ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

26-08-09

Mieux vaut un petit chez soi...

Aujourd'hui, ce n'est pas la téléphage qui vous parle. C'est l'amoureuse des appartements. Eh oui dans ma vie j'ai une autre passion, c'est voir les logements des autres. On psychanalysera ça une autre fois.
Et je dois dire que ces deux dernières semaines notamment, j'ai été frappée par le charme fou des logements japonais tels que dépeints dans les séries. Alors hop, petite visite des lieux. Si Melrose Place peut le faire, pourquoi pas moi avec des dorama ?

Évidemment, il y a le truc auxquels on pense tous, gavés de stéréotypes que nous sommes, c'est la table au ras du sol auprès de laquelle on s'assied sur les genoux jusqu'à ce que mort du tibia s'en suive. Je ne conteste pas, ça existe.

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1 Rittoru no Namida (avouez, vous avez tout de suite pensé à ça quand j'ai parlé de logement japonais)

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Seigi no Mikata (et encore, il y a sur la gauche les meubles occidentaux de la grande sœur qui donnent déjà du cachet)

Mais ce n'est finalement pas le plus courant, et c'est, en fait, de là que vient parfois l'ennui. Il faut dire que beaucoup de décors d'intérieur dans les fictions japonaises sont atteints du syndrome du "parquet ciré", genre la jolie maison avec les canapés au carré et le sol impeccablement nu. Bon, c'est un style, hein ? Mais c'est triste comme un jour sans riz.

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Aishiteru ~Kaiyou~ (il est pas ciré mon parquet ? Le Japon envisage de proclamer que son drapeau sera désormais bois-blanc-beige...)

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14 Sai no Haha (le cliché de la chambre d'adolescente rangée méticuleusement est tout un poème à lui seul)

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Katagoshi no Koibito (il ne s'agirait pas que les coussins soient en vrac, Dieu nous en préserve. Attention, du rose anticonformiste s'est glissé dans cette image)

Le genre d'endroit où mon père rêve de vivre, où on repère le moindre cheveu qui traine à 500km à la ronde.

Mais attendez, il y a pire... au syndrome du "parquet ciré" s'ajoute souvent la blanchite aiguë. Tout est blanc ! Plus blanc que blanc, même ! Du blanc où que le regard se porte !

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At Home Dad (parce que le blanc, c'était pas assez, il faut aussi ajouter l'effet inox)

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Seigi no Mikata (avec les incendies et les vampires, c'est le genre de truc qui me donne des sueurs froides la nuit)

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Seigi no Mikata (le salut vient à grand'peine des rideaux ; oui, les Japonais se meublent tous chez Ikéa, pourquoi cette question ?)

Quand on vit dans ce genre d'endroit, on doit avoir l'impression de vivre dans un laboratoire ! Mon cauchemar... Ya quand même des fois où avoir une Valérie Damidot sous la main ne ferait pas de mal à tout ce beau monde. Chais pas, du bleu, du vert, du prune, de l'orange, n'importe quoi mais faut arrêter avec le blanc hôpital !

Mais l'espoir est venu des appartements de célibataires, en fait. Car les logements ci-dessus ont la curieuse caractéristique commune d'être dédiés à une famille ou, au mieux, un couple. Mais prenez une célibataire japonaise, et tout de suite, elle donne de la personnalité à son appartement.

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Kimi wa Pet (je vous l'accorde, c'est plutôt blanc, mais cette mezzanine c'est de l'or en barre !)

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Zettai Kareshi (j'adore l'impression de bordel girly qui en ressort... et l'agencement des pièces est sympa, aussi... 'me ferais bien ça en Sims)

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Katagoshi no Koibito (alors là c'est juste le living de mes rêves, tout va bien ; ya juste la couleur du canapé à changer)

Je suis amoureuse, mais alors amoureuse de chez amoureuse, de la maison meublée quasi-uniquement avec du fer forgé de Katagoshi no Koibito. Allez, on en remet une couche.

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L'entrée toute de vert vêtue, avec une impression de fraîcheur accueillante.

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Une vue de la cuisine dont on jurerait qu'en fait c'est l'atelier d'un jardinier.

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La terrasse rappelle (en plus fournie) celle de Will & Grace (appartement dont j'ai déjà chanté les louanges, suivez l'tag).

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Mais non, c'est pas (que) pour la télé que j'ai pris la capture, zavez repéré la cheminée sur la droite ?

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Vue depuis le lit de la salle de bains, agencée façon véranda. Priceless.

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Allez, pour finir, une vue d'ensemble de la pièce principale ; on appréciera l'impression de luminosité pas agressive qui en ressort. Je n'ai pas la main verte mais je suis sûre que de toutes façons la plupart des plantes sont en plastique, donc ce serait jouable.

Voilà, c'était pas grand'chose, mais je voulais tout de même partager avec vous mes découvertes immobilières, même si certaines (notamment la dernière) sont très irréalistes au regard des surfaces habituellement en vigueur dans les métropoles nippones.
La prochaine fois, si vous voulez, on causera architecture, parce que j'ai aussi eu le temps de repérer deux/trois immeubles qui méritent le coup d'œil...

Posté par ladyteruki à 04:59 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Prison Fake

C'est pas que j'aie ressenti une certaine pression, mais disons qu'une certaine série m'avait été chaudement recommandée. Quelques jours plus tard, je repêche, noyé dans un océan de pilotes nippons, le premier épisode de Shiroi Haru que j'avais déjà eu le temps d'oublier ; j'en ai donc profité pendant que je le tenais.

Il n'a pas fallu bien longtemps pour que je comprenne d'où venaient les recommandations. En fait, il a suffit que le personnage principal à peine sorti de prison claque tout son pognon dans son premier repas de liberté pour que je sois entière acquise à sa cause. Et qu'il se baffre à s'en rendre malade tellement manger dehors représentait tant pour lui. C'est peut-être un détail pour vous, etc. Il y avait un grand sentiment de "ça, c'est fait" suite à cette scène : Haruo aurait pu faire n'importe quoi, j'étais avec lui. Et plus l'épisode avançait, plus je le trouvais drôle, touchant, tragique, bref, plus je m'attachais (non, pas comme ça, c'est pas mon style les grands tous secs).

Le problème de Shiroi Haru, toutefois, c'est qu'en dehors de l'immmmmmense sympathie qu'on ressent pour son héros, le reste est d'une banalité sans nom.
Gnagnagna je suis un ex-yakuza qui voulait s'acheter une conduite, gnagnagna j'ai tué un homme pour payer les soins de la femme que j'aimais et qui était malade, gnagnagna elle est morte mais je le découvre qu'au bout de 9 ans, gnagnagna elle a laissé une petite fille derrière elle... Plein de gnagnagna partout. Affreux. L'angoisse.
Et pire que tout, il y avait le : gnagnagna la petite fille que je sais pas qu'elle est ma fille et elle non plus, elle m'adore déjà. Ouh pinaise, retenez-moi je vais faire un malheur.

Alors d'accord. Je sais. J'ai tendance à regarder des dorama aussi parce que je trouve qu'on y déniche plein d'histoires touchantes. Entre autres. Mais quand même pas mal pour ça. Par mon téléphagique masochisme, je recherche ce genre de choses. Mais là, c'était juste trop. D'un personnage si bien parti (et si bien interprété), on en arrive à une intrigue dégoulinante de chamallow fondu. Le chamallow fondu c'est bon, hein, sur un ptit feu de bois et tout... mais c'est vite trop. Et après on a mal au cœur. On se sent nauséeux. On regrette le dernier coup de dents. Ohlala, ça va pas passer tout ce sucre.

J'sais pas si c'est supposé s'arranger avec le temps, mais pour le moment, la rédemption du ce grand délinquant tout sec, ça sonne creux pour moi. Ya un côté cheap qui vraiment ne passe pas. Il me faut ajouter aussi que le reste du cast est désespérément transparent. Ce qui n'aide pas.
Trois Television Drama Academy Awards pour Shiroi Haru ? Oh, si Mei-chan no Shitsuji a pu en glaner deux, pourquoi pas, tant qu'on y est... Mais là, non. Sans moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Shiroi Haru de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:18 - Dorama Chick - Permalien [#]