ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

21-06-09

Plus besoin de pousser...

C'était très long (voir épisodes précédents liés à ce tag) de faire comprendre à ma famille à quel point je m'étais attachée à Pushing Daisies. Les tribulations autour du coffret DVD n'ont pas manqué de rebondissements, mais je crois qu'on y est.
Sans raison aucune, ma sœur m'a bricolé un petit gadget pour nettoyer l'écran de mon téléphone... à l'effigie de mon Piemaker préféré...

KeepingDaisies

Le message est bien passé, ils sont mûrs. Le coffret de la 2e saison ? Je sens que ça va être de la tarte.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:57 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

Le monde vu de la place du mort

J'avais déjà eu l'occasion de vous le dire, à l'occasion de Brooklyn South je crois, mais si la flicaille actuelle me sort par à peu près trous les orifices naturels depuis plusieurs années, avec ses experts en expertise et ses enquêteurs à l'intuition démesurée, je suis une amoureuse de l'uniforme. J'ai cependant mis beaucoup de temps à y venir. J'avais une sorte de conflit d'intérêt avec l'univers de la police pendant longtemps, puisqu'il s'agissait de la profession de mon père, et que j'ai souvent eu l'impression de faire ce métier autant que lui. Mais forcez une gamine à regarder des documentaires sur la vie de poulet, et cela remontera tôt ou tard : entre deux flics, ma préférence ira toujours à celui qui porte l'uniforme.

Les mains dans le cambouis, les deux pieds dans la merde jusqu'au genou, et le regard qui ne sera jamais plus tout-à-fait le même... il est là, mon policier. C'est celui qui sert et qui protège, pas qui érige la vérité comme la solution à tout. Les policiers en uniforme savent que la vérité, ça n'existe de toutes façons pas. Il n'y a que la Justice qui existe, et c'est un animal rare qu'on chasse toute sa vie dans les rues...

Quand ce soir, sur un coup de blues et une intuition, j'ai décidé d'enfin tenter Southland, je me suis dit : voilà, c'est de ça dont je parle. Merci à NBC d'avoir écouté.

Convaincue depuis des années que c'est là l'intérêt du métier de policier, je retrouve un peu foi en ce genre dont on nous a pourtant gavés ces dernières années. Le policier, c'est celui qui souffre en première ligne des maux de la société qui l'emploie et souvent le méprise. C'est celui qui, parce que tous les jours il est mis face à ce qu'il y a de plus bas ou bestial en chacun, a l'impression de se salir et se compromettre, alors qu'il compte peut-être parmi les plus humains d'entre nous. C'est celui qui hésite entre faire taire son âme et la libérer, et ne sait ce qui est pire. C'est celui qui s'étouffe au nom de la Justice des autres.

Une seule chose me chiffonne avec Southland : que tout le monde hurle au génie alors que la série, en soi, n'apporte pas grand'chose de nouveau. Le vieux de la vieille, le rookie, la nana... tout les stéréotypes sont là. Les thématiques n'ont hélas (pour les protagonistes, pas pour nous) pas changé depuis les constats pessimistes de The Wire ou The Shield, et la réalisation n'est pas tellement différente non plus, on sent même un peu l'héritage des premières saisons de New York 911 (ce qui est logique), elle est toute en nerfs, rapiéçant des photographies fugaces mais nettes du métier et des hommes qui le pratiquent.
Southland n'est pas révolutionnaire. Mais ça ne l'empêche pas d'être puissante et de toucher son but.

Je n'avais sincèrement pas prévu de regarder plus que le pilote. Je pense que c'est le genre de série que pourtant on gagne à suivre semaine après semaine au lieu d'attendre un peu et de s'enfiler une saison goulûment par la suite, comme c'est possible avec d'autres séries. Ici, la piqûre de rappel est nécessaire, mais la dose serait trop forte si on la prenait en un seul shot.

Ce soir, j'avais la tête à l'envers. Je voulais m'esquinter devant quelque chose de ravageur. J'ai hésité à reprendre un bon vieux Oz. J'ai regardé Southland. La plaie suinte, mais le pus est sorti. Catharsis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Southland de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:06 - Review vers le futur - Permalien [#]

[DL] Larry et Balki

Peut-être que si je trouve un peu de tendresse à l'univers de Larry et Balki, c'est parce que je suis sous l'influence du générique. Qui, je dois le dire, me fait musicalement complètement fondre. Il marque bien son âge, mais je le trouve adorable. Et puis franchement, j'ai du mal à résister aux moues enfantines de Bronson Pinchot. Il est marrant, ce petit garçon dans ce corps dégingandé...

LarryetBalki
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Cela dit, visuellement, si effectivement ce n'est pas la panacée, il faut quand même admettre que ça sert bien à résumer les prémisses de la série. C'est pas épatant, mais bon, ça vaut ce que ça vaut.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (les excuses vont commencer à manquer) : la fiche Larry & Balki de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:51 - Médicament générique - Permalien [#]

Souris des villes, souris des champs

La raison pour laquelle je me suis lancée dans le visionnage de cette série reste mystérieuse pour moi. Masochisme, à tous les coups. Ce n'était en tous cas pas une question de sentimentalisme puisque je ne me rappelle pas l'avoir vue durant mes jeunes années. Ou alors... j'ai occulté ; le cerveau humain est résolument une chose formidable ! Bref. Je me suis néanmoins lancée dans le pilote de Perfect Strangers, connue (ou à peu près) sous nos latitudes comme Larry et Balki.
Ce seul préambule devrait normalement vous laisser imaginer sans trop de risque ce qui vous attend dans ce post, mais les plus courageux d'entre vous tiendront bon et liront tout.

Pour les incultes, dans le fond (c'est pas grave, on va arranger ça), rappelons que Larry et Balki est un sitcom des années 80 sur le principe usé jusqu'à la corde des deux personnages que tout oppose, mais que les scénaristes ont quand même décidé de mettre à la colle, et ce bien que cela aille à l'encontre de toute logique. Mais si un scénariste était logique, il deviendrait dictateur, pas scénariste. On y reviendra.

Le générique (qui vous sera livré au prochain post, finissez d'abord vos légumes) présente d'ailleurs très bien la situation. D'une part, on a Larry (mais absolument), qui vient d'une famille américaine typique, et s'en va vivre tout seul dans la grande ville de chicago. Toute une aventure en soi, on a vu des séries basées sur ce seul principe après tout. Notre brave gars s'est donc trouvé un boulot, un appart, enfin tout le confort d'une petite vie tranquille qu'on aurait presqu'envie de qualifier de normale. C'est donc là qu'intervient son comparse, j'ai nommé Balki (vous aviez deviné ? vous êtes fort !) qui a grandi en Europe dans une famille de bouseux typiques, et s'en va donc vivre sa vie dans le pays où tout est possible (même tenir un accent improbable pendant 8 saisons). Pour lui c'est évidemment la grande aventure car, comme chacun sait, l'Europe, c'est le Tiers Monde, les charrettes à fumier en prime. Eh oui, bienvenue dans les années 80 : le propos sous-jacent, à peine dissimulé, est de tirer à vue sur le communisme, et reprendre le mythe américain au pied de la lettre (c'est tout juste si Balki a vu un téléphone, le pauvre, il ne vivait la "vraie vie" que via la pop culture...).

La bonne idée dans tout ce fatras, ça reste la personnalité de nos deux protagonistes. Larry est à première vue blasé, mais c'est surtout un grand introverti. Balki à l'inverse est expansif et émerveillé en permanence (par les gratte-ciel, les voitures, la chasse d'eau, etc... j'exagère mais à peine). Heureusement que les personnages se présentent ainsi, car dans le cas contraire (l'américain sûr de lui donc arrogant, et l'immigré totalement largué donc inadapté à la vie moderne), la série aurait été absolument invivable.
Comme ici, les deux personnages ont leur part d'humilité, la comédie gentillette (mais sans génie) ne vire pas à la propagande de mauvais goût. Les deux cousins ont au contraire tôt fait de bâtir une relation plutôt adorable, où Larry, bien que pas toujours avenant, est bien forcé d'admettre que le cousin éloigné qui a posé ses valises chez lui a importé de nombreux bons côtés à son existence.

La force de Larry et Balki, c'est en effet Balki, et plus particulièrement son interprète (que les habitués des 20h de M6 dans les années 90 connaissent bien pour l'avoir vu à l'oeuvre dans Notre Belle Famille), j'ai nommé Bronson Pinchot. Alias le maître des accents pourris. C'est pourri, mais ironiquement c'est ce qui fait le charme de son personnage, et par extension de la série.

C'est tout de même vous en dire long sur le fait que ça tient à peu de choses.
Alors bon, là, comme ça, tout de suite, vous vous dites : "eh bah je sais déjà pourquoi je vais pas regarder !". Et d'un côté c'est vrai. Et de l'autre, c'est dommage. Allez, tentez quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Larry & Balki de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:49 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

Why not regarder Fringe

ReasonsWhyNot_Fringe

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Fringe :

1 - Parce qu'Anna Torv a le regard qui porte décidément bien son nom
2 - Parce que vous allez vous demander cent fois si Poppy Montgomery s'est fait cloner
3 - Parce que Joshua Jackson
4 - Parce qu'on a tous déjà vu X-Files
5 - Parce que le pilote dure trois fois le temps nécessaire, à cause des effets spéciaux de folie
6 - Parce que ça a été racheté par TFHein
7 - Parce que c'est pas parce que la saison 2008-2009 a été pourrave qu'il faut vous sentir obligé d'apprécier quand même une série de la rentrée
8 - Parce que vous bossez le jeudi
9 - Parce que si vous n'avez pas encore commencé, c'est pour une bonne raison, eh bien voilà, c'est celle-là la n°9
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fringe de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 09:37 - lady's reasons why not - Permalien [#]

lady's reasons why not

Ah, malheur, je suis découverte. Oui, j'aime faire des listes, mais j'avais réussi à vous le cacher jusqu'à présent. Quasiment.
J'instaure donc à compter d'aujourd'hui une catégorie encore moins nécessaire qu'un visionnage de Fringe en français, j'ai nommé : lady's reasons why not. Un cookie à la myrtille avec la compassion du chef pour qui a vraiment regardé la série à laquelle il est ici fait référence.
En toute sincérité, des posts en brouillon sur le thème des listes, j'en ai déjà déjà plein dans ma besace, et il n'est pas impossible que d'autres finissent par fleurir dans un avenir plus ou moins proche, surtout avec l'été qui guette, les crises de flemmingite à répétition, et ma résolution non-verbalisée d'essayer de poster quotidiennement pendant quelques temps. Préparez-vous au pire.

Mais j'en avais tellement marre de lire des posts (un peu sell-off) sur l'air de "10 raisons de regarder la série que tout le monde va regarder" que franchement il m'était urgent de réagir. A mon échelle. C'est-à-dire par la mauvaise foi. Chacun se bat avec les armes qu'il a.

Souvent, je vous entretiens de séries dont personne n'a rien à carrer en vous vantant leurs louanges en pure perte (exemple concret et récent : moi disant du bien de Law & Order ...pour une fois que je parle pas de SVU). C'est une de thérapie postive téléphagique où j'essaye de vous éduquer de façon à peu près ouverte aux réalités de ce monde : ce que regardent les autres c'est de la merde, et les séries que j'aime sont les meilleures. Je devrais même pas avoir besoin de vous le préciser, mais bon, je sens que c'est la fin de la semaine et que vous avez beaucoup de temps de cerveau disponible pour le Cocu Colu.

Ici c'est totalement le contraire qui va régir cette catégorie, dans le sens où, plutôt que de m'acharner bêtement à flatter votre curiosité et vous ouvrir des portes insoupçonnées sur, qui sait, des fictions qui se déroulent en Afrique ou des séries qui datent d'avant votre conception (même pas votre naissance, votre conception !), je vais me contenter d'être bileuse. Les mauvaises langues argueront que je le fais aussi très souvent, mais elles sont mauvaises langues, et ont donc par définition zéro crédibilité.

Donc dans lady's reasons why not, je vous donnerai non pas 3, nous pas 5, mais bien 10 raisons de NE PAS regarder une série donnée.

Si vraiment vous voulez voir dans cette rubrique le signe qu'une force créatrice me pousse à agir pour votre bien, on n'a qu'à dire que c'est pour vous éviter de perdre du temps devant des conneries, et mettre à profit le temps gagné pour, mettons, eh bien, disons, c'est-à-dire, par exemple, faire du bénévolat dans des centres gériatriques, lutter pour la Paix dans le monde, ou regarder des séries qui en valent la peine (par ordre croissant de vitalité pour la planète).
Voilà, c'est ça, on n'a qu'à dire.

Et j'en profite pour ajouter que j'aime bien faire des posts moyennement utiles pour vous présenter la moindre nouveauté de ce blog (et ici les nouveautés sont toujours moindres parce que c'est pas le but du jeu que de vous en mettre plein la vue avec des gadgets, en plus), que c'en est un ici, qu'il n'y aura donc pas de liste dans le post ici présent, donc hop, je passe au premier post de cette catégorie dans quelques minutes.
Tain je pète la forme moi. Aucun rapport avec les médicaments que je prends ou ne prends pas en ce moment pour me faire oublier la douleur.

Posté par ladyteruki à 09:34 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

[DL] Une Maman Formidable

Au moment où je rédige ce post, je suis pour ainsi dire en larmes. Je fais actuellement mes premiers pas avec mon engin providentiel (pour l'instant il fait plutôt ange déchu qu'autre chose en ce qui concerne mes projets pour Cop Rock, mais je persisterai). L'un de mes tests m'a permis, enfin, de rayer l'une des videos de ma liste non-exhaustive de génériques de rêve, et ce n'est pas rien. C'est à mes yeux un véritable miracle, en fait.

UneMamanFormidable
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Comme par hasard, l'été commence aujourd'hui, alors que je vous promettais justement un été plein de cadeaux totalement inédits ; eh bien, le voilà officiellement lancé avec ce qui sera, je l'espère, le premier générique d'une longue liste d'introuvables sur le net. Vous savez en tous cas que s'il traine quelque part, c'est de chez moi qu'il vient ! J'aimerais bien réussir à affiner sa qualité video, mais ce n'est que le début, j'ai le temps de m'améliorer...

Ce qui m'émeut en cet instant précis, c'est un tout. C'est la série, d'abord, mais c'est aussi cette musique. Cette ambiance. Ces couleurs. Brett Butler. Oh mon Dieu, j'ai le générique d'Une Maman Formidable ! Et maintenant, je peux vraiment entrevoir un monde parfait...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Une Maman Formidable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:01 - Médicament générique - Permalien [#]


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