ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

25-06-09

Leap of faith

La plupart du temps je vous parle ici des séries que je découvre, de ce qu'elles me font ressentir et de ce que j'en pense. Et la plupart du temps c'est assez simple à cerner pour moi. J'ai aimé telle série pour ce qu'elle m'a évoqué, pour ce qu'elle m'a fait ressentir, pour ce à quoi elle m'a fait réfléchir. En apparence les choses semblent plutôt claires. Même quand une série décide de se préoccuper d'un thème en apparence un peu sérieux ou sujet à polémique, je finis par avoir mon avis sur la question. Il vaut ce qu'il vaut, mais c'est le mien. Et la plupart du temps je n'ai aucune difficulté à vous en parler pendant des longues lignes, les posts de ces derniers jours en attestent.

Et puis, il y a les autres fois. Ces fois où on a la tête qui tourne. Parce que c'est tellement plus que de la télé, mais il faut se souvenir que ce n'est que de la télé.

Je pourrais vous raconter ce que j'ai vécu devant The Philantropist, mais sincèrement, si vous lisiez pareil texte pour connaître mon avis sur la série, vous n'en sortiriez pas plus avancé, en ayant lu pourtant une littérature de plusieurs dizaines de milliers de caractères (au bas mot).

Le problème de The Philantropist, c'est qu'elle est clairement à part. Non seulement elle ne sacrifie pas aux canons télévisuels du moment, mais en plus, elle touche à un sujet d'autant plus sensible que rares sont les occidentaux qui en ont un point de vue complet.
Parce que, dans le fond, qu'est-ce que je connais de l'Afrique, moi ? Je suis une blanche, j'ai grandi en France, je n'ai jamais quitté mon continent, tout ce que je sais, on me l'a rapporté d'une façon ou d'une autre, par des livres, des articles, des fictions, mais je n'en ai aucune connaissance bien à moi. Je me posais déjà la questions devant The No. 1 Ladies' Detective Agency, si vous vous souvenez. Comment serais-je capable de dissocier le stéréotype de la réalité ? Comment serais-je capable de me construire une échelle de valeurs qui me permettrait, même si ça semble tout bête, de dire de The Philantropist que c'est une série sur le mythe de l'homme blanc, ou la prise de conscience d'un homme qui par commodité scénaristique a les moyens de faire son pélerinage, ou une série pleine de bonnes intentions, ou une stigmatisation d'une Afrique forcément affaiblie, ou quoi, ou qu'est-ce ?

J'ai passé tout le pilote à passer d'une de ces possibilités à une autre. Est-ce trop "bien pensant", ce thème du riche qui veut donner de lui aux nécessiteux du Tiers-Monde ? Est-ce un effort louable qui s'inscrit dans la foulée de l'arc africain d'Urgences pour ouvrir le spectateur à autre chose que son nombril ? Est-ce une façon de nous emmener ailleurs le temps d'un été, tout le monde prend son sac de couchage, rendez-vous devant NBC pour partir en randonnée ? Je ne sais pas, je n'en sais rien, je n'ai pas les outils pour le dire.

Les ralentis, too much ou nécessaires ? Le background du personnage principal, une facilité ou un indispensable pour comprendre sa démarche ? Les politiciens corrompus, un poncif de plus ou une réalité qu'on n'ose pas assez montrer ?
L'arrivée finale au village, un grand moment de niaiserie télévisuelle, ou une apothéose ?

Ca dépendra, j'imagine, de votre regard. Le cynique n'y verra que grandiloquence inutile. Moi, j'ai finalement laissé l'empathie l'emporter.
C'était un combat contre moi-même et je ne savais pas qui je voulais voir gagner, mais au final, cette quête humaine, je pense que j'avais envie de la prendre comme quelque chose de positif, une expérience que j'avais envie de faire semblant de partager pendant 44 minutes, le rêve de m'ouvrir au monde au moins un peu, même à travers une vision déformée de ce bout de planète, j'avais envie qu'on m'emmène et qu'on me fasse tenter le coup. Je veux y croire, quelque part. J'ai envie qu'on m'emmène en Afrique et qu'on me fasse oublier mes problèmes de riche. J'ai envie qu'on m'ouvre à autre chose, même si c'est par le biais d'une fiction qui emploie des ficelles trop visibles à l'œil nu. J'ai envie qu'on m'apporte quelque chose qu'on ne m'avait pas apporté avant, et ça vaut ce que ça vaut, mais c'est toujours bon à prendre.

Ce que je pense de The Philantropist ? Ah... tout et rien, en fait. Je ne saurais même pas vraiment vous dire si j'ai aimé ! Je ne sais pas encore non plus si j'y reviendrai. Mais j'avais, peut-être, dans le fond, besoin de regarder ce pilote tout de même. C'est aussi confus pour moi que dans ce post, si ça peut vous consoler. Je ne m'explique pas vraiment ce qui s'est passé, ce que j'ai vu, mais...
C'est juste une histoire de foi, dans le fond.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Philantropist de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:51 - Review vers le futur - Permalien [#]

La vie, la mort, la mer

Imaginez du bleu à perte de vue. Au beau milieu de cet océan de bleu, un petit point vert. Et sur ce point, quelques points plus petits encore qui s'agitent.
Voilà un peu ce à quoi ressemble Hatomijima depuis le ciel. Hatomijima est le nom de l'île fictive où se déroule Ruri no Shima (littéralement : l'île d'azur ou l'île de Ruri), la série dont je vais vous parler aujourd'hui.

Hatomijima est absolument paradisiaque. Si vous ne connaissez rien d'Okinawa (la région sud de l'archipel nippon) et de son ambiance un peu sauvage, attendez-vous à tomber amoureux. De l'île, on ne distingue rien d'autre que l'océan à perte de vue. Et l'île elle-même n'est que rochers, sable et verdure. Dire que jusque là vous pensiez que Hawaii était une destination de rêve...!
Mais ce qui fait la beauté de Hatomi a aussi causé sa perte : isolée de tout, et notamment de l'administration, elle vit un dépeuplement que rien ne peut arrêter. Avoir préservé sa nature sauvage, et donc pas toujours adaptée aux ambitions de confort moderne, a découragé progressivement ses rares habitants. Dernier bastion de la civilisation, l'école apprend que le dernier enfant qui fréquentait sa classe unique est sur le point de quitter l'île. Il ne lui reste donc plus qu'à fermer. Voilà qui sonnerait la mort de l'île et de ses habitants, dont la moyenne d'âge tourne autour de 60 ans et dont le renouvellement n'est plus du tout assuré. Au mieux, il leur faudrait quitter l'île qu'elles ont protégée des décennies durant, et c'est de toutes façons hors de question.

Comme les derniers habitants de Hatomi ont le sens pratique, plutôt que de manifester, lancer une pétition ou rameuter les médias, ils entreprennent de prendre le problème à la source en essayant de repeupler l'école, un enfant à la fois. Ainsi, Yuzou Nakama retourne sur le "continent" afin de demander à sa fille de pouvoir prendre en garde son petit-fils, afin que celui-ci prenne ses cours sur Hatomi. Devant le refus de cette fille indigne, il est forcé d'opter pour le plan B, et essayer d'adopter un enfant. La chose n'est pas facile mais le hasard veut qu'il fasse la rencontre de Ruri, 11 ans, fleur de bitume, qui n'est pas orpheline mais dont il obtient la garde, au moins temporairement.

On imagine que le choc des cultures va être rude. Entre le centre et la périphérie du Japon, la ville et la campagne, l'indépendance urbaine à l'anonymat confortable et l'île au format familial un peu étouffant, Ruri menace à plusieurs reprises de prendre ses cliques et ses claques. Cette seule enfant porte les espoirs de toute une île (si minuscule soit-elle vue du ciel)... vous imaginez la pression ?

Ruri no Shima enchevêtre aussi bien la végétation que les thématiques. Avec son plaidoyer pour la préservation de la périphérie et ses particularités (une vraie question de société sur l'archipel), elle ne se contente pourtant pas de lever le poing pour éveiller les consciences. Elle donne surtout l'occasion de peindre des portraits de personnages que le temps (même en seulement 11 ans) a eu le temps de durcir, pour différentes raisons.

Si au départ, Ruri donne l'impression d'être juste une sale gamine insupportable immergée dans une micro-société vieillissante (et tout jeune corps plongé dans un environnement de vieux a tendance à faire des vagues... un ressort habituel pour de nombreux scénaristes), on prend le temps de faire sauter un à un les verrous de sa cuirasse, pour découvrir l'âme d'animal blessé qu'elle a dissimulée dessous. Un peu contre toute attente, au lieu de sauver l'île, c'est l'île qui va la sauver. En trouvant sur Hatomi, parmi les locaux mais aussi les quelques visages de passage, une oreille attentive, Ruri va polir le coeur qui lui sert de pierre et découvrir qu'une lazurite brillait dessous. Elle n'en aurait sans doute jamais découvert les scintillements bleus sans les couleurs de Hatomi pour les révéler...
Etrangement, dans cette nature indomptée par l'homme, et où la plupart des habitants vivent de façon assez simple, c'est finalement Ruri, la gamine de la ville, qui sera le petit enfant sauvage à apprivoiser. Elle mordille un peu (notamment son institutrice), mais elle finit par admettre que c'est pour son bien. Ce n'est pas toujours facile de voir qu'on a sa place dans un lieu totalement étranger, mais Ruri no Shima, c'est aussi l'histoire d'un greffon qui prend étonnamment bien, il suffisait de lui en laisser le temps. Quand on donne l'environnement dont il a besoin à quelqu'un, on ne se trompe jamais vraiment, même si le premier concerné n'en a pas forcément conscience...

Ce dont parle Ruri no Shima, c'est donc de vie. De l'étincelle de vie qui permet à une communauté, même minuscule, de ne pas s'éteindre. C'est l'attachement à une certaine vision de leur identité qui pousse les habitants de Hatomi à ne pas succomber au progrès, pour maintenir ce qui est tel que cela a toujours été.
Mais Ruri no Shima est aussi une histoire de mort. Plusieurs. La mort de l'enfance, dont Ruri pensait avoir fait le deuil. La mort d'une relation avec sa mère, qui la maintient à distance sans jamais l'avoir libérée. La mort tout cours, aussi, mais à vous de découvrir qui, comment, et surtout suivie de quel effet. Et puis, la mort d'un secret dont on ne savais même pas qu'il existait.

Seuls sur leur île coupée de tout, comme s'ils étaient les derniers êtres humains sur Terre (on pourrait s'estimer heureux si nos derniers représentants étaient de cette trempe au moment de la fin du monde), les habitants de Hatomi vivent d'amour, d'eau salée, et du pouvoir guérisseur qu'on les hautes herbes sur l'âme.

Je vous brosse un portrait idyllique de Ruri no Shima, et je m'en aperçois bien. C'est un tort car la série n'est pas exempte de défauts (côté interprétation par exemple). Certaines histoires secondaires se révèlent un peu parasites, parfois. Mais cette mise en garde n'est là que pour vous éviter d'attendre de la série un pur chef d'oeuvre. Elle ne relève pas du génie. Mais ça ne l'empêche pas d'être formidable.
En ce qui me concerne, j'ai aimé aussi bien la beauté que la rudesse parfois mal dégrossie de Ruri no Shima. Peut-être que c'est ça, l'esprit d'Okinawa...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ruri no Shima de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:03 - Dorama Chick - Permalien [#]

C'est votre dernier mort ?

En toute honnêteté, même en la fréquentant plus ou moins depuis plusieurs années, j'ai toujours pensé que la fiction japonaise était incapable de s'essayer à la création de séries "à concept". Ce n'était d'ailleurs pas un reproche dans mon esprit, juste la certitude qu'il existe là une particularité culturelle. J'avais tort, mais il aura fallu attendre The Quiz Show pour me le prouver. The Quiz Show m'a semblé être un parent de 24, et pourtant, à première vue, on pourrait avoir l'impression de compter les pommes et les oranges. La série américaine repose sur la peur, l'actualité internationale, et compte sur l'adrénaline, tandis que la série japonaise repose sur le divertissement, la culture télévisuelle, et se montre bavarde. Alors quoi ?
Alors, The Quiz Show a l'excellente idée de se dérouler quasiment en temps réel.

Pourtant, les premières scènes de The Quiz Show ne relèvent guère du génie. On a d'une part un étrange bonhomme en proie à un cauchemar, et d'autre part un chanteur populaire qui enregistre une performance live pour une émission musicale. Non seulement le lien entre les deux protagonistes en question reste indéfini pendant de longues minutes, mais ça n'excite guère le spectateur. L'ennui plane, osons le dire.

Mais c'est là qu'arrive notre élément perturbateur en la personne d'un étrange Monsieur Loyal qui vient inviter le chanteur, qui se nomme Andou, à une émission intitulée The Quiz Show (comme le monde est bien fait). Tandis qu'il l'y invite en lui expliquant le principe de l'émission (je vais y revenir), le spectateur a le regard qui brille, oui, la lumière jaillit : en arrière-plan, souriant, sur une affiche géante, Satoru Kamiyama, le jeune homme aux cauchemars. C'est lui le présentateur de l'émission. Les choses se précisent et notre intérêt est ravivé.

The Quiz Show (l'émission) repose plus ou moins sur le principe de Qui veut gagner des millions, à une nuance près mais elle est de taille : au sommet de la pyramide, au lieu d'un gain en argent, c'est un rêve qu'on peut gagner. La production de l'émission promet en effet la réalisation de votre rêve le plus fou, quel qu'il soit. Andou, qui rêve de se produire au Budoukan (la plus importante salle de concert au Japon) avec comme choristes Madonna et Beyoncé, rien que ça, a appris au début de l'épisode que son agence de management le lui refuse. Il voit donc dans cette émission une merveilleuse opportunité d'enfin atteindre le zénith de sa carrière.
C'est là qu'entre donc en scène Kamiyama, le présentateur de l'émission. Et c'est aussi là que commencent les réjouissances de part et d'autre de l'écran. Nous allons en fait assister en direct à The Quiz Show, comme sont censés le faire les spectateurs de l'émission. Mais cela se fera à une différence près : nous allons également avoir un aperçu des coulisses. Le réalisateur Honma, la productrice Saejima, et quelques autres, veillent au bon déroulement de l'émission.

Laquelle se présente comme une copie conforme des émissions japonaises en général : générique, logo, réactions du public dans les gradins, et surtout, présentateur... tous sont d'une ressemblance frappante. En cela, The Quiz Show fait appel à la culture télévisuelle du spectateur japonais (ou la votre si vous êtes un petit curieux), et ce dernier relâche donc sa vigilance de par tous les signaux familiers qui lui sont envoyés. The Quiz Show se présente comme l'une de ces émissions inoffensives de pur divertissement dont on n'a pas besoin d'attendre qu'elle révolutionnent la face de la télvision. Son présentateur (en contraste avec sa première scène dans la série, mais vous êtes le seul à le savoir) est affable, un peu clown sur les bords mais de bonne compagnie, et d'une grande prévenance envers son célèbre invité. Sauf que progressivement, le présentateur comme les questions posées vont se faire plus ambigus. Andou est mis mal à l'aise à mesure qu'il avance dans le jeu. Kamiyama se fait insistant, puis plaisante, puis lui lance une pique particulièrement agressive, si bien qu'Andou a de plus en plus de mal à saisir ce qu'il se passe.

Ce qu'il se passe, c'est que les questions qui d'abord portaient sur la musique en général, et la carrière d'Andou en particulier, se dirigent progressivement vers la mort de l'ancien partenaire d'Andou, un nommé John, avec qui il formait il y a à peine deux ans un duo en pleine gloire. Petit-à-petit, Kamiyama amène Andou à évoquer les conséquences de la disparition de John... et tout doucement, il envient aux circonstances-mêmes du décès. S'il veut obtenir son rêve, Andou va devoir donner labonne réponse aux questions indiscrètes du présentateur...

The Quiz Show tombe parfois dans l'écueil de quelques maladresses prévisibles mais pas dramatique (à mon avis, il était redondant de laisser les scènes d'introduction, c'est-à-dire le cauchemar et l'enregistrement du live, car elles atténuent l'effet recherché), mais on peut lui reconnaître bien des qualités.
D'une part, le présentateur Kamiyama est impeccablement interprété et écrit, par exemple ; l'acteur (membre du groupe Arashi) s'y montre brillant, comme l'est également l'interprète de Honma (qui lui est membre du groupe Kanjani8) qui parvient à nous surprendre une fois ou deux. D'autre part, suivre l'émission en temps réel est une idée brillante et bien exploitée, qui rend bien les enjeux palpables. Enfin, le tout donne une version autrement plus originale de l'éternelle enquête que nous connaissons habituellement sous le format policier ou judiciaire. Ici, la quête de la vérité se fait en plus sous le couvert d'un jeu, un jeu légèrement malsain mais personne ne s'en aperçoit au départ. Voilà finalement un clin d'oeil à la real tv qui vaut son pesant de cacahuète.

Petit paragraphe pour ceux qui ont envie d'en savoir un peu plus sur le fonctionnement de l'industrie du divertissement au Japon (les autres peuvent aller aux louanges du paragraphe final directement)... Le pilote de The Quiz Show a aussi l'étonnante particularité d'entretenir un double discours sur la façon dont musique et télévision cohabitent au Japon. Ainsi, on trouve au générique de The Quiz Show de nombreux chanteurs (j'en ai cité deux, qui ont les rôles principaux, il y a également Aya Matsuura dans un rôle plus mineur), et plusieurs mentions du "jimusho", à savoir l'agence de management artistique qui, il faut le dire, est toute puissante (ainsi le Johnny Jimusho est une agence absolument omnipotente en ce qui concerne les artistes masculins, il y sera fait mention dans les explications des sous-titres). Sauf qu'ici, le jimusho n'est pas du tout considéré comme l'organisme bienveillant qui mène la carrière des artistes avec de la bonne volonté, mais plutôt comme la société tentaculaire qui a droit de vie et de mort, et à qui la production de l'émission doit rendre des comptes si quelque chose se passe mal avec l'un de ses poulains, ici Andou. Bref, le ton n'est pas du tout complaisant, et ces quelques indices sont très, très intéressants pour qui se captive pour le sujet.

The Quiz Show, tel que je vous le présente ici, n'est pourtant pas une nouveauté. Il s'agit en fait, et c'est exceptionnel, de la seconde saison de l'émission. La première (je n'ai pas eu la possibilité de la voir pour le moment) était apparemment différente, cependant, puisque les personnages principaux étaient différents (et interprétés par d'autres acteurs), et le jeu légèrement aussi. Cette nouvelle saison, qui tient donc du spin-off, n'en est pas moins très intelligente par l'emploi qu'elle fait du média, ou plutôt des médias auxquels elle touche. Comme il serait évidemment très mal perçu d'attaquer de plein fouet certaines organisations du milieu médiatique, la série joue de son concept pour dénoncer quelques petites choses sans oublier de mener l'interrogatoire tambour battant, à la fois pour brosser des portraits effrayants des personnages qui gravitent dans ce monde (le chanteur puissant, le réalisateur qui privilégie l'adrénaline au politiquement correct, le présentateur en proie à des hallucinations, la productrice soumise...) et pour servir des intrigues sur un mode relativement nouveau.
En bref, The Quiz Show, c'est bon, mangez-en. Attention aux noyaux, c'est tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Quiz Show de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:11 - Dorama Chick - Permalien [#]


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