ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-04-11

N'oubliez jamais

GilmoreGirls
Il y a les dialogues rythmés, bourrés de références et pétillants. Il y a les personnages attachants et les petites situations badines autour des histoires amoureuses de chacun.
Et j'apprécie à leur juste valeur ces petits ingrédients qui forment une grande partie du charme de Gilmore Girls.

Mais soyons honnêtes une minute, voulez-vous ?

La vraie raison pour laquelle je suis fascinée par mon revisionnage de Gilmore Girls, depuis dimanche dernier, c'est la force de sa description des histoires de famille. Et moi, vous le savez, dans le fond, les histoires de famille, je ne vis que pour ça ; une fascination maladive qui a trait à ma propre histoire, comme on s'en doute.

Rory a 16 ans. Ca fait donc 16 ans que sa mère Lorelai, alors une adolescente, est tombée enceinte et s'est enfuie de la maison familiale avec son bébé sous le bras. Et si, pendant les premières années de Rory, il y a eu un silence radio forcément blessant, dont on nécessairement beaucoup souffert Emily et Richard, en tous cas et de leur propre aveu dans le pilote, les deux parties se sont vues ces dernières années pour Noël, et apparemment quelques autres fêtes. On pourrait penser qu'après tant de temps, et alors qu'ils se sont revus fréquemment ces dernières années (au moins 5 ans, puisque Emily a offert un portemanteau à Lorelai voilà 5 ans pour Noël), les membres de cette famille auraient un peu cicatrisé.

Eh bien croyez-le ou non mais pas du tout. Emily est blessée au dernier degré lorsqu'elle découvre où Lorelai et Rory vivaient après qu'elles soient parties de la maison, Richard est toujours mortifié par le déshonneur que ça a été pour sa fille de tomber enceinte à 16 ans (le contexte social huppé n'aidant pas), et Lorelai elle-même voudrait pouvoir dire sa vérité mais n'est jamais entendue.
16 ans plus tard, cette famille souffre toujours de la même plaie béante.

Naturellement il y a une part de dramatisation propre à toute fiction : Gilmore Girls a choisi de se dérouler alors que la fille a l'âge qu'avait sa mère quand elle l'a eue, pour souligner à la fois leur exceptionnelle relation et les peurs de Lorelai qui voudrait que sa fille ne fasse pas les mêmes choix qu'elle. Il est donc, sous un certain angle, plus "pratique" que ces vieilles histoires remontent à la surface maintenant. Ca s'explique narrativement.
Mais la façon dont ces souffrances s'expriment a quelque chose de très vrai.

On ne guérit jamais de ce genre de blessures. On vit avec, on les surmonte, on les accepte pour pouvoir vivre ensemble, mais jamais on n'en guérit vraiment. Et j'apprécie de Gilmore Girls qu'elle ne prétende pas le contraire, que la série n'essaye même pas de minimiser en prétendant que ça se calme, et que ce qui semblait être pour Emily et Richard une immense erreur est restée une erreur dans leur esprit, même si d'un autre côté aujourd'hui ils adorent Rory et sont prêts à tant pour elle. Ils sont ses grands parents et ne remettent pas cela en question, mais ils n'ont jamais réussi à accepter ce que Lorelai a fait. Lorelai qui n'avait que 16 ans, qui a fait des choix (peut-être les premiers, finalement) avec lesquels on a le droit de ne pas être d'accord, qui ont beaucoup à voir avec son tempérament, mais qui ne se sont pas avérés mauvais ; la vérité c'est que je ne vois pas comment ses parents pourraient en venir à cette conclusion, ils ont trop souffert pour ça.

Il y a les dialogues rythmés, bourrés de références et pétillants. Il y a les personnages attachants et les petites situations badines autour des histoires amoureuses de chacun. Mais Gilmore Girls est aussi un drame profondément sincère sur ce que ça signifie que d'avoir une famille quand il s'est passé un grand chamboulement : on n'en guérit jamais tout-à-fait. Et la famille, on ne peut pas vivre avec, on ne peut pas vivre sans.
Allez hop, deuxième saison. Avec un peu de bol, elle me fera un peu plus qu'une semaine...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gilmore Girls de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:28 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

29-04-11

[DL] Game of Thrones

Obsédée par la série. Obsédée par le générique.
Parfois on me trouve un peu expéditive quand je décide au bout de 5mn d'un pilote que la série n'est pas faite pour moi. Alors je ne serais pas étonnée qu'on me taxe d'un peu rapide lorsque je déclare que je suis totalement sous le charme de Game of Thrones au bout de deux épisodes à peine. Avec cette série, je retrouve le plaisir téléphagique rare de retenir mon souffle entre deux semaines. Quelque chose me dit, mais je peux me tromper, que cette sensation de plaisir et d'attente intenses n'est pas prête de se tarir. C'est l'un de mes coups de coeur du mois d'avril, sans aucun doute possible.

GameofThrones
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

C'est aussi ça que symbolise ce générique que j'écoute en boucle. Pas uniquement parce que la musique est parfaite ou parce que c'est très esthétique, pas seulement parce que je trouve l'idée incroyable ou parce que c'est pédagogique, non, parce qu'un générique, c'est parfois aussi un symbole, tout simplement, un étendard, un blason qu'on porte pour dire qu'on pense à la série même entre deux épisodes. Il y a, même quand le générique est une merveille (et je défie quiconque de déclarer que celui-ci n'est pas une perle), une forte charge émotionnelle, voilà tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Game of Thrones de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:57 - Médicament générique - Permalien [#]

24-04-11

Qu'est-ce qu'elle dit ?

C'est fou les petites habitudes qu'on a eu du mal à perdre mais dont on se rend compte qu'il faut les reprendre maintenant que Séries du Monde a ouvert ! Notez bien que je ne me plains pas, mais c'est une impression bizarre que de reprendre les choses après trois mois de grève.

En tous cas, voici comme chaque dimanche le récapitulatif de ce qui s'est passé cette semaine dans la rubrique...

Lundi JIN_MEA Démarrage en fanfarre pour JIN
Après quasiment un an et demi d'attente, la série a-t-elle su capter l'attention du public ?
Mardi PaperGiants_MEA Audiences immenses pour géants de papier
C'était l'évènement de ce mois d'avril sur la première chaîne publique australienne : une minisérie historique a captivé le public.

MrYoung_MEA Mr. Young rempile pour une deuxième saison
Renouvelée alors que seuls 7 épisodes ont été diffusés : ça c'est la grande classe !
Mercredi Aibou_MEA Aibou domine le Nikkan Sports Dorama Grand Prix
La série policière ne se contente pas des bonnes audiences, il lui faut aussi des statuettes !
  World En bref : l'actu des télés du monde
Si vous avez la bougeotte, voilà de quoi vous faire voyager un peu...
Jeudi JiYoonPark_4 Oserez-vous mentir à Ji Yoon Park ?
L'ex-chanteuse sera au générique de la comédie romantique de SBS.
Vendredi cbc Des commandes et des renouvellements à la pelle pour CBC
Que prépare la chaîne canadienne pour la saison prochaine ? Un récapitulatif de ses projets s'impose.
  NHK NHK s'intéresse au harcèlement scolaire
La chaîne publique prépare l'adaptation d'un roman particulièrement populaire auprès des jeunes.
  JIN_MEA Audiences japonaises : heureuses retrouvailles
Ce sont, à quelques exceptions près, des séries faisant leur grand retour qui ont le plus attiré de spectateurs ces deux dernières semaines...
Samedi Gullruten Gullruten 2011 : les nominations !
Les récompenses de la télévision norvégienne se tiendront le mois prochain.

Cette semaine, on aura donc voyagé en Australie, au Canada, en Chine, en Corée du Sud, en Espagne, en Israël, au Japon, en Norvège et en Suisse. Pas mal pour une "première" semaine !

Avec l'officialisation des choses qu'est la rubrique, j'essaye d'améliorer les formulations des news, et notamment les news récurrentes comme les audiences asiatiques (puisque désormais les audiences japonaises sont calquées sur le modèle des audiences coréennes) et les "en bref" (avec l'ajout de petits drapeaux devant chaque brève, par exemple).
Si vous avez la moindre suggestion pour qu'elles vous soient plus agréables, n'hésitez pas, c'est aussi à ça que sert ce petit point hebdo, non seulement à faire de l'autopromo mais aussi à avoir vos retours, non sur les news elles-mêmes (pour ça vous pouvez commenter sur place) mais sur leur forme et toute cette sorte de choses... Je suis toutes ouïes !

Posté par ladyteruki à 21:00 - Love Actuality - Permalien [#]

Parlez-moi de mort, redites-moi des choses tendres...

Ne partez pas sans avoir résolu ce qui vous fait fuir. Vous seriez contraints d'une façon ou d'une autre à revenir.

Combien de fois avons-nous entendu ce refrain ? Et combien de personnages ont dû admettre qu'il fallait rentrer à la maison pour mieux la quitter ? De Six Feet Under à, plus récemment, Koselig Med Peis, on découvre régulièrement dans les séries qu'il ne sert à rien de quitter le foyer familial, on finit toujours par y revenir.
East of Everything ne fait pas exception.

Pourtant il y a dans ce pilote une telle grâce, et une telle gravité, employées à remonter le chemin des souvenirs, que je mets au défi quiconque regardera les première minutes de n'avoir pas le coeur à la fois serré et exalté devant ce qui se dégage de la série.

Art Watkins s'est enfui, lui aussi. Sans doute plus loin que tous les autres personnages qui l'ont précédé ou suivi : il n'a pas simplement quitté Broken Bay, il a carrément quitté l'Australie, et parcourt le monde en quête d'endroits fabuleux dont il pourrait faire des guides de voyage. Alors bien-sûr, plus l'homme va loin, plus on peut se demander ce qu'il fuit. C'est lorsqu'il reçoit un message de son frère Vance, lui apprenant que leur mère Nancy est sur le point de décéder de son cancer ; malheureusement, à l'aéroport, sur le chemin du retour, il reçoit un second message lui indiquant qu'il est trop tard. Retournant dans le petit patelin de Broken Bay pour les obsèques, il va, nécessairement, devoir faire face à tout ce qu'il a laissé sur place : son frère Vance, bien-sûr, amer au possible d'avoir dû s'occuper de Nancy pendant qu'Art voyageait Dieu sait où, mais aussi son premier amour, Eve, et même son fils qu'il n'a pas vu depuis 10 ans, Josh. Oui, 10 ans. Il a couru loin, et il a couru longtemps, aussi, notre Art. Et tout ce petit monde, ce sont des gens avec qui il y a beaucoup de choses laissées en suspens...

EastofEverything
Mais le moment n'est pas seulement aux retrouvailles. Car la propriété de Nancy, une ex-hippie qui, d'après les propres termes d'Art, ne s'est jamais consolée de la fin des 70s, a l'air abandonnée, mais c'est un énorme terrain qui pourrait aussi être valorisé en un magnifique et lucratif projet immobilier. Quelque chose qui n'a pas échappé à Melanie, la fiancée de Vance qui, bien que fasciné par le bouddhisme et la musique indienne, n'est pas une hippie, elle, mais un agent immobilier avec de la suite dans les idées. Et l'héritage de Vance, elle compte bien dessus. Sauf que ça ne va pas exactement se passer comme prévu parce que Nancy n'a pas légué la propriété à Vance, comme ce dernier le pensait, mais bien à ses deux fils...

Non, sur le papier, East of Everything n'a donc rien inventé. Pourtant il se dégage quelque chose de très particulier de la série, peut-être parce qu'on sent le côté un peu hippie, et que la maison familiale est une espèce de taudis plein d'arc-en-ciels et d'objets en macramé, ou peut-être parce que, derrière tout ça, on sent une certaine spiritualité. La scène de l'aéroport est certainement ce qui déclenche cette impression, mais elle est persistante, notamment parce que le cadre de Broken Bay est absolument paradisiaque, au coeur d'une forêt tropicale et à quelques pas d'une plage de sable fin, la famille Watkins va régler ses comptes tout en profitant d'une nature verdoyante qui a quelque chose de réconfortant.

Au retour aux sources d'Art, et aux enjeux sur l'héritage (traités de façon extrêmement plus subtile qu'anticipé), s'ajoutent les intrigues secondaires de deux personnages, en apparence déconnectés de la vie des Watkins, mais qu'on va apprendre à connaître et dont on va également apprécier la quête initiatique pour se trouver, puisque c'est de cela qu'il s'agit naturellement.

Avec ses ondées et sa nature pleine de fraîcheur rassurante, East of Everything raconte bel et bien comment des personnages torturés vont trouver la paix, enfin, avec leurs proches et donc avec eux-mêmes. Il y est pas mal question de mort (pas seulement à cause de Nancy) et pourtant l'espoir n'a pas disparu.
East of Everything n'a donc rien inventé, certainement pas. Mais elle a su se mettre en images avec à la fois une grande émotion et une rugosité toute australienne, sans en faire des tonnes. East of Everything, ça fait du bien là où ça fait mal.
Donc pour répondre à votre question, oui, je cagoule le deuxième épisode pendant que nous parlons.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche East of Everything de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:38 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

22-04-11

Dans mes petits papiers

Il y a parfois une forme de malhonnêteté qui s'instaure quand on rédige des news sur une série, et que par ailleurs, on a vu ladite série. C'est mon dilemme du moment alors qu'à peu près chaque jour, il sort une nouvelle info sur Paper Giants: The Birth of Cleo (que par pitié pour mes tags, je vais me contenter d'appeler Paper Giants à partir de là). Je suis bien obligée de rapporter que la critique est dithyrambique, mais il me faut avouer que je ne suis pas totalement d'accord.
Car si la mini-série d'ABC1 est très solide, elle n'est pas non plus à tomber par terre.

PaperGiants_1
Alors, bon, commençons pas le plus désagréable : j'en profite pour expliquer tout de suite que, plus important encore, si Asher Keddie, qui y tient le rôle principal d'Ita Buttrose, n'est pas non plus mauvaise, elle est franchement loin de m'avoir tiré le moindre juron d'admiration, alors que les critiques australiens semblent surkiffer sa prestation. Vraiment, ya pas de quoi. C'est typiquement le genre de cas où on confond la qualité de la série avec la qualité de l'actrice, j'ai l'impression (un cas moins rare qu'il n'y parait).
Complètement focalisée sur la partie "portrait" qui lui incombait (en même temps, pas facile d'interpréter quelqu'un avec qui on n'a même pas 30 ans d'écart et qu'on a rencontré), travaillant visiblement énormément sur le zozotement, les tics faciaux et autres marques de fabrique qui donnent du réalisme au personnage, Asher met complètement de côté... vous allez voir c'est tout bête... l'interprétation. On la sent tellement concentrée qu'on ne ressent aucune émotion. Ita est fatiguée ? Ouais, bon, c'est pas grave. Ita a des problèmes de couple parce qu'elle consacre trop de temps à Cleo ? Ouais, bon, elle va survivre. Le visage impassible, l'actrice se contente de prendre son front impeccablement lisse dans ses mains, ou de garder le regard fixe, et on est censés comprendre qu'Ita est au bord de la crise de nerfs mais que c'est une battante et qu'elle va surmonter l'adversité. Désolée, c'est un peu court. Je veux bien qu'Ita ne pleure pas, ne se laisse jamais abattre et continue de bosser quoi qu'il arrive, mais pas sans une petite émotion, quand même.
Voilà, considérez que j'ai commencé par le plus négatif, mais c'est vraiment douloureux pour moi de tomber sur les reviews qui chantent les louanges de Keddie quand celle-ci offre un travail franchement rigide (mais j'ai si peu regardé Offspring que ça se trouve, elle est tout le temps comme ça), et d'autant plus dommageable qu'elle occupe 90% du temps d'antenne de la série, quand même.

Ok, j'arrête.
Parce qu'en définitive c'est le SEUL défaut de Paper Giants.

PaperGiants_2
J'ai d'ailleurs trouvé la prestation de Rob Carlton, qui interprète Kerry Packer, bien plus impressionnante. Dans le genre intériorisé aussi, mais incroyablement réussi, au point que quand le scénario explicite, vers la fin du second épisode, la relation de Packer à son père, on trouve presque que c'est trop tant Carlton avait tout su exprimer sans rien dire. Car le personnage de Kerry Packer est de ces grands muets qui agissent plus qu'ils ne parlent. Et d'ailleurs, quand il s'exprime, Packer ne parle pas, il hurle. C'est un peu le chaud et le froid avec lui, et on sent bien que ce n'est pas tout à fait de la colère, mais qu'il y a un problème de maîtrise, et que les employés de sa publication en font les frais, sans pour autant le détester, juste le craindre. Personnage à la fois antipathique en apparence, et profondément attendrissant quand on prend le temps de l'observer au calme, Kerry Packer est une force vive de la mini-série, et certainement celui qui a le plus fait pour Cleo (j'irai jusqu'à dire qu'Ita a sans doute moins donné pour ce magazine que lui).

Car l'histoire du magazine Cleo est de ces épopées comme on n'en fait plus, dans un monde où aujourd'hui, derrière le produit, il y a de moins en moins de convictions. Ita Buttrose se voit confier par Franck Packer (père de Kerry, et à la tête d'un puissant groupe de presse australien, ACP, pour Australian Consolidated Press) un projet pourtant simple : installer la franchise Cosmopolitan en Australie. Malheureusement, l'accord tombe rapidement, Cosmopolitan décidant qu'il n'y a pas besoin d'ACP pour cela, et ainsi nait Cleo, portée par Buttrose et Packer fils, qui tentent d'innover en matière de presse féminine tout en prenant Cosmopolitan de vitesse, ceci contre les incessantes barrière qu'érige Packer père, un esprit conservateur tant en presse que pour la place de la femme. Ita Buttrose et Kerry Packer vont donc porter Cleo à bout de bras pour réussir à en faire le magazine qu'ils veulent vraiment, soulignant combien le combat pour l'indépendance de Cleo est similaire à celui des femmes.

Car c'est inévitablement de féminisme dont il est question ici. Entre le magazine pour femmes qui chercher à exister par lui-même, sa rédactrice en chef Ita qui tente de résoudre l'équation travail/famille, et les problématiques abordées par le magazine lui-même, on est en plein dedans. A cela vient s'ajouter le parcours de Leslie, la secrétaire d'Ita, une jeune femme venue des quartiers populaires qui va lentement se prendre en main et se révéler à elle-même, pour assumer ses envies, ses choix et ses décisions. Tant de parcours mis en parallèle en 3h ne pouvaient passer inaperçus.

Pour aborder les sujets de société, Paper Giants emploie des procédés assez classiques, mais réussis, en piochant dans les archives tant du magazine que de la télévision. Couvrant 3 années, la mini-série parvient à parler pourtant des couvertures de Cleo, des publicités à la télévision, de sortir des extraits des journaux télévisés sur les évènements politiques et même d'effleurer la guerre du Vietnam.

Hein ? Vietnam ? En Australie ? Eh oui, comme vous dites, ça fait un peu bizarre, tant la guerre du Vietnam est assimilée dans nos esprits à l'histoire américaine. En réalité elle a préoccupé les Australiens aussi (déjà pour des raisons de proximité géographique).
Et c'est un peu là le véritable défi pour le spectateur français (ici une spectatrice). Devant Malenfant, je m'étais aperçue que j'étais peu au fait de l'histoire québécoise ; en comparaison, ce n'était rien. Car Paper Giants s'inscrit tellement dans l'histoire australienne qu'on prend vraiment la mesure de notre ignorance en matière d'histoire étrangère. Vous vous rappelez quand, au collège et au lycée, vous aviez l'impression de devoir apprendre des trucs sur tous les pays de la planète ? Ce n'était qu'une impression. On ne sait rien, on ne nous apprend rien, j'en ai la conviction aujourd'hui après avoir ressenti une telle absence de référence devant les allusions au contexte politique et social de l'époque. Pas la moindre idée de ce qui a bien pu se passer en Australie pendant cette décennie. C'était vraiment un choc parce qu'on est tellement imbibés d'histoire américaine qu'on n'imagine pas un instant être autant dans le flou lorsqu'il s'agit d'un pays anglophone ; comparativement j'aurais trouvé plus normal d'être perdue devant une série mexicaine sur la même époque. Et ce faisant, elle décida de vérifier s'il existait une série mexicaine sur la même époque.

Ce n'est que l'une des nombreuses dimensions qui font vraiment réfléchir devant Paper Giants. Une série qui n'est pas faite pour les femmes, mais qui devrait, assurément, motiver chez ces dernières quelques interrogations de plus que chez les spectateurs masculins, cependant. J'ai par ailleurs été rassurée de voir que, contrairement à ce qu'annonçaient certains sites parlant de la mini-série avant sa diffusion, l'aspect "mode" a été à peine effleuré, au lieu de constituer un aspect lourdingue. Pour autant, les tenues d'Asher Keddie sont superbes et elle est impeccablement maquillée et coiffée, avec un soucis du détail qui fait honneur à son styliste. Mais c'est sans surcharge, et sans jamais prendre le pas sur l'intrigue, ni diminuer les efforts de celle-ci pour être sérieuse.

PaperGiants_3
Dans l'ensemble, Paper Giants est une excellente production, à défaut d'être vertigineusement parfaite. Et c'est un engouement sincère que j'ai ressenti en début de semaine, bien qu'un peu tiédi, vous l'aurez compris, par la prestation de Keddie. Menée tambour battant, cette chronique multidimensionnelle est captivante, et personnellement je comprends tout-à-fait qu'on en veuille plus. Ce n'est pas assez long, j'aurais aimé suivre plus longtemps Ita ou Kerry (surtout Kerry, à vrai dire), et si on en croit les dernières news, Nine et ABC1 sont toutes les deux sur le coup, donc c'est à surveiller dans un an environ. Le projet de Nine se basant plus sur la carrière de Kerry Packer, j'espère qu'ils garderont Rob Carlton, mais dans tous les cas, l'épopée est intéressante.
Mais pour en revenir à Paper Giants (ne mettons pas la charrue avant les boeufs), cette mini-série devrait à bien des égards susciter l'intérêt des téléphages curieux. Allez quoi, ce sont seulement trois petites heures de découvertes que je vous encourage à faire. Pour une série historique, en plus. Je suis sûre que quelques uns parmi vous gagneraient à s'y pencher, tels que je vous connais.
Sauf ceux qui commentent pas parce qu'eux, je peux rien leur recommander, je sais pas ce qu'ils aiment. Exprimez-vous, les gens.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Paper Giants: The Birth of Cleo de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:48 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-04-11

Regard d'outsider

C’est un peu comme si tous les blogs que je fréquente connaissaient Game of Thrones avant que la série ne pointe son nez. Quant à moi, c’est plutôt la même situation que pour le comic de The Walking Dead : si je n’ignorais pas que l’histoire soit antérieure à la série, je n’avais pour autant pas lu le support original. Et pour tout vous dire, je n’ai pas de regret, car là encore, comme pour The Walking Dead, ce n’est pas mon genre de lecture, de par l’univers comme le format. Il faut dire que la fantasy, moi, c’est pas ma tasse de thé, si cela était encore à démontrer après mon post sur le Siqueur (je pourrais vous mettre un lien, mais vous êtes grands, hein, vous savez utiliser les tags).
D’ailleurs, si mes camarades La Sorcière et Livia ont hésité avant de regarder le pilote de Game of Thrones, craignant que l’adaptation télévisée ne soit pas à la hauteur de l’œuvre originale, de mon côté, j’ai hésité pour d’autres raisons : une allergie assez profonde au genre. Obstacle d’autant plus difficile à contourner, quelque part. Mais j’ai fini par me lancer, en ne sachant rien d’autre de la saga que ce que j’en avais vu sur les quelques affiches promotionnelles de la série, me disant que si je refuse de voir un pilote sortant autant des sentiers battus, je n’ai plus le droit de me plaindre à chaque saison des séries fades (et souvent policières) qui semblent tourner en rond. Mais la méfiance était là.

La première scène m’a laissée… de glace. Pas de problème avec la réalisation, évidemment, mais avec cette forêt enneigée, cette ambiance morne et ces quelques soldats perdus en territoire ennemi, je n’ai pas eu l’impression de voir quelque chose de bien différent. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais de toute évidence, pas à ça. D’ailleurs, que cette scène finisse sur une variante moyennageuse des zombies n’était pas fait pour aider (je le jure, mes comparaisons avec The Walking Dead s’arrêteront là).

Fort heureusement, c’est là qu’est intervenu le générique, et là je peux vous dire que, si la première scène ne m’avait pas conquise, toute ma mauvaise humeur s’est envolée dans l’instant. Quelle merveille ! Même si ces mécanismes font plus penser à du steampunk que de la fantasy, tout ça est du plus bel effet, et pédagogique par-dessus le marché, ce qui ne nuit pas parce que, croyez-moi, quand on aborde l’histoire sans rien en savoir, on ne crache pas au moins sur une petite carte.
Car la question se posait, naturellement, de savoir si j’avais besoin d’être initiée pour comprendre la série. Je m’étais refusée à lire la pourtant copieuse documentation fournie chez La Sorcière, parce que, je ne sais pas comment l’appeler autrement, mais j’ai cette espèce d’orgueil téléphagique, qui prétend que si je suis obligée de potasser de la documentation pour comprendre une série, c’est que la série est mal gaulée et puis c’est tout. Mais je partais nécessairement avec un handicap tout de même. Et si la pédagogie se borne, en définitive, à cette carte du générique, pendant ce pilote, il faut quand même admettre qu’elle est très éclairante. La position géographique des personnages (et Dieu merci, leurs couleurs de cheveux) suffisent à permettre de mémoriser la dynamique de chaque famille.

AutumnfotheWinterthatsComing
Mais je l’ai dit, la pédagogie sur l’univers de la série est ultra-rare dans ce premier épisode. Ça ne me choque pas de ne pas retenir tous les noms des personnages : c’est quelque chose que je suis infoutue de faire pour n’importe quelle série avant deux à trois épisodes, de toute façon, donc c’est pas le soucis. Par contre, ne pas réussir à distinguer certains personnages (ici plus particulièrement l’aîné de… la famille rousse, et son demi-frère le bâtard), c’est déjà plus gênant. Et puis, dans le fond, pas mal de visages secondaires sont passés trop vite (je n’ai, en gros, retenu que celui du frère du… père de la famille rousse) (il est vraiment trop tôt, ya pas moyen) (nan mais par contre, vraiment, merci pour le code couleur, les mecs).
Après, ce qui me laisse pantoise, c’est d’expliquer si peu l’univers. Comment les deux gamins aux cheveux de nacre se sont-ils retrouvés de l’autre côté de la Narrow Sea et pourquoi ? J’ai eu du mal à adhérer à la soif de vengeance et de reconquête du frérot sans avoir cette information. Ce qui est d’autant plus gênant que le frérot en question est excessif (mignonnette petite phrase sur sa sœur qui peut bien passer dans un gang bang, il s’en tape, l’essentiel c’est de récupérer le trône), et donc qu’il faudrait au moins connaître la raison de son amertume pour comprendre un peu ce qui se joue chez lui. Bien-sûr, ça peut être expliqué ensuite et j’ai envie de dire qu’il y aurait intérêt, mais quand même, quelques éléments basiques de compréhension manquent. Pour résumer, le méchant est bien trop méchant, et si la seule chose qui donne du relief à son personnage, c’est qu’il soit blond, ça fait peu (parce que j’ai bien conscience que d’habitude le méchant est brun et le gentil blond, mais casser ce seul stéréotype ne suffit pas). Donc là, on tombe dans quelque chose d’un peu manichéen, de la même façon que la famille rousse, ce sont les super gentils qui vivent au creux des robustes montagnes dans une grande, large et saine famille où on s’aime tous (pourvu d’être du même sang). Bon alors moi, j’aime les roux, vous le savez, mais pour autant je ne pense pas que le choses doivent nous apparaître si caricaturales d’entrée de jeu, ce n’est pas vraiment partir d’un bon pied.
En fait, on sent bien que la série a une énorme mythologie à présenter et qu’elle va s’ingénier à le faire très lentement, en distillant des éléments. Ce qui est probablement le signe que pour pouvoir détailler un peu le passé, l’intrigue sur les évènements à venir va arriver de façon très lente, je suppose. Parce que faire les deux en même temps et au même rythme, ça va être difficile, vraisemblablement.

Alors attention. Là je sens que je cours le risque de me faire lyncher, "t’as aucune patience", machin, bon, je le répète : je devine bien que tout ça va s’étoffer ensuite, et prendre du rythme probablement aussi. Mais normalement, l’épaisseur d’un personnage n’attend pas le nombre des épisodes, j’ai envie de dire.

Et en fait justement si. J’ai de la patience. Car je ne me suis pas laissée démonter. Vous voyez comme vous êtes mauvaises langues ? Car malgré tous ces défauts pas vraiment affriolants, progressivement, on est pris dans l’épisode, on commence à développer une certaine fascination pour certains personnages (la… euh, fille là, et le euh… lui, vous savez ?), et même si ça reste assez superficiel puisqu’on en sait très peu sur eux et leur background, on a progressivement envie de les suivre, même quand on a du mal à suivre.

Globalement, certaines choses se devinent, mais deviner n’est pas assez. Et finalement, on peut considérer que si j’ai envie d’en savoir beaucoup plus, c’est bon signe.

Hot
En fait, je suis sortie de ce visionnage avec le regret terrible de ne pas avoir attendu plus pour regarder Game of Thrones. Parce qu'une heure, c’était en fait très court, et c’est typiquement le genre de séries qui gagne à être dévorée plusieurs épisodes à la suite, pour compenser le rythme auquel les choses avancent (ou pas), et les mystères encore trop épais autour de plein d’éléments de mythologie.
Oui, au final, et ça n’était pourtant pas acquis, Game of Thrones m’a plu, m’a captivée, m’a envoûtée. Le fait qu’il y ait peu d’éléments magiques a joué, c’est sûr, car je ne suis pas certaine que j’aurais autant accroché si de tels artifices étaient apparus dés le début (mais je pense deviner que ce sera le cas ensuite).

Mais c’est essentiellement l’attachement à certains personnages qui fonctionne, et qui donne envie de rester. Le potentiel est là, dans ces caractères forts et pourtant touchants. Il faut maintenant l’exploiter et développer l’histoire pour que le fil se déroule de façon plus fluide. C'est à cette condition que je finirai la saison.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Game of Thrones de SeriesLive.
Que je n'ai pas faite moi-même, ça fait du bien, pour changer.

Posté par ladyteruki à 21:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

[DL] Kommissarie Winter

Et votre coeur fait boom. Le mien, en tous cas. C'est un peu comme avec Borgen : il y aura toujours, désormais, une part d'affectif lorsque je vous parlerai de Kommissarie Winter.

J'entends la musique, et je fonds. Je me revois dans ce grand théâtre pendant la nuit des pilotes nordiques (imaginez : que des pilotes, de séries totalement inédites à mes yeux, pendant plusieurs heures... vous voyez le trip ?), m'en prenant plein les yeux, plein la tronche (la scène du meurtre, essentiellement), plein le coeur. Et quelques heures plus tard pouvoir aller communier avec le réalisateur, et discuter plus d'une demi-heure avec lui de cette série qui m'avait incroyablement touchée (je serais une bien piètre journaliste, incapable d'être objective que je suis !) tout en évoquant Torpedo, dont j'ai soigneusement évité de lui dire que je l'avais cagoulé, mais dont il a apprécié le fait que je savais de quoi il s'agissait.
Désolée d'avoir l'air de me vanter, mais voilà, en plus de mon émerveillement devant le pilote (relaté en détail à l'époque, n'hésitez pas à user et abuser des tags, c'est là pour ça), il y a ce plaisir intense de parler d'une série qu'on a découverte et appréciée dans l'instant, avec quelqu'un qui y a travaillé. Voyez, je préfère cette rencontre à toutes les autres que j'ai pu faire dans ma vie avec des gens célèbres, même avec Alexandre Astier, parce qu'il s'est passé un truc vrai et intense. Alors j'écoute le générique de Kommissarie Winter, et je retourne sur le canapé rouge, voilà. Désolée pour ce petit moment.

KommissarieWinter
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors après, on est d'accord que visuellement, ça n'inverse pas le sens de rotation de la planète, mais c'est suffisamment élégant pour qu'on se taise. Et puis, ce plan de fin, je sais pas, il m'émeut.
C'est comme les plans sur le regard de Sarah Lund dans Forbrydelsen (pour rester sur le même continent), j'ai l'impression d'entrer dans la tête du personnage, de voir avec ses yeux, d'éplucher le paysage pour tenter d'y voir clair. C'est juste que moi je fume pas, voilà tout. Mais sinon, on est vraiment dans l'idée de voir avec les yeux du personnage, pas juste de le regarder faire.

Pff, vous savez, plutôt que passer du temps avec Trygve, sur ces canapés rouges, j'aurais plutôt dû faire ami-ami avec les mecs qui avaient les bandes des épisodes. Je serais rentrée avec une cagoule sous-titrée du pilote de Kommissarie Winter, vous imaginez ? Et de quelques autres, si ça se trouve. Que d'occasions manquées...

Ainsi s'achève notre jeu des génériques spécial Séries du Monde. J'espère vous avoir fait découvrir quelques horizons insoupçonnés... et vous avoir donné envie de fréquenter la rubrique. Merci à tous pour votre épatante participation !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Kommissarie Winter de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:39 - Médicament générique - Permalien [#]

[DL] Ard Khas

Ce n'est hélas pas tous les jours qu'on peut parler d'une série égyptienne. Croyez bien que je suis la première à le regretter quand je vois pareil générique. Franchement, si vous parlez l'arabe et que vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, des petits sous-titres ce ne serait vraiment pas de refus. Parce que je ne peux évidemment pas parler de coup de coeur pour Ard Khas, mais si cette série était dans une langue que je comprends, je pense que je ne me ferais pas prier pour regarder. Vous me direz : je m'efforce bien de regarder des séries israéliennes sans sous-titres, alors pourquoi pas égyptiennes ? Bah je sais pas, ça semble encore plus difficile à comprendre. Mais vraiment, je le regrette, alors si vous savez comment je peux y remédier, ne vous privez pas, glissez-moi un mot, un lien, ou un email en commentaires.

ArdKhas
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Bon, le coeur de notre sujet, maintenant : Ard Khas, le générique. D'une durée de 2mn29, déjà. Ca met dans de bonnes dispositions !

Je rappelle pour ceux qui n'ont pas encore été fouiner du côté des fiches égyptiennes qu'il s'agit d'une série qui, sur le papier, narre le parcours de 5 jeunes vers la gloire, alors qu'ils tentent de faire leurs premiers pas dans le showbiz. Donc là, vous pensez, c'est normal, à Fame, ou bien à Un Dos Tres si vous manquez cruellement de culture, et vous imaginez un générique pop, rythmé, jeune, branché, tout ce qu'on veut. En phase avec ce que nous évoque d'ordinaire le show business et la célébrité.
Eh bien pas du tout, et ce qui transparaît dans ce générique est précisément ce qui m'attire dans cette série. D'ailleurs, je vous avoue que si je n'avais pas découpé ce générique moi-même, je douterais de l'exactitude de sa provenance. C'est tendre, c'est intrigant, il y a un côté "qu'est l'âme innocente de ces enfants devenue", ça dépasse tout ce que j'ai vu en la matière. Et la musique est totalement au service des images, extrêmement désarmante.

Souffrez que je me répète, mais un jour, j'aimerais bien voir (et comprendre) Ard Khas. Je sais, c'est pas cool ce que je viens de vous faire : maintenant, vous aussi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (voilà, c'est ça : comme moi) : la fiche Ard Khas de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:28 - Médicament générique - Permalien [#]

[DL] Majka

Les génériques qu'on parvient à dénicher ne sont pas toujours les meilleurs, mais, puisque que les deux prochains génériques vont être des pointures, accordons-nous une minute de pause. Tous les génériques polonais ne peuvent pas ressembler à celui de Naznaczony, soyons réalistes.
Et puis, ce qui est intéressant c'est que Majka est l'adaptation d'une telenovela sud-américaine (peut-on parler de telenovela polonaise dans ce cas ?), et que c'est pas vraiment le truc que je vais poster tous les jours non plus.

Majka
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui me fait marrer avec ce générique, c'est le soucis d'économie. Appelons ça comme ça.
"On va lancer le remake d'une série étrangère, qu'est-ce qu'on pourrait faire d'autre pour économiser des sous ? Oh bah, je sais, on va aussi faire enregistrer la reprise d'une chanson connue !".

Que les petits airs à la Ally McBeal, la petite chanson sans ritournelle légère et le joli chapeau de la dame ne vous abusent pas, pourtant : il se trame derrière Majka quelque chose de plus qu'une simple comédie romantique. On parle d'une jeune Polonaise qui se voit inséminer le bébé d'un autre couple.
Je répète : insémination. Pologne. Vous y êtes ? Autant vous dire que l'option avortement est étudiée avec plus de soin dans The Secret Life of the American Teenager. Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour trouver des chocs culturels dans les séries... Après je ne doute pas un seul instant que cette fort opportune grossesse serve à jouer sur un triangle amoureux plus classique, mais faut quand même admettre que la même situation, dans une autre société, ne conduit pas nécessairement à une série de 190 épisodes ! Ça fait réfléchir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Majka de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:14 - Médicament générique - Permalien [#]

20-04-11

[DL] S.O.S.: Sexo y otros Secretos

Si le début du pilote m'a endormie, au point que je n'en tenterai jamais la fin, j'ai bien accroché sur le générique de S.O.S.: Sexo y otros Secretos, tout simplement parce qu'il est à la fois simple et super girly. Vous prenez une craie, un tableau noir, et vous laissez une illustratrice de publicités pour des cosmétiques dessiner des fleurs dans tous les sens... et hop, vous avez un résultat en phase avec la série, sans tomber dans les clichés habituels. Bonus : on joue sur les couleurs pour bien montrer que le rose c'est pour les filles à la vanille. Voilà, c'est aussi simple que ça de faire un générique sympa, bien que pas inoubliable.

SOSSexoyotrossecretos
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Parce que finalement, pourquoi faire un générique dément quand la série n'a rien d'épatant, et a juste pour vocation de jouer sur les tendances Sex & the City ou Desperate Housewives de ces dernières années ? Je trouve qu'au moins, on n'est pas abusés sur la marchandise, et ça renforce mon estime pour le générique. C'est honnête, et en même temps c'est pas bâclé.
Sans compter que très franchement, la musique rentre très bien dans la tête (pour en sortir c'est une autre histoire). Considérez-vous avertis...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche S.O.S.: Sexo y otros Secretos de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:39 - Médicament générique - Permalien [#]