de The Slap est si particulière, et mon engagement depuis de longs mois envers cette série si fort, que... j'arrive pas à croire que je vais le dire... j'ai décidé de tenter une review épisode par épisode de cette mini-série dans les 8 semaines à venir.

Ce n'est pas un exercice dans lequel je suis spécialement à l'aise, mais après avoir bien pesé le pour et le contre, j'ai vraiment envie d'en faire l'effort pour cette série : je vous le disais l'autre fois en postant le générique, il m'est assez difficile de dissocier l'oeuvre originale du résultat filmé, en particulier parce que j'ai fini le livre quelques heures avant le lancement de la série sur ABC1, et que j'étais donc très investie dans cette histoire ces dernières semaines. Qui plus est, c'est une histoire vraiment originale, par sa construction, donc, mais aussi par la galerie incroyable de portraits qui se dessine avec une terrible précision au fil des 8 chapitres, et enfin, aussi et surtout, par les réflexions qu'on se fait nécessairement vis-à-vis de l'histoire elle-même. Un roman captivant (et pourtant je ne lis plus de roman depuis plusieurs années) qui devait donner une série au moins aussi prenante.
Pendant les 8 prochaines semaines, c'est ce que je vous propose de vérifier avec moi.

Qui eut cru qu'une simple torgnole pourrait changer le destin d'autant de monde ? Personnellement, c'est avec la plus grandes des incrédulités que j'ai découvert, la première fois, le pitch de The Slap. Un type gifle un gamin qui n'est pas le sien. Hm, bon, ok, et puis ? Sérieusement, tout un livre là-dessus ? Mais... comment ?
C'est ça qui a motivé mon intérêt dans un premier temps. Je me suis demandé comment il pouvait y avoir de quoi faire plusieurs centaines de pages (430 dans mon édition, par exemple) à partir de cet évènement. Il est vrai que j'ai grandi dans une maison où on ne les comptait pas (les gifles, pas les pages ; quoique, l'un ne va pas souvent sans l'autre d'après mon expérience), et que ma vision des choses était forcément un peu faussée. Mais wow, c'était un pitch assez fascinant, quand même, à la fois par sa brièveté et par ce qu'il semblait provoquer.
Et quand je me suis intéressée plus en avant à cette fameuse gifle, j'ai découvert que The Slap avait suscité un débat. UN DEBAT. Personnellement même en lisant le livre je n'ai pas vu de débat. Au contraire, je trouve que ce que fait si admirablement The Slap, c'est en fait montrer que chacun a des raisons de penser comme il pense, parce que chaque personnage considère les évènements à travers le prisme de son éducation, sa culture, ses convictions politiques et son positionnement dans la société. Et en l'occurrence, personne n'a raison.
Ce que dit The Slap, ce n'est pas qu'il y a un débat entre ces gens-là ; c'est surtout que tout d'un coup ils réalisent qu'ils étaient connectés et qu'ils remettent en question pourquoi, vu qu'ils n'ont pas tant que ça en commun et qu'il y a un même évènement qu'ils ont tous vécu, mais qu'aucun n'a vécu de la même façon.

Et du coup ça rend le phénomène de The Slap vraiment impressionnant à mes yeux, parce que le livre lui-même est visiblement vécu de façons différentes par les gens, et pas juste ce dont il parle. Ca dépasse de loin l'objet du débat et ça en devient un. Que The Slap pousse les gens à prendre position pour ou contre cette gifle, ça me sidère, je ne saurais même pas être pour ou contre.
Au final, en voyant tout ce qui se passe autour de ce roman (et probablement autour de la série aussi), je réalise que moi aussi je me suis pris une claque monumentale, parce que non seulement l'écriture de Tsiolkas est incroyablement efficace et précise (ainsi qu'extrêmement dynamique, versatile, et alimentée par la popculture) ; non seulement il a bâti son livre comme je rêverais que tous les romans soient construits, avec un jeu de miroirs déformants entre les points de vue subjectifs qui, mis bout à bout, racontent quand même une histoire ; non seulement la série est alléchante parce que dotée d'un cast super sympa ; mais en plus, ça me fait même réfléchir sur d'autres choses que juste ces éléments-là. Le simple fait de découvrir que The Slap puisse faire débat, ça me pose plein de questions.

Donc voilà, en somme, pourquoi c'est difficile pour moi d'échapper à la tentation de parler de The Slap chaque semaine.

Je ne saurais trop vous encourager à participer dans les commentaires à ce(s) débat(s) que soulève la série, parce que c'est aussi à ça que sert un blog.
L'expérience de regarder une série est une chose mais, à plus forte raison dans le cas de celle-ci, la regarder "avec" vous (pas dans le sens où on partage un verre de jus d'orange pulpé, hélas, mais bien parce que nous venons ensuite nous réunir pour en parler ensemble), donne du sens aux débats. Globalement, moi, je sais à peu près ce que j'en pense, mais l'idée c'est de ne pas fonctionner en circuit fermé avec juste la version de mon chapitre. En gros, que nous ayons chacun notre chapitre, nous aussi, et pas juste que je vous dise combien cette série est ci ou ça, c'est ce qui donne de la valeur à ces posts sur The Slap. J'espère vous avoir convaincus de commenter un peu cette tentative de review épisode par épisode...

Donc on y va.

TheSlap-Hector
Respectant au plus près la structure si particulière du roman d'origine, The Slap débute par un épisode/chapitre consacré à Hector. C'est à l'occasion de son barbecue d'anniversaire que va avoir lieu la fameuse claque, et c'est aussi à travers ses névroses qu'on va pouvoir étudier une partie de son entourage, la principale étant son obsession pour la jeune Connie.

La difficulté de l'adaptation de The Slap, on le comprend très vite, tient dans la façon que Tsiolkas a de raconter son histoire : chaque chapitre correspond à une personne, mais n'est pas raconté à la première personne. La voix off semblait un incontournable mais hélas (oui, j'ai écrit hélas), ce ne sera pas le cas ou si peu. Et on va perdre une bonne partie des subtilités des portraits dans ce procédé qui ne va pas aussi expressément que dans le livre nous dire ce qui se trame dans la tête des personnages quand il font ci ou ça. La journée qui précède le barbecue semble ainsi moins oppressante dans The Slap que dans le livre. Le manque de tabac, par exemple, la frustration vis-à-vis des enfants, sont atténuées, et on perd une bonne partie de ces sensations à n'avoir qu'une vue extérieure de ce qui se passe chez Hector.

Et d'ailleurs, je n'imaginais pas du tout Hector comme ça. Déjà parce que je ne sais pas pourquoi, mais Hector et Harry étaient pour moi intervertis pendant la lecture : je pensais que Dimitriades jouerait Hector, et non Harry. Et du coup ça collait beaucoup plus à l'idée que je m'en faisais, un bel homme, sûr de lui, un peu dur et pas à l'aise avec les gosses, mais définitivement un mec à l'aise dans sa vie, de quoi faire tomber les filles, genre Connie. LaPaglia, je sais pas si c'est parce qu'il culmine à 1m50 les bras levés sur une chaise haute et qu'il marche voûté, mais il est au contraire un animal nerveux, qui me semblait plus correspondre au portrait de Harry. De la même façon, caster Sophie Okonedo a conduit à des changements dans l'esthétique du couple Aisha/Hector, d'ailleurs ; cela devrait impacter le ton du chapitre d'Aisha, je pense. On verra bien quand on y sera.

Tout au long de l'épisode, on sent bien que la tension monte autour du petit Hugo, qui (j'espère pour les parents que c'est un rôle de composition) est absolument insupportable. La gifle est un peu inexorable, tant les regards convergent vers le petit garçon intenable et bruyant de façon croissante dans l'épisode. La vraie question, c'est quasiment QUI va gifler Hugo, quand la frustration culmine, parce qu'il ne fait aucun pli qu'à un moment ce petit est voué à s'en ramasser une, et il y a assez peu de chances que ça vienne de ses parents. On ne sent d'ailleurs pas beaucoup la désapprobation monter dans l'entourage de Hector autour de la façon dont le couple Rosie/Gary fonctionne et élève le petit, même si Melissa George rend un portrait incroyablement fidèle à la représentation qui est faite de Rosie dans le roman. C'est encore une fois le problème de l'absence de narrateur, qui aurait été très utile dans une série dont la brièveté des épisodes doit être compensée d'une façon ou d'une autre, arrativement.
L'altercation qui suit la gifle est pourtant extrêmement bien rendue. En fait chacun va très vite se positionner vis-à-vis de tout ça, il y a assez peu de réactions immédiates dans cette scène qui soient contredites par la suite dans le livre. J'avais oublié, par contre (ou peut-être ne s'y trouvait-il pas), l'acte incroyablement tendre et conciliant d'Adam envers Hector une fois la scène passée. Après l'hystérie collective suscitée par la gifle, c'était une très touchante conclusion à la journée barbecue.

Côté perso, Hector est obsédé par Connie, sauf que, oups, il est marié. On va très vite s'apercevoir que cette obsession est en fait avant tout celle de Connie pour Hector, transmise par un baiser (ah, tiens... bon), et depuis, le quarantenaire a du mal à oublier qu'il y a de plus verts pâturages pas si loin. Tout l'épisode va suivre la façon dont Hector tente à la fois de pouvoir y penser tranquillement, et comment il essaye d'en divertir son esprit par culpabilité. Le décor de la maison de Hector et Aish est d'ailleurs incroyablement bien conçu pour que le chassé-croisé soit bien rendu.
Hector a été obligé, en fin de compte, de choisir entre Connie, la petite adolescente au charme naissant, et Aisha, l'épouse qui règne en maîtresse-femme sur sa maison. De ce côté-là, la tension est parfaitement bien transcrite, jusqu'au point culminant de son petit dilemme de quarantenaire en pleine crise

Mais si les histoires de Hector forment une histoire plutôt bien suivie au long de The Slap, le plus important est que la gifle a été donnée et les rouages enclenchés. Hector désapprouve-t-il ou pas ? Dans cet épisode on le saura assez peu.
Fort heureusement, le débat va avoir lieu dans le prochain épisode, celui d'Anouk, l'une des meilleures amies d'Aisha (l'autre étant Rosie...). On se donne donc rendez-vous la semaine prochaine pour faire le point.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Slap de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

Le salaire du deuil

Sur les dorama, cette saison, je suis carrément à la bourre. Il faut dire que mon mois de septembre a essentiellement été partagé entre l'abondance de pilotes américains et le déménagement, et que du coup, bon, c'était prévisible, je n'ai pas encore eu le temps de vraiment me pencher sur les nouveautés nippones de la saison. J'ai bien l'intention de le faire dans les prochains jours, mais en attendant, voici un post sur l'un des pilotes de cette nouvelle saison, cagoulé un peu au hasard pendant que j'allais récupérer le dernier épisode de Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, que je n'avais pas vu pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus.

Last Money ne paye pas de mine. Visuellement, il n'y a pas de quoi être impressionné, son cast ne fait pas non plus rêver, et son sujet n'est pas très sexy. Vous l'aurez deviné, c'est un dorama de la NHK !
Pourtant le pilote, s'il met un peu de temps à prendre ses marques, finit par se montrer très intéressant, et fournir en un peu moins d'une heure de nombreuses pistes pour les épisodes à venir, ainsi que pas mal de bonnes idées.

LastMoney
Mais d'abord, il faut en passer par cette étrange manie qu'ont prise les séries d'un peu tous les pays de commencer par une scène qui implique ensuite de procéder à un retour en arrière. C'est très irritant comme procédé, et ça s'est généralisé au-delà du supportable ces dernières années. Certaines le maîtrisent plus que d'autres, toutefois, et Last Money ne nous inflige pas l'incroyable supplice de nous dévoiler la fin avant de raconter le début, et réussit presque à instaurer une forme de suspense. C'est assez rare pour être noté parce que, étrangement, plus les séries commencent par une scène qui conduit ensuite à un "un mois plus tôt", moins elles parviennent à éviter l'impression douloureuse de se faire spoiler par la première scène du pilote. Last Money, donc, y parvient à peu près.

Hélas les scènes d'installation qui suivent sont assez lentes. La série porte sur un enquêteur en assurances qui doit déterminer si sa compagnie va effectivement verser la prime d'assurance au bénéficiaire, et si oui, lequel. Il faut donc en passer par un premier cas complètement anecdotique pour nous présenter cette activité et les difficiles choix qu'elle implique pour le héros, mais comme on commence à peine la série, on ne s'attache pour le moment à personne et, du coup, on se contrefiche un peu des tenants et aboutissants de cette petite affaire dont on ne voit, en réalité, que la conclusion. Là encore, ça ne joue pas en la faveur de Last Money sur le plan émotionnel, mais les scènes ont le mérite de poser assez bien le personnage central, l'un de ces héros nippons qui ne montrent pas d'émotion, il y en a des tonnes notamment dans les procedurals comme celui-ci, et le plus dur est certainement de s'attacher à cet archétype du gars pas bavard, qui n'est pas mauvais dans le fond, mais qui garde le regard vague et impénétrable.
Bon, vous le savez, je suis infoutue de me rappeler du nom des protagonistes d'une série avant au moins trois épisodes (plus souvent cinq), donc à des fins de compréhension dans la suite de ce post, j'appellerai notre héros Lucky Luke, rapport au fait que les deux personnages fument autant l'un que l'autre.

Au bout de 10 minutes, tout cela se finit enfin et on passe au nerf de la guerre : la réelle enquête de ce premier épisode. Je ne pense pas que cette affaire ait pour vocation d'aller au-delà du pilote, et elle me semble bien résolue à la fin de celui-ci, mais force est de constater qu'elle propose suffisamment de questions morales et de (relatif, vu qu'on parle de primes d'assurances) suspense pour montrer ce que la série a dans le ventre. Lucky Luke hérite d'une douloureuse mission : une voiture qui transportait 5 personnes, la grand'mère maternelle, les parents, et les deux petites filles, se renverse, et la vieille dame est la seule survivante. La police d'assurances du père doit normalement bénéficier à sa femme ; puisque celle-ci est décédée, ainsi que les enfants, la somme (60 millions de yen) (vous excitez pas, ça fait quelque chose comme 580 000 euros) revient aux parents de l'épouse, dont la grand'mère survivante. Vous suivez ? Sauf que les parents du père, indignés, tentent de récupérer cette somme et demandent à l'enquêteur de la compagnie d'assurance de vérifier s'il n'y a pas une chance pour que ce soit eux qui récupèrent le pognon. Et effectivement il y a une faille : dans le cas de figure que je viens d'expliquer, la somme revient aux parents de la femme parce qu'on part du principe que tout le monde est mort simultanément. Mais, s'il est prouvé que le mari était encore en vie quand sa femme est morte, alors sa police d'assurances profite à ses parents à lui et non à ses parents à elle. Vous suivez toujours ? C'est remarquablement compréhensible dans la série, pourtant, désolée.
Donc voilà, c'est glauque, mais il va falloir prouver qui est mort en dernier. C'est ça son job, à Lucky Luke. Sympa, non ? Très. Même accompagné de l'enquêteur un peu bizarre (le toujours génial Yutaka Matsushige) et du petit nouveau, qui mettent un peu d'énergie, quasiment de l'humour, dans les scènes, ça reste très dur.
Et le fun n'en finit pas puisqu'il faut même aller visiter la grand'mère qui a survécu pendant qu'elle se remet de l'accident, et lui refaire vivre les évènements pour obtenir son témoignage. Quand on vous dit qu'on s'amuse dans les assurances.
Les deux couples de grands parents se renvoient donc la balle pendant un bon moment, rappelant l'indécence de la situation.

En parallèle, Lucky Luke est resté profondément blessé par l'une des affaires sur lesquelles il a autrefois travaillé, et où il a également eu à faire un choix difficile qu'il se reproche encore, et l'un des collègues et amis de Lucky Luke, qui entretient une maîtresse, se retrouve lui aussi à contracter une police d'assurance ; ces deux axes, c'est la partie feuilletonnante de la série et, même si la fin de l'épisode semble assez évidente, je pense qu'au fil des 7 épisodes, elle pourra nous surprendre tout de même, sans quoi ce serait trop facile...

Mais ce n'est pas tout. Last Money, et c'est sans doute là qu'elle réussit le mieux, s'intéresse aussi à ce qui se passe à plus grande échelle. Lorsqu'on parle de la façon dont la compagnie de Lucky Luke fonctionne, là on sent que la série a décidé de se pencher sur tous les aspects de l'assurance. Ainsi, plus que d'offrir une nouvelle forme de série procédurale, Last Money veut vraiment dire quelque chose sur les assurances, sur un ton tout-à-fait courtois et pas du tout dénonciateur qu'ont beaucoup de séries au Japon qui tentent de dire quelque chose de pas spécialement sympa sur le fonctionnement de la société, mais sans froisser personne. Et le conseil d'administration de la compagnie d'assurances, c'est juste impeccable de cynisme presque pas apparent. Ah, le tact des scénaristes japonais me charmera toujours. Il n'y a qu'eux pour trouver le parfait équilibre entre pointer du doigt et ne pas fâcher leur cible, tout en faisant réfléchir le spectateur. C'est vraiment un art que seuls les scénaristes nippons maîtrisent totalement.

Et du coup, entre son portrait de Lucky Luke, l'intrigue de son ami, le business des assurances et les enquêtes, on a là une série très complète, qui a vraiment décidé d'exploiter son sujet de fond en comble. Il n'y a, si on regarde bien, pas une seule intrigue qui ne soit en lien avec le sujet choisi, mais chacune en parle différemment. Si le dorama avait décidé de ne parler que d'un ou deux de ces points de vue (genre que les enquêtes avec l'enquête passée qui torture Lucky Luke, ou bien que les enquêtes et l'intrigue de l'ami), Last Money aurait pu sembler un peu faible. Mais là, on en a vraiment pour notre argent.

...Enfin, quoique. Pendant quelques semaines, jusqu'à ce que je finisse la série, j'aimerais mieux qu'on évite les sujets d'argent. Après le visionnage de cet épisode, c'est un peu un thème qui me met mal à l'aise. Regardez, vous comprendrez pourquoi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Last Money de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 01:54 - Dorama Chick - Permalien [#]
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