ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-07-11

Interrogation écrite

Notez bien, je ne me plains pas. Mais je m'interroge.

Chaque semaine, je tente de trouver des news dans plusieurs pays ; en plus d'une gamme de pays réguliers (Canada, Australie, Japon, Corée du Sud et, un peu plus tard mais désormais toute aussi récurrente, Espagne) je tente d'aller vous chercher ici une info sur le Brésil, là un truc intéressant sur l'Egypte. Ça fait des mois que je fais ça : je tente de diversifier.
Et je trouve toujours le moyen d'être surprise quand certaines d'entre elles rencontrent un succès inattendu.

Les "audiences" des news Séries du Monde sur SeriesLive, vous ne les voyez pas, mais moi je les vois. En général, les chiffres restent dans la même fourchette, forcément inférieure aux news US, mais décentes. Et une fois de temps en temps, l'une d'entre elles sort des rangs et marche un peu mieux.

AmEzel
Ezel, parce que vous le valez bien

Typiquement, je sais ce qui fonctionne : les news qui apparaissent sur la page d'accueil du site font une bien meilleure audience que celles qui restent cachées, en dépit de mes rappels pour indiquer que toutes les news ne sont pas forcément visibles depuis l'accueil. En la matière, il n'y a pas de recette mystère, c'est programmé automatiquement, selon le thème : les audiences, les commandes, renouvellement et annulations, les "Ce soir", les brèves du mercredi, vont en page d'accueil ; les promos, les annonces de projets ou de casting, sont cantonnées à la rubrique SdM. Rien à voir avec le pays : une super news sur un projet canadien peut ne jamais voir la lumière du jour en accueil, tandis qu'un "Ce soir" sur un soap indien y trônera fièrement. Et comme c'est tout codé, je n'ai pas d'influence au cas par cas.

Après, il est certain que les annonces "Ce soir" attirent assez peu de curieux par rapport au reste, sauf gros coup, mais même les "Ce soir" pour l'Australie et le Canada ne démarrent pas leur vie éphémère de news sur les chapeaux de roues, contrairement à ce qu'on pourrait croire (en tous cas, ce à quoi moi, je m'attendais). Il arrive que certaines connaissent un boom tardif, plusieurs jours ou plusieurs semaines après avoir été publiées (à la faveur, j'imagine sans en jurer, de reviews, sans doute, qui conduisent les internautes à mener quelques recherches).

Les audiences asiatiques (puisque j'alterne les audiences japonaises et les audiences sud-coréennes un vendredi sur deux) ont leur lot de fidèles, mais ce qui est intéressant c'est que contrairement à la plupart des autres news, elles sont lues pendant une à deux semaines après leur publication. J'inteprète ça comme le signe que les gens savent qu'on peut venir les trouver sur le site, et qu'elles sont devenues un repère qu'il n'est pas nécessaire de surveiller dés parution.

Dans tout ça, il y a des news qui n'ont rien pour elles : des news qui portent sur des pays méconnus et/ou mal-aimés, typiquement les Philippines, et les news "divers", genre le film faisant suite à la série danoise Lærkevej. Celles-là sont postées pour les curieux, les vraiment passionnés, ceux qui fréquentent la rubrique avec assiduité. Je ne me fais pas d'illusion.

Et puis une fois de temps en temps, il se passe... ce que je ne peux qu'appeler "un truc".
Nul ne sait à quoi on le doit mais subitement, une news sur un projet de série chinoise va faire un carton ; ce jour-là je voulais bien qu'on m'explique ce qu'elle avait de si extraordinaire et comment ça se fait que je n'entends jamais parler de tous ces gens qui veulent qu'on leur cause plus de la Chine. Ou bien c'est un rapport d'audiences espagnoles qui va déchirer... mais pas un autre ; à quoi l'attribuer ? Dur à dire.
Je ne vois que les stats de lecture, pas les liens qui pointent vers la news après tout ; il suffit qu'elle ait été répercutée sur un forum de fans ou que sais-je, et l'envolée s'explique. Ou bien, ça se trouve ce jour-là (et même si j'essaye de veiller à l'éviter), l'actu US était morne et les visiteurs se sont dit "pourquoi pas". J'aime bien cette dernière théorie, mais j'y crois moyennement.

Cette semaine, j'ai posté une news qui avait TOUS les défauts : elle parlait d'une série absolument inconnue en France, Ezel (d'où l'illustration). Elle parlait de la Turquie et de la Grèce. Pas vraiment des pays dont on me réclame des news. Elle était rangée dans la catégorie "divers". Donc invisible sur la page d'accueil. Elle était longue (ça joue aussi). Elle parlait politique et Histoire. Eh bien j'ai rarement vu une news Séries du Monde aussi lue sur le site et même likée sur Facebook en 48h. Je reviens du boulot le lendemain, je poste des news, et c'est le monde à l'envers. Ça n'a même pas de sens ! C'est totalement absurde ! Merveilleux, bien-sûr, mais absurde, il faut le reconnaître.

En fait j'ai bien envie d'organiser un sondage sur le thème "Qu'est-ce qui vous plaît dans Séries du Monde ?".
Parce qu'il y a des trucs que je ne peux pas faire (news introuvables pour certains pays, majoritairement), mais il y en a d'autres que je pourrais faire plus souvent (genre les audiences australiennes ou espagnoles, par exemple).
Mais si j'organise un grand sondage comme ça, combien y répondront ? Je sais pas.

Notez bien, je ne me plains pas. Mais je m'interroge. Et puis, j'aimerais bien vous interroger, vous aussi.

Posté par ladyteruki à 23:24 - Love Actuality - Permalien [#]

The X Word

C'est en cagoulant mes épisodes de Noah's Arc que je suis tombée sur Exes & Ohs. Encore une série dont personne ne s'est dépêché de parler, et pourtant il s'agit d'une co-prod entre Showcase au Canada et LOGO aux USA, et dont la 2e saison vient de démarrer. Mais faut pas compter sur mes sources habituelles sur le Canada pour m'en parler, apparemment. Vous comprendrez que je fasse un peu la tête de devoir à un hasard total de découvrir une série pourtant pas spécialement confidentielle.

On ne peut pourtant pas vraiment dire que je sois spécialement friande de séries lesbiennes. Déjà niveau séries gay, sortie du pilote de Queer As Folk qui est un absolu classique pour moi (comment ça lequel ? Mais le britannique, évidemment), je n'en regarde pas souvent, d'où d'ailleurs le statut très exceptionnel de Noah's Arc ce weekend (c'était vraiment circonstanciel plutôt qu'autre chose), et pourtant j'aime les hommes. Mais alors des lesbiennes...
Mais enfin, zut à la fin, un pilote reste un pilote et j'aime pas me priver. Vous me connaissez.

Il faut aussi que je vous raconte quelque chose sur une expérience téléphagique traumatisante : le soir où j'ai découvert The L Word. Je n'en parle pas souvent parce que j'ai fait plusieurs années de thérapie pour réussir à occulter ce souvenir. J'avais attaqué le pilote sans idée préconçue, simplement en sachant que les réactions positives avaient été nombreuses. Mais l'étalage de vulgarité avait eu vite raison de moi. Ai-je regardé ce premier épisode jusqu'au bout ? Je le crois mais n'en suis pas sûre. C'était vraiment à la limite de l'écoeurement... Le monde dégageait une aura malsaine ce soir-là, et désormais dans ma tête, The L Word est associée à la folie de ce monde décadent. M'en souviendrai toute ma vie de cette soirée-là ; je l'ai finie, recroquevillée dans un coin de mon lit, en me disant qu'il y a des soirs où le monde est moche.
Alors les séries de lesbiennes, allez savoir pourquoi, mais depuis lors, ça m'attirait encore moins. Déjà c'est pas mon univers mais si c'est pour le retranscrire avec un mauvais goût prononcé, franchement je m'épargne le voyage.

ExesandOhs
Dans ce contexte, Exes & Ohs (parce que XOXO, fallait y penser) se révèle être en fait une gentille comédie rafraîchissante. Certes, après avoir passé ces dernières semaines devant du Single Ladies ou du Noah's Arc, bien que sporadiquement, mes standards avaient quand même bien baissé, mais d'un autre côté je n'attends pas vraiment de révélation ébouriffante dans ce registre amoureux qui généralement a plutôt tendance à me rebuter (la seule romance que je trouve réellement transcendante est celle de Pushing Daisies, et ça tient plus à la réalisation et aux inventions autour de l'interdiction de se toucher, qu'aux enjeux amoureux eux-mêmes et notamment le triangle avec Olive).

Alors Exes & Ohs, dans cette pluie de références, ça se situe où ? En fait, ça m'a fait penser à une version lesbienne de 30 Rock. Dans le sens où, mentalement et physiquement, Jennifer, l'héroïne de Exes & Ohs ressemble déjà énormément à Liz Lemon, et en plus on a une comédie qui s'ingénie à placer cette héroïne dans des situations embarrassantes (mais pas humiliantes) qui la rendent juste ce qu'il faut de pathétique et de sympathique aux yeux du spectateurs.
A cela s'ajoute une galerie de portraits pas lourdingue, puisque les copines de Jennifer sont relativement en retrait (ce qui permet de ne pas avoir trop le temps de se plaindre de leur côté un peu stéréotypé), mais tout de même divertissante et diversifiée.
Et puis surtout, LA bonne idée de la série, c'est le personnage de Sam, qui plus est parfaitement castée en la personne de la ravissante Marnie Alton, une raison à elle seule de devenir lesbienne, fraîche, drôle, ravissante, ah zut je l'ai déjà dit, pétillante, pleine d'énergie et de naturel. Et ravissante.
Jennifer et Sam forment un parfait binôme, un duo à la fois dynamique (les éternels opposés) mais pas trop déséquilibré (si sur le papier, Jennifer serait plutôt genre Charlotte York, et Sam... Samantha Jones, dans les faits ça donne quelque chose de moins radical), et du coup leurs échanges fonctionnent bien.

Exes & Ohs prend aussi le parti pris de ne pas trop se préoccuper de sexe : il ne s'agit pas vraiment d'en parler, et pas plus d'en montrer. Un peu comme Noah's Arc, l'idée est avant tout de parler romance, et le reste viendra ou pas. Il faudrait regarder les épisodes suivants pour s'en assurer (pour le moment, je ne suis pas sûre de le faire, mais j'avoue l'envisager), mais a priori c'est pas une priorité de la série (en fait, MOINS que Noah's Arc qui aimait quand même bien en rajouter dans le eye candy pour gays en manque de gros muscles huilés, d'abdos en acier forgé et de fessiers rebondis ; ici il n'y a pas un nichon qui dépasse, rien). On peut trouver ça niais mais, vu mon expérience avec The L Word, j'étais pas déçue. Et puis pourquoi parler de lesbiennes devrait-il forcément conduire à voir des lesbiennes s'exhiber ?
Voyez, c'est à ça qu'on voit que ce blog est tenu par une femme hétérosexuelle à presque 100%, c'est que pour les mecs ça m'a pas dérangée (bien que les montagnes musculeuses de Noah's Arc ne soient pas mon genre), alors que les lesbiennes pas trop démonstratives d'Exes & Ohs étaient pile ce que je voulais en voir. Ce serait intéressant de savoir ce qu'une femme lesbienne en penserait, ce qu'un homme hétéro en penserait, etc...

Mais enfin, bon, les personnages de Jennifer et Sam dégagent un fort potentiel de sympathie, l'intrigue de ce premier épisode était pas trop mal, et on sent qu'il y a une volonté derrière (clairement affichée par le titre du court-métrage dont la série est inspirée) de parler des règles du jeu en matière de relations sentimentales dans le monde lesbien, puisqu'apparemment le fonctionnement diffère. Et j'avoue que j'étais pas mécontente de tomber sur Heather Matarazzo, quittée il y a quelques jours à peine puisqu'elle était dans les tous derniers épisodes de Roseanne (décidément le monde est petit en ce moment !) dans un rôle qui lui sied parfaitement, même s'il faisait partie de ceux qui étaient peu développés.
Donc bilan positif pour ce pilote, pas de quoi changer la face du monde, mais un bon petit moment. Et puis la première saison ne compte que six épisodes, alors franchement, je pense que la décision va être vite prise. Enfin, j'ai d'autres chats à fouetter, et je pense qu'à un moment je vais avoir besoin d'avoir quelque chose de plus solide à me mettre sous la dent, quand ma convalescence de mon intégrale de Roseanne, justement, sera finie, mais bon. Franchement, je me ferai plus facilement six épisodes de Exes & Ohs que de The L Word.

Faites-moi penser à vous filer le générique à l'occasion, il n'est pas extraordinaire lui non plus, mais il a un petit quelque chose de sympathique qui rend les personnages tout de suite très agréables. Faut que je vous en reparle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Exes & Ohs de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:46 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]
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