ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-08-10

[Day 27] Me poser une question pareille, c'est du sadisme

MemeDay_27

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pretty Handsome de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

C'est de saison

L'idée est incroyablement bonne. Prévoir une saison de The Big C pour chaque saison du calendrier, c'est une idée en or.
Déjà parce qu'il est rare qu'une série de ce genre s'essaye au conceptuel. D'ordinaire, la série "à concept" est une série d'action, un thriller, ou si on a de la chance, une comédie. Le drame se prête a priori peu à ce genre d'expérimentations, sans doute parce qu'on part du principe que le character development doit prendre le pas sur le reste, et n'être pas gêné par des tournures de style.

Sincèrement, je n'attends pas d'une série sur le cancer, dont l'enjeu principal est que le temps est compté, qu'elle dure plusieurs années. Mais d'un autre côté, c'est intéressant de prendre le temps de développer certaines questions, et d'avoir plusieurs saisons pour le faire. The Big C a trouvé avec cette formule un parfait équilibre.

Du coup, lorsqu'apparait le générique, dans le second épisode, il est difficile de ne pas exulter à l'idée que celui-ci pourra, et même devra, être décliné de bien des façons dans les prochaines saisons. Même musique ? Éventuellement. Nouveau thème visuel ? Assurément. A chaque saison son ambiance, son générique, et peut-être aussi ses personnages.
Fantasme ultime du fan de génériques : que se passera-t-il en 5e saison ?

TheBigSeason

Et puis, à chaque saison, une nouvelle phase pour Cathy. Ce que promet The Big C, avec ce concept, c'est d'arriver au bout, d'aller jusqu'à la fin, d'accompagner son personnages dans son deuil d'elle-même. Je n'ai jamais ce sentiment avec Breaking Bad, parce que Walter me semble toujours tout faire pour ne pas affronter son cancer, et au contraire l'ignore effrontément. J'essaye de penser aux fictions dont je me souviens, et qui traitent du cancer à un moment ou à un autre, et la rémission semble de rigueur. Qui a vraiment cru que Lynette Scavo pouvait mourir ? Parler du cancer, mais laisser penser qu'il y a toujours une porte de sortie... ce n'est pourtant pas forcément aussi simple dans la vraie vie, et j'apprécie que The Big C donne cette impression de compte à rebours (prétendre le contraire me semble une vague tentative de faire perdurer un semblant de suspense, qui à ce stade est contredit par les dialogues).

Le sujet n'en est que plus courageux. Regarder une série en gardant à l'esprit qu'elle finira vraisemblablement par la mort de son personnages principal, c'est prendre le risque de perdre des spectateurs en chemin, mais c'est éviter de faire insulte à ceux qui restent.

Pour ceux qui, comme moi, ne reculent jamais devant une bonne dose de masochisme téléphagique, tout cela est plein de promesses...
J'aime The Big C.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big C de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

It's this time of the year again

Que serait un mois de septembre sans Emmy Awards ?
Oh. C'est vrai...

Enfin bon, c'est quand même plus ou moins ce moment de l'année, mon préféré, celui pendant lequel je commence à m'électriser, et où je me pose les habituelles questions : est-ce que je vais regarder en live ? Est-ce que je vais suivre les résultats ? Est-ce que je vais au contraire me couper du monde jusqu'à ce que la cagoule soit dans mon chez moi informatique ? (où de la place a spécialement été faite...)

La réponse, en général, en amont, est que non, lalalalala je ne vous entends pas, en plus je travaille demain, donc on verra tout ça une fois que j'aurai la cagoule...
Et le soir-même, sur le coup de, chais pas, deux heures du matin, après m'être retournée encore et encore dans mon lit, je finis par errer sur un site ou un autre en attendant de glaner quelques informations qui me feront patienter jusqu'à voir la cérémonie quelques heures plus tard. En cela, l'an dernier, trainer ma misère sur Twitter a solutionné et aggravé le problème à la fois, parce que je suis allée me coucher dés que Kristin Chenoweth a eu son award et que, je vous le dis tout net, je pleurais de joie. Ça n'aide pas forcément à pioncer. Encore moins à aller bosser le lundi matin.

Mais l'an dernier n'a pas été la meilleure année en termes d'Emmy Awards, pour moi.

Il faut remonter à l'année précédente pour que je recommence à ressentir une tendresse sincère envers la cérémonie...

ThisTimeoftheYear

Et puis bien-sûr, il y a les cérémonies auxquelles je voue, encore aujourd'hui, un culte absolu : les deux émissions présentées par Conan O'Brien, naturellement.
Mais n'ayant jamais pu voir, pour le moment, de cérémonie intégrale antérieure aux années 2000, je réserve mon jugement. L'appel est lancé, si vous savez où je peux me fournir...

Mais déjà la tension monte. Suivre, sur Twitter, l'ami Jimmy Fallon (ex-SNL, lui aussi) raconter son périple depuis environ un mois n'aide pas à se calmer. Ce n'est pas tellement qui va gagner quoi. C'est qui va faire quoi. Qui va dire quoi. Qui va présenter quoi. Les petits détails...

Déjà j'essaye de me tenir à distance raisonnable pour découvrir au dernier moment un maximum de ces détails. C'est le jour de l'année où je veux ouvrir mes paquets sans savoir ce qu'il y a dedans, le jour de l'année où émerveillée, je me repasse certains passages juste pour voir la mimique de tel invité assis au troisième rang, où je découvre des extraits de séries (en espérant secrètement être foudroyée sur place comme avec On the Beach), où je repère les acteurs qui ne semblent pas liés au premier abord mais qui partagent une certaine connivence dans le public... Le jour où je pleure une deuxième fois ceux qui sont partis.
Une émotion grâce à la fiction, mais qui n'est pas, pas tout-à-fait du moins, de la fiction.

Pour moi, une veille d'Emmy Awards, ce sera toujours comme une veille de Noël.
Les cadeaux en rapport avec les séries en plus.

Posté par ladyteruki à 14:34 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]