ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

02-10-10

On peut être et avoir l'été

Quelle saison délicieuse on vient de passer au Japon ! Comme il est de coutume, alors que la plupart des séries sont sur la fin, je vous ai donc mijoté un petit bilan dont vous allez me dire des nouvelles. Enfin, j'espère...?

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Dorama Panorama - Collection Été 2010

Ah, alors oui, je sais, c'est un autre genre que les articles que vous avez justement pu déguster tout l'été sur les différents pays du monde. Mais c'est ça qui est palpitant aussi, d'entrer dans le détail ! Dans les "Dorama Panorama", il y a plein de titres de séries à découvrir ! Une grille des diffusions ! Des audiences précises ! Je sais que vous avez été nombreux à lire les opus précédents, mais je tiens à vous rassurer : c'est loin d'être mon dernier article sur SeriesLive. Alors, ce que je vous recommande, c'est d'aller jeter un œil à celui-ci, voir un peu ce qui s'y passe, et moi, je m'occupe du reste. La découverte de nouveaux horizons n'est pas finie pour autant, promis.

Et vous savez quoi ? Avec cet article, on en est à une année de séries japonaises couvertes dans le détail sur SeriesLive. Oui-oui, un an de Dorama Panorama. Je ne peux pas m'empêcher d'être un peu sentimentale à l'idée qu'on a déjà vu passer 4 articles de bilan sur le site... et je ne peux m'empêcher d'être excitée à l'idée qu'il y en a encore qui nous attendent.

Si vous avez vu l'une, ou plusieurs des séries mentionnées dans cet article de bilan (et j'ai fait mon possible pour vous en convaincre ces derniers mois), je ne saurais que trop vous encourager à aller y glisser un mot sur la série, ses audiences ou encore les étranges spécificités du système japonais. Et je répondrai à vos questions avec le plus grand des plaisirs, aussi. C'est un jour comme aujourd'hui où, un peu plus que les autres, je vous encourage à aller soutenir ces contenus rédactionnels qui peuvent ouvrir des horizons. Rappelez-vous qu'à chaque fois que je fais un pas, j'ai besoin que vous soyez derrière. Juste histoire de contredire ceux qui pensent qu'un téléphage est un coach potatoe au cerveau paresseux et incapable de s'ouvrir à de nouvelles choses... ou simplement, par goût personnel. Les deux me vont.

Posté par ladyteruki à 22:46 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Le crime ne paye pas assez

De Vegas, on pensait tout connaître. Est-ce que ça ne fait pas 10 ans que Bruckheimer squatte les lieux ? Pourtant, la cité du vice a toujours une espèce de lustre glamour à la télévision, que pas une série portant son nom n'a su entacher pendant cette dernière décennie.
C'est peut-être en passe de changer avec The Defenders. A la vue de son seul pilote, je n'en suis pas certaine, mais c'est en tous cas une option pour la série. A l'inverse de The Whole Truth qui cherche visiblement à combler le vide laissé par Law & Order (mais sans donner le mal d'en avoir la qualité, comme ça nous l'a fait avec les séries médicales qui ont cru pouvoir remplacer Urgences sans se fouler), The Defenders a décidé d'avoir son propre ton, son univers bien à elle, et tant pis si ça ne fait pas très sérieux de prime abord.

Les premières minutes du pilote œuvrent précisément dans ce but : placer l'ambiance de joyeuse déconnade virile entre nos deux avocats, interprétés par un O'Connell fidèle à lui-même, et un Belushi encore étonnamment en forme. Ils forment un duo qui fonctionne bien, et ne donne pas l'impression d'être là par simple volonté des scénaristes, avec une excellente alchimie. C'est primordial : la série joue plus sur leurs échanges qu'autre chose.

Avec leurs noms pas très sex, leurs tronches d'avocats de seconde zone qui dorment dans leur costard et/ou s'habillent de façon ringarde, ils ressemblent plus à des vendeurs de voiture qu'autre chose. Et ça me plaît. Car pour autant que j'adore les avocats de télévision, il faut quand même admettre que ceux-ci semblent le plus souvent être des personnages raffinés, représentant souvent une certaine élite, alors qu'on sait tous qu'aux USA il y a des pubs à la télé pour des avocats à 10$ de l'heure qui vous proposent d'attaquer en justice le fast food qui vous a servi un café trop chaud. Ces avocats-là, bizarrement, la télévision passe la majeure partie de son temps à faire semblant de ne pas les voir, ou les traite avec mépris quand un de nos valeureux soldats de la Justice se trouve confronté à eux. C'est dommage de fermer une porte sur tout un univers ! Le pilote de The Defenders montre justement le tandem inaugurant un panneau publicitaire dans cet esprit, et ce côté miteux/crapuleux n'a que plus de saveur à Las Vegas, une ville en toc où même l'oxygène est artificiel ! On imagine déjà les affaires "typiques" (sinon pourquoi situer la série précisément ici ?) qu'ils pourraient avoir à traiter ; gain de cause me sera donné furtivement quand le panneau amènera des clients aux cas tous les plus savoureux les uns que les autres.
Ce sont ces affaires-là que j'ai envie de suivre. Pour les crimes "normaux", il y a déjà plein d'autres séries judiciaires, après tout.

Defenders

A ce stade, et bien que certaines petites choses m'agacent légèrement, je dois bien avouer que ma curiosité a été piquée. Le meilleur reste toutefois à venir.
Je vous l'ai dit : l'impératif d'une série judiciaire, c'est d'être intelligente, quelle que soit la façon qu'elle choisisse de l'être. The Defenders y parvient en proposant une série où les avocats obtiennent gain de cause... sans avoir recours à des arguments légaux. Ou si peu. Bluff, effets de manche et coups tordus sont au programme (et si ça implique de se taper une procureur dotée de lèvres de cauchemar, qu'il en soit ainsi). Sur ce plan, c'est vraiment Belushi qui est le roi (il a été à bonne école), et il a toute latitude pour cabotiner à mort, ce qui est juste parfait.

The Defenders est un divertissement futé et taquin sur le côté poisseux du métier d'avocat, et le pilote en est à un stade où, en tous cas, ça peut devenir franchement jouissif pourvu de lâcher la bride. Exit le glamour, exit les visages graves, exit le decorum : ce duo de rascals emprunte aux classiques des buddy series pour nous parler de quelque chose de tout aussi vrai que ne le ferait une série plus sérieuse, mais sur un mode nouveau. Ça fait du bien, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Defenders de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:13 - Review vers le futur - Permalien [#]