ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-11-08

Se remettre en question

A plusieurs reprises, et en particulier ces dernières semaines dans ce blog, j'ai dit de Criminal Minds combien j'admirais sa capacité à aborder l'horreur dans le sens où je l'entends, mais que la forme, trop de fois, était trop conventionnelle et m'éloignait du fond.

Une fois encore, ça s'est produit. Pourquoi cette série est-elle si académique ? Alors que l'épisode North Mammon se termine, c'est ma question, et elle est presque douloureuse. L'intention est excellente, je n'ai rien à redire à l'esprit qui dirige les histoires. C'est leur aboutissement qui est épouvantablement convenu.

north_mammon

Dans North Mammon, on a droit à un huis clos angoissant, digne du meilleur des thrillers d'horreur. Mais hélas, l'épisode, d'une part, ne finit pas au moment où il aurait dû (on aurait dû juste voir les filles sortir de la voiture qui les ramenait chez elle, en parallèle avec les parents qui se prennent connement le bec, mais de façon révélatrice... un fondu au noir juste là, et chaque spectateur frissonnait jusqu'à demain matin). Et pire encore, les choses sont scolaires au possible même après ça, puisqu'apparemment il fallait vraiment aller chercher le coupable, voir la blondinette qui était dans Coeurs Rebelles exposer ses états d'âme... nan, sans rire, ça tue tout, absolument tout ! Ce n'est donc pas qu'une question de réalisation mais bien aussi d'écriture. Là où on pourrait jouir d'une glaciale imprévisibilité, on n'a qu'un tiède formalisme.

Semaine après semaine, les rediffusions continuent et j'ai l'impression de revoir par le menu tout ce qui à la fois m'attire et me répulse dans cette série.

Entre d'autres mains, Criminal Minds aurait tout simplement été l'une de mes séries favorites, probablement même en bonne place dans mon Top5 (tous les fantasmes sont permis après tout). Mais là, je suis condamnée à toujours avoir ce pincement au coeur, celui qui à la fois me fait revenir, retenter le coup, et repartir aussi sec, mortellement déçue. Je me remets en question à chaque fois que ça commence à être intéressant, et j'en reviens aux mêmes conclusions à chaque fois que l'épisode se vautre dans la banalité. Et ça me fatigue.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Criminal Minds de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

Posté par ladyteruki à 18:34 - Point Unpleasant - Permalien [#]

La pelote de laine de l'Enfeeeer !

Ma capacité de cagoulage n'est plus à démontrer, mais de temps à autres, surtout maintenant que je le peux, je me fais des pelotes de laine à partir de ce que j'ai cagoulé, histoire de faire place nette dans mon chez moi informatique. Normal, puisque je ne saurais effacer quoi que ce soit sans ce préalable. Jusque là tout va bien.
Je me suis donc dit que j'allais investir dans un nouveau logiciel pour ce faire, et voici ce que très adorablement il en résulte...

ahbahbien

Plus de 21h pour une seule pelote de laine. Et c'était pas fini quand j'ai pris cette capture.

Garder le Siqueur ? Je m'en souviendrai.

Posté par ladyteruki à 10:57 - Opération COLLECTION - Permalien [#]