ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

21-01-09

Faire mien

Il y a quelques jours, j'ai parlé de deux-trois séries qui vont prochainement débarquer sur les écrans, ou qui viennent de le faire : United States of Tara, et Lie to Me et The Beast (n'hésitez pas à utiliser les tags pour aller voir ce que j'en dis, d'ailleurs). Et avez-vous remarqué ce que j'ai fait ? Si-si, au moins l'un d'entre vous a remarqué... J'ai comparé.

N'est-ce pas là une habitude détestable ? Mais pourtant, il est très difficile d'y résister, avouez-le. Lorsque nous découvrons une série, invariablement (mais certaines fois moins consciemment que d'autres), nous essayons de comparer avec des séries que nous connaissons déjà. 

C'est assez normal, quelque part. Lorsqu'on présente une série qui, a priori en tous cas, n'est pas connue des lecteurs, on se sent obligé de donner des références, qu'on espère communes, pour situer les choses. Si compare le ton de la série A que vous n'avez pas encore vue, à la série B qui fait les heureux primetime de deux chaînes françaises, vous allez tout de suite comprendre quel est le ton de la série dont je parle. Et nous partons sur une meilleure base pour discuter de la série avant même que vous n'en ayez expérimenté ne serait-ce qu'un seul épisode.

Mais ça va probablement plus loin que la seule fin de communiquer autour d'une série que tout le monde n'a pas forcément vue. Ces comparaisons me sont utiles, même à moi qui ai vu les deux, et sais ce que j'en pense.

Parce que comparer une série que je connais avec une autre que je découvre, cela me permet de m'approprier la seconde. Je sais que j'aime, mettons, je vais dire n'importe quoi hein, Roswell, donc si je trouve des points communs avec Dollhouse, cela me donne des repères. Et lorsque je vais commencer à regarder Dollhouse (ce que nous allons tous plus ou moins faire dans moins d'un mois), ce sera plus facile pour moi d'intégrer Dollhouse à mon univers... et vice-versa.

Combien vous en connaissez, des exemples de téléphages qui commencent par dire "j'attends avec impatience que Dollhouse commence, c'est la nouvelle série de Joss Whedon !". Traduction : j'ai aimé Buffy et Angel, j'ai hâte de découvrir un univers qui m'en semblerait proche ! Avec, bonus non-négligeable, une actrice qui y a figuré, un bonheur ne venant jamais seul.
Quand les premières reviews interviendront, et qu'un petit malin dans mon genre jugera bon de dire "plus sombre que Buffy, la série offre cependant des personnages moins développés", ce même genre de téléphages va commenter, comme piqué au vif : "mais ça n'a rien à voir, les personnages de Buffy essayaient d'être eux-mêmes alors que les personnages de Dollhouse sont toujours quelqu'un d'autre !" Vous avez vu ce qui vient de se passer ? En ayant vu le moins possible de la seconde série, mais avec l'aide de plusieurs saisons de la première, le téléphage vient d'établir des comparaisons et il a déjà l'impression de bien connaître Dollhouse. Et juste comme ça, parce qu'il a pu faire des parallèles, il s'est de lui-même mis dans la catégorie des amateurs de Dollhouse. C'est facile comme ça, de devenir fan. Parce que vous pouvez comparer, vous investissez la série plus rapidement. Surtout si vous pouvez comparer avec des séries que vous aimez.

Une nouvelle série (en tous cas, nouvelle pour celui qui la regarde) débarque, et on fait des comparaisons, pour se sentir dans un univers moins inconnu.

Mais ça permet aussi de très vite placer la nouvelle série sur une échelle de valeurs : je connais bien X-Files, je regarde Fringe, j'y retrouve beaucoup de choses de X-Files, le second arrive plus de 15 ans après le premier, il vaut donc moins que le premier... Fringe est donc un sous-X-Files.
Cette manie de comparer nous conduit très souvent à des syllogismes plus ou moins bancals, d'ailleurs.

Il faut bien l'avouer : si la tentation est si grande de comparer les nouveautés avec les séries que nous connaissons déjà, c'est parce que c'est intellectuellement rassurant et que ça donne plus de prise sur les contenus qu'on commence à peine à aborder.
Je ne sais pas s'il serait possible d'aborder le pilote d'une série inconnue sans faire au moins une fois un parallèle avec autre chose. Vous pensez que c'est possible ? J'ai comme un doute.

Posté par ladyteruki à 18:44 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

[DL] The Drew Carey Show strikes back

Faut pas le prendre personnellement, Jérôme, hein, mais le streaming, c'est le Mal. Donc merci pour les liens Youtruc, mais il y a mieux...

TheDrewCareyShow_Season3
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

CLEVELAND ROCKS !
Vous imaginez le délire que ça a dû être à tourner ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (et de baffes, pour ne pas suivre du tout ce qui s'est dit récemment) : la fiche The Drew Carey Show de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:52 - Médicament générique - Permalien [#]

[DL] Pacific Blue

Comme je vois que vous avez de grosses lacunes, je fais un petit geste pour vous en vous offrant le second générique de Pacific Blue.

Personnellement, je préférais la première équipe de Pacific Blue, celle où on voyait encore Marcos A. Ferraez... hm, bref. Je crois que je viens d'être prise sur le fait : oui, je regardais Pacific Blue. Avant. J'insiste sur la formulation au passé, hein. C'était il y a 10 ans. Il y a bien looooongtemps. Vu ? Bon, ceci étant clarifié...
Revenons-y juste une fois : je ne regarde plus, on est d'accord ? Plus du tout. Rien de rien, hein. Bon, on peut poursuivre.

PacificBlue
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Nan parce que, bon, disons-le bien nettement, car cela doit être limpide à vos yeux : il n'y a pas d'intrigue, pas de jeu d'acteur, à peine un pauvre dialoguiste à temps partiel... Dans le genre guilty pleasure ça se posait là !

C'était une espèce d'ersatz d'Alerte à Malibu, mais sans avoir les tripes d'aller jusqu'au bout de concept : des scènes de surveillance sur la plage où ça alors les jeunes filles portent des bikinis rachitiques et fluo (fichues années 90 !), des tentatives de rajeunir le casting où les actrices (sauf pour Amy Hunter Cornelius) ont été recrutées au poids des nichons, quelques viriles course-poursuites en vélo, des épisodes qui lorgnent vaguement vers 21, Jump Street en mode crapuleux où les flics se font passer pour des jeunes adultes et s'infiltrent dans des milieux sulfureux (striptease, prostitution, etc)...

Mais, aujourd'hui, si je m'en sens encore un peu coupable, je n'y prends par contre plus aucun plaisir.
Juste pour que ce soit clair entre vous et moi, hein.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pacific Blue de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:49 - Médicament générique - Permalien [#]


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