ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

25-07-07

Un téléphage averti en vaux 0,5

Je me sens diminuée lorsque les fins et débuts de saisons arrivent... Chaque année c'est la même chose, on nous annonce moults départs et arrivées, dans tout un tas de séries que je ne regarde pas toujours, mais force est de constater que lire toutes ces news est à la fois un plaisir (sans quoi bah, je les lirais pas) et un cauchemar.

Tenez, j'ai regardé la fin de Grey's Anatomy, eh bah j'ai passé 1h30 à me demander comme Burke allait se faire mettre un coup de pied au derche... et ça franchement, ça vous gâche une soirée comme rien. C'est même pire qu'un spoiler cette affaire ! Sans rire, ça ne vous l'a pas fait à vous ? Mais si bien-sûr, sauf si vous le saviez déjà...

Maintenant je sais qu'un tel s'est barré sans laisser d'adresse et qu'en début de saison, va y avoir un tour de passe-passe pour le faire disparaitre de la série, ou que bidule a couché avec la prod et s'est fait réengager, ou que trucmuche s'est glissé dans telle vague de recrutement massive... franchement, c'est pire qu'un spoiler, ces saloperies ! En fait ce sont déjà des spoilers, d'une certaine façon, et de la pire espèce !

Ah non franchement, les acteurs ne devraient jamais dire les contrats qu'ils ont signé ou non-renouvelé, personnellement je trouve que ça brise de plus en plus le charme. Ou alors faudrait arrêter de lire des news et toute cette sorte de choses mais je trouve ça un peu radical. Il ne vous manque pas, à vous, le temps où en fait, c'était dur d'avoir des infos sur nos séries préférées (et les autres) ? L'ignorance est un bienfait...

Posté par ladyteruki à 18:45 - Zappeur, Zappeur n'aies pas peur ! - Permalien [#]

Dream of Californication

On a tous été pris, à un moment ou un autre, par la tentation de renouer avec un ex. Me voici aujourd'hui devant vous avec ce difficile aveu : j'ai succombé. David Duchovny, me revoilà !

Autant le dire, Californication, en dépit de son titre particulièrement accrocheur ne se présentait pas exactement sous l'angle le plus alléchant. Retrouver un acteur qui n'a jamais réussi à surmonter son rôle de Fox Mulder et se reconvertir, vieux de 10 à 15 ans de plus, et interprétant un gars lui aussi paumé dans une série de Showtime, ça rend à la fois curieux et méfiant... Et puis, par réflexe sans doute, au vu du synopsis, je m'attendais un peu à une version masculine de Rude Awakening, et je savais que je serais déçue (et sur ce point je l'ai été, comme prévu ; Billie Frank est unique et je sais pas pourquoi j'espère encore).

Ajoutons tout de même que le générique de la série est alléchant derrière David : Natasha McElhone, Evan Handler, et OH MY GOD ! Madeline Zima (et ça pousse vite ces petites bêtes) ! Une raison de plus de céder au vice et cagouler tout ça dés que je l'ai eu dans ma ligne de mire (je devrais avoir honte mais bizarrement, vous avez du mal à vous sentir honteux de quoi que ce soit lorsque vous regardez Californication).

Du sexe, de l'alcool, un peu de vulgarité et... un petit twist sur la fin pour enfin donner un peu d'intérêt à la chose... Passée l'excitation de voir les fesses de Duchovny (et encore, seulement dans la scène d'ouverture, après c'est sans intérêt ya que des nichons), on se demande un peu si tout ça n'est pas un peu creux.

C'est ce seul retournement de situation qui donne de l'intérêt à Californication, je ne vous en dis rien, je suis pas si vache que ça, mais je peux en tous cas vous dire qu'il permet de vraiment lancer une intrigue, et parallèlement de lancer aussi l'implication du spectateur dans la série : immédiatement, on se dit que ce n'est pas légal mais que le pauvre vieux ne pouvait pas le deviner (surtout que connaissant un peu la miss, j'étais à cent lieues de penser à ça), que c'est pas très moral tout ça et que c'est même pas Hank le plus fautif dans l'histoire, qu'il va y avoir du chantage, des entourloupes, de grosses emmerdes en perspectives, qu'on n'arrive même pas vraiment à plaindre le héros puisque d'une certaine façon, il a bien cherché ce qui lui arrive... Bref on ne peut que réagir à la fameuse situation qui vient de se retourner, et c'est finalement un joli coup de la part de la série, parce que forcément ça donne envie de savoir quelle tournure tout ça va prendre.

Cela dit, l'épave David ayant fait naufrage, l'ex-femme étant un peu trop rigide (qui a dit frigide ?), l'ado étant une ado de séries pur jus (c'est Julie Mayer mais en pseudo-rebelle)... on ne s'attend pas tellement par être surpris par les personnages, et à peine par l'intrigue. D'une certaine façon, j'ai eu l'impression que ce retournement de situation était un peu soapesque... non, pas exactement, c'est pas ça, non disons plutôt, voilà j'ai trouvé : Heroesque !!! Un grand coup dans la tronche en fin d'épisode parce qu'on connait son job, mais au final, plus une démonstration d'habileté qu'une preuve que la série va être vraiment bonne. J'attends donc, un peu sceptique. Il me faudra voir plus de fess... d'épisodes pour être définitivement convaincue sur Californication. Et dans l'intervalle, ya encore les Red Hot.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Californication de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:38 - Review vers le futur - Permalien [#]

Il était une fois...

C'est à l'âge de 25 ans, 6 mois, 29 jours, 20 heures et 6 minutes que j'ai pu découvrir Pushing Daisies et, bon, d'accord, je partais avec un a priori plus que positif (j'étais déjà complètement acquise, oui ! vous aviez vu ces merveilleux trailers ???) mais je suis vraiment aux anges. En fait c'est à un tel point que je prépare déjà mon matériel pour la saison prochaine -ah ça, je vous prie de me croire, ça va cagouler !

C'est l'ambiance de la série qui tranche avec ce qu'on a l'habitude de voir : c'est bien simple, depuis le premier jour ça me faisait penser à Big Fish, eh bien c'est exactement ça ! Un univers coloré, légèrement désuet, enfantin, envoûtant, légèrement magique... Pas tant le don du héros mais surtout le point de vue que la série offre sur le monde, à un tel point qu'on se demande à quelle époque ça se passe par moments. La narration fait également son oeuvre. Les voix off, je commençais à en souper personnellement (j'ai atteint mes limites avec Burn Notice qui cumule tout ce que les voix off ont de ronflant et irritant ces dernières saisons), mais là, ça participe pleinement à l'ambiance, parce que cette narration donne l'impression d'entrer dans un conte, bon, d'acord, un conte un peu malsain par moments (ya quand même des gens qui crèvent... parfois plusieurs fois) mais un conte tout de même. D'ailleurs si vous vous souvenez bien, les contes sont souvent malsains (demandez un peu à la reine de Blanche-Neige qui bouffe des coeurs, hein ?)... mais toujours avec un aspect merveilleux pour faire travailler l'imaginaire et se retrouver dans un autre monde. Pushing Daisies, c'est exactement ce type d'univers, un pur délice.

Si vous cherchez de la "valeur ajoutée", alors elle est principalement là : dans cet univers un peu baroque et vieillot (mention spéciale aux tantes de Chuck), du jamais vu sauf au cinéma (il parait que ça sens le Barry Sonnenfeld, moi je trouve que ça fleure bon le Tim Burton, vous me direz où vous vous situez dans ce débat...), et c'est d'ailleurs assez étonnant de voir une série avec une si forte identité visuelle (surtout qu'il faut bien le dire, elles ne sont pas légion ces derniers temps à oser l'originalité). Visuellement on en prend plein les yeux, et dans le bon sens du terme, le meilleur sens du terme. Les couleurs vives, notamment, sont un véritable régal. Meilleur qu'une bonne tarte aux fraises...

Côté intrigue, bon, faut dire ce qui est, sur le coup on se réjouit de ce qu'on voit, mais après coup il faut bien admettre qu'on a du mal à savoir où ça nous mène. Notre amateur de tartes et héros sauve son amour d'enfance d'une mort certaine (vraiment certaine puisqu'elle était déjà morte), au mépris de tout ce qu'il a appris sur son don (à savoir qu'épargner une vie en ressucitant quelqu'un, c'est prendre celle de quelqu'un d'autre), parce que son coeur est pur et qu'ils s'aiment, ces deux-là, comme lorsqu'ils avaient 10 ans... C'est mignon mais on se demande bien jusqu'où les chassés-croisés peuvent bien nous mener. L'alternative à éviter l'ennui, ce serait que Ned découvre alors d'autres choses sur son don : il sait déjà qu'en ressucitant quelqu'un plus d'une minute, cela prend la vie d'un autre, mais peut-être qu'au-delà d'une semaine, un mois, un an... ça a aussi des effets. Est-ce qu'il a déjà tenté, après tout ? Bon, par là ce pourrait être intéressant. Ou bien qu'il finisse quand même par se demander d'où lui vient ce don (mais ce serait alors difficile de préserver l'ambiance magique de la série). Enfin il y a plein de possibilités mais pour le moment, j'attends sans trop réussir à m'en faire une idée... Après tout, ça a aussi son charme de ne pas être capable de prédire l'orientation d'une série !

Enfin, un petit mot sur le cast et les personnages : Ned est le gars qu'on aurait pensé être super réglo, mais qui en fait n'est pas aussi psycho-rigide qu'on le penserait (il s'accomode fort bien de ses petits arrangements avec la mort), et son interprète, sans être extrêment expansif, arrive à être expressif et touchant. Cette sobriété est tout à son honneur mais elle participe aussi à l'impact de la narration puisqu'alors il n'y a pas redite avec ce qu'explique la voix off (ou très peu). Chuck est pétillante, un peu barge mais très sympathique, on n'a aucun mal à s'approprier le personnage, même si le contexte peut paraître vraiment tordu de prime abord (cela vient aussi peut-être du fait que le jeu de l'actrice m'évoque Amy/Mary-Lousie Parker dans A la Maison Blanche). Et puis enfin, il y a Chi McBride (je fais des efforts mais je n'arrive jamais à détester une série où il se trouve !), un peu à contre-emploi de ses récents rôles plutôt sérieux où son personnage est pince sans rire, et même si pour le moment il a plutôt l'air d'un alibi (l'alibi "je-lance-l'intrigue-principale" et l'alibi "je-vais-donner-du-contenu-aux-intrigues-des-épidoes-à-venir", plus évidemment l'alibi de couleur, hélas...) son rôle me plaît vraiment, c'est un cynique dans un monde magique !!!

Bref, sitôt qu'on se laisse emporter dans l'ambiance décalée de la série, le reste devient complètement secondaire. Pour un pilote, c'est un délice, c'est merveilleux... je l'ai déjà dit mais ya pas de mal à répéter. Là où effectivement on peut avoir quelques doutes, c'est sur la façon dont tout ça va scénaristiquement se tenir par la suite... il ne faudrait pas que la forme l'emporte sur le fond. Mais si l'écueil parvient à être évité, j'ai trouvé ma série de l'année.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:20 - Review vers le futur - Permalien [#]