ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

27-07-10

[DL] Mesudarim

Voilà bien une série pour laquelle je ne refuserais pas de trouver des sous-titres quelque part... Franchement, les premières minutes du pilote semblaient bonnes (sans compréhension correcte de l'hébreu, je veux dire), ça m'énerve de ne pas réussir à mettre la main dessus. Bref.

Mesudarim
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ça, c'est typiquement le générique sympa qui vous rentre dans la tête sans prévenir. Je le sais, j'ai expérimenté. Des heures et des heures à chanter un générique dont je suis infichue de comprendre les paroles.

Le générique est d'autant plus sympathique qu'il intervient, dans le pilote de Mesudarim, exactement après que les 4 amis aient eu confirmation du montant qu'ils allaient empocher avec la revente de leur start-up, et juste avant que les conséquences de leur soudaine richesse ne commencent à être étudiées. C'est-à-dire que le côté fêtard du générique remplace admirablement bien une scène similaire pendant laquelle les mecs de Mesudarim auraient fêté leur pactole. Quand on le voit, vraiment ça tombe bien.

C'était la 10e série à trouver dans notre jeu des génériques de séries de tous pays ! Félicitations à tous, et à bientôt pour une nouvelle édition. Dans l'intervalle, soyez pas timides, dites-moi ce que vous pensez des 10 génériques proposés...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mesudarim de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:36 - Médicament générique - Permalien [#]

De toute façon, à Broadway tout le monde est gay

Eh, je mange du musical au petit déjeuner, vous pensez que je ne le sais pas ? A Broadway, tout le monde est gay. Sauf les producteurs qui se tapent des jeunes premières, évidemment.
Et c'est intéressant parce que strictement personne ne semble avoir pensé à faire la remarque quand on a commencé à parler de The Miraculous Year, la série avec plein de beau linge, dont Lee Pace.

Lee Pace dont vous n'êtes pas sans savoir que c'est un peu l'acteur qui a révolutionné ma conception de ce métier, et qui accessoirement a jadis exercé la profession de pâtissier, est en fait, certainement, l'un des acteurs les moins importants de ce projet, mais ça m'a jamais spécialement arrêtée.
Et puis surtout, c'est en creusant par-là que j'ai découvert un tout petit, oh, minuscule détail. Vous allez voir, c'est amusant.

Voilà le résumé qu'en fait SeriesLive :
Ce drama sera centré sur une famille de New York vue à travers les yeux d'un compositeur de Broadway auto-destructeur.
Voici celui d'Allociné (je vais jamais chez eux... Eh bah ! C'est moche !) :
L'histoire d'une famille new-yorkaise, vue à travers l'objectif d'un compositeur de Broadway, aussi charismatique qu'auto-destructeur...
Et là c'est celui de Cinémovies :
L'examen d'une famille New Yorkaise à travers le regard d'un compositeur de Broadway charismatique mais aux tendances auto-destructives.
On peut aussi tenter chez Excessif :
The Miraculous Year se portera sur l'analyse d'une famille New-yorkaise faite par un compositeur de Broadway charismatique et auto-destructeur.
Ou, tiens, voyons ce qu'en dit Toutleciné :
Les affaires familiales d'un compositeur de Broadway charismatique et autodestructeur.
Sinon il y a Critictoo :
Cette série parle d’un compositeur de Broadway qui jongle entre son nouveau show et sa famille.

Où je veux en venir ? Bougez pas. Vous savez qui sont les personnages centraux de cette famille ? Eh bien, le compositeur, certes. Mais aussi son petit ami (gay). Et son neveu (gay). Et son acteur raté d'ex (gay). Moi elle me plait cette famille. Elle est originale, pour le moins.

Lee Pace interprètera donc Franck, le petit ami (gay) du compositeur, Terry (interprété par Norbert Leo Butz, un habitué de... Broadway), avec qui il a une différence d'âge d'environ 10 ans. Avec pas moins de 4 personnages gays, on peut aisément imaginer que la série sera obligée de s'éloigner des stéréotypes pour délayer des nuances sur la palette. D'autant qu'effectivement, l'ami Terry est bien un artiste torturé et auto-destructeur, avec des tendances addictives, sauf qu'on oublie de dire qu'il couche à gauche et à droite avec des types de passage (gays).

D'où vient cette phrase déclinée à l'envi par les principaux sites sur les séries, je l'ignore, probablement d'une seule et même source vu les variations subtiles de traduction. Mais visiblement, il y a un problème de communication autour de cette série qui semble ne pas réussir à s'annoncer comme ce qu'elle est déjà : une série complexe sur l'univers de Broadway et ses dérapages, avec des personnages gays dans de nombreux rôles principaux (évidemment pas tous).

Voilà qui change quand même pas mal la donne, non ? Parce que des personnages auto-destructeurs et charismatiques, à la télé, et surtout sur le câble, c'est pas ça qui manque. Mais là, on est dans un Entourage gay et dramatique, grosso-modo, avec un casting en or et un contexte, Broadway, particulièrement riche. D'ailleurs, ainsi que le souligne AfterElton, Franck n'est pas plus sain que Terry, ce qui nous promet de sacrés clash.

Potentiellement, c'est une série assez détonante que pourrait être The Miraculous Year. Et si vous n'êtes pas d'accord...

LeePaceSmiles

D'ailleurs, 'va ptet enfin faire son coming out, celui-là ?

Posté par ladyteruki à 12:53 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

L'argument d'autorité

Bon, comme vous le savez, depuis une saison ou deux, je garde mes distances avec les projets de série. C'est ma façon de ne pas gâcher mon plaisir de pilotovore. Mais force est de constater que les projets HBO se suivent, et qu'ils présentent tous une caractéristique commune.
Leur casting.

Maintenant, soyons clairs : un bon casting ça fait toujours plaisir. Il suffit de me voir m'arracher les cheveux par poignées lorsqu'on annonce que certains acteurs médiocres parviennent à signer de nouveaux projets, quand tant d'autres vachement plus intéressants restent sur le bas côté (je sais, il n'y a pas que la télé dans la vie, il y a le ciné et le théâtre aussi ; mais zut, vous êtes des téléphages ou bien ?).

Mais il y a une tendance un peu inquiétante dans les castings de HBO ces derniers temps, qui consiste à booker du lourd, du très lourd.

Holy Box Office, Batman !

Pourquoi ça m'inquiète ? Déjà parce que j'ai toujours dans un coin de ma tête le fameux théorème de "pas encore ?!", et qu'un rôle principal occupé par un acteur ultra-connu, ça me fait froid dans le dos. En second rôle, en support, quelque part en guest vaguement régulier, ça va. Premier rôle, surtout pas.

Et puis surtout, c'est la démarche elle-même qui me fait froid dans le dos. Dustin Hoffman et Nick Nolte dans Luck, Susan Sarandon dans The Miraculous Year, Kevin Spacey dans The Crux... côté réalisateurs, Scorsese pour Boardwalk Empire, Kathryn Bigelow pour The Miraculous Year également, ou Alan Ball pour All Signs of Death, bien que ce dernier appartienne plutôt à une autre tendance (genre "rapatrions tous les talents qui ont fait notre gloire"). Accessoirement, je vais répéter ce que j'ai dit dans les news de SeriesLive et sur Twitter, mais Patti LuPone dans une série sur Broadway, c'est également un gros coup, même si en France ça nous parle moyen, une diva de Broadway ; c'est comme si Liza Minelli avait été signée pour être régulière dans une série il y a 15 ans.
Tout ça c'est bien joli mais il y a quand même un petit problème : des projets comme ceux-ci, on ne peut pas ne pas les acheter. On est un peu obligés de commander. Luck n'en est d'ailleurs plus un, la série est commandée.

Et je le demande : est-ce que tout ce que ces gens ont fait était forcément brillant ? Évidemment non, pas tout. Il y a dans ce qu'ils font, comme dans toute carrière, des hauts et des bas, les hauts étant simplement souvent très hauts, ce qui permet de faire oublier les bas. Il est à mon sens possible de se planter même quand on est un "grand", surtout quand on vient du cinéma et de son rythme tellement différent. Je ne dis pas que tout ce beau monde va se planter, ni qu'il faut être nécessairement un inconnu pour faire une fiction de qualité (quoiqu'il n'y ait à mon avis pas la même énergie pour un mec qui mise tout sur son premier projet que pour un autre qui n'a pas besoin de ça pour vivre), mais je voudrais qu'on garde en tête que c'est une possibilité ; or, quand on annonce avoir signé des gens pareils, on est obligé d'acheter ce qu'ils font. On peut dire à, je sais pas moi, Joss Whedon que la série qu'il a pitchée ne se fera pas. Allez dire ça à Scorsese pour voir.

Du coup le danger, c'est de se retrouver avec des séries au générique dopé, mais parfois hésitant sur le long terme, ou même carrément raté. Parce que c'est bien gentil tous ces gens qui viennent du cinéma et qui semblent accréditer la thèse selon laquelle la télévision n'aurait rien à envier au 7e art, mais c'est quand même pas le même boulot. Au niveau de l'écriture, au niveau du rythme... et puis au niveau du budget. Payer tout ce monde-là et soutenir leurs exigences financières (quelqu'un me rappelle le budget de Boardwalk Empire ?), il faut le faire. Tenir la distance. Ca veut sans doute dire que la tendance du câble, consistant à préférer des saisons plus courtes, est loin d'être finie.

L'opération doit être rudement onéreuse pour HBO. Mais c'est leur pognon, ils en font ce qu'ils veulent après tout.
Cela dit, les attentes qui se créent, tant côté diffuseur que côté spectateur, quand des noms pareils sont impliqués dans un projet, font que HBO met peut-être la barre un peu trop haut. On verra, bien-sûr, mais ça semble un peu beaucoup.
Je comprends bien qu'il s'agisse de revenir dans la course à tout prix et rappeler à AMC et Showtime qui est le patron. HBO voudrait être et avoir été, et s'en donne les moyens. Ce serait à mes yeux une bonne nouvelle si d'une part, ça ne me renvoyait pas l'image d'une chaîne désespérée, et si d'autre part, ça ne m'apparaissait pas comme un immense coup de poker.

Cela étant, je suis et reste hyper motivée par certains de ces projets (dont The Miraculous Year dont je vous reparlerai dans le prochain post, notamment sur un angle peu ou pas abordé dans les médias francophones à son sujet), simplement je ne suis pas aussi extatique que d'autres lorsque je vois les noms qui défilent dans les news.
C'est une bonne nouvelle, mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit jamais. Ça ne devrait jamais suffire.

Posté par ladyteruki à 12:47 - Point Unpleasant - Permalien [#]

[DL] Ayrilik

La première fois que j'ai entendu ce générique, c'était dans une version strictement audio. Et j'aurais pu être sincèrement charmée... si je n'avais pas déjà lu plusieurs choses sur la série. Mais là, la version video n'est vraiment pas tendre, c'est clair.

Ayrilik
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Globalement, ce n'est même pas la violence des scènes qui me choque. C'est la violence du propos, mon soucis. Une série portant sur une guerre ? Je suis d'ordinaire toujours partante. Mais il y a un côté profondément partial dans Ayrilik (qui s'exprime plutôt bien dans ce générique, mais c'est pire pendant le premier épisode), qui fait que je ressens un profond malaise à propos de cette série. Bien-sûr qu'il est courageux d'aborder les crimes de guerre dans une série qui se déroule lors d'un conflit armé. Mais si c'est pour oublier que dans une guerre, il n'y a jamais d'un côté les victimes et de l'autre les assaillants, c'est détruire le propos, et ne laisser que la propagande.
Mais Ayrilik fait réfléchir à pas mal de séries sur l'histoire, dans le fond... car quand on parle de fiction, peut-on jamais parler d'objectivité ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ayrilik de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:47 - Médicament générique - Permalien [#]