ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-08-10

[Day 29] Tout bien pesé, c'était ma série de l'été

MemeDay_29

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Atami no Sousakan de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

There's no way out, only a way through

Key

Je refuse de dire que j'ai vu le dernier épisode de Persons Unknown ; j'ai vu le dernier épisode de la première saison, voilà tout. Non, on ne me fera pas dire que c'était la fin. N'y comptez pas. Je sais que les choses ne sont pas forcément bien engagées pour la série, mais j'ai l'intention de vivre dans le déni encore quelques temps. Après tout c'est la spécialité d'ABC de me laisser tomber, pas de NBC...

Le parcours de Persons Unknown a été compliqué depuis son démarrage en juin, et moi-même je n'ai pas toujours été des plus convaincue. Pourtant, les éléments intéressants que j'avais perçus m'ont persuadée de rester, et je trouve que j'ai bien fait. C'est sur le long terme que Persons Unknown joue sa plus grande carte. La série est pensée sur du long terme. Et avec du recul, c'était finalement évident depuis le début.

Il y a eu, naturellement, des maladresses, et je suis la première à le reconnaître, à plus forte raison que j'en ai moi-même soupiré une fois ou deux. Mentionnons entre autres, mais certainement pas à des fins d'exhaustivité, les tests de personnalité du début, qui disparaissent sans raison, l'enquête des journalistes qui semble n'avancer que par à-coup, le langage conspirationniste employé par plusieurs personnages destiné à en dire le moins possible... Ces choses-là m'ont énervée comme vous !

Mais ces maladresses ne changent rien au fait que le concept de la série, son fil conducteur, ses personnages, ses thèmes, et sa réalisation, sont épatants.

Et surtout, un certain nombre d'éléments décousus trouvent une raison d'être à la fin. Cet épisode un peu étrange où Joe se fait épingler comme un papillon sur une table ? Bah oui mais si. Ce passage où on a voulu nous faire croire qu'on allait éliminer les participants parce que ça a dégénéré ? Bah oui mais si. Toutes ces fois où on nous a répété l'importance de Janet alors qu'il n'y a pas plus transparent qu'elle ? Bah oui mais si.
En fait, tout a un sens, une raison d'être, ça n'a peut-être pas été bien dit, ça a pu sembler lourd, ça a pu mettre des plombes à sortir, mais en dépit de tout ça, ce n'était pas juste pour nous balader. Il y avait quelque chose au bout.

Du coup, ce qui n'a pas encore été expliqué, je peux commencer à m'en faire une idée. Il n'y a pas toutes les réponses à la fin de la saison, mais il y en a suffisamment pour que je n'aie pas l'impression qu'on m'a bourré le mou, arrivée au terme de ces 13 épisodes, je suis sûre et certaine qu'il y a une idée directrice et que les choses qu'on voudra m'expliquer, on me les expliquera en temps voulu.
Si le Dieu de la Téléphagie nous en laisse le temps à tous, naturellement.

Certaines scènes semblent destinées uniquement à dégager une atmosphère particulière, et c'est ce qui donne l'impression de longueur, voire, quand on est de mauvaise humeur, de remplissage. Je suis passée par là ! Par ces soupirs et ces fois où j'ai levé les yeux au ciel ! Au final, cette atmosphère, c'est que j'aime le plus. Entre envie de faire confiance et suspicion. Entre envie de sortir et envie de tout déballer. Entre espoir et désespoir.

Je ne cherche pas à dire que Persons Unknown est une série parfaite. Mais elle est meilleure que ce qu'on pourrait penser, et elle devrait avoir le droit à un peu de temps pour accomplir ce qu'elle semble avoir en tête. La saison 2, si elle devait se faire, devrait exister sous conditions (probablement qu'avoir un horizon fixe allègerait les doutes des scénaristes sur ce qu'on peut faire trainer ou non, par exemple), et je serais NBC, j'exigerais en échange du précieux sésame vers une nouvelle saison qu'il y ait un effort de régularité et de consistance. Mais ce serait aussi incroyablement dommage de jeter le bébé avec l'eau du bain, car Persons Unknown relève de toute évidence d'un projet qu'il faut voir avec une vue d'ensemble. Et puis, Christopher McQuarrie n'est pas coutumier de la télévision, non plus, et je pense que ça joue, même s'il s'est bien entouré.

Du temps. C'est tout ce que je demande.
Je suis prête à négocier.

Shot

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:33 - Review vers le futur - Permalien [#]

On a stick

Fin de l'été, et aussi fin des pays ensoleillés pour notre tour du monde téléphagique... Cette semaine, avec le Mexique, on fait également nos adieux à la telenovela, qu'on aura eu l'occasion d'explorer en long, en large, et en travers.

Mexique_JalapenoTV
Sombres héros : la télévision mexicaine pour les nuls

C'est intéressant de voir comment la télévision mexicaine s'est formée autour autour d'une dynastie (de quoi vous faire regarder vos parents de travers pour n'avoir pas eu la bonne idée d'en faire autant...) qui a dominé l'industrie télévisée depuis sa création, et se transmet la présidence de la chaîne principale du pays depuis maintenant 4 générations.

A chaque pays, sa destinée unique. Il y a ceux qui vivent de la diversité, et ceux qui ont du mal à s'y mettre. Ceux dont l'histoire est pleine de tendresse, et ceux qui sont plutôt dans la gestion pure et dure. Ceux où l'État ne peut pas s'empêcher d'y mettre son nez, et ceux où le gouvernement s'en fout un peu, du moment qu'on ne vient pas le contester. Ceux qui ne jurent que par le public, et ceux qui se reposent sur les chaînes commerciales...

J'aurais aimé vous dire que cette semaine a été l'occasion de me remettre à Capadocia, mais hélas le temps a manqué (mes amis, je ne sais plus quoi faire, non seulement je n'ai pas le temps de vous parler de tout ce que je regarde, mais en plus je n'ai pas le temps de tout regarder, c'est vous dire à quel point vous n'avez pas idée de tout ce que j'ai pu cagouler ces derniers temps !). J'aurais aimé vous dire que je me suis envoyé des telenovelas pour me mettre au jus (pour ma défense, j'ai vu un épisode de Rubi et demi, lorsque ça a été diffusé sur M6). J'aurais aimé vous dire que j'ai eu le cran de regarder un ou plusieurs épisodes des deux anthologies fantastiques que j'ai fichées.
Hélas, non. La fiction mexicaine, comme la fiction argentine, souffre d'un énorme déficit en reconnaissance dans nos contrées.

Cependant, je ne perds pas tout-à-fait espoir, parce que je me dis que je n'ai simplement pas cherché au bon endroit. Réfléchissons un instant : géographiquement et démographiquement, il y a de fortes chances pour que les fictions mexicaines intéressent du monde aux États-Unis. Il doit donc y avoir un moyen de trouver des fichiers (et en meilleure qualité que pour Los Simuladores, où franchement la video était facilement téléchargeable, mais tellement moche que j'en avais les yeux qui pleuraient).

Rendez-vous un peu raté avec la fiction mexicaine en ce qui me concerne... mais la semaine prochaine, on change d'horizon, et tout de suite, ça va aller mieux.

Posté par ladyteruki à 09:36 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]