ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-01-09

Nomi Malone est... Déesse !

J'y vais ou j'y vais pas ?
Proclamant solennellement que le 5 janvier restera dans les annales comme le jour où j'ai abandonné toute estime de moi-même, je vous livre exceptionnellement un post Comme au cinéma précipité, parce que je viens de m'apercevoir que vous pouvez voir le film dés ce soir sur M6 (c'est normal, ils le diffusent environ tous les ans, parfois même plus souvent).
Et que c'est un de mes préférés.

C'est quoi le nom du film ? Showgirls
C'est plutôt quel genre ? Prétexte
Qui on connaît là-dedans ? Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Sex & the City, Desperate Housewives...), et Elizabeth Berkley (Sauvé par le gong), mais aussi Gina Gershon (Snoops et plus récemment un peu de  UglyBetty), Robert Davi (Profiler), Alan Rachins (L.A. Law, Dharma & Greg), ouh tant de monde, j'ai la tête qui tourne.
Ça date de quand ? 1995, à l'époque j'avais 13 ans, je me suis rattrapée depuis...
En résumé, de quoi ça parle ? D'une nana qui débarque à Las Vegas et qui se dit que c'est plus marrant de danser topless là plutôt que, mettons, en Alaska. Allez comprendre.

Showgirls___1 Showgirls___2 Showgirls___3 Showgirls___4 Showgirls___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Nomi Malone débarque à Las Vegas sans un radis et y entreprend une carrière de danseuse dans un nightclub sordide (où d'ailleurs elle entreprend les clients). Mais comme Nomi est avant tout danseuse et pas tapineuse (si elle le dit, pourquoi ne pas la croire ?), elle tente sa chance pour faire partie de la revue topless du fabuleux Stardust, chez qui son amie Molly travaille comme couturière. Comble de chance, elle est embauchée. Comble de chance, elle devient la doublure de la star du show. Comble de malchance pour celle-ci, Nomi est ambitieuse...
Et ça finit comment ? Avec du rouge à lèvres partout sur le menton.

Pourquoi c'est bien ? Vous m'avez lue ? J'ai dit Kyle MacLachlan, putain ! Merde, quoi ! Je vous le dis en quelle langue ? Bon, sinon il y a du téton frétillant, beaucoup de maquillage, de fringues et de musique cheap (l'adjectif s'accordant à tous les noms l'ayant précédé), et puis, voilà. Franchement, ça se raconte pas un film pareil. Je veux dire : on part d'un scénario qui, on le pense disons, ya des théories sur ce point en tous cas, voulait parler d'une histoire d'amour entre deux femmes, mais aussi une histoire d'ambition et d'arrivisme, sorte de métaphore sur le monde du showbusiness, bref qui voulait emprunter des thèmes intéressants et qui en a fait... bah, un porno soft, quoi.
Pourquoi c'est pas bien ? Profondeur des dialogues ? Bof. Complexité de l'intrigue ? Rebof. Développement des personnages ? Je vais me répéter, mais bof. On l'aura compris, c'est pas pour ses qualités cinématographiques qu'on regarde Showgirls. Et alors ?

Ah, les joies du cinéma ! Quand le film est sorti, Kyle MacLachlan assumait tellement qu'il a prétendu tout un tas de choses (c'était pas le même script que celui qu'on lui avait envoyé, le montage avait dénaturé ses scènes, etc...) et s'est désolidarisé du film, qu'il a soudainement jugé trop vulgaire. On parle d'un mec dont la principale scène est de fucker Elizabeth Berkley dans une piscine (en-dehors de celle où elle lui fait un strip-tease intégral, évidemment). Que dire d'autre des joies du cinéma...?
La réplique qui tue : Une réplique, vous entendez ça ? Ils veulent des répliques ! Comme si les dialogues valaient quoi que ce soit non, soyons sérieux un instant.
La scène qui tue : Mais elles tuent toutes, les scènes ! Yen a pas une pour relever les autres et c'est en ça que c'est divin ! Allez, je vous mets une numéro du Stardust, même les non-anglophones comprendront tout ce qu'il y a à comprendre !

Showgirls___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoulesCagoules
S'il ne devait y avoir qu'un seul guilty pleasure au monde, ce serait celui-là. Tout est naze, mais c'est ça qui en fait un des meilleurs films au monde.
Bilan : On le regarde pour de mauvaises raisons (le générique), on reste devant pour des raisons bien plus inavouables encore (les nichons), on le reregarde sous des prétextes fallacieux (c'est des billes en verre ou des perles de culture qu'on jette sur la scène, je me souviens plus ? je ferais mieux de vérifier...), mais inutile de dire que, de toutes façons, on regarde Showgirls, et en ce qui me concerne, quand je perds un disque dur qui le contient, c'est le premier truc que je récupère. Ouais, bas les masques, et vive feu le Stardust (j'étais en deuil quand ils l'ont démoli, ce casino, le rêve de toute ma vie était d'y aller !), les ongles ultra-peints et les piscines. Loana et Jean-Edouard ont tout appris de Showgirls, on ne me l'ôtera pas de l'idée. Et pis franchement tout est grand dans ce film, les décors, les costumes, le jeu des acteurs, les péripéties, le faux couple censé représenter l'image parentale dans le show business, on ne nous épargne rien, même pas une scène de viol en réunion où c'est réaliste jusque dans les bruitages... non, ce film est une jouissance de tous les instants, vraiment. Foncez.
Ah, et rappelons aussi le plus grand mystère de ce film : Pamela Anderson est crédité au générique et de toutes les fois où j'ai regardé ce film, pas une fois je ne l'y ai vue. Je vous laisse la chercher ce soir.

Allez, vite, ça va commencer !
Quand je pense que j'ai failli planifier de regarder Esprits Criminels ce soir, nan mais le délire quoi... hiiii, je l'ai pas encore vu ce film en 2009, chouette chouette chouette !!!

Posté par ladyteruki à 21:59 - Comme au cinéma - Permalien [#]

Maudite !

bucher
Bûcher prévu pour ladyteruki - 2009 ap. JC

Vous pouvez me jeter des cailloux, si vous le voulez. J'en ai vu des bien, par là... ou des plus gros, au fond à gauche, aussi.
Je ne me débattrai pas. Je n'implorerai pas votre pardon. Je sais que je n'ai que ce que je mérite.

Il s'est passé un truc affreux.

Mais revenons plutôt sur les circonstances dans lequelles ce drame, cette horreur, cette abomination, se sont produits, bien que je sache pertinemment que, sitôt que j'aurai commencé mon histoire, je serai coupable à vos yeux, à jamais.

Cher lecteur, vous n'êtes pas sans savoir que j'exècre les teenageries. (ça commence mal) Je les méprise toutes, et chacune en particulier. (c'est ça, creuse ta tombe) Elles n'ont à mes yeux aucun intérêt, exception faite, ça va de soi, d'Angela 15 ans. (c'est comme ça que ça commence) Je n'ai d'ailleurs jamais manqué d'en souligner ici même la vacuité et le dénuement total de profondeur. (accouche, fillette) En particulier, je n'ai jamais aimé Dawson, alors que toutes les jeunes filles de ma génération, et quelques jeunes hommes, dont un de mes ex car nul n'est à l'abri, ont adoré et encensé chacun des personnages. (elle a changé d'avis sur Dawson, la belle affaire...) Du coup, maintenant que je n'ai plus l'âge-cible, on se doute que je reste particulièrement hermétique aux teenageries d'aujourd'hui. (mais...?) Que je les exècre. (hin hin) Que je les méprise (c'est celaaaa, oui) Que leur étalage de chair fraîche et inconséquente me débecte. (viens-en au fait !) Et que la seule autre alternative, ce sont les personnages gnan-gnan, sauf qu'eux aussi me donnent la nausée. (on y vient)
Mais, samedi, il s'est passé un truc. (fatalitas !)

Ou plutôt, non ! Ne lancez pas tout de suite vos pierres, je crois que ça date d'avant samedi.

En fait ça a commencé il y a des mois et des mois, lorsqu'un épisode de la saison 3 de... je peux pas, je peux pas le dire, vous comprenez ?! Bref, lorsque j'ai vu un épisode d'une troisième saison d'une teenagerie. Qu'on ne citera pas. Oui, voilà, on va faire ça : pas de nom. Et dans cet épisode assez incroyable pour une teenagerie... ah merde, si je vous dis de quoi ça parlait, vous allez comprendre. Certes j'y ai déjà fait référence dans un post antérieur, mais c'est pas une raison. Disons simplement que le thème n'était pas banal et que même si c'était traité de façon plutôt habituelle pour une teenagerie (dégoûlinante de bons sentiments et de facilités), c'était quand même couillu. Pour une teenagerie.
Mais je vous jure, ça fait des mois, je n'y pensais plus ! J'en ai parlé une fois, une seule, dans ces colonnes, parce que le sujet s'est présenté pendant un... non, je ne vous dirai pas pendant quel jeu, vous allez trouver de quelle série il s'agit. Mais ça s'arrêtait là ! J'y repensais même plus, rien du tout ! Et puis...
Et puis en décembre, avec les jours de congés, les jours fériés et tout le bazar, eh bien il m'est arrivé de voir la fin de la fin de la dite 3e saison. Et ptet même un bout de la 4e (mais c'était nul) (si, vraiment, sans intérêt) (typiquement ce qu'on peut attendre de nullard de la part d'une teenagerie) (pour ce que j'en ai vu).

Et puis samedi...
Damned, vous allez tout de suite deviner quelle teenagerie est passée samedi ! Je suis découverte !

Eh bien oui, voilà, j'ai regardé le season premiere, voilà, vous êtes contents ? J'ai pas fait exprès, je pensais voir ce qu'on allait nous servir après le ô combien merveilleux départ de Sous le soleil, et puis je suis tombée dessus, voilà, c'est tout, on va pas en faire tout un plat ! D'accord, j'avoue, j'ai aimé ce que j'ai vu parce que...
Parce que...
Parce que ce n'étaient plus des adolescents, justement.

Mais... l'espace d'un instant... ça a duré une demi-seconde... j'ai pensé...
"Ptet que je devrais acheter les DVD de One Tree Hill, pour voir".

C'est bon, balancez la caillasse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Infâmie de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:06 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]
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