ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-01-09

One More Time, One More Chance

En préambule de ce post, je tiens à dire que, tout ça, c'est la faute de Nakayomi.
Oui, toi ! A cause de toi, j'ai replongé dans mes premières reviews de dorama, mes premières amours pourrait-on dire, et donc à cause de toi, j'ai revu le pilote de Kamisama, Mou Sukoshi Dake. Je ne te dis pas merci, parce que franchement on a connu plus joyeux...

Kamisama, Mou Sukoshi Dake, pour ceux qui parmi vous ne pratiquent pas le japonais (et j'en suis, à vrai dire), signifie grosso-modo : "Mon Dieu, donnez-moi un peu plus de temps". Tout de suite, ça donne le ton, non ?

Pour ceux qui sont habitués aux dorama bon enfant, aux gentilles comédies adolescentes et autres séries où l'enjeu est que le personnage A entame une nouvelle carrière dans un métier peu excitant tout en tombant amoureux du personnage B et finit par vaincre l'adversité... Kamisama, Mou Sukoshi Dake est là pour remettre les pendules à l'heure, et rappeler que parfois, le pitch d'un dorama peut avoir des couilles.
Et donc, à série exceptionnelle, post exceptionnel : je m'essaye aujourd'hui à la review factuelle d'un épisode.
Je suis comme vous : j'ignore ce que ça va donner. Mais on tente !

L'histoire est la suivante : d'une part, on a une adolescente, Masaki, dont la vie est extraordinairement quelconque et fade. Et d'autre part, on a Keigo, un talentueux producteur et auteur de chansons, à qui tout semble en apparence réussir. Deux personnages qui à la base, n'avaient rien en commun. Mais qui ont, étrangement, ceci de similaire : ils se sentent incroyablement vides.

Masaki tente de remplir sa vie comme elle le peut en sortant avec ses amis après les cours, chaque après-midi, mais la seule chose qui parvient à faire battre son coeur, ce sont les paroles des chansons de Keigo, qui la touchent véritablement. Nul doute que ces paroles touchent n'importe laquelle des milliers d'autres adolescentes en son genre qui sont elles aussi fans de Keigo, et dont la vie morne est rythmée par les sorties avec les copines après les cours, mais voilà, Masaki, elle, elle a conscience, en tous cas vaguement, du vide de son existence, et il lui pèse de plus en plus même si elle ne sait pas quoi faire pour le combler.
Keigo, lui, prépare le dernier concert au Japon de la chanteuse qui interprète ses chansons, avant de partir en tournée aux USA pour plusieurs mois, mais à vrai dire le coeur n'y est pas. Le coeur n'y est d'ailleurs plus depuis bien longtemps, et l'homme n'a pas été fichu d'écrire une seule nouvelle chanson depuis des lustres. Tout sonne creux pour lui. Il fait des accès de mégalomanie, il pique des colères, il est tyrannique... mais même ce genre de choses ne parvient pas à le tirer du silence sourd de son âme.

Ignorant complètement l'état dans lequel se trouve son idole, et ce pour des raisons assez évidentes, Masaki est toute à la joie d'avoir réussi à obtenir une place pour le tout dernier concert de cette année au Japon, et projette d'y aller avec une amie. Mais par un malheureux concours de circonstances, elle oublie son portefeuille dans une cabine téléphonique, et celui-ci contenait les entrées au fameux concert. Seule solution : acheter un billet sur le marché noir, à l'entrée du concert, mais évidemment, ça va coûter les yeux de la tête.
Masaki et son amie entreprennent donc de trouver un moyen rapide de se faire de l'argent. Une chose est sûre : elles ne vont pas coucher avec un vieux porc pour ça ! C'est peut-être ce que font pas mal de leurs copines pour mener la grande vie, mais ça, c'est hors de question. Or, les temps sont durs, et les vieux porcs n'acceptent plus de payer juste pour leur joli sourire... Et, si elles pensent trouver un pigeon à qui tenir compagnie au karaoke en échange de quelques billets, elles vont vite s'apercevoir que ledit pigeon a la ferme intention d'en avoir pour son argent : Masaki échappe de justesse à une tentative de viol. L'odieux personnage prend la fuite, sans oublier d'emporter avec lui le portefeuille de l'amie de Masaki. Cette dernière promet donc à sa camarade de trouver l'argent toute seule pour payer les deux billets de concert ; quand faut yaller...

On va s'arrêter un instant sur ce sujet, qui peut sembler incongru. Ce n'est pas le cas. Wikipedia nous apprend d'ailleurs qu'en 1996, soit à peine deux ans avant que ne naisse la série, une étude sur le sujet indiquait qu'un tiers des cas de prostitution impliquaient des adolescentes au Japon. Employer ce sujet dans le cadre de ce dorama n'est donc pas simplement un artifice scénaristique : il existe une vraie proportion de lycéennes qui monnayent leur temps libre, et parfois même tout simplement leurs faveurs. Se faire entretenir par un papy gâteau libidineux, c'est apparemment plus facile que de demander de l'argent de poche à maman... Donc quand Masaki et son amie entreprennent de se faire payer pour passer un peu de temps au karaoke avec un vieux cochon, mais en se jurant que là est leur limite, ce n'est pas spécialement surprenant.

Le problème, c'est qu'à la suite de ça, Masaki se retrouve face à un type qui est prêt à lui offrir une somme très rondelette pour passer un peu de temps dans un love hotel avec elle, et que ce concert, c'est la seule chose qui compte dans sa vie. Et puis en plus, il lui fait pitié, ce mec... Alors elle couche avec, elle en tire 5 billets, et elle peut s'acheter son ticket de concert, et finalement, c'est un peu humiliant, mais ça en valait la peine, parce que ce concert, c'est la seule chose d'à peu près excitant qui pouvait lui arriver.
Oui, le personnage de Masaki est un peu pathétique, mais le plus grave c'est sans doute que la jeune fille s'embourbe autant dans la plus banale des médiocrités, qu'il ne semble pas vraiment y avoir de moyen pour la sortir de là. La petite est désespérée, donc elle fait des choses désespérées, et le cycle continue encore et encore.

A la fin du concert, le taxi des deux filles croise la route, à un feu rouge, de celui de Keigo. Un Keigo blasé qui n'arrive même pas à être satisfait de ce concert. Et là, sans trop savoir pourquoi, Masaki sort du taxi, court sous la pluie après la voiture de Keigo, et dans un geste de désespoir un peu insensé, brandit la bannière à son nom qu'elle avait amenée pour le concert.

Cette scène est assez incroyable, d'ailleurs. Dans la voiture, Keigo regarde d'un air blasé cette petite jeune fille comme il y en a des centaines, et qui l'idolâtre vraisemblablement, et ça ne l'émeut pas plus que ça. Et Masaki, elle, on sent qu'elle a l'impression de jouer sa vie, qu'elle espère que quelque chose se passera sans savoir trop quoi, et puis... et puis rien. Il ne se passe rien. Elle rentre donc sous la pluie...
Et c'est là que Keigo, mû par on-ne-sait-quel étrange caprice, a décidé de l'intercepter. Et voyant qu'elle est trempée, il propose de la ramener chez lui, ah, nous y voilà, je me disais bien aussi.

C'est vrai que ce stade de l'histoire fait un peu... fantasme de Mary Sue. On a du mal à le croire, mais oui, la gamine quelconque va passer la nuit avec le producteur à succès. Et plus incroyable encore, en rentrant de sa tournée aux Etats-Unis, plusieurs mois après, il va la rappeler.
Sauf que Masaki, elle, elle apprend à ce moment qu'elle est séropositive...

La noirceur des personnages, leur côté dépressif, et ce thème qui se profile... je pense que maintenant vous comprenez pourquoi Kamisama, Mou Sukoshi Dake joue dans la cour des grands. Tout ce qu'il vous reste à faire, c'est donc aller découvrir cette série sur le champs.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Kamisama, Mou Sukoshi Dake de SeriesLive. Merci Eske pour ton aide !  

Posté par ladyteruki à 16:37 - Dorama Chick - Permalien [#]

[DL] Grey's Anatomy

C'est bizarre, je n'avais pas encore mis le générique de Grey's Anatomy ? Pourtant, il est sympa. Pas spectaculairement génial, mais sympa. Et puis, si ce n'étaient les rediffusions en ce moment, on ne s'en souviendrait même pas, il a été bazardé il y a longtemps...
Ce qui est aussi assez intrigant, c'est d'avoir fait le choix de ne pas utiliser les acteurs dans ce générique. Rien que pour le plan avec le recourbe-cils, il semblait pourtant logique de tirer partie du cast, mais non. Je sais pas, il a peut-être été tourné avant le reste de la série, mais ça m'a toujours semblé illogique.

GreysAnatomy
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je me rappelle que quand on a commencé à le voir, ce générique me semblait très hors de propos pour une série médicale où les personnages étaient avant tout là en internat de chirurgie, et qui devaient certes concilier leur vie privée avec ce challenge, mais à mes yeux c'était une série hospitalière quand même. Et puis petit-à-petit, la série est devenue un piteux soap, et j'ai mieux compris le message du générique.
Et là, le générique a disparu. Allez comprendre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grey's Anatomy de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 16:25 - Médicament générique - Permalien [#]

Une histoire de yaourts

Imaginez... je sais pas, moi, on va dire : imaginez un fabricant de yaourts. J'aime bien les analogies avec l'industrie du yaourt, je ne sais pas pourquoi. Donc imaginez un fabricant de yaourts.

Une fois, il a fait un yaourt qui est devenu très populaire, si bien que tout le monde a voulu y tremper sa cuiller. Sauf qu'un jour, on ne sait pas trop pourquoi ni comment, sur la chaîne de montage, il y a un incident technique, et depuis les yaourts ne sont plus bons. Mais il continue quand même à fabriquer ces yaourts, parce que, bah, c'est un fabricant de yaourts, quoi. Tant qu'il ne se fait pas fermer par les services sanitaires, pas de raison qu'il laisse tomber. Tout le monde s'accorde à dire que les yaourts sont devenus dégueulasses, mais bon...

Et puis un jour notre fabricant de yaourts se dit qu'en fait, ça y est, éclair de génie : il sait pourquoi le yaourt a foiré, et il va ouvrir une nouvelle chaîne de montage un peu plus loin. Plus au sud, la nouvelle chaîne de montage... et là, il fait aussi des yaourts, mais avec une autre recette, adaptée à partir de la première. Et les fans du premier yaourt y goûtent, mais évidemment, suite au goût ignoble du premier yaourt, la plupart des autres gens sont plus prudents. Cela dit, il suffit de changer le jour où on vend du yaourt pour qu'il continue d'être mangé. Donc notre fabricant de yaourt se dit que tout se passe bien, et il continue à fabriquer ses deux yaourts, le dégueulasse et le moins dégueulasse. Oui, il continue à faire le yaourt dégueulasse, c'est un fabricant de yaourts qui n'a honte de rien, il a pu s'offrir une villa avec piscine avec ses deux chaînes de montage alors il ne va quand même pas s'arrêter à si peu de choses. Et puis tant que personne ne lui dit rien, pourquoi se gêner ?

Mais notre fabricant de yaourts n'en a jamais assez. Il décide donc de lancer une troisième chaîne de montage où fabriquer encore du yaourt. Un autre yaourt qui n'a rien à voir avec les deux premiers, en apparence. Alors il se dit qu'il va continuer à faire le yaourt dégueulasse, le yaourt moins dégueulasse, et le nouveau yaourt, et qu'il va s'en mettre plein les fouilles et s'acheter une villa en Toscane, car là où ya de la gêne ya pas de plaisir.

Et la question qui me brûle les lèvres (soit c'est ça, soit c'est le colorant E217), c'est pourquoi continuer à faire le yaourt dégueulasse quand même ? Parce que, si le fabricant de yaourts a de nouvelles idées de recettes, et qu'elle marchent relativement bien, pourquoi garder la première qui est infecte ?

'Faudra demander à Shonda Rhimes.

Posté par ladyteruki à 16:23 - Point Unpleasant - Permalien [#]

Nurse Jackie soigne-t-elle les insomnies ?

Je ne m'étais pas spécialement intéressée à Nurse Jackie jusqu'ici. Contrairement aux séries dont on nous rebat les oreilles à la moindre promo sur tous les sites et blogs, il ne faut pas compter sur le petit peuple d'internet pour se prendre de passion pour ce projet, apparemment.
Depuis je me suis aperçue que Critictoo en a parlé, cela dit, et ya un bout de temps apparemment. Mais les autres (moi y compris, hein) ne se sont pas bousculés. SeriesLive n'a même pas encore percuté que le projet était signé, il n'y a pas de fiche, leur seule news est antédiluvienne, et, chose encore plus étonnante venant d'eux, pas de trace de video alors que cette facette du site est en plein boom ces derniers temps.

C'est en effet en me promenant sur le site de Showtime pendant une insomnie, cette nuit, que je me suis aperçue qu'il existait une video de promo. Mais sans plus en dire, je vais parler deux secondes du site de Showtime avant de parler du trailer, cela dit...

Parce que Showtime, c'est des pourris. Nan, je tiens à le dire. Il y a encore quelques années, c'était impossible pour un petit Frenchie de mettre le pied sur leur site : il était interdit aux non-amerloques. Paaaartout. Même la page d'accueil. Ne parlons même pas des sites officiels de leurs séries. Or c'était précisément l'époque où on manquait de sources, et où les sites officiels, c'est à peu près tout ce qu'on avait, à plus forte raison pour le matériel promotionnel. Oui, tout-à-fait, je parle de Rude Awakening, la rage au ventre et le coeur plein d'amertume, et avouez que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas plainte à ce sujet... Pour trouver le moindre truc sur cette série, il faut se lever tôt, croyez-moi ! Et donc, maintenant que, il faut le dire, ça ne sert plus à rien d'aller mendier des gadgets sur les sites officiels parce que ces trucs-là se propagent de partout sans se fouler, paf ! Showtime se réveille... Mais franchement, quand on voit la gueule de Toni Collette, on se demande qui voudrait un fond d'écran à son effigie, quand même. Sherilyn Fenn, c'était autre chose ! Eh bah non, Showtime a un train de retard ! Ou plutôt 10 ans...
Mais non je suis pas rancunière. Pourquoi vous dites ça ?

Donc, revenons à notre sujet, à savoir Nurse Jackie.
Un casting de rêve, cette série. Disons : pour n'importe qui d'autre que moi. Edie Falco, ouais, super. Jamais pu l'encadrer cette nana. Peter Facinelli, mais oui bien-sûr, si mes souvenirs de Fastlane sont justes, il a autant de nuances dans son jeu qu'Ice-T... et puis Anna Deavere Smith, c'est la nana qui a fait toutes les séries de son époque, mais ne s'est rendue inoubliable dans aucune. Laura Harris ? Allez, merde, cette nana a le charisme de mon ongle d'orteil. J'ai l'ongle d'orteil charismatique, mais ça reste relatif, quand même... Je continue ? Joli générique, je vois ça d'ici.
Donc effectivement, l'enthousiasme me manque un peu.

Mais je suis bien contente de découvrir cette video parce que, l'un dans l'autre, même si ce n'est pas le trailer du siècle, ça donne quand même un peu envie et, oh tiens dis donc, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Pendant quelques secondes, je n'ai pas détesté Edie Falco.
On est en progrès !
Ya plus qu'à.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme moi ya quelques heures) : la fiche-projet de Nurse Jackie.
EDIT : et hop, la fiche Nurse Jackie de SeriesLive !

Posté par ladyteruki à 02:17 - Review vers le futur - Permalien [#]


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