ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-09-10

Cours toujours

Vous avez déjà lu l'avis du reste de la planète sur cette série, mais bon, ya que 24h dans une journée (dont 10 passées à devoir faire autre chose que téléphager), donc voilà, le pilote de Running Wilde, je vous en parle que maintenant. J'aurais pu en parler quand je l'ai regardée, j'aurais pu en parler en voyant que le 2e épisode avait été diffusé, j'aurais pu... mais j'avais tellement mieux à faire. J'aime à penser que vous aussi.
Mais il faut, quand même, à un moment, qu'on aborde Running Wilde, en dépit de cette accroche peu enthousiasmante (parce que peu enthousiasmée). Parce que c'est intéressant de se pencher sur le problème de la comédie en single camera qui devrait me plaire, et qui échoue lamentablement. Essayons de comprends où ça pèche.

CoursToujours

Tout commence avec une petite fille qui nous explique que -BAM ! Déjà, premier indicent de parcours : la voix-off, j'en peux plus. Je propose que pour les 2 prochaines saisons au moins, quelqu'un, je sais pas qui, mais ce sera notre sauveur, impose à toutes les séries d'interdire la voix off, et puisqu'on est là, le flashback, le split screen et le flashforward, comme ça on est peinards. Juste histoire de forcer les scénaristes à renouveler un peu leurs méthodes narratives. Comment ça, "personne peut imposer ça" ? Il y a bien une loi qui oblige à un quota de 80% de séries policières, scrupuleusement appliquée par les chaînes chaque saison, alors pourquoi pas une loi dans le bon sens, pour changer ? Ah, on me dit dans mon oreillette que c'est pas la peur du gendarme qui en est la cause, c'est la peur tout court, au temps pour moi.

A la suite de quoi on fait la rencontre de notre grand méchant, Gru. Non c'est ptet pas ça. Mais c'est la même idée : un méchant d'opérette, avec un ego immense mais un pouvoir de nuisance tout petit, et une grande instabilité émotionnelle au milieu. Ce sera lui notre héros, ou du moins, ce qui s'en rapprochera le plus. Malheureusement, tout le mal qu'Arnett se donne ostensiblement pour donner du panache à son personnage n'atténue pas le fait que, deuxième erreur, il n'est pas vraiment drôle, juste pathétique.

Mais surtout, la troisième bévue, et la pire à mon sens, c'est qu'on choisit les plus mauvais moyens possibles pour nous raconter cette histoire de cohabitation entre un riche égocentrique et une idéaliste green. On a l'impression que les scénaristes cherchent à tout prix à les mettre à la colle, en vue de leurs intrigues futures, mais qu'ils n'ont qu'une très vague idée du pourquoi et du comment.

Devant l'épisode, je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer comment l'entretien final pour vendre la série s'est déroulé face aux responsables de la chaîne :
"Alors, lui, c'est un riche complètement nombriliste qui vit avec une moins riche qui veut changer le monde, ils s'aiment mais ne veulent pas l'admettre. Et surtout, ils sont tout le contraire l'un de l'autre ! Et ça parle d'écologie, en plus, c'est à la mode.
- Hin hin. Bien bien bien. Pourquoi pas. Mais dites-moi, pourquoi ils vivent ensemble ?
- Aha ! Alors ça ! Aha ! Vous allez voir, hein ! On a plein d'idées, c'est original comme tout ! Ha ha ha".
Et pendant ce temps le scénariste devait être en train de texter son épouse "TTU : pkoi on sé mi a habiT ens ?", ce à quoi elle répondit "Kids" ; coup de génie. L'affaire fut conclue. Entre parenthèses, attendons de voir qui est le père de la petite. Je suis pas hyper douée en mathématiques, mais à mon avis ça se tient.

Running Wilde possède un pilote faible, et c'est un euphémisme Mais j'ai envie de dire que c'est justement parce que c'est le pilote Que nos deux personnages se mettent à la colle pour de mauvaises raisons (ou plus précisément, sans vraiment de raison), c'est pas bien grave si la cohabitation est vraiment drôle. Mais j'aime autant vous prévenir : je vais pas me forcer à regarder le deuxième épisode dans un temps record (contrairement à celui de Raising Hope, vu à 1h30 ce matin parce que j'avais pas pu me bloquer du temps pour le faire plus tôt, et qu'il était hors de question que je ne le voie pas avant d'aller dormir), et s'il n'est PAS drôle, ça va pas faire un pli, je mets Running Wilde au rebut. Définitivement.

Non bon allez, d'accord : au recyclage. C'est quoi la couleur du container pour les séries ratées, déjà ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Running Wilde de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:17 - Review vers le futur - Permalien [#]

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

Posté par ladyteruki à 16:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Qu'est-ce qu'on attend ?

Il parait que M6 a mis en place une nouvelle offre VOD, qui me semblerait intéressante si elle ne proposait pas que de la nouveauté US. C'est très bien pour les autres mais ça ne fonctionne pas pour mes propres attentes : si je dois signer pour de la VOD, c'est à la condition, soit que j'aie accès à des séries datant d'il y a quelques années et n'étant plus diffusées (une proposition qui, en prime, allègerait les rediffusions sur la chaîne elle-même) offrant un certain côté "rareté", soit que j'aie accès à des séries de nationalités plus diverses. Si c'était possible, l'un ou l'autre, je serais partante, sinon, non. C'est comme ça. Le jour où quelqu'un se décidera à inclure dans son offre VOD de vieux épisodes de séries qu'on a loupées il y a 5 ou 10 ans, en plus du reste, là ça me semblera intéressant. Le jour où parmi les blockbusters (ou futurs blockbusters), on trouvera des épisodes de, je sais pas moi, on va dire Capadocia, là on pourra discuter, et même à la limite, je ne discuterai pas. Mais en attendant cette offre ne me concerne pas.

Toujours est-il qu'à présent, il est possible pour les petits spectateurs français qui ont 10 malheureux euros en poche chaque mois (parce que je reconnais que financièrement ça vaut le coup), il y a une possibilité de regarder The Good Wife en VOST, ce qui ne peut pas faire de mal.

Florrick

J'y repensais ce matin en me brossant les dents (une association d'idées avec le miroir de la salle de bains, certainement), en me disant : mais, attendez... M6 a les droits pour The Good Wife. Oui, je suis pas trop les acquisitions de chaque chaîne, je suis bien obligée de le reconnaître. Donc M6 a les droits de The Good Wife, elle propose la deuxième saison en VOST... bien, mais la première ? Sans fausse hypocrisie, reconnaissons que la plupart d'entre nous connait The Good Wife par la cagoule. Mais quand même, ce serait sans doute mieux pour M6 de fidéliser son public en diffusant la première saison, un jour, non ?

L'avantage de passer le nez dans les grilles des chaînes étrangères, c'est qu'il y a pas 10 jours, je regardais justement dans quels pays certaines séries étaient diffusées. Quand l'Australie ou le Canada diffusent en quasi-simultané avec les USA, je ne me formalise pas : ce sont des pays anglophones, après tout ; même chose pour l'Afrique du Sud où je ne me suis pas étonnée de voir des articles et pubs sur The Event tout l'été.
Quand je vois que de nombreux autres pays sont tout aussi réactifs... là ça commence à me chatouiller.

Alors puisqu'on parle de The Good Wife, permettez que je fasse un petit récapitulatif de la question. Gardant à l'esprit que la série a commencé à être diffusée sur CBS le 22 septembre 2009, voilà comment la série s'est propagée :
- Canada (anglophone) : 22 septembre 2009
- Amérique latine (espagnol) : 9 novembre 2009
- Brésil : 30 novembre 2009
- Singapour : Janvier 2010
- Thaïlande : Janvier 2010
- Pays-Bas : 1er janvier 2010
- Espagne : 7 janvier 2010
- Arabie Saoudite : 19 janvier 2010
- Pologne : 20 janvier 2010
- Turquie : 22 janvier 2010
- Hongrie : 24 janvier 2010
- Grande-Bretagne : 25 janvier 2010
- Afrique du Sud : Février 2010
- Australie : Février 2010
- Nouvelle-Zélande : Février 2010
- Italie : 3 mars 2010
- Norvège : 10 mars 2010
- Irlande : 15 mars 2010
- Allemagne : 31 mars 2010
- Suède : 13 avril 2010
- Hong Kong : 22 avril 2010
- Finlande : 31 mai 2010
- Philippines : 8 juillet 2010
- Slovaquie : 22 août 2010
- Canada (francophone) : 1er septembre 2010
- Taiwan : 1er septembre 2010
- Portugal : 14 septembre 2010
- Japon : 5 octobre 2010

Ma question : on va s'y mettre quand, en vrai ? "Prochainement", comme d'hab ?
Vous ne saviez même pas qu'il y avait une offre série dans les Philippines, et maintenant vous vous apercevez que les mecs, ils ont vu The Good Wife avant nous, ça vous met pas les boules ? Moi, un peu. Et je cagoule, pourtant.

Ce n'est pas un cas particulier, croyez-moi : le nombre de fois où je vois des nouveautés entamées plusieurs mois, parfois un an avant la France, dans des pays que vous suspecteriez a priori de n'y être que modérément ouverts à la culture téléphagique si vous n'aviez pas pris l'habitude de soupçonner qu'il y a des trucs sur les télévisions étrangères (pour reprendre l'exemple de The Good Wife, en Turquie, c'est intéressant, j'aimerais lire des avis de la presse et/ou du public pour voir), ça me fait souvent pester. Sur les grilles japonaises (essentiellement câble), ça me fait fulminer à intervalles réguliers, d'ailleurs ; par contre je reconnais qu'au Japon, les séries arrivent vite mais les saisons arrivent souvent lentement, ce qui fait qu'une série arrive au Japon avant qu'elle n'arrive chez nous, mais sa diffusion est ensuite plus étendue (je crois tout simplement que le système de saison n'est pas adapté au mode de consommation télévisuelle japonais, mais j'ai pas encore creusé la question au point de vous le soutenir mordicus).

Alors M6 me fait quand même doucement rigoler avec son offre. C'est parfait pour Blue Bloods, par exemple (ah oui, faut qu'on en parle de cette série... je suis loin d'avoir fait le tour des pilotes que j'ai vus, on dirait), mais pour The Good Wife c'est un aveu d'échec, à mes yeux.

Posté par ladyteruki à 14:31 - Point Unpleasant - Permalien [#]

29-09-10

Annulations : une rétrospective

C'est cette histoire de Lone Star qui me met à l'envers. C'est même pas la série elle-même, c'est le geste : deux épisodes et pis j'annule. Ça, ça me met hors de moi.
Alors pour me divertir l'esprit et parce que vraiment j'avais rien à faire (à part quelques news, des articles, et euh, c'est quoi déjà l'autre truc que je devais faire ? Ah oui, dormir), je me suis dit qu'on allait s'offrir une petite rétrospective des séries qui, à défaut de se distinguer pour autre chose, ont eu l'honneur d'être honorées du titre de "première nouvelle série annulée de la saison". J'en ferais bien un article pour SeriesLive mais si vous saviez la liste des brouillons que j'ai déjà là-bas...

lonestar 2010~2011 - Lone Star
beautiful_life 2009~2010 - The Beautiful Life
DoNotDisturb_MEA 2008~2009 - Do Not Disturb
VivaLaughlin_MEA 2007~2008 - Viva Laughlin
Smith_MEA 2006~2007 - Smith
(mais si on pinaille ce serait The Singles Table et Waterfront, annulées avant d'être lancées)
HeadCases_MEA 2005~2006 - Head Cases
Hawaii_MEA 2004~2005 - Hawaii
TheBrotherhoodofPolandNH_MEA 2003~2004 - The Brotherhood of Poland, New Hampshire
ThatWasThen_MEA 2002~2003 - That Was Then
BobPatterson_MEA 2001~2002 - Bob Patterson
TheTroublewithNormal_MEA 2000~2001 - The Trouble with Normal

Voilà, on se sent tous beaucoup mieux, non ?

Posté par ladyteruki à 22:44 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Après le bip

Bonjour. Vous êtes bien sur le blog de ladyteruki (c'est le blog qui s'appelle ladytelephagy...). Je suis absente pour le moment.
Si vous souhaitez me joindre, sachez que je ne réponds pas au téléphone, ni à mes mails.
...
Ce soir, je regarde le season premiere de The Good Wife, vous vous attendiez à quoi ?

Wifeiscomplicated

Bon, vous pouvez toujours laisser un message, si ça vous amuse... Mais vous n'avez pas mieux à faire ? Genre... regarder le season premiere de The Good Wife ?! Allez, filez, vous avez encore le temps.
Si je vois des IP qui trainent ici ce soir au lieu de regarder l'épisode, vous allez voir ce que vous allez prendre !

Posté par ladyteruki à 20:42 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Binaire

Binaire

Je ne sais plus dans quel bouquin que je lisais le mois dernier la chose a été rappelée à mon bon souvenir. L'auteur y rappelait comment NYPD Blue, après une difficile première saison remplie de problèmes et de controverses, avait fini par devenir l'un des fers de lance de la chaîne ABC, essentiellement au nom des bonnes critiques (et il est mentionné à demi-mot que l'équipe créative poussait pas mal aussi). En lisant ces quelques mots, je m'étais dit : "ça ne se produirait plus maintenant".

Eh bien la preuve avec Lone Star. Je n'ai pas été tendre avec son pilote, mais elle avait clairement du potentiel, elle avait juste un grand besoin de maturité. Mais globalement, ceux qui ont pensé à regarder la série la semaine dernière avaient quand même envie de la soutenir, parce qu'elle apportait quelque chose de nouveau et de différent dans la grille de rentrée, quelque chose qu'on n'y voit pas très souvent, a fortiori sur un network (que ça vous défrise ou non, c'est vrai).
Hier, comme vous le savez tous, la série a officiellement été annulée. Voyez : ça ne se produit plus, maintenant. Les bonnes critiques ne suffisent plus à soutenir une série. On est dans l'après-grève et on continue de compter des victimes dues aux cordons de la bourse qui se sont resserrés jusqu'à l'étranglement (parfois je soupçonne que ce soit aussi une excuse facile pour les chaînes : "la série coûte trop cher, elle n'est pas rentable, on peut pas continuer", ouais enfin, c'est pas la première crise économique que vous connaissez, et ça vous a pas toujours arrêtés...).

On est dans un univers de programmation binaire maintenant. Ça marche ou ça marche pas, il n'y a pas d'entre deux. Moi, je suis cruelle avec les pilotes quand d'après leur visionnage je détermine si je vais continuer de regarder la série ou pas ? Eh bien c'est rien comparé à des chaînes comme ABC ou FOX qui vont jusqu'à les annuler ! C'est tout ou rien, on veut que ça fonctionne. Sauf quand il y a des gens puissants dans les coulisses pour pousser à mort comme pour 30 Rock, hein Lorne, qui voudrait te contrarier mon bon vieux Lorne ?

La critique ? Mais on s'en fiche de la critique ! C'est pas elle qui achète les produits qu'on laisse vendre pendant les pauses pub, que je sache ! Si la critique est mauvaise mais que les gens sont suffisamment cons pour regarder, on continue, c'est pas grave ! A l'inverse, dés que le public déserte, pas de quartiers. Et du coup on se retrouve avec des séries parfois excellentes, parfois potentiellement bonnes, qui finissent sur la chaussée en moins de deux épisodes.
Alors on va blâmer le public, qui ne s'est pas branché devant. C'est vrai ça, c'est étonnant, pourquoi le public de 2010, quand on lui présente un "Dallas moderne", il ne se rue pas sur la série ? C'est bizarre, c'est comme si on leur avait mal vendu la série mais, non, attendez, ça peut pas être ça. Non, ça se trouve, c'est juste que le public est abruti. Rhalala, on avait acheté une bonne série pourtant, mais les gens veulent pas la regarder, vraiment ça nous tord le cœur mais, quoi, on va pas diffuser de la qualité à perte non plus ?

A force de déshabituer leur public à la qualité, les audiences se vautrent. Bah oui, normal. Quand on trépane quelqu'un, on lui demande pas de résoudre une équation derrière... Sauf qu'après, ce sont les mêmes chaînes qui vont se plaindre que toutes les récompenses de séries dramatiques vont au câble. Comme quoi il est pas complètement abruti, le téléspectateur, hein, il a juste bien compris qu'il n'y avait rien à attendre de vous.
Si personne n'a regardé Lone Star, peut-on avancer l'hypothèse que c'est parce que personne ne pense que la FOX peut sortir une série dramatique originale, autre que les éternels formula shows ? Et que même quand une série est bonne, elle finit par être annulée alors pourquoi se donner la peine, sérieusement ? On n'en attendait pas grand'chose parce que FOX a eu la présence d'esprit de qualifier la série de pseudo-Dallas quand il aurait été tellement plus judicieux de la vendre en faisant des parallèles avec Big Love.

L'ironie finale, c'est que le héros de Lone Star se tapait deux femmes... et qu'il aura fini sur la longue liste des "screwed by FOX".

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (allez, pour la route) : la fiche Lone Star de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:15 - Point Unpleasant - Permalien [#]

Should I date your avatar ?

Voilà des années que j'en entends parler, des années qu'on me bourre le mou avec Felicia Day (même Whedon s'y est mis), bref, à un moment ou à un autre, il faudra s'y mettre. Enfin, peut-être ; c'est à vous de me le dire, en fait.

Dois-je regarder The Guild ?
TheGuild

Les pour :
- Je sais où trouver le pilote (c'est un peu un pré-requis de cette rubrique, d'ailleurs)
- J'ai vu la video pour "Do you wanna date my avatar" et je l'ai trouvée marrante, même si je présume qu'elle ne donne pas un aperçu fiable de ce à quoi m'attendre côté épisodes
- C'est court. Si le pilote ne me plait pas, en moins de 5mn je plie mes cannes et je m'en vais, sans pour autant avoir le sentiment d'avoir lâché en cours de route.

Les contre :
- La culture geek (ou soi-disant geek) m'énerve lorsqu'elle est employée dans la fiction, j'ai l'impression que ce sont toujours les mêmes clichés qui finissent par revenir. Est-ce que The Guild proposera d'aller plus loin que les mœurs virtuelles d'une bande de joueurs ?
- Je ne suis pas très webséries. Je ne sais pas trop ce qui me bloque au juste, mais je sais pas, je ne suis pas attirée par le principe. Souvent, je crains l'amateurisme (à cela s'ajoute une horreur absolue dés qu'on me parle de streaming, naturellement), je suppose, mais quand une série s'y essaye pendant plusieurs années avec le succès d'estime de The Guild, cette crainte est-elle toujours justifiée ?
- Felicia Day : je ne l'aimais pas dans Doctor Horrible’s Sing-Along Blog, et j'avoue que je ne comprends pas le hype. Mais qu'est-ce que tout le monde lui trouve ?

Donc, maintenant, si je dois regarder le premier épisode de cette série, c'est à VOUS de me le dire !

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

Posté par ladyteruki à 00:03 - La une est à VOUS - Permalien [#]

28-09-10

La une est à VOUS

Ah, curiosité chérie !!!
...Ne prenez pas peur. Je ne vais pas une fois de plus vous dire combien il est bon d'être curieux, combien il est agréable de faire des découvertes, combien il est important de regarder plus loin que le bout de sa télécommande, et je ne vais pas vous recommander une fois de plus une série venue d'un pays que vous ne saviez même pas situer sur une carte voilà 10 minutes.
Pas aujourd'hui en tous cas.

Non, aujourd'hui, c'est vous qui allez me rendre curieuse. Oui, vous là, pas votre voisin, pas le lecteur qui passera après vous, VOUS. Car si j'essaye souvent de vous dire ce que moi j'ai pensé d'un pilote, ou d'une série, ou parfois d'un film quand mon emploi du temps le permet, ce qui ressemble un peu à une façon de vous le "vendre" notamment quand j'ai aimé, je me suis dit que vous pourriez en faire autant, me renvoyer l'ascenseur en quelque sorte.

Voici donc l'ouverture d'une nouvelle rubrique destinée entièrement à cet objectif : c'est vous (pas le chat, pas le cousin germain de la concierge, VOUS) qui allez me dire si je dois ou non regarder le pilote d'une série donnée. Car en tant que pilotovore, et parce que je suis convaincue que c'est par là que tout visionnage d'une série devrait commencer, c'est tout naturellement ce que j'ai envie de proposer.

Dans la rubrique La une est à VOUS, je vous nommerai donc une série dont je sais que je peux voir le pilote par un moyen plus ou moins hadopien, avec mes appréhensions et mes attentes, et ce sera à vous de me dire si c'est une bonne idée ou pas. C'est un peu votre réponse à la rubrique lady's reasons why not, en espérant qu'une fois de temps en temps j'aie quand même des réponses m'encourageant à regarder un pilote, et pas juste des raisons de m'en décourager !

Traditionnellement, ce post d'introduction d'une nouvelle rubrique ne sert à rien d'autre mais est un peu plus long. Exceptionnellement, comme c'est vous qui allez faire tout l'intérêt de cette rubrique, pas la peine que j'essaye de vous vendre le truc, puisque c'est au contraire vous qui allez me convaincre !
Donc : premier post de La une est à VOUS, dans un instant.

Posté par ladyteruki à 23:46 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Jardins secrets

L'enfance à la télévision. Image d'Épinal qui s'impose immédiatement à moi de l'enfant d'une dizaine d'années qui fait des conneries pas trop graves, comme aller se battre à la récré ou casser le vase de tante Hilda, et qui à la fin, va se faire à la fois gronder et câliner par ses parents. Je sais, j'ai une vision étrange de l'enfance à la télévision, elle est censée représenter un idéal d'enfance qui n'existe certainement plus que dans quelques endroits reculés de nos propres contrées...
Je pense que c'est à rapprocher de mon problème avec les séries pour adolescents : il y a un décalage entre ce que devrait être un ado à mon sens (quelque chose dans le genre de l'ado que j'ai été, mais en mieux, et élevé dans un environnement plus sain) et les ados qu'on voit en général à la télévision. Je suis une vieille peau, on l'a déjà établi, non ?

Et pourtant, des séries comme ça, il s'avère que non seulement il y en a eu (j'en regardais quand j'étais dans le public-cible, puis quand ma sœur a été dans le public-cible et qu'il n'y avait qu'une télévision à la maison), mais qu'en plus il y en a encore. Quelque part sur la planète, j'ai trouvé une série qui ne cherche pas à abrutir le public des 10-12 ans comme peut le faire avec une dextérité sans cesse surprenante une série comme Hannah Montana, mais bien une série parlant d'enfance, telle qu'elle est, ou telle qu'elle devrait encore être, avec un petit supplément d'âme et une intelligence sans se la jouer barbante.

MyPlace

Le premier épisode de My Place est donc l'occasion pour Laura de faire une bêtise qui n'a l'air de rien, de s'en mordre les doigts et de finir par grandir juste un tout petit peu suite à cette expérience. C'est tout. Pas de grande leçon, et pas de grand spectacle, mais un juste équilibre entre le réalisme et la fiction.

Quand j'ai découvert l'existence de My Place, je vous avoue que j'en ai presque pleuré. En tous cas les larmes me sont montées aux yeux car j'ai immédiatement aimé son concept : chaque épisode correspond à un personnage vivant près d'un figuier, chacun y vivant pendant une décennie différente. Faites le calcul : la première saison compte 13 épisodes. 130 ans !
L'occasion de faire des portraits d'enfants (car c'est avant tout ça l'idée) dans des époques différentes, et donc avec des variations dans la culture. On se doute bien que Laura, l'héroïne du premier épisode (en 2008) ne vit pas dans le même contexte, avec la même éducation, avec la même liberté que Victoria (en 1888). C'est ce qui rend ce défilé de personnages si intéressant.

Mais l'expérience n'est pas encore tout-à-fait complète tant qu'on n'a pas été faire un tour sur le site internet de la série. Les différents sites sur lesquels j'avais entendu parler de My Place le présentaient comme un outil "interactif" employé même par les parents et les professeurs. Oui, comme vous dites : aïe. Un site interactif, c'est une appellation qui regroupe tout et n'importe quoi, plus souvent n'importe quoi que tout, d'ailleurs, et on a appris à s'en méfier. J'y suis allée après avoir vu le pilote (alors que j'aurais pu procéder dans l'autre sens), relativement perplexe. Quelle n'a pas été ma surprise : on peut entrer dans l'univers de chaque enfant et donc de chaque décennie, avec un luxe de détail que j'avais rarement vu sur un site internet. Chaque enfant est l'occasion (je comprends mieux l'aspect pédagogique, du coup) de découvrir une petite anecdote sur ce que c'était de vivre à son époque : ainsi, pour Victoria, on peut découvrir l'histoire des maisons de poupées, et apprendre si on l'ignorait que ce n'étaient pas des jouets pour enfants mais des décorations pour les adultes. Ça n'a l'air de rien, mais ce genre de précisions donne une profondeur incroyable à l'univers de la série ! Plus classique, la page du figuier permet de replacer l'enfant dans son entourage ; mais l'ensemble présente une telle cohérence qu'on ne peut qu'être épaté par la portée de la chose.

Mission pleinement accomplie pour My Place : si elle voulait être une série tendre de portraits réalistes, c'est réussi, et si elle voulait se montrer pédagogique, l'objectif est parfaitement atteint sitôt qu'on le complète d'une visite du site. J'ajoute donc My Place à la liste des séries à montrer à d'éventuels rejetons sans assommer leur glorieux géniteur s'il s'aventurait à regarder aussi. Et je m'excuse humblement de ne vous en parler qu'une semaine après l'avoir découverte, quand vous auriez pu passer ce temps avec nous, sous le figuier. Si j'avais le temps, je regarderais presque la série jusqu'au bout, dites donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche My Place de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:12 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

Please hold the line

Outsourced

Quand j'ai entendu parler d'Outsourced pour la première fois, mon réflexe a instinctivement été de penser à Mumbai Calling. Du coup, difficile pour moi de regarder ce pilote sans chercher des comparaisons... qui ne sont d'ailleurs pas forcément toutes de circonstance, en fait.
Bien-sûr, le pitch est le même : un petit blanc est envoyé en Inde afin d'y diriger un call-center. Le début d'un enfer professionnel, imagine-t-on. On est dans des comédies après tout.

Allez, je commence par la bonne ou la mauvaise nouvelle ? Les deux gros défauts d'Outsourced, disons-le franchement, c'est d'abord le peu de cas que la série fait de son personnage central, le fameux petit blanc de service. Il n'est pas intéressant (c'est encore une fois le bon petit gars sans consistance qui sert de repère sur la "normalité", comme tant de comédies aiment à en placer un au centre de leur galerie de portraits pour donner une chance au spectateur de s'identifier à quelqu'un dans ce monde de fous)) ; et puis, il y a le fait juste un peu dérangeant qu'on se sente obligés de nous balancer deux autres personnages non-Indiens, à savoir un Américain très moyen ("le méchant") et une jolie Australienne ("le love interest"). Ça donne un petit arrière-goût de "ah oui mais une série avec un seul blanc sur un network c'est juste impensable" qui ne me met pas spécialement dans de bonnes dispositions, tant on sent que leur potentiel comique est limité.

Fort heureusement, il y a les autres personnages pour remonter la moyenne, et de loin. C'est l'immense bonne nouvelle. Chacun a ses bizarreries, son caractère, mais un point commun : ils sont à la fois un stéréotype et une occasion d'aller au-delà. Ce qui pour un pilote de comédie de 20mn, est quand même pas mal ! De l'assistant manager obséquieux et servile (mais qui gagnerait tout autant à ce que son patron échoue que s'il ne réussissait sa mission) à ma pauvrette timide et prude (qui se découvre pourtant un don pour la vente en ligne), en passant par le petit jeune influençable (pourtant capable de devenir le plus Américain de tous les Indiens), chacun a de la ressource à revendre, une double-face qui augure de nombreuses surprises. C'est un plaisir de voir le potentiel de tous ces personnages qui vont aller au-delà de leur rôle pour révéler régulièrement, du moins peut-on le penser, des facettes hilarantes car insoupçonnées, et finalement, on a juste envie de dégager les blancs et de voir ce petit monde vendre du vomi en plastique !

C'est d'ailleurs la touche finale qui confine au génie : non seulement nos Indiens ont des trucs à vendre aux Américains qui les appellent, mais en plus les employés du call-center ont pour tâche de vendre les objets les plus inutiles de la planète. On imagine déjà avec quelle délectation (proche de celle qu'on pouvait ressentir pendant la première saison de Better Off Ted) les scénaristes vont chercher les objets les plus tordus et les plus loufoques à mentionner dans la série, tournant gentillement la culture américaine. Avec des dialogues à l'avenant : "souhaitez vous recevoir votre vomi et votre crotte par la poste ?". L'absurdité ouvre la voie à toutes les extravagances !

Avec cet atout inestimable en poche, et l'univers fou (quel que soit le pays) typique d'un call-center, Outsourced a une grande capacité de divertissement. Et d'ailleurs, les USA ne sont pas les premiers à distinguer le potentiel de ce monde professionnel : outre Mumbai Calling en Grande-Bretagne et en Inde, il y avait aussi Call Center no Koibito (quoiqu'un tantinet plus panaché dans le ton employé, certes) au Japon, d'ailleurs les employés de ce dernier n'étaient pas étrangers, ce qui offrait une vision différente des call-centers. A quand une série sur les call-centers en France ? On en a plein, et on en a aussi au Maroc par exemple, on pourrait donc choisir une voie comme l'autre, soit utiliser le call-center comme occasion de voir du pays (et voir le notre de l'extérieur), soit comme prétexte pour se préoccuper de notre société vue de l'intérieur. France, tu as le choix des armes, ce ne sont pas les idées qui manquent, et tu peux même en faire une shortcom si le cœur t'en dit. Mais bon, encore une occasion qu'on va laisser filer, pas vrai ?

Et c'est ainsi que, malgré ses défauts, Outsourced finit par convaincre progressivement. C'est finalement un peu par hasard que j'ai décidé de continuer la série, mais plus j'y pense, plus la perspective m'enchante.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Outsourced de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:08 - Review vers le futur - Permalien [#]