ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-09-10

[DL] Mioka

Pour bien souligner l'ambiance de demi-pathos de Mioka, où l'on vous demande bien gentillement de pleurer mais pas trop, le générique joue littéralement sur l'idée de pleurer seulement à moitié, avec des personnages qui pleurent en souriant. Ou qui sourient en pleurant, on ne sait pas trop. C'est un peu étrange comme concept, mais on comprend bien l'idée, au moins.

Mioka
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Tout cela entrecoupé de plans de Mioka qui s'ébat joyeusement dans une sorte de paradis blanc et ouaté, avec la voix un peu abimée de Masaharu Fukuyama qui, non content de jouer dans le jidaigeki de NHK pendant toute l'année 2010 (Ryoumaden, pour ceux qui ne suivent pas), a apparemment aussi le temps de sortir un single.
Certaines parties de ce générique me font un peu penser à celui de 14 Sai no Haha, c'est juste moi ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mioka de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:47 - Médicament générique - Permalien [#]

04-09-10

[Day 4] C'est toujours celle qu'on voit en premier

MemeSNL_4

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

[DL] The Big C

Calme, décontraction, fluidité et malice, sont les maîtres mots de ce générique aux couleurs vives mais sans violence pour la rétine. La musique est à l'avenant et donne furieusement envie de siroter un jus d'ananas (mais ce n'est peut-être que moi). En bref, voilà un générique estival au dernier degré, à apprécier calmement...

TheBigC
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais les plus observateurs parmi vous auront remarqué que le générique que je vous propose est intitulé "saison 1". C'est en effet ma conviction, comme je vous le disais il y a peu : The Big C va à mon avis tirer partie de son concept pour nous fournir des génériques variés. On imagine mal comment la saison qui se situera en hiver pourrait baigner, littéralement, dans une telle ambiance ! (même si a priori les travaux pour la piscine devraient reprendre en saison 3, si la série est cohérente avec elle-même). Pour l'instant, Cathy profite de la vie, mais peut-être qu'à l'automne les symptômes de la maladie l'empêcheront de flotter avec allégresse, qu'en hiver elle trainera frileusement autour de la piscine gelée, etc... chaque générique reflétant ainsi le thème de la saison, et une phase de la maladie.

Donc voilà, ce que je vous offre ici, tenez-le pour dit, c'est le générique de la 1e saison. Je ne sais pas encore à quoi ressembleront les suivants, mais il ne fait aucun doute dans mon esprit qu'ils ne ressembleront pas à ça.
J'aime The Big C.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big C de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:49 - Médicament générique - Permalien [#]

03-09-10

[DL] Capitu

D'abord et avant tout, je m'excuse très humblement pour la qualité de ce générique sur un plan purement technique. Ça me navre au moins autant que vous mais enfin, c'est le mieux que j'ai trouvé en rapport taille/qualité d'image. En fait, ça me plonge dans un désarroi dont vous n'avez pas idée car je crains que ces petits désagréments vous empêchent de profiter clairement du génie du générique...

Capitu
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alliant une fois de plus l'originalité créatrice à un talent inouï pour remettre au goût du jour des techniques visuelles classiques, Capitu est dotée d'un générique vivant, dynamique, foisonnant, incroyablement dense, et instantanément magique. D'une beauté affolante, et pourtant, en n'employant qu'une technique faite de papiers déchirés (réellement ; ce n'est pas un effet ajouté à l'ordinateur), Capitu marque sa différence d'emblée.
J'ajoute que les dernières secondes du générique changent d'un épisode à l'autre, ce qui en fait quasiment une curiosité à elle seule. Ah, je pourrais parler de Capitu pendant des heures. Dommage que je n'en aie pas le temps (j'ai déjà du mal à en trouver pour finir la série...).

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Capitu de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:14 - Médicament générique - Permalien [#]

[GAME] Voyage, voyage

Beaucoup d'entre vous êtes en train de rentrer de vacances, et vous avez l'impression, peut-être, que les ensoleillées journées de voyages exotiques sont derrière vous. Difficile d'être plus éloigné de la vérité. Le temps que nous avons passé ensemble sur ce blog, à parler de séries de tous horizons, ne vous a donc rien appris ?!
La téléphagie, c'est déjà voyager !

Bon, je vois ce que c'est. Vous avez besoin d'un petit peu de soleil, vous. Ça tombe bien, ya du générique à gagner !
Ça fait un mois que le dernier jeu des génériques a eu lieu et ma besace déborde déjà de nouvelles trouvailles. C'est tout juste si j'ai le temps de mettre en ligne les posts rédigés, en ce moment, alors uploader des videos... donc voilà, j'ai tout fait d'un coup ce dimanche, 10 uploads en rafale, et maintenant, ces 10 génériques peuvent être vôtres.

Alors, pour ceux dans le fond qui ont eu une insolation pendant leurs vacances et qui ont oublié comment on joue, je rappelle que le jeu des génériques, traditionnellement, propose de deviner le titre de 10 séries dont le générique, j'insiste, n'a JAMAIS été posté sur ce blog ; ce qui veut dire que si vous avez une idée de réponse, et que la série se trouve déjà dans le flacon, c'est que vous avez mis à côté. Les génériques ici présents peuvent venir de n'importe quel pays, absolument n'importe lequel... pourvu que la série ait déjà été mentionnée sur ce blog. Pour s'en assurer, il y a une liste des tags fort utile, et un petit CTRL+F devrait en tirer tous les avantages. Sinon, sachez que ces séries ont toutes été évoquées ces trois derniers mois, donc au pire...
Chaque fois que vous postez dans un commentaire une réponse exacte, vous avez droit au générique correspondant.

Bonus ! Si vous trouvez les 10 génériques avant dimanche 20h00, je vous proposerai un 11e générique en prime ! Bon, pas de panique, la dernière fois vous n'avez pas réussi à trouver les 10 génériques dans les délais impartis pour gagner le bonus, et personne n'en est mort. M'enfin, vous avez loupé, je ne vous dis que ça...

Ça y est ? Tout le monde est en pleine possession de ses moyens ? Fort bien.
On est donc partis, voilà les 10 titres de séries à trouver :
1 - Une série que j'aime d'amour > The Big C
2 - Une série qui était plutôt attendue > Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku
3 - Une série qui m'a chamboulée > Capitu
4 - Une série qui ne sert qu'une moitié de pathos > Mioka
5 - Une série dont les téléphages pourraient parler, quand même > Underbelly
6 - Une série bien moite > Mandrake
7 - Une série qui est un gros coup de cœur > Huge
8 - Une série que j'ai enfin finie de cagouler > Lockie Leonard
9 - Une  série qui a un bon générique, et rien d'autre > Memphis Beat
10 - Une série que je ne verrai pas tout de suite, mais c'est prévu > The Good Guys

11 - Bonus !!! Félicitations à tous ! > Jeonwoo

Comme j'ai pitié de vous, voilà la répartition des pays : 4 séries américaines, 2 séries australiennes, 2 séries brésiliennes, et 2 séries japonaises. Mais si, mais si allons.

Maintenant, à vous de jouer ! Montrez-moi que vous avez fait preuve de curiosité, et que vous avez retenu quelques petites choses dans tout ce qui s'est dit ces derniers temps. Eh, sinon, à quoi ça sert que lady se décarcasse, té !

Posté par ladyteruki à 21:00 - Games On - Permalien [#]

[Day 3] Ce n'était pas son meilleur épisode, mais c'était l'un des meilleurs épisodes

MemeSNL_3

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Géographie téléphagique

Devant ma propre insistance à ne plus regarder la télé (l'état affligeant de la rubrique Zappeur, Zappeur n'aies pas peur en atteste), j'ai décidé de sévir. Je ne vais certainement pas n'en faire qu'à ma tête, ah ça non, ou alors je devrai d'abord me passer sur le corps !

A l'échelle individuelle, ne plus regarder la télévision est un véritable problème. Au-delà du fait que cela signifie qu'actuellement j'échappe totalement à toutes les tentatives de TFHein ou Hem6 de me vendre du Coca, ce qui est à la limite plutôt leur problème, il s'avère que ne compter que sur la cagoulage pour vivre ma téléphagie me prive d'une grande partie des plaisirs de la téléphagie.
Si je parle à 99,9% de séries dans ces colonnes (à la notable exception de SNL, et en ce moment des Emmy Awards ; tiens à propos je me tâte pour vous en faire un post, de la cérémonie de cette année...), je suis et reste conquise par la télévision dans sa globalité, et c'est la raison pour laquelle je me considère téléphage et pas seulement sériephage. Certes, il y a, comment dire ? Une matière principale, les séries, mais j'ai aussi pris d'autres contenus télévisuels en option et si je n'en parle pas, je ne les apprécie pas moins.

Appréciait, en fait, vu que justement je ne regarde plus la télévision, et que par voie de conséquence, je ne m'amuse pas à aller cagouler un débat, un documentaire ou un journal télé (je n'ai même pas vérifié si c'était possible, et je rappelle à toutes les bonnes âmes qu'en ces colonnes, on ne connaît Youtube que sous la dénomination "le Mal"). Et là réside le problème, car du coup, ma consommation de ces programmes a changé. Elle n'est pas complètement éteinte, mais pas loin. La mutation principale, c'est que désormais, je ne cagoule des documentaires que s'ils m'intéressent et si je tombe dessus. Comprenez : sur un site anglophone (puisque c'est là que je me fournis en série au quotidien).
Du coup, je peux vous cagouler des talk shows, des émissions comiques, parfois des documentaires, etc... mais j'ai quand même largement fait une croix sur la plupart des programmes francophones. Eh oui.

Alors voilà, ça ne peut pas durer. Tentons de comprendre pourquoi ce changement est intervenu...
Je sais bien que d'ordinaire, la rubrique Série de valeurs est plutôt dédiée aux valeurs qui filtrent à travers les fictions qu'on regarde, mais pour une fois, je vais parler de la télévision en tant qu'objet, et non en tant que production "abstraite".

Salon

Car le changement date en fait de l'été 2009, quand, c'est tout bête, j'ai déplacé l'écran de l'ordinateur pour pouvoir bosser depuis le lit. Dans ces conditions, regarder la télé sur mon bel écran plat (l'ordi) au lieu de mon vieux tube cathodique (la télé) est devenu une évidence, et bien vite je n'ai même plus pris la peine d'allumer la télévision, située quelques centimètres au-dessus. La télé, débranchée pour je ne sais quelle raison, n'a jamais plus été utilisée, quand bien même la télévision sur la télé (fournie par Free) n'englobe pas, justement, TFHein et Hem6.

C'est donc bien un problème géographique qui se pose à travers cette désaffection.

Et ça montre bien à quel point l'emplacement de l'écran de télévision est primordial, même si on le savait déjà.
Car il est évident que la télévision, de par son emplacement, conditionne l'importance qu'on lui donne, tout en étant la conséquence de cette même attention qu'on veut bien lui prêter.

J'ai toujours été fascinée, par exemple, par les familles qui ont une télévision dans la salle à manger. Dans ma famille, ç'aurait été proprement impensable d'avoir un écran allumé pendant les repas. On avait bien trop de choses à se dire en gueulant pour laisser une télévision pénétrer dans notre espace sonore, pour commencer. Et puis surtout, c'était absolument indigne des "valeurs familiales" qui avaient cours chez nous, et qui stipulaient implicitement que la famille mérite un repas qui la rassemble et lui permette de passer un moment privilégié (fut-il intégralement utilisé aux fins de se hurler dessus, ou, pire, et heureusement plus rare, s'affronter à coups de silent treatment).
Mais il y avait bel et bien des familles (d'après mes renseignements, une majorité de notre ville de banlieue, en fait) où la télévision avait sa place à table comme n'importe quel autre membre de la famille. On se rendait d'ailleurs compte que selon les familles se répartissaient souvent en deux écoles : celles qui regardaient des émissions de divertissement et rompaient les rangs quand commençaient le journal (mangeant donc à 19h), et celles qui regardaient le journal télévisé ensemble (passant donc à table plutôt à 20h).

De la même façon, ma soeur et moi avons longtemps lutté afin d'obtenir le droit de détenir une télévision dans les chambres. C'est ma frangine rei qui a ouvert le bal avec une télé quasiment lilliputienne qui est arrivée en même temps que notre toute première console (un combat épique mais qui n'a pas sa place dans ces colonnes). Un ou deux ans plus tard, je récupérais un vieux poste des années 80 (je vous parle d'un temps que la génération télécommande ne peut pas connaître) tout juste bon à jouer avec une console 8bits.
Là encore, il y avait dans mon entourage une foule d'adolescents qui avaient la télé dans leur chambre, non seulement parce qu'ainsi ils pouvaient regarder ce qu'ils voulaient, mais bien souvent parce que les différentes générations de la maison avaient ainsi chacune la possibilité de regarder des programmes adaptés (ou moins adaptés pour ceux qui s'arrangeaient et rallumaient le dimanche soir...).

Ainsi la télévision a-t-elle besoin d'une situation géographique dans la maison pour exister en tant que média. Pour nous, les choses étaient toutes autres : pendant longtemps, l'unique poste était dans un meuble télé fermable à clé, tout au fond de la maison, dans un lieu où, en quelque sorte, il fallait faire une effort supplémentaire pour se rendre, le cœur de la maison état plutôt la combinaison cuisine/salle à manger. Le côté "aventuriers de l'arche perdue" de chaque expédition vers le meuble télé reflétait bien l'importance que mes parents lui avaient, plus ou moins volontairement, donnée.
J'ajoute que la crainte distillée depuis notre plus jeune âge qu'allumer la télé, c'était l'abimer, n'aidait en rien notre consommation.

Bref, la situation géographique actuelle de la télévision chez moi a, une fois de plus, joué un rôle déterminant dans ma consommation des programmes. Le problème, c'est maintenant de trouver un emplacement qui lui serait plus favorable, et qui reste logique quand on habite dans un studio configuré pour tenir dans 14m².
La télévision liée aux problèmes immobiliers ? Ce sera ptet l'objet d'un prochain post !

Posté par ladyteruki à 13:36 - Série de valeurs - Permalien [#]

02-09-10

C'qu'il faut pas faire, quand même...

Eh bah voilà, ça devait arriver : à force de cagouler à tours de bras, on a fait peur aux éditeurs et aux diffuseurs. Maintenant, ils sont tellement inquiets à l'idée de ne pas réussir à fourguer une came qu'on se serait déjà procurée ailleurs, qu'ils en arrivent à des extrémités telles que... le mensonge ? Naaaan, appelons ça plutôt l'énergie du désespoir.

Pièce à conviction : la pub de Koba Films pour le DVD de Flashpoint. Série d'action n°1 aux États-Unis ? Mouais. D'une part je conteste le chiffre, d'autre part je rappelle que Flashpoint est une série canadienne (avec 15 nominations aux Gemini Awards de cette année, soit dit en passant pour culture perso).
Mais bon, il y aura long à dire sur le Canada quand viendra le jour de son article sur SeriesLive (car il viendra, soyez-en sûrs).

Toujours est-il que proclamer une série n°1, c'est toujours un peu le gag qui fait pas rire.
Je fais toujours la comparaison avec les chanteurs américains ou français dont on proclame (ça se produit peut-être moins qu'avant, ou bien j'ai juste rompu toute relation diplomatique avec la musique occidentale, voire les deux) qu'ils sont n°1 au Japon. Si vous voulez, on peut aller comparer le Top Oricon de vente de singles (ou albums, for that matter) avec les chiffre avancés. Je m'étais amusée à le faire une fois ou deux, d'ailleurs, et admirablement, le "n°1 au Japon" était en fait "l'artiste occidental n°1 au Japon, mais bon 30e quand même dans le top général" ; dans un classement où désormais les ventes en dizaines de milliers sont la règle, crise de la vente de support physique oblige, convenez que ça ne signifie plus grand'chose.
C'est bon, c'est bon, j'arrête de parler de Jmusic, ne vous inquiétez pas. Ça me manque juste un peu, voilà tout.

Sur la même lancée, essayons de réfléchir aux audiences des séries d'action, et voyons si Flashpoint (série canadienne mais également diffusée aux USA sur CBS) fait mieux ou pire que, par exemple, au pif, NCIS: LA. Là encore, patatras.

Ils pensent donc qu'on n'a pas les ressources pour vérifier leurs dires, tous ces gens-là qui nous pondent des slogans choc ? Sérieusement, je serais curieuse de savoir si cette accroche change vraiment quelque chose dans le comportement des acheteurs. Le DVD de Flashpoint se vendrait-il moins avec un "la meilleure série canadienne du moment" ? (quoi, vous arrivez à m'en citer une autre de mémoire, là, de suite, sans consulter le lien sur les Geminis ?) Au moins ce serait subjectif, donc éloigné de tout mensonge. Euh, pardon : de tout acte désespéré.

Pub_Flashpoint

Tant que j'en suis à parler de publicité pour une série, je voudrais revenir sur la pub de Canal+ pour The Pacific...

"Vous n'en reviendrez pas. Eux non plus". Je suis la seule à trouver qu'il y a surenchère ?
La raison principale de ma réprobation, c'est que franchement, vendre une série de guerre en appuyant sur le fait que tous les personnages vont crever, c'est quand même une vision de la série de guerre qui fait frissonner. Ho, hé, Canal+, on ne va pas voir une version filmée d'un shoot'em up là ! Mais qu'est-ce que c'est que cette mentalité ? C'est la guerre, ya des armes et des bombes et des ennemis, alors on est là pour tenir le score, c'est ça ? Mais enfin, c'est vraiment comme ça que vous voulez vendre une série de guerre ? Vous l'avez regardée ?! Je l'ai regardée (bon, seulement trois épisodes, certes, m'enfin je pense que ça donnait une petite idée du propos quand même), et franchement je n'en étais pas à faire des soustractions parmi les personnages ! C'était bien plus que ça, et ce serait quand même plus honnête (et plus digne de ce que vous essayez de faire passer pour votre ligne éditoriale en matière de séries) de dire qu'on va y voir un peu plus que du sang qui gicle et des mecs qui clamsent dans la boue.
Pourquoi appâter les gens par le mensonge, encore une fois ? Rha, oui, c'est vrai, pardon, appâter les gens par le désespoir, j'oubliais.
J'ajoute une deuxième raison à mon haut le cœur devant cette affiche, c'est que ce slogan-là, ça passe parce que c'est des soldats américains. Collez ce slogan sur, je sais pas, moi, la promo d'un DVD pour Holocaust, mettons, et on va bien voir les réactions. Que je sache, on parle d'êtres humains dans les deux cas...

Mais par les temps qui courent, on ferait tout et n'importe quoi pour vendre une série. Surtout n'importe quoi, visiblement.

Posté par ladyteruki à 22:38 - Point Unpleasant - Permalien [#]

[Day 2] TSW (tout sauf Wiig)

MemeSNL_2

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

01-09-10

Il n'y a pas que le bol qui m'écoeure

Vous avez déjà vu une série raciste ? Attention, hein, vraiment raciste. Je ne parle pas d'une série au ton exagérément patriotique : certes, on ne se sent pas toujours des atomes crochus avec une telle série, mais elle n'est pas raciste pour autant, c'est juste que vous n'êtes pas dans son public-cible. Non, je vous parle d'une série vraiment raciste.

Ce serait trop facile si je vous parlais d'une série qui revendiquerait violemment qu'on brutalise des étrangers, ou incitant au rejet de l'autre. Non, pas un racisme aussi évident, ni aussi spectaculaire.
Vraiment, j'insiste, une série raciste dans le sens le plus banal du terme, un petit racisme ordinaire de derrière les fagots, camouflés sous une bonne dose de sourires et de politesses, le racisme d'une série qui le fait probablement même sans penser à mal, limite avec l'impression d'être tolérante et ouverte.

J'ai vu une série raciste il y a quelques semaines. Désolée de ne pas vous en avoir parlé plus tôt, j'ai préféré d'autres priorités.

Quand je l'ai vue, je n'ai même pas été furieuse. Je n'ai même pas jugé utile de couper avant la fin du pilote. Je n'ai même pas été vraiment offusquée.
Mais quelque part, l'expérience était quand même intéressante. Déjà, parce que la série était raciste, entre autres, envers moi, chose d'autant plus rare qu'il s'avère que je suis blanche et agnostique. Et puis, parce que les manifestations de ce racisme ne m'étaient pas nouvelles, j'en avais déjà entendu parler. Enfin, parce que ce racisme s'exprimait dans un contexte culturel qui n'est pas vraiment sensible.
Si la série dont je vous parle était venue d'Afrique noire, ou d'un pays arabe, nul doute qu'une ribambelle de questions de plus ou moins bon aloi auraient accompagné son visionnage, lequel se serait immédiatement lié avec certaines problématiques actuelles que le gouvernement français a à cœur de ne pas nous faire oublier (je manie bien l'euphémisme, qu'en dites-vous ?). Mais là, j'ai pu voir une série raciste sans que, finalement, aucun lien ne se tisse avec les sujets qui font débat dans notre beau pays.

Le racisme de cette série, je l'ai dit, était dirigé contre moi (bien que probablement de façon bien involontaire), mais n'avait aucun moyen de me toucher personnellement. Je suis consciente de ma chance, car je me demande souvent ce que ressentent certains spectateurs devant la façon qu'ont certaines séries d'aborder certains sujets (pourrais-je être plus vague ?).

Imaginez une série où le personnage principal est une jeune femme moderne, au caractère bien trempé, indépendant, habillée à la dernière mode. Elle pourrait se fondre sans problème dans la masse si elle venait à se promener sous nos latitudes. Mais elle est ici chez elle, donc la question ne se posera pas. Notre héroïne veut enseigner et, par un curieux concours de circonstances, elle se retrouver à enseigner sa langue natale à des étrangers.
Au vu du pilote, on peut raisonnablement deviner que la structure de la série sera la suivante : elle va aider l'un de ses élèves à se fondre dans la société, bien qu'il y soit étranger.

Très vite, il apparait que son premier élève, engagé en outre à temps partiel dans un petit restaurant, a un besoin urgent en vocabulaire culinaires. Elle s'en aperçoit en le voyant se faire engueuler par son patron, en cuisine. Jusque là, admettons que tout va bien. Le langage du patron n'est pas tellement des plus nuancés : il reproche à l'employé étranger de ne rien comprendre et, dans ce qui semble être une furieuse envie de se défouler, lui fait remarquer qu'en plus il est incapable de faire la vaisselle correctement. Mais vu qu'il était en colère, je ne me suis pas tellement formalisée. C'est ensuite que ça s'est corsé. Quand notre héroïne emmène l'étranger/commis de cuisine dans un restaurant, où le chef de l'établissement lui apprend (ainsi qu'au reste de la classe) quelques mots particulièrement précis pour se débrouiller en cuisine. Et alors que tout le monde profite pleinement de la leçon, l'héroïne ajoute que notre étranger n'a plus qu'à faire la vaisselle.

La quoi ?! Je pense qu'il faut que je me le repasse, ce passage !

"Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Tiens ! Lave-le !
- Pas question !
- On te traite comme un moins que rien parce que tu es étranger, alors lave !
...
- Allez, un peu d'huile de coude ! Et rince après avoir lavé ! Rince jusque dans les coins !"
(et encore, je vous épargne la musique puante des violons en plastique)

Ah oui, donc c'est bien ça. Il est étranger, DONC il faut lui apprendre à laver un bol correctement. Et effectivement, son patron est impressionné, il n'a jamais vu un étranger laver un bol correctement. Il fait un clin d'oeil à notre héroïne, oui, il est satisfait, ça c'est un bol lavé comme il faut, merci de lui avoir appris !!!
Vraisemblablement, un étranger qui ne sait pas s'exprimer est forcément incapable de faire quoi que ce soit d'autre.

Et à bien y regarder, tout l'épisode consiste à infantiliser les 9 étrangers venus suivre des cours (c'est leur faute aussi, ils prennent des cours comme des enfants), alors qu'ils sont largement adultes (l'un d'entre eux est un homme d'affaires...). Ou quand l'ignorance linguistique est considérée comme de l'ignorance tout court.

Mais heureusement, cette série est japonaise, et je me suis depuis longtemps faite à l'idée que les Japonais ont un rapport aux étrangers qui n'est pas absolument un modèle que j'aimerais suivre. Rien de nouveau, rien de choquant.
Nihonjin no Shiranai Nihongo (car c'est de cette série qu'il s'agissait) est juste à déconseiller vivement à tous ceux qui ont envie de garder du Japon une image idéalisée et parfaite. Grand bien vous fasse. Mais si vous y allez, pensez surtout à rincer les bols jusque dans les coins.

nihonjin

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nihonjin no Shiranai Nihongo de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:49 - Dorama Chick - Permalien [#]