ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

21-09-08

Les deux font deux paires

Ne cherchez pas la fiche de Nikki & Nora sur SeriesLive, n'essayez même pas sur tv.com : la série n'a existé que le temps d'un pilote, et encore, ce dernier n'a jamais atteint les écrans... mais il semble, si j'en crois mes recherches, alimenter l'imagination de bien des gens, des années plus tard.
Ce n'est que l'un de ces nombreux projets avortés dont on ne sait pas grand'chose, voire moins que ça, et sur lesquels nous sommes bien obligés de faire une croix, même quand ils semblent prometteurs. De temps à autres, un Nikki & Nora, un Pretty Handsome, s'échappent, mais combien de merveilles insoupçonnées sommes-nous voués à rater ?

Alors, de quoi parle Nikki & Nora, pour commencer ? Si l'on en croit la plupart des présentations que j'ai pu lire, il s'agit de deux lesbiennes qui travaillent dans la police de la Nouvelle Orléans. Si on vous le demande, ma version serait plutôt la suivante : il s'agit de deux femmes-flic de la Nouvelle Orléans, qui s'avèrent être lesbiennes.
Non que leur homosexualité soit implicite, loin de là. Non que leur histoire d'amour ne fasse pas l'objet d'un peu d'attention scénaristique, non plus. Simplement c'est loin d'être l'axe central de ce pilote.

En fait, le badinage entre Nikki et Nora (l'auriez-vous deviné, ce sont elles les héroïnes de cette série) dans les rues de la Nouvelle Orléans m'a rappelé celui de Flic de mon coeur. Wow, j'adorais cette série ! Bon, cela dit, je ne me rappelle pas de scène de bain entre Remy et sa blondinette collègue... un point pour les lesbiennes, donc.
J'ai eu l'impression qu'il y avait le moins possible de voyeurisme, et que la façon qu'ont ces deux-là de s'asticoter gentillement (je veux parler de piques verbales, bande de gros cochons !) reste suffisamment secondaire pour qu'on ne se dise pas, comme c'est si souvent le cas, que leur condition d'homosexuelle est un élément purement raccoleur. C'est juste une relation amoureuse, et il s'avère que c'est entre deux femmes, et on n'en fait pas tellement plus que pour tout autre couple de télévision hétéro qui bosserait ensemble.

Le vrai hic, c'est... à peu près tout le reste. Un peu comme si l'équipe derrière Nikki & Nora s'était donné tant de mal pour en faire un couple équilibré, que le reste avait été expédié à la va-vite. L'intrigue policière n'est vraiment pas convaincante. Les personnages masculins secondaires n'ont pas grand'chose à se mettre sous la dent (une fois, juste une fois je voudrais être bluffée par Shemar Moore pour autre chose que sa constitution physique). Les clichés sur la Nouvelle Orléans sont d'une banalité désoeuvrante (mais ce qu'il y a de bien c'est qu'on peut s'en servir à titre d'archives documentaires, maintenant... quoi ?! depuis quand on n'a plus le droit à l'humour noir ?!).
Bref, ces faiblesses provoquent très exactement ce qu'il était prévu d'empêcher : la seule chose revêtant à peu près de l'intérêt dans cet épisode, c'est le couple central. C'est ballot quand même !

Heureusement, Christina Cox et Liz Vassey portent formidablement bien leur rôle. Vassey, en particulier, est toute en finesse, en taquineries, bref, charmante de bout en bout. Cox est... disons... fidèle à elle-même. Ce n'est pas une mauvaise actrice mais depuis, quoi, dix ou quinze ans que je la vois opérer ici ou là, on dirait qu'elle ne s'interprète jamais qu'elle-même. En l'occurence ça colle au personnage, mais c'est un peu fatigant à la longue.

Donc oui, il y a Cox et Vassey dans ce pilote, le torse de Shemar Moore aussi, qu'on se le dise, une façon plutôt intéressante de montrer les flashbacks concernant la scène du meurtre (la première salve de flashbacks montrant un viol avait même quelque chose d'à la fois suggestif et très violent), et puis la Nouvelle Orléans, une des villes sur lesquelles j'ai fantasmé pendant des années dans mon adolescence, ce qui, avouons-le, joue pas mal à mes yeux... mais ça ne rattrape pas les multiples imperfections dont ce pilote est constellé. On ne s'étonnera donc pas tellement, du coup, que la série n'ait pas été retenue par UPN.

Plus que le pilote lui-même, c'est finalement son retentissement qui a le plus d'intérêt, en fait. On apprend par une interview de la créatrice sur AfterEllen (traduction sur Univers-L pour les non-anglophones) que le processus pour faire aboutir le projet a duré deux ans, par exemple, mais son impact s'est finalement étendu bien au-delà, notamment dans la communauté gay comme on peut se l'imaginer, qui s'est réjouie de ce projet, même abandonné en cours de route. J'ai trouvé des projets de fanfiction, divers articles, et même des propositions de revente du pilote, pourtant jamais diffusé à la télévision (c'est encore moins légal que d'avoir mis la main dessus, les gars !).
N'est-ce pas le genre de situation qui tombe typiquement sous la rubrique "culte", des fois ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... je ne pense pas que SeriesLive accepte les fiches pour ce genre de cas, pour être honnête, mais je me renseignerai à l'occasion.

Posté par ladyteruki à 18:20 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

[DL] The Big Bang Theory

Par cooooontre... on tient ici un générique très sympathique. Rythmé, bien construit, et même, sortant courageusement des poncifs du genre (présentation des personnages un à un, extraits répétés jusqu'à écœurement total, etc...). Un bon générique, il faut le reconnaître.

TheBigBangTheory
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je m'interroge... est-ce que les spectateurs créationnistes regardent quand même cette série ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (encore !) : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:02 - Médicament générique - Permalien [#]

The Big Empty Theory

La nature et mon écran ont ceci en commun que tous deux ont horreur du vide.
Après les adieux larmoyants faits à Reba il y a quelques heures, je me retrouve dans cette situation difficile où on se cherche quelque chose à regarder en sachant qu'on va mettre du temps à être aussi enthousiaste pour une autre série.

Déjà, je sais qu'en ce moment, je suis plus encline à regarder des comédies ou disons, au moins, des séries plutôt légères. Ce qui, attention, ne me prive nullement du plaisir d'entendre parler de 4 viols à la suite en un seul épisode de New York SVU, ne confondons pas, simplement je suis en quête d'un remplacement, en ce moment ; je n'ai pas encore atteint le stade où je suis totalement sevrée de mon obsession précédente et j'en suis encore au moment où on cherche la même série que celle qu'on vient d'achever, mais en inédit.
Inutile de dire que c'est pas un défi, c'est une utopie.

C'est exactement la raison pour laquelle j'ai excavé la première saison de The Big Bang Theory, dont le pilote ne m'avait pas fait rire outre mesure lorsque je l'ai regardé il y a des mois de ça. J'ai choisi cette série parce que je sais qu'elle ne comblera pas le vide laissé par mon obsession précédente, et que je ne vais donc pas bêtement passer à côté de quelque chose de bien juste parce que j'ai un déficit en accent texan à combler. D'accord, c'est tordu, mais vous devez bien admettre que ça se tient.
C'est un sitcom, cela dit, et c'est donc ce qui lui donne trois longueurs d'avance sur les quelques autres séries que j'ai à ma portée, qui me semblent trop sombres en ce moment, bien que de toute évidence, nombre d'entre elles soient de bien meilleure qualité. C'est tout le paradoxe de la chose...

Je sais que plein de monde en dit du bien, de cette série ; il y a une semaine encore ma soeur s'exclamait "bah quoi ? c'est super drôle ! toi qui est une geekette tu devrais adorer !". GG, frangine...

Mais au fait, pourquoi je ne trouve pas The Big Bang Theory drôle ?
D'une... oui bon bah ça va, effectivement, je suis téléphage ascendant geekette (mon thème astral n'est pas écrit en 1337 mais presque). Donc ces blagues-là, permettez, sont ultra-éculées.
De deux... Kaley Cuoco. Ne fait sans doute rire que ceux qui sont forcés de la regarder à moins de 50cm de distance, avec sa bille de clown.
De trois... oh je vous en prie ! C'est d'un convenu tout ça ! La blondinette un peu simple, au grand coeur, qui se heurte au monde étrange de tout un tas de nerds, geeks et autres scienteux aux moeurs et tics ridicules... mais combien de fois faudra-t-il voir ça, encore et encore ?
De quatre... même avec un pitch éculé, on peut faire des gags originaux. A condition d'y mettre du sien. D'employer un dialoguiste de talent. De ne pas lire uniquement les blagues Carembar. Mais non, rien à faire, la moitié des gags sont usés jusqu'à la corde.
De cinq... d'épisode en épisode, ce sont toujours les mêmes scènes, interminablement. Cette montée d'escaliers, je la vomis. Je sais pas qui a trouvé le gimmick hilarant dans l'équipe de production mais je veux sa tête sur un plateau.
On va ptet s'arrêter à cinq, vous ne croyez pas ?

Si The Big Bang Theory avait été mon premier sitcom, je ne dis pas, j'aurais peut-être ri aux éclats. Peut-être. Enfin faut voir.
Mais là, rien à faire. Quand un épisode m'a tiré un sourire, c'est déjà énorme. La prévisibilité des gags comme des situations fait peine à voir.
Mais en même temps, c'est ce que j'ai pour le moment sous la main côté comédie, en attendant que ma normalement grasse paie de septembre m'autorise à faire main basse sur la suite de Roseanne, que j'ai en ligne de mire (et la transition avec The Big Bang Theory est finalement toute trouvée !). J'aurai alors juste le temps de m'enfourner une poignée d'épisodes pour faire la transition jusqu'à l'arrivée de la seconde saison de Samantha Who?, début octobre, et on pourra ainsi dire que je suis prémunie contre les effets de manque pour un bon bout de temps, du moins en matière de comédies. Après quoi je ne suis pas à l'abri d'un nouveau coup de coeur qui me permettrait d'aller à nouveau de l'avant, et ainsi de suite.

Reste que The Big Bang Theory n'est pas de ces séries qu'on suit amoureusement : on les regarde, parce qu'on n'a rien d'autre sous la main, parce que ça passait pendant qu'on zappait, qu'importe. Rien d'addictif sur le long terme et, vous me connaissez, je cherche au contraire à remplacer une came par une autre.
Et si je me permets ce jugement aussi tranché, c'est parce que j'ai passé les dernières 24h à m'envoyer l'intégralité de la première saison. Comment ça, ça démolit entièrement ma belle démonstration ? Et alors ? Je suis une téléphage tendance geek, moi, pas une physicienne !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big Bang Theory de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 01:56 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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