ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

15-01-09

United we stand

Il va vraisemblablement m'en falloir un peu plus pour avoir un avis définitif sur United States of Tara, parce que là, un pilote de même pas 30 minutes, ça fait un peu court.

Déjà, c'est justement ça le problème : je m'attendais pas à ce que ce soit si court. Je m'étais résignée à l'idée que ce serait une comédie (il me semblait que le sujet était peut-être un peu trop facile pour de la comédie, mais déjà, c'est une comédie en single camera, ce qui laisse bon espoir... vous imaginez un sitcom comme ça ? le summum du ridicule), mais je pensais que ce serait une comédie à la Desperate Housewives : en format long. Bah non.
En fait, le ton n'est pas ouvertement celui de la comédie, et c'est sans doute ce qui est le plus perturbant. On n'est pas en face d'un Malcolm, si vous voulez. Mais on sait très bien qu'il ne s'agit pas d'une série dramatique non plus, parce que les choses restent trop en surface. On dirait que le choix entre les deux tons a été très difficile, et n'est pas complètement abouti à l'heure de ce pilote.

Le choix de la comédie pose d'ailleurs problème d'emblée, quand Tee et Buck, deux des personnalités de Tara, s'invitent ; il faut évidemment les gérer tour à tour, tout en guettant le retour de Tara elle-même qui a quand même droit à quelques scènes, que j'ai un peu envie de qualifier de prétextes à rappeler qu'il y a effectivement une personnalité centrale. Celle-ci manque justement tellement de personnalité et de substance qu'on finit par ne pas du tout voir le problème qu'il y a à la remplacer par d'autres alter ego... C'est même plutôt un soulagement. Comme les personnalités se succèdent et qu'il faut les présenter, chacune est une caricature et c'est, là encore, très dommageable. En gros, les personnalités de Tara manquent pour le moment de substance (et la personnalité d'Alice, suggérée au détour d'un dialogue, laisse à penser qu'on n'a pas fini de prendre les stéréotypes un par un pour chaque personnalité de Tara). Il n'y a même pas de subtilité dans le choix des premières facettes présentées : l'ado attardée, le mec vulgos, apparemment aussi la gentille femme au foyer...

Dans l'histoire, et ce serait presque dommage, le personnage le plus intéressant est celui du mari. Finalement, avec tous ces zouaves qui entrent et sortent sous diverses personnalités, c'est lui qu'on a le plus le temps de découvrir et d'apprendre à connaître. Et c'est tant mieux car je ne me plaindrai jamais d'un excès de John Corbett tant cet acteur est modéré... et agréable à regarder, ce qui évidemment ne gâche rien.
Son entrée en scène est hallucinante : débonnairement, il comprend en un clin d'oeil quel est le personnage en face de lui et interagit avec comme si c'était une vraie personne, indépendante de sa femme, tandis qu'il faut apparemment un peu d'adaptation à ses enfants. On se doute qu'il lui a fallu (surtout après 17 ans de mariage) apprendre à appréhender tout ça, à faire la part des choses, et ce sera sans doute très intéressant de voir comment lui, il a appris à gérer ce défilé dans sa chambre, et comment aussi Tara a réussi à se faire aimer de lui. Est-il resté justement à cause de ça ? Je me le suis demandé lorsque Tee lui a fait des avances... il les a repoussées mais, dans le fond, peut-être que tout cela l'excite aussi un peu. Auquel cas on se demande qui est le plus malade des deux dans ce couple.

Evidemment, on n'échappe pas au regard des enfants sur la condition de leur mère, et leur façon de vivre avec autant de mères différentes. La relation avec la fille aînée est assez prévisible, surtout avec Tee. La plus intéressante est plutôt du côté du fils qui m'a l'air d'un personnage plein de surprises... lui aussi a des éléments de comédie à apporter, moins "gros sabots" que sa mère d'ailleurs. Franchement, après le père, c'est le personnage qui donne le plus d'énergie à cette série.

J'ai aussi envie d'adresser un dernier reproche à ce pilote : il est épouvantablement claustrophobe. Seules les 5 dernières minutes se déroulent en-dehors de la maison, et c'est vite étouffant. Comment est-ce possible que cela se passe autant en circuit fermé, alors que Tara a un job, des voisins, une soeur, etc...? Au bout d'un moment on a envie de la voir dans le vrai monde, en train d'interragir avec des gens qui ne savent rien de sa maladie, ou en tous cas qui ne savent comment y faire aussi bien face que la famille. Là encore, ça se jouera dans les cinq dernières minutes, mais c'est franchement trop peu, et assez déséquilibré par rapport au reste.

Là, j'ai l'air un peu négative, je pense, mais en vérité c'est vraiment de l'ambivalence. C'est difficile de se faire une opinion arrêtée sur ce seul pilote. Il aurait vraiment mérité plus de temps, en fait. Au moins le pilote, c'était pas tant demander que ça, si ?
Non, vraiment, il m'en faudra beaucoup plus avant d'avoir un avis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche United States of Tara de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

Inconsolable

Depuis que mon petit millier de génériques video est tombé au combat, il y en a tant à retrouver... et heureusement, j'en avais posté quelques uns, ce qui a fait votre bonheur puis le mien. Mais ça ne ne fait pas tout.

Il y en a notamment un que, hélas, je pense ne jamais retrouver : celui d'InconceivableQuestion 4 (ce n'est malheureusement pas le seul, mais poussez pas derrière)
J'avais beaucoup aimé ce générique, bien que n'ayant jamais vu la série. C'était un générique très doux, et très bien troussé, retraçant les différentes étapes nécessaires à la conception d'un bébé (logique vu le thème de la série) avec beaucoup de bon goût, toujours dans les arrondis et les couleurs douces, sans trop expliciter.
Et pour moi qui aime les génériques un peu originaux, c'était un vrai bonheur !

Surtout que beaucoup de séries médicales se contentent de montrer le casting en bleu de travail en train de cavaler dans les couloirs... Quoi, vous voulez des preuves ? Pensez Urgences, pensez Chicago Hope, pensez Presidio Med.
Euh, pardon, laissez-moi reformuler.

Pensez Urgences :
Urgences
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Pensez Chicago Hope :
ChicagoHope
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Pensez Presidio Med :
PresidioMed
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Trois génériques que j'adore, pour des raisons d'ailleurs différentes (Presidio Med, c'est la musique, Chicago Hope, c'est parce qu'il me rappelle l'un de mes premiers émois téléphagiques, Urgences, bah c'est Urgences quoi...), mais qui, il faut le reconnaître, n'ont pas inventé le fil à couper le beurre !

Pour Inconceivable, c'est d'autant plus tragique que personne ou presque ne connaît cette série, que seuls deux épisodes ont été diffusés outre-Atlantique il y a plusieurs années, et qu'eux-mêmes sont introuvables. Sans compter que j'avais ce générique depuis un bout de temps et je suis incapable de me rappeler où je l'avais déniché.
Par conséquent, je vais devoir me faire une raison, et admettre qu'Inconceivable était vraiment maudite jusqu'au bout.

Ce que le Dieu du Générique donne, il peut le reprendre à tout moment...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Inconceivable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:51 - Médicament générique - Permalien [#]
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