ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-08-08

Trailer made in ladytelephagy

J'ai ouvert ce blog un jour de janvier 2007. Je ne sais plus pourquoi je me suis lancée, je sais juste que ça devait arriver un jour ou l'autre. J'avais besoin d'avoir mon propre espace, un endroit où dire tout ce que je pensais et ressentais devant ma télévision. Il faut dire qu'il y a quelques années, je faisais partie de l'équipe rédactionnelle de SeriesLive, où je faisais des fiches, parfois des articles, et que lorsque j'ai lancé mon site sur la Jmusic, Teruki Paradise, j'ai fatalement eu moins de temps à consacrer à SeriesLive. Alors, quand j'ai eu des ennuis techniques au moment où l'équipe a eu besoin de gens plus investis, nous avons fait chambre virtuelle à part.

Mais comme vous le savez, je suis restée très attachée à ce site. C'est en fait le seul site généraliste francophone sur le sujet que je consulte, je n'ai même pas le réflexe d'aller voir les autres, parce que j'ai donné beaucoup de temps, de passion et d'énergie à ce site.

Pendant quelques temps, je me suis strictement consacrée à la Jmusic. Je regardais toujours des séries mais je n'avais plus tellement de moyen d'en parler. Ou bien je ne trouvais pas le bon endroit pour le faire (d'autant que vous connaissez ma désaffection pour les forums si vous avez lu le tout premier post de ladytelephagy). Bref c'était frustrant.

Alors j'ai ouvert ce blog et ça a semblé très naturel. En-dehors de quelques pauses (l'an dernier, elle a duré presque 6 mois pour des raisons techniques), j'ai fini par me considérer chez moi ici, je suis libre dans mon ton, mes sujets, et j'ai quelques lecteurs qui interviennent régulièrement (ça serait mieux si tous ceux qui lisent, commentaient, mais bon, on ne peut pas demander à tout le monde d'écrire une phrase dans un français correct), alors je me dis que j'ai trouvé la bonne solution.

Ce n'est pas facile de parler de séries. D'autant qu'à quelques notables exceptions près, je n'aime pas faire les reviews, qui ne me satisfont déjà pas au moment de l'écriture, alors au moment de la publication... C'est simplement pas mon truc. Pourtant ce serait plus simple. Ca ne me demanderait pas d'essayer de me demander quel impact ce que j'ai vu a eu sur moi. Je ne me questionnerais pas sur mes goûts, ma consommation télévisuelle... ce serait simple, oui, et donc moins fun.

Mais le problème, ici, ça reste quand même que ya souvent de l'écho. Il y a quelques lecteurs, je l'ai dit, qui passent et qui laissent un message. Eux ce sont mes préférés, je ne vous le cache pas. Et il y a tous ceux dont je sais qu'ils passent, parfois longtemps, et qui ne disent pas un mot. Et ceux-là m'énervent. Parce que si je voulais seulement parler, toute seule, je n'ouvrirais pas un blog, pas vrai ? Ou alors j'en fermerais les commentaires. Mais ce n'est pas le cas !
Je manque donc un peu d'interactions.

A partir de lundi, ça va changer.

Posté par ladyteruki à 19:53 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

27-08-08

Lady Madonna

Il y a quelques années (j'étais alors une téléphage bien moins raisonnable qu'aujourd'hui), je passais une à deux heures, chaque semaine, à éplucher mon cher Télé Z, et à surligner les programmes que j'allais regarder (chose que j'ai déjà évoquée, je pense). C'est en tous cas ce qui m'a permis, à l'époque, d'éviter l'odieuse frustration de louper les pilotes des nouvelles séries, frustration ô combien démultipliée par ma condition de pilotovore. Ainsi ai-je pu découvrir Une Maman Formidable dés le début, lors de sa diffusion sur France 3 en semaine vers 11h. Et s'il manque les 20 premières secondes du pilote sur ma VHS, c'est uniquement parce que mon magnétoscope de l'époque souffrait de surmenage.

Je suis tombée sous le charme de cette série dans l'instant, dés que Grace a comparé son ex-mari Jimmy à un singe, à un bébé, à Hitler puis au Diable, tout cela simplement en montrant une photo de mariage sur laquelle elle changeait la tête de Jimmy. C'était ça, la scène d'ouverture d'Une Maman Formidable, et c'est comme ça que j'ai compris comment les traducteurs en étaient arrivés à l'idée de ce titre pour la VF (pour "vraiment formidable", évidemment !).

En matière de sitcoms, comme vous le savez peut-être, j'ai tendance à être bon public sur le moment, mais à oublier très vite ce que j'ai vu ensuite. Pour qu'un sitcom me marque durablement, il faut vraiment que quelque chose se très spécial s'en dégage. C'était le cas ici.

Grace Kelly (oui, comme Grace Kelly, mais sans les Oscars et dans un palais beaucoup plus petit) n'est pas juste drôle : elle est grinçante. Son humour noir, qu'elle assène en pince-sans-rire, fait mal en même temps qu'il fait rire. C'est vrai qu'en tant qu'ex-alcoolique, ex-femme battue, mère divorcée de trois enfants et désormais ouvrière dans une raffinerie, elle n'a pas eu que des raisons de rigoler dans la vie ; et les cadeaux qu'elle n'a pas reçus, elle ne nous les fera pas non plus. Aucun sujet n'est trop sérieux pour Grace, il n'y a aucun tabou : toute vérité est bonne à dire, pourvu d'y mettre les formes et de le dire avec le mot pour rire.

Heureusement, pour que le spectateur ne soit pas pris d'une violente pulsion de suicide, un personnage rétablit l'équilibre : il s'agit de Nadine, la meilleure amie et voisine. D'une candeur à toute épreuve, toujours indéfectiblement positive, mais jamais complètement à côté de la plaque, Nadine en est à son 4e mariage, mais idéaliste comme une adolescente. Et surtout, elle est d'un soutien sans faille pour Grace, elle et son mari Wade aidant souvent à garder les enfants lorsque nécessaire. Nadine et Grace fonctionnent comme un couple bien huilé, l'une compensant les travers de l'autre. Le binôme fonctionne à la perfection et donne lieu à des dialogues savoureux. Evidemment, Grace a le plus beau rôle, la série porte quand même son nom, après tout (du moins dans la VO : Grace Under Fire), mais l'une sans l'autre, elles n'offrent que des scènes sympas, quand leurs scènes ensemble sont réellement drôles, fines, et souvent touchantes de vérité à la fois.

Contrairement à beaucoup de sitcoms en milieu familial, il ne s'agit pas ici de mariner dans les bons sentiments. Si Grace doit effectivement élever ses trois enfants seuls (Quentin, Libby, et le bébé Patrick), la série ne s'attache pas particulièrement à montrer combien Grace est une bonne mère. La série joue au contraire à fond la carte de la famille dysfonctionnelle, et évite le piège de la pédagogie gentillette ("tu dois faire ci parce que"/"tu ne dois pas faire ça parce que") arrosée de quelques gags, comme on en trouve tant (je pense au très pénible Ma Famille d'abord, ou au simpliste La Guerre à la Maison, par exemple), non il s'agit ici plutôt de montrer comment Grace affronte la situation avec son regard tout particulier. Quitte à parfois ne pas donner une éducation conventionnelle aux enfants... Ainsi n'hésitera-t-elle pas à dire ouvertement à ses enfants quand ils lui tapent sur les nerfs, ou bien emploie-t-elle des méthodes  toutes personnelles pour les discipliner et éviter qu'ils ne fassent les mêmes erreurs qui l'ont conduite à mal tourner à un moment de sa vie.
Il y a par exemple un épisode où Libby (d'habitude un adorable petit angelot toujours sage) se pique de voler une gourmandise dans la pharmacie de Russell, et où Grace lui fait la leçon sans passer par les poncifs moralisateurs du genre.

- Elisabeth, j'ai trouvé ça dans la poche de ta chemise, aujourd'hui.
- Je te jure que j'ai rien fait de mal.
- Oh. [Grace hausse les épaules puis sort de la chambre, pour revenir avec un calepin] Libby, tu me déçois beaucoup tu sais.
- Oh Maman, je suis toujours gentille ! Quentin, il...
- Ah, je t'interdis de mêler ton frère à cette histoire ! Ecoute, il y a longtemps, quand vous étiez tous petits, j'ai écrit un tas de beaux discours sur les bêtises que les enfants font des fois, comme ça, quand vous les feriez, je n'aurais qu'à lire dans le calepin et être la plus cool des mamans, d'accord ?
- D'accord !
- Allez, c'est parti... "Si jamais tu oses !!!" ah non ça c'est pour le meurtrer, attends... Voyons-voir : V-Viol-Violence... ça y est on va y arriver, voilà : VOL A L'ETALAGE. Ahem. "Je ne vais pas crier ni hurler, comme ma mère l'a fait pour moi. Je comprends pourquoi tu as volé, tu testais tes limites, chérie, tu t'es dit que ce serait excitant de voir si tu réussissais sans te faire piquer. Mais de voler c'est vilain ! C'est vilain, parce que..." Oh, Libby... c'est archinul ! En vérité je suis très fière que tu aies volé !
- C'est vrai ?!
- Oui, tu sais, chaque fois que je vais dans sa pharmacie, je dépense 15 ou même 20$, et ce que tu as piqué aujourd'hui ça coûte 50c, j'ai économisé un peu d'argent grâce à toi, merci !
- Bah... de rien, maman !
- Tu sais ce que tu as fait de mal ?
- Je pensais le savoir...
- Je vais te le dire : tu as visé trop petit ! Alors la prochaine fois, je te donnerai une liste, et j'irai discuter avec Russell pour le distraire pendant que toi, tu rempliras tes poches avec tout ce que tu voudras ! Et comme ça, maman sera très heureuse et fera des économies !
- Mais si je me fais coincer ?
- Ah, on lui dira que c'était une blague, c'est tout ! Bien-sûr ça ne marchera pas longtemps, parce qu'on volera dans toute la ville...
- Ah bon ?
- Oui ! On commencera doucement... genre vêtements, nourriture, et puis on passera à la vitesse supérieure : les stéréos, les voitures, on deviendra très célèbres, on vivra à 100 à l'heure, on passera à l'émission des grands criminels !!! Qui est-ce qui pourrait jouer ton rôle ?
- Je veux pas aller à l'émission des criminels et qu'on joue mon rôle !
- C'est vrai ? Qu'est-ce que j'aurais aimé que Julia Roberts joue mon rôle...
- Non, maman ! Je veux plus voler quoi que ce soit, ne me force plus à voler, je t'en supplie maman !
- Oh zut, et moi qui comptais sur toutes ces provisions à l'oeil...
- Mais c'est maaaaal !
- Aaaaah voui ? ...Oh mais il faut que je te punisse alors, privée de télé pendant un mois !
- Eh !!! Tu m'as roulée, maman !
[Grace recommence à lire son calepin]
- "Tu me remercieras plus tard."

En fait, Grace croit avant tout à l'apprentissage par l'expérience. Elle-même multiplie les expériences au long de la série, cherchant à la fois à progresser dans sa vie professionnelle, mais aussi à s'épanouir intellectuellement, ou encore à rencontrer des hommes avec qui elle pourrait envisager de refaire sa vie.

Sur ce point, il est d'ailleurs sympathique de noter que Grace, en bonne fille du Sud ("Nadine, chez moi en Alabama, il n'y a pas beaucoup de filles de 16 ans qu'on n'a... qu'on n'a pas embrassées", glisse-t-elle dés le pilote d'un air entendu et à mots couverts devant Patrick), n'a pas froid aux yeux, et va de rencontre en rencontre sans s'effaroucher, parfois les choses durent, parfois non, et elle ne s'en formalise pas outre mesure. Ce qui lui vaudra plus tard dans la série, lorsqu'elle s'installera à demeure, des réactions courroucées de la part de sa belle-mère, Jean :

Jean - Le sexe sans le mariage va à l'encontre de Dieu, et des hommes !!!
Grace - ...Ou de ceux qui en sont privés.

Ce personnage très libre, à l'humour très fin et, en dépit de son extraction très modeste, très cultivé, est un véritable bonheur. D'autant qu'elle ne se prend pas un instant au sérieux et n'hésite pas à porter sur son histoire ou sa condition un regard plein d'autodérision...

Et c'est justement ça qui m'inspire dans Une Maman Formidable : que la route soit longue et cahotante, parfois même douloureuse (comme Grace qui a eu un premier enfant quand elle était adolescente, qu'elle a fait adopter, et qui le voit réapparaitre dans sa vie), mais qu'on l'aborde en remontant à la fois les manches et les commissures des lèvres.

Comble du bonheur, j'ai appris récemment que la première saison sortirait en DVD zone 1 à l'automne ! Je vais ptet finir par le trouver, ce générique !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Une Maman Formidable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:36 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

26-08-08

[DL] Reba

Oui parce que, franchement, je vous ai déjà proposé le générique de la première version (il suffit de consulter le flacon pour vous en assurer), mais j'aime mieux celui des saisons suivantes, réarrangé et réinterprété, avec en plus une mise en images moins lisse.

Reba_generique_s4_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'ai pensé à mentionner que j'adore cette série ? Je sais plus trop...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est un coup à vous faire prendre en grippe, ça) : la fiche Reba de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:30 - Médicament générique - Permalien [#]

I'm a survivor

Si Reba était de la morphine, en ce moment je planerais complètement. Pendant mes rangements récents, je suis en effet retombée sur la saison 3... et, vous comprenez, comme je ne me rappelais plus trop à quel épisode je m'étais arrêtée, j'ai préféré, par sécurité, me l'enfiler intégralement. Une fois cette précaution prise et ma mémoire rafraîchie, j'ai évidemment embrayé sur la saison 4. Et c'est là que je suis devenue un peu monomaniaque, je dois dire.

J'ai commencé par ressortir le best of de Reba McEntire « I'm a survivor » que j'avais cagoulé lorsque j'avais découvert la série, et dans la foulée je me suis mise à jour sur la discographie de Reba, avec notamment Every Other Weekend qui tourne en boucle depuis hier, puisqu'il s'avère qu'en plus je suis à l'occasion une amatrice de country. Mais bon, c'est pas pour ça que vous êtes là, pas vrai ?

Bref, depuis environ une semaine, Reba me satisfait télévisuellement, musicalement... si en plus elle pouvait me préparer des milk shakes à la fraise dans ma cuisine, je l'épouserais (parce qu'en plus elle est rousse, ce qui n'arrange rien à mon obsession).

Je cagoule donc la saison 4 (même pas honte) par couple de deux épisodes, et comme je suis en pleine fringale, j'ai même ressorti mes épisodes de la saison 2 pour m'occuper en attendant (disons qu'au départ je cherchais la saison 1 pour tout reprendre depuis le début, mais j'ai pas réussi à remettre la main dessus ; ne vous inquiétez pas, je n'abandonne pas).
C'est marrant que, pas loin d'un an et demi après avoir découvert la série (j'avais arrêté pour de bêtes raisons de place), je me retrouve à présent dans une telle frénésie. Comme au premier jour, en fait... mais avec plein de place cette fois !!!  Merci moua pour ce rangement !

Ce qui me plaît dans cette charmante série (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : elle ne révolutionnera pas la télévision ; c'est juste mon obsession du moment, pas une révélation), outre essayer d'imiter l'accent de Reba McEntire, par exemple quand elle prononce « Cheyenne » (oui ça me fait marrer, mais qu'est-ce que j'y peux si je m'amuse d'un rien ?), ce sont les personnages foufous comme Barbara Jean et Van, associés au côté finalement assez tendu, émotionnellement, de la série.

La saison 1 a établi les bases, comme il se doit : Reba, qui jusque là se pensait heureuse en ménage comme en famille, a appris que son mari Brock la plaquait pour son assistante Barbara Jean après l'avoir mise enceinte ; pendant ce temps, sa fille Cheyenne, folle amoureuse de son crétin de copain Van, lui a annoncé être enceinte. Ouch. Le réajustement n'a pas été facile, mais en saison 2, déjà, un certain équilibre s'était installé. Certes, l'animosité de Reba envers Barbara Jean n'était un secret pour personne, et source de répliques... assassines, mais la cohabitation (puisque le couple s'est installé à deux portes de la maison familiale) se passait relativement bien, et Cheyenne et Van commençaient à prendre un peu de plomb dans le crâne, devenant des parents responsables, ou à peu près. Le vrai évènement perturbateur de cette saison a surtout été la rébellion de Kyra, partie vivre avec Brock et BJ (encore une douloureuse scission pour Reba, mais elle a géré).

Mais avec la saison 3, qui a vu le couple Brock/Barbara Jean prendre l'eau, et la saison 4 où ces deux-là tentent la réconciliation maladroitement, pendant que Cheyenne et Van commencent à manquer d'air, je n'arrive cependant pas à me dire qu'il ne s'agit que d'une comédie. Les saisons passées ont su tisser une réelle tendresse avec tout ce petit monde, qui fait qu'on ne se contente pas de trouver ça drôle. Non, évidemment, ce n'est pas une série dramatique, et d'ailleurs sans les gags ça manquerait aussi de charme, mais... les relations fonctionnent parfaitement, elles sont écrites avec beaucoup de crédibilité. Elles se développent sur le long terme, lentement, s'étiolent ou se tissent, mais elles restent compréhensibles, elles n'ont presque pas l'air d'être des ressorts scénaristiques. Ce ne sont pas des prétextes pour caser des blagues, c'est un ensemble cohérent. Un peu comme la vraie vie, mais avec un dialoguiste.

Au point où j'en suis, l'épisode le plus intéressant de la saison 4 est celui où Barbara Jean pousse Reba à aller voir le thérapeute qui s'occupe de rabibocher BJ et Brock. Alors que Barbara Jean s'était montrée plus ou moins réticente aux incursions involontaires de Reba dans son couple, c'est déjà un départ intéressant... quant à Reba n'en parlons pas, elle n'a cessé d'essayer de se dégager de la relation la liant à Brock depuis qu'à la fin de la saison 3, il lui a confessé qu'il pensait que la quitter pour BJ avait peut-être été une erreur (comment ça, « peut-être ? »). Mais, en apprenant que BJ et Brock la tiennent pour responsable de l'échec de leur couple (un comble), et surtout qu'ils y sont encouragés par leur psy, Reba se rend chez celui-ci folle de rage et prête à mettre les points sur les « i ». C'est là que l'épisode glisse de la structure habituelle avec délice.

Depuis des semaines qu'elle encourageait son ex-mari à se réconcilier avec sa seconde épouse, soudain Reba exprime des choses qu'on n'avait pas du tout perçues, du moins certainement pas aussi franchement (quand elle s'était énervée après la révélation de Brock, on se doutait bien qu'elle avait été touchée, mais elle n'en avait rien laissé paraître). Tout dérape, Reba montre des signes de faiblesses, et l'épisode met le doigt sur l'ambigüité de la situation : ce n'est pas si simple de vivre à deux pas de chez son ex et sa nouvelle femme. On comprend mieux pourquoi elle ne semble pas faire d'effort pour faire de nouvelles rencontres : l'omniprésence de Brock l'en empêche.

En véritable furie, volcanique de colère, Reba montre en fait à quel point elle est terrifiée à la fois à l'idée d'avancer et de revenir en arrière. Jusque là, elle avait fait de grands progrès, se montrant moins psychorigide que pendant la première saison, plus ouverte, plus calme (ça se voyait même au niveau de son look, il suffit de regarder son vilain tailleur strict dans le pilote)... mais on la sent bel et bien torturée par la situation. Etant une psychorigide moi-même, je la comprends bien : depuis que Brock a commencé à subir sa crise de la quarantaine (la seconde, selon Reba, puisque la première c'était de la quitter... « tu n'as droit qu'à une seule ! »), la famille avec toutes ses pièces rapportées vit dans le flou ! A commencer par Kyra qui en fait les frais en première ligne. Et ça, l'instinct protecteur de Reba surdéveloppé a forcément encore plus de mal à l'admettre !

Et ce que j'aime avec ce personnage, c'est sa façon de couvrir son trouble par une tempête colérique. Au final, l'épisode permet simplement de poser les choses à plat, et de terminer de remettre Brock sur les rails, sans prêter à autre conséquence (j'imagine assez bien la réaction de Barbara Jean dans le cas contraire !). Mais on comprend bien que les liens entre ex-époux sont plus complexes qu'il n'y parait (et je ne dis pas ça que parce que je regarde le clip de Every Other Weekend en boucle, promis !). Reste que l'épisode a permis au personnage de Reba de gagner en profondeur, avec en prime une excellente scène (où cette chiffe molle de Patrick Duffy fait tâche, mon Dieu, il est encore plus énervant en VO avec sa voix de fausset) finement écrite, loin des poncifs de la comédie, bref comme je les aime.

Heureusement, dés l'épisode suivant, les loufoqueries de Barbara Jean, les moues improbables de Van, la blondeur de Cheyenne et le cynisme perfide de Kyra ont repris de plus belle. Ouf ! Ca reste quand même l'intérêt d'un sitcom... pourvu qu'il y ait encore de la place pour un peu de crise de temps à autres. Mais, vu le méchant spoiler que je me suis pris en me renseignant sur les DVD de la série (bah oui, ya pas que le cagoulage dans la vie), et ne serait-ce qu'au vu de la tournure que prennent les choses pour Van, je ne me fais pas de soucis.

Et aujourd'hui, comme mot de la fin, j'ai envie de vous donner DEUX liens et non pas un :
Pour ceux qui manquent cruellement de culture télévisuelle : la fiche Reba de SeriesLive.
Pour ceux qui manquent cruellement de culture musicale : le clip de Every Other Weekend de Reba McEntire (en duo avec Kenny Chesney), où jouent deux des acteurs de Reba (mais, je l'espère, sans rapport avec la série... pourvu que je ne me sois pas pris un gros spoiler avec cette video !!!)

Posté par ladyteruki à 20:28 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

25-08-08

The lady in red

Ce soir c'était le pilote d'Une Nounou d'Enfer.
Encore.
Et encore.
Et ceci en sachant que j'ai le pilote déjà en VHS.
Deux fois.
Et que j'ai évidemment acheté le DVD.
Et que je connais par cœur l'épisode de bout en bout.

Eh bah j'ai quand même trouvé ça drôle.

Je suis une incurable fan, je crois. Mais quelque part c'est réconfortant de retrouver des personnages qu'on aime tant, avec des situations si drôles...
Evidemment, des inédits me feraient plaisir aussi, mais vu que ça n'existe pas, je n'ai aucun mal à me contenter des rediffusions, fussent-elles celles de M6 ou les miennes, régulièrement.

Je ne vous raconte pas à quel point je me suis roulée par terre, ce soir. Certaines choses ne changent jamais... Même si je continue de tomber amoureuse de certains sitcoms avec les années (j'ai prévu des posts à ce sujet pour cette semaine, d'ailleurs), Une Nounou d'Enfer reste un indémodable, toujours efficace. Toujours plein de tendresse, de références, d'humour léger mais pas simplet.
Je ne m'en lasserai tout simplement jamais.

Oich.

Posté par ladyteruki à 20:30 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

[GAME] Trauma

Eh bien, mes amis, j'ai le regret de vous apprendre que c'est pas encore cette semaine qu'on va révolutionner la télévision. Avec deux propositions et un forfait, on dirait bien que la chaleur vous a empêchés de vous lâcher sur le sujet pourtant pas courant de la Pitchenette de lundi dernier.
Néanmoins, il y a un gagnant !

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Parce que réussir à faire un thriller avec les éléments que j'avais donnés, c'est pas mal quand même. On imagine aisément la quête de Lucky qui s'attache au petit Danny (un nom de gamin mourant, ça) mais qui doit aussi vivre de façon sédentaire, et dans une maison où il n'est pas forcément le bienvenu... Bref tout un roman. Enfin, une mini-série, disons, plutôt...

Mais j'avoue que j'ai beaucoup ri devant la proposition tardive de freescully ! Pari gagné, je me suis effectivement bien marrée !

En ce qui me concerne, j'avoue que si sur le coup, j'étais un peu flapie, ayant choisi le sujet sous le coup de l'émotion et n'ayant qu'une seule idée en tête (vous l'aviez peut-être deviné avec le titre ?), j'ai finalement trouvé les éléments très sympa. Voici donc mes Pitchenettes :
- L'adaptation de la comédie musicale Cats : il s'agirait de reprendre l'histoire esquissée dans la comédie musicale, mais en consacrant un épisode à chaque chat, et avec de nouvelles chansons puisque, l'épisode étant plus long, on creuserait un peu plus les personnages. L'idée étant évidemment que des danseurs et chanteurs interprètent les chats.
- Feline Housewives : chaque samedi soir, quand les lumières de la grand'rue s'éteignent, les chats du quartier se réunissent près des poubelles du restaurant italien, et se racontent les histoires de leurs maîtres dont ils sont les témoins discrets. Seul Cobey Tob, le chat de gouttière, se tient à l'écart des cancans...
- Après que sa dernière portée ait été noyée par son maître, la ravissante chartreuse Tara entreprend de s'aventurer hors de la propriété agricole familiale. Elle a en effet entendu dire que l'un des chatons a réchappé de la noyade pour être vendu dans une animalerie, et elle espère le retrouver. Mais ce n'est pas toujours facile de s'habituer au manque de confort, d'autant qu'un vieux rat mal embouché a entrepris de l'accompagner, espérant finir ses vieux jours dans les égouts de la ville avec ses proches.

Bon, j'avais annoncé la couleur dés le début : à la base, la Pitchenette n'était qu'un jeu d'été qui ne devait survivre que si elle faisait l'objet d'un intérêt particulier. Mais là, force est de reconnaître qu'il y a de moins en moins de joueurs. Ceci sera donc la toute dernière Pitchenette de la saison, dont le cookie ultime sera donc remis le 1er septembre.
Et après, plus de cookie jusqu'aux prochaines vacances !!! Au régime !
Voici donc les ingrédients de la dernière Pitchenette de la saison :
- Il s'agit d'un teen show.
- Les ados en question ne sont pas riches et ne vivent pas dans une ville cossue.
- Au moins l'un des personnages a vécu un traumatisme.
Vous avez de quoi faire, du plus classique au plus surprenant... les perspectives sont ouvertes, à vous de finir la saison en beauté !!!

Posté par ladyteruki à 20:13 - Games On - Permalien [#]

24-08-08

Jordan Cavanaugh n'a rien inventé

Mes errances téléphagiques n'étant plus à vous présenter, vous ne serez donc pas étonné d'apprendre qu'il y a quelques jours, j'ai regardé le pilote de Quincy, série datant de 1976. D'ordinaire, quand je vous parle d'une vieille série, c'est avec en tête la ferme intention à peine masquée de vous donner envie, au pire, de vous renseigner, au mieux, de regarder. Et lorsque je n'ai pas grand'chose de positif à dire, je fais comme avec Police Woman : je m'en sors par une pirouette et j'en parle sans en parler.
Je préfèrerai toujours vous inciter à la curiosité : en téléphagie, ce n'est pas un défaut.

Bon, maintenant, revenons à Quincy. Vous n'étiez pas devant votre télé en 1976 ? Moi non plus. Mais je vais vous dire : tant mieux pour nous. Parce que Quincy, franchement, c'est barbant.

D'ordinaire quand un personnage mène solitairement des enquêtes, à l'instar de Columbo par exemple, il a à son crédit au moins UN aspect de sa personnalité, minimum, qui le rende sympathique.
Bah pas Quincy.
Les séries des décennies du passé ont souvent un univers agréable. Pour moi, il y a à la fois une sorte de magie sans artifice, et un charme raffiné très terre-à-terre, dans le look de ces séries, surtout dans les années 70.
Bah pas Quincy.
Au pire, on trouve un moyen de se pencher avec tendresse sur une période qu'on a peu ou pas connue, la série permettant d'avoir un regard sur la société de l'époque.
Bah pas Quincy. En tous cas pas dans le pilote.

Alors, pourquoi regarder Quincy ? Je... je sais pas, je sais plus. J'avoue que, là, comme ça, si c'était à refaire, j'hésiterais beaucoup plus. L'intrigue est linéaire au possible, le personne principal est antipathique, les autres personnages sont à peine plus avenants... je ne sais pas quoi vous dire.
Alors là, pour le coup, la curiosité n'est pas un vilain défaut, mais on est quand même puni. L'exception qui confirme la règle, dirons-nous.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Quincy de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:56 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

23-08-08

Sarah Connor ?

Il doit certainement y avoir, quelque part, une raison de regarder la série Terminator: The Sarah Connor Chronicles. Mais je ne la connais pas. J'ai déjà eu du mal à trouver une raison d'en regarder le pilote (ce qui fait que j'ai pour ainsi dire attendu la sortie en DVD pour m'y coller), alors toute la série, vous imaginez.
Il faut sans doute avoir le cerveau éteint pour apprécier ce genre de trucs. Ou même ne pas en avoir du tout.

Mais le plus affligeant, c'est de voir que la réalisation est relativement soignée (bien que scolaire et prévisible), que le casting tient la route et qu'en soi, le pilote a fait, de toute évidence, l'objet de beaucoup d'attentions et d'investissement. C'est affligeant, oui, parce que tous ces efforts, ce travail, cet engagement, c'est pour que le résultat soit une bête série d'action qui se répète déjà trois fois elle-même en 45 minutes, ce qui tient quand même de la performance de haute voltige.
Pour vous résumer l'épisode, la structure donne en effet ceci : Sarah et son fils (qui cette fois n'a pas rétréci...) sont quelque part, une machine arrive pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont ailleurs, la machine les suit pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont dans le futur...
Et je parie que dans les épisodes suivants, ya une nouvelle machine qui essaye de les dégommer et qu'ils s'en sortent !!!

Bon alors évidemment, je résume, là. Parce que quelque part là-dedans il faudrait ajouter qu'il y a une autre scène de dégommage raté en ouverture (mais ça ne compte qu'à moitié je suppose, puisque c'est dans un rêve), et surtout je suis bien obligée de mentionner l'arrivée de Summer Glau (avec toujours cette vilaine maladie congénitale qui fait qu'elle n'arrive pas à cligner une seule fois des yeux, j'espère que la médecine pourra quelque chose pour elle, un jour, quand même...) quelque part dans cette boucle infernale, ainsi que le fait qu'on a aussi Dean Winters qui se balade dans le coin (Dean qui avait pris un sacré coup de soleil le jour du tournage de la première scène...). Et chaque nouveau choix de carrière d'Owain Yeoman me rend plus sceptique à son égard, aussi ; un coup c'est plutôt honorable, un coup ça donne l'impression que c'est purement alimentaire...

Je crois que s'il y avait une seule phrase à retenir de ce pilote, ce serait... BOOM. Ouais, c'est sans doute la partie des dialogues la plus aboutie, je pense. Ya aussi le KABOOM qui était pas mal, mais, non, résolument, j'ai une préférence pour BOOM.
Ce qui est très exactement le bruit que fait ma tête lorsqu'elle heurte le mur en espérant que j'aie une vilaine amnésie. Je vivais tellement mieux avant de me remplir le cerveau de conneries...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je vous en veux pas spécialement, mais comme c'est la tradition...) : la fiche BOOM de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:39 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-08-08

[DL] Hot Properties

Aidez-moi ! La chanson de ce générique m'en rappelle une autre, mais impossible de me rappeler de quoi il s'agit ! Rha la musique des génériques et moi, en ce moment, c'est vraiment toute une histoire...

HotProperties_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ah, oui, faut-il le préciser, Hot Properties fait partie des séries qui moisissaient douloureusement dans un coin de disque dur, et que j'ai exhumées ces derniers temps (voir l'intro de mon post sur Six Degrees). Et, bon, c'est légèrement amusant, effectivement... j'ai souri, deux ou trois fois (et encore, je vous dis ça, c'est sur DEUX épisodes...), mais effectivement, en voilà une qui a mérité son annulation. Je ne regretterai que le générique. Lui il est vraiment sympa, je trouve...

Rha, mais qu'est-ce que ça me rappelle, nom d'un chien ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hot Properties de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:34 - Médicament générique - Permalien [#]

J'ai déjà fait ce rêve étrange et pénétrant...

Ce matin, je me suis réveillée avec un générique en tête.
Ce qui m'intrigue le plus, ce n'est pas de me lever en ayant une chanson en boucle dans la boîte crânienne de bon matin, non, ça, ça m'arrive souvent. Mais ça m'arrive plus facilement avec des chansons qu'avec un simple générique. Et surtout, le plus épatant, c'est de savoir de quel générique il s'agit.

Il ne m'a pas fallu longtemps pour l'identifier, d'autant que les paroles du générique, c'est tout justement le titre de la série : Teen Angel (ça fait donc : Teen Angel, Teen Angel... woooOOOoooo ! Oui là j'ai un peu mal à la gorge donc ça s'entend pas bien, mais c'est à peu près à ça que ça ressemble).
Et là franchement, le choix de la série par mon subconscient me laisse circonspecte.

Je n'ai pas vu cette série depuis presque deux décennies ! Je me rappelle que ça passait le dimanche ; dans Disney Parade, ça se trouve, même. Je me rappelle de Jason Priestley (quelques années plus tard, ça m'a permis de me vanter déjà le connaître quand mes contemporaines se sont enflammées pour Beverly Hills), d'une cadillac de couleur pastel (ou ptet une mustang, et ptet pas en fait), et du générique. Et vaguement du pitch, bien entendu. En gros, mes souvenirs pour cette série sont à peu près aussi nets que, mettons, ceux sur Bomber X, autre série de mon enfance dont je n'ai conservé qu'un très lointain souvenir.
Et après cela, je n'ai plus jamais vu un épisode, aucun extrait video, je n'ai pas le générique audio à la maison (et pourtant c'est pas ça qui manque !), je n'y ai même pas songé depuis des années ! Rien du tout ! Je n'aimais pas plus que ça la série, je n'y suis pas restée nostalgiquement attachée.
RIEN.

Et pourtant, pas loin de vingt ans après, je me réveille avec le générique en tête.

La téléphagie est résolument une chose merveilleuse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous vous doutez bien que la première chose que j'ai faite, c'est proposer une fiche à Eske mais elle n'a pas encore été publiée) : la fiche Teen Angel de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:31 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]