ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

19-12-08

[GAME] 3x3 eyes

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va continuer ! Aujourd'hui, 3e session de notre jeu d'illustres inconnus... A mon sens, ils sont un peu plus illustres que les précédents, mais bon, dans ce genre de jeu, tout est une question de références !

Round3_1 Round3_2 Round3_3
Peter Berg
(Chicago Hope)
Maria Bello
(Urgences)
Eric Christian Olsen
(Tru Calling /
La Famille Green)

Le thème de jour pourrait être "bouak, pas du tout consommables..."
Comme les fois précédentes, je vous donnerai des indices si jamais vous veniez à manquer cruellement de culture, mais essayez de voir si vous ne pouvez pas trouver, sans moi, les noms de chacun de ces 3 acteurs, ainsi qu'au moins une série où chacun a joué... Hm, d'ailleurs, ça me fait penser qu'il faudra que je ressorte une certaine VHS pour vous parler de l'un d'entre eux. C'est presqu'indigne de moi de ne pas encore l'avoir fait.

Oh et, avant que j'oublie, voici un cookie amplement mérité : deux réponses d'un coup, dés le premier commentaire !

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Posté par ladyteruki à 23:57 - Games On - Permalien [#]

Un post d'anthologie

Je suis une téléphage désormais marquée au fer blanc. A l'instar de la télévision américaine, je vais mettre quelques saisons à m'en remettre... Oui, je parle encore de l'annulation de Pushing Daisies. Depuis que la nouvelle est tombée, je dois avouer que je n'ai plus envie de m'attacher à des personnages. D'ordinaire j'aime bien, c'est même le sel de la téléphagie, mais là, j'ai trop peur de me prendre d'affection pour une série, et d'être ensuite déçue ensuite. Ou pire, interrompue.

Du coup j'ai comme une grosse envie d'anthologie, en ce moment. C'est encore le meilleur moyen de ne pas se lier outre mesure, et puis c'est toujours tellement chouette de voir défiler tout un tas de guests plus ou moins connus, d'épisode en épisode...
Eh oui mais, problème : dans l'immense majorité des cas, les séries d'anthologie, c'est soit du fantastique, soit de l'horreur, voire même les deux, or je ne suis que modérément friande des dits genres.

Je trouve ça très intrigant, pas vous ? Comment se fait-il que ces genres soient plus propices à s'affranchir des codes plus feuilletonnants de la série télé, on va dire, "traditionnelle", et pas d'autres ?
Est-on obligés de s'impliquer sur le long terme avec des personnages pour que les autres genres télévisuels fonctionnent ?

J'ai donc commencé quelques recherches pour vérifier si j'avais la berlue. Eh non, c'est pourtant vrai : des séries d'anthologie policières ont existé (Police Story, notamment, qui a donné naissance à Police Woman qu'on a déjà évoquée, mais ça remonte aux années 70), d'espionnage même (mais la bien nommée Espionage date cette fois des années 60) et même une série d'inspiration chrétienne (This is the Life... entre les années 50 et 80, bon, on progresse au niveau chronologique, quand même, mais c'est pas la panacée).
Mais j'ai beau regarder, les (rares) anthologies récentes que je vois appartiennent toutes aux genres les moins réalistes. Je ne peux m'empêcher d'être surprise.

D'autant qu'on a vu fleurir de nombreuses séries, avec la fameuse vague des experts en tous genres, qui ne nécessitaient justement pas d'être feuilletonnantes, et s'en gardaient bien souvent au maximum, comme les franchises des Experts ou des Law & Order qui en disent en général le moins possible sur leurs personnages (de sorte qu'on trouve encore des fils ou des demi-frères cachés, ou bien encore des traumatismes d'enfance bien des saisons plus tard, ça fait un peu effet de manche, mais bizarrement ça ne choque personne dans ce contexte). En quoi une série comme Les Experts a-t-elle besoin de ne pas être une anthologie ? Quand on voit qu'ils sont capables de décliner un même modèle de cast à volonté pour deux spin-off (c'est bien ça, on en est toujours à deux, rassurez-moi ? ils n'ont pas encore lancé Les Experts Bratislava ?), on se dit que rien n'est impossible et que l'anthologie n'est finalement pas si loin.
Et pourtant non.
Une série policière d'anthologie, ça ne marcherait pas ? Mais je me demande bien pourquoi...

Actuellement, de par mes goûts personnels mais aussi à cause du syndrome de l'annulation douloureuse, dont je parlais plus haut, j'aimerais bien dénicher une série d'anthologie de type dramatique, et me l'envoyer paisiblement en attendant que cicatrisent mes blessures téléphagiques. Mais, rien à faire, c'est simplement introuvable !
Alors je comprends bien que, d'une certaine façon, le drame surgit de l'attachement personnel, de ce lien assez inexplicable qu'on tisse avec certains personnages, mais d'un autre côté, maintenant que je regarde des films, je peux dire qu'on n'a pas besoin de suivre un personnage sur le long terme pour l'investir émotionnellement, j'ai vérifié, promis, juré !

Ou alors je prends le problème dans le mauvais sens.
Peut-être que ma définition de la série d'anthologie est en fait trop limitée. Pour moi, une série d'anthologie, c'est Au-delà du réel. Avec, à chaque épisode, un cast différent et une histoire sans lien aucun avec la précédente. Et, bon, puisque ce semble être un passage obligé, un narrateur.
Mais en réalité, je pourrais très bien décider de considérer Les Routes du Paradis comme une anthologie ! Qu'en dites-vous ? Semaine après semaine, un type se déplace à travers l'Amérique pour constater l'histoire (sentimentale, familiale, personnelle...) d'une nouvelle poignée de personnages ; finalement, c'est une anthologie, non ? Ou bien c'est le caractère interventionniste de Johnattan qui le disqualifie ?
C'est vrai que si on va par là, ensuite, on n'a pas fini. A ce tarif-là, dés qu'un formula show s'arrange pour en dire le moins possible sur ses rares personnages réguliers, on peut le qualifier d'anthologie, et cette dénomination devient alors un joyeux bordel, qui ne ressemble plus à rien et donc, qu'il ne nous sert plus à rien d'employer.

Bon, alors j'en reviens à ma problématique de l'investissement émotionnel : pourquoi aurions-nous besoin d'être en présence de personnages réguliers pour recevoir la somme d'émotions qu'on ressent dans une série dramatique, d'ordinaire ? Pourquoi ne serait-ce pas faisable ?

Là encore, je prends peut-être encore une fois le problème dans le mauvais sens. Peut-être que nous n'avons pas besoin d'être familiers des personnages pour ressentir l'impact d'une histoire dramatique, mais que celle-ci nous donne envie d'accompagner ces mêmes personnages vers leur avenir. Peut-être qu'en fait, nous regardons des séries dramatiques non pas pour voir un évènement se produire dans la vie des personnages, mais bien pour regarder comment ils vont le surmonter, s'en remettre, et avancer.
D'ailleurs c'est exactement de cela dont ABC m'a privée : d'un avenir avec les personnages de Pushing Daisies.

L'anthologie ne fonctionne-t-elle que parce que chaque épisode apporte une conclusion fermée à chaque intrigue ? Je ne parviens cependant pas à en être certaine. J'ai souvenir de certains épisodes dont au contraire, la conclusion était ouverte, et c'est justement ce qui était laissé à mon imagination qui me laissait suffoquer de peur, devant le générique de fin d'un Au-delà du réel, le samedi soir sur M6...

En fait, je pense que pour être vraiment convaincue qu'une série d'anthologie de type dramatique ne fonctionne pas, il faudrait que je puisse juger sur pièce, et vérifier qu'effectivement, c'est inefficace. D'ailleurs, peut-être que tout simplement, le vrai problème, c'est que je parte du principe que, parce que ça n'existe pas dans les grilles des saisons récentes, ce n'est pas faisable. Peut-être tout bêtement que personne ne s'est suffisamment penché sur le sujet, en fait. Peut-être que toutes les têtes pensants du paysage audio-visuel américain croient que justement, ça ne marcherait pas.
Vous suivriez une série d'anthologie de type dramatique, vous ?

Posté par ladyteruki à 23:28 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

L'histoire se répète

Un jour. Un jour par siècle, je me tiens volontairement éloignée d'internet, et entreprends d'avoir une vie.
Et ce jour-là, précisément, mon cauchemar se réalise : une constellation s'éteint.

Majel

Je vous avais bien dit que le mois de décembre était toujours chargé.

Adieu, donc, à Majel, dont j'ai pour ma part découvert l'existence tardivement avec et dans Invasion Planète Terre, et qui sans le savoir (le pire, c'est qu'ils ne le savent jamais) a été de ceux qui m'ont ouvert les portes de la téléphagie. Serais-je ici sans elle ? Je ne le pense pas. Je passerai une journée comme celle d'hier, où les séries n'existent pas.
Mon Dieu, que ce serait triste.

Je vais donc, en toute logique, vous faire aujourd'hui ma Trekkophile, et vous sortir une citation de l'épisode I, Mudd, de Star Trek :
"Behind every great man, there is a woman -- urging him on."
Car qui d'autre pouvait aussi bien rendre hommage à Majel que Gene Roddenberry lui-même ?

Merci à Jérôme pour l'info. Même si, évidemment, on préfère encore apprendre des horreurs comme le renouvellement de Clara Sheller. Et voilà, j'ai souillé ce post.

Posté par ladyteruki à 10:02 - Point Unpleasant - Permalien [#]