ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

07-06-08

Open bed

Allez, je suis de bonne humeur, je vous offre donc un nouveau post La preuve par trois, si vous êtes malin vous saurez en profiter ! Au menu : un peu de libération sous caution sexuelle. Voir aussi dans le post précédent !

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Voilà le genre de personnage féminin que j'aime voir à la télé. Je ne suis pas spécialement fan de Lana Parilla en temps normal, jusque là elle me laissait même carrément froide, mais il faut reconnaître qu'elle a su m'impressionner, avec une présence féline mais aussi un regard très dense, et une façon de donner à son personnage (dont d'autres actrices n'auraient fait que de simple trainées) à la fois de la classe, du sex appeal et un certain désenchantement. Trina sait s'amuser, elle semble à l'aise sur pas mal de choses, mais cela signifie-t-il pour autant qu'elle est totalement satisfaite de sa vie ? Je n'en suis pas convaincue. Ajoutons aussi qu'elle a une très belle garde-robe (même si le bikini, faut oublier, Lana, sérieux). Des personnages féminins comme ça, ça me donne envie d'aller à des key parties...

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L'autre atout majeur, c'est Molly Parker. Et pas simplement parce que je fais une fixation sur les cheveux roux ! Tant de grâce, de douceur et de subtilité en un seul personnage, c'est rare. Grâce à sa présence angélique et son sourire, elle irradie chacune de ses scènes, et on a vite fait de s'attacher à ce personnage dont il ressort aussi une grande frustration. De quoi vient-elle ? Je ne suis pas certaine de l'avoir saisi, mais le personnage de Susan est certainement le seul qui donnerait éventuellement envie de suivre la série. J'ai dit éventuellement, faut pas pousser.

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Bienvenue dans la caverne aux merveilles ! Il aura fallu attendre une bonne partie du pilote pour qu'enfin l'initiation des Miller commence. Gros bémol, le personnage de Janet, au lieu de simplement apporter un angle de vue différent sur cette époque, une vision de femme conservatrice, mais femme quand même, s'apprête à démontrer qu'on va tomber dans la pire des caricatures, avec gloussements épouvantés et tout le toutim. Autant vous le dire, ce qui aurait dû être l'apogée de cet épisode, en faisant se rencontrer deux univers (l'un déjà ouvert, l'autre sur le pallier) tombe à l'eau. Mais je vous l'avais dit, il y avait trop de personnages pour que tous soient bien traités...

Comme chacun sait, je n'ai droit qu'à trois captures, c'est la règle, donc je ne parlerai pas du regard d'animal blessé de la blonde Samantha, ni de ce pauvre Josh Hopkins dont le rôle se résume à hausser les épaules et sourire gentillement, ni même du pauvre gag de la scène d'ouverture qui franchement, faisait pitié. Vous voyez, j'ai rien dit !

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (dites, vous suivez, ou bien ?) : la fiche Swingtown de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 14:44 - La preuve par trois - Permalien [#]

Embrassez qui vous voudrez

Vous savez ce que c'est que l'ironie ? C'est quand, dans une rubrique nommée Review vers le futur, je vous parle d'une série qui se déroule dans les années 70...

Evidemment, on ne regarde pas Swingtown sans quelques idées préconçues : si ce n'est sur le postulat de départ de la série, au moins est-ce sur l'époque à laquelle la série se déroule.
Comme je pense vous l'avoir dit récemment à propos de Three's company, les séries se déroulant à une autre période que celle où elles ont été tournées ont un inconvénient à mes yeux, c'est que ce même passé est travesti, car idéalisé, et nécessairement traité avec du recul. C'est encore pire avec les 70s qui sont certainement l'une des périodes déchaînant le plus de fantasmes dans la conscience collective. Parfois il y a des séries qui s'en sortent bien, mais en général, simuler le passé ne me convainc pas.
Du coup, quand on me parle de révolution sexuelle, de libération de la femme et tout ça, je ne peux que soulever un sourcil dubitatif.

Et pourtant, Swingtown, en dépit de ses nombreuses lenteurs (très nombreuses, très, très nombreuses...) a su éveiller ma curiosité. Les chemises odieuses, les papiers peints maronnasses (tiens !) et les coiffures masculines ridicules sont là et bien là, mais il ne s'agit pas simplement de montrer qu'on a su donner le look seventies, et c'est quand même rassurant que la série ait su dépasser ce stade, car la tentation est forte !

En fait de libération effreinée, la série est largement plus réservée, et nous offre une lecture un peu moins caricaturale qu'attendue de ladite période. Les personnages sont là où on les attend dans leur immense majorité, tout le monde est bien à sa place afin de conserver l'équilibre le plus parfait entre les différents points de vue... mais chacun semble aussi un peu hésitant et tâtonnant, et ça, ça fait du bien. Autant de nuances qu'on ne doit pas tant aux dialogues qu'aux acteurs, qui évitent dans leur grande majorité (chacun à l'aune de son talent, sans doute... Grant Show étant par exemple plutôt bidimensionnel, quand la sublimissime Lana Parilla apporte immédiatement de la densité à son personnage) de tomber dans le stéréotype.

Libération sexuelle de la femme ? Ha, je rigole doucement ! Les deux personnages féminins principaux sont plus dans l'exploration que dans la libération. Elles semblent plutôt se chercher, et chercher un équilibre, qu'autre chose. Et pas uniquement sexuel, notez bien. Chaque fois que la camera s'attarde un peu sur elles, et que les dialogues leurs sont épargnés... on voit dans un regard, dans un silence, dans une larme, qu'en réalité leurs frustrations sont autres. La libération sexuelle serait... un moyen ? Un moyen d'essayer d'atteindre autre chose ? Les expérimentations trépidantes de la génération des 70s aurait-elle été, finalement, comme nous, à essayer de chercher le bonheur comme elle pouvait ?

Si Swingtown a quelques qualités (plein de personnages, plein d'intrigues secondaires...), la seule qui compte vraiment, et dont on se souvient une fois parvenu à la fin du pilote, c'est bel et bien que la liberté, ce n'est pas si simple de l'acquérir... et ce n'est pas si simple de s'en contenter. C'est que, voyez-vous, les femmes c'est très compliqué. Et que ça ne devait probablement pas être plus simple à une époque où ladite "libération sexuelle" ouvrait des portes qu'on ne savait pas forcément comment explorer. C'est cette amertume que j'ai appréciée dans cette série.

Cependant, voilà vraiment une série dont je sens que la plupart des intrigues vont puissamment m'ennuyer : oui, il y a plusieurs intrigues secondaires, mais pour l'instant elles semblent passablement banales et on ne voit pas bien en quoi elles sont spécifiques à la période en question. Oui, il y a plusieurs personnages, mais peut-être trop pour qu'on puisse vraiment s'attarder sur les tribulations de chacun. Et surtout, je ne sais pas vraiment comment une série peut montrer sur toute une saison, et sans être rébarbative, les doutes, frustrations et ajustements de femmes qui se cherchent, sans finir par être cruellement ennuyeuse. D'autant que mes amis, j'ai oublié de vous le signaler, mais c'est pas du Californication, hein, vous ne verrez pas un bout de fesse, rien, j'espère bien que vous ne comptiez pas là-dessus.

En fait, Swingtown n'est pas une mauvaise série, simplement ç'aurait été mieux en téléfilm.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Swingtown de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:34 - Review vers le futur - Permalien [#]