ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-10-10

Une famille en or

C'est l'une des choses qui m'ont toujours fait rêver dans les séries : la famille. Plus je regarde de séries avec des histoire de famille et plus j'ai l'impression de toucher au merveilleux, voire au surnaturel. On a tous grandi dans un certain modèle familial, et on en pense ce que l'on veut/peut, mais au final, pour moi, les séries, ça a beaucoup été ça, une façon de voir d'autres modèles que le mien, de rêver, de me laisser faire et imaginer ce que ce serait de vivre dans ces familles-là. Certains collent des cartes postales sur leur mur, j'avais des épisodes de séries dans ma telephage-o-thèque.

Entre la fin de mon adolescence et le début de mes premières années d'adulte, je rêvais béatement devant Corky, puis 7 à la Maison (parfaitement consciente des faiblesses de la seconde, mais non moins émerveillée), en me disant que c'étaient là des familles idéales. Des familles comme je n'en voyais qu'à la télévision, où les parents étaient gentils, soutenaient leurs enfants, où les amis entraient et sortaient de la maison, où il se passait toujours des choses joyeuses (ces qualités n'étaient pas équitablement réparties entre les deux séries que j'ai citées, mais bon). On pouvait vivre des coups durs, des prises de bec ou autres, au final on se savait aimé dans ces familles-là. Personne n'en doutait jamais. C'était ça qui me charmait. J'avais intensément envie de penser qu'il existait dehors d'autres familles que la miennes, qui ressemblaient aux Thatcher ou aux Camden. C'était un peu comme penser qu'il existe une plage aux Bahamas pendant qu'on attend le bus sous la pluie, ça ne changeait rien de ce que je voyais et vivais, mais ça m'aidait, en quelque sorte, à ne pas totalement désespérer.

Et puis un jour, ne me demandez pas comment c'est arrivé, mais j'ai réalisé que mon idéal de famille de télévision était proprement inatteignable. Trop idéal, justement. Aucune famille n'est comme ça.
Je ne vous cache pas qu'après des années à croire que ce genre de familles existait comme une enfant croit au Père Noël, cette réalité m'est apparue comme brutale. J'avais placé la barre trop haut et cette seule pensée me décevait au-delà des mots.

Pendant très longtemps je n'ai plus eu d'idéal familial à la télé. Les familles qui apparaissaient sur mon écran arrivaient encore à me charmer, mais pour ce qu'elles étaient, et non pour ce que je pouvais transférer sur elles. Je me réchauffais avec un Oishii Gohan, m'amusait devant un Brothers & Sisters, mais j'avais cessé de me dire que je voudrais une famille comme ça, dans l'idéal. Quelque chose était cassé, la famille de télévision ne me faisait plus rêver, elle me transportait ailleurs mais me redéposait chez moi à la fin de l'épisode. Je ne gardais plus dans mon cœur la certitude qu'une famille pouvait ressembler à ça. C'était plus réaliste, ça c'est sûr, mais je ne saurais dire si c'était mieux. En tous cas depuis pas mal d'années, j'en étais là, me fascinant sporadiquement pour des arbres généalogiques de télévision, mais n'emportant plus avec moi, secrètement, la pensée que ces familles étaient potentiellement réalistes.

Je crois que je viens de comprendre ce que j'aime tant dans Raising Hope. Les Chance sont une famille en apparence dysfonctionnelle : les parents étaient encore ados quand Jimmy est né, ils vivent dans une maison crade et accumulent les bizarreries et les conneries...
Et pourtant c'est certainement la famille la plus fonctionnelle que j'aie vue à la télévision depuis longtemps.

Dys_fonctionnel

Regardez les parents : ils sont peut-être marteau, le père est peut-être benêt et la mère franchement tyrannique, et pourtant, en dépit de ça, en dépit du fait qu'ils se sont visiblement mis à la colle trop jeunes et pour de mauvaises raisons, en-dehors du fait que leur intellect n'est pas spécialement développé ou qu'ils ont un caractère épouvantable, passé le fait qu'ils ne font jamais que s'irriter l'un l'autre...
...Malgré tout ça, c'est le couple parental le plus soudé que je connaisse à la télévision actuellement. Ils se bouffent le nez en permanence mais ça ne les ébranle pas. Ils partagent visiblement leurs secrets, leur faiblesses et leur forces sans que jamais cela ne mette en péril quoi que ce soit. Ils ont un profond respect l'un pour l'autre, savent se ménager des espaces privés, respectent les différences. Ils savent déconner ensemble, mais aussi prendre les responsabilités individuellement quand ça s'impose.

Et en regardant l'intégrale de la série à ce jour pour la, oh je sais pas, cinq ou sixième fois depuis que la série a commencé, je m'aperçois que je recommence à me dire que, wow, une famille qui fonctionne vraiment, ça doit être possible, quelque part là-dehors.
Ce n'est peut-être pas une famille de carte postale avec une jolie maison et un chien dans le jardin, mais c'est, sincèrement, la meilleure famille de télévision que je me sois trouvée depuis des années.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (ou d'insomnie) : la fiche Raising Hope de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 01:22 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Enchantez-moi !

Je pioche mes idées dans ma timeline Twitter, je ne vous le cache pas. Mais je crois que c'est une méthode qui en vaut une autre, dans le fond ! Et le problème c'est aussi que je lis La Sorcière, ça joue. Bref j''ai l'impression d'entendre parler de cette série de façon croissante, donc il serait peut-être temps que je m'y (re)mette. Enfin, ça dépendra de vous.

Dois-je (re)regarder Merlin ?

Merlin

Les pour :
- Ce que je devine de l'histoire d'après mes quelques lectures semble assez intéressant, du moins pour ce que j'en perçois, dans le sens où Merlin semble confronté à un destin important, et que son personnage principal semble en permanente souffrance. A vrai dire, ce serait même l'argument numéro un qui fait que j'ai commencé à cagouler le pilote.
- Anthony S. Head (nan mais au moins je suis franche avec vous, quoi...)

Les contre :
- L'accent britannique. Il me faudra de bonnes raisons d'aller au-delà de cet inconvénient majeur, qui est un peu ma kryptonite, comme vous le savez.
- J'avais vu les 2 ou 3 premières minutes du pilotes. Je me souviens essentiellement d'avoir ronflé... Je vois d'après mes tags que j'avais même fait des comparaisons avec le Siqueur. Ouh ça sent pas bon.
- Encore du fantastique... pourquoi tout le monde ne semble parler que de séries fantastiques ? C'est terrible ça quand même.
- Il a une tronche bizarre le héros. Il ressemble vraiment à un elfe chétif pendant toute la série, ou en vrai il en impose, des fois ?
- J'ai l'impression que les spectateurs (devrais-je dire spectatrices ?) de la série ont tendance à shipper à mort. Si c'est encore un truc plein de romances et de machins, je passe.

Comme vous le voyez, je suis loooin d'être conquise d'avance, mais je suis aussi tout-à-fait disposée à faire l'effort de me remettre devant le pilote (et tenir plus que 2 ou 3 minutes, autant que faire se peut) si vous me dites qu'il y a quelque chose pour moi à la clé. Donc maintenant, c'est à VOUS de me convaincre...

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

Posté par ladyteruki à 00:03 - La une est à VOUS - Permalien [#]