ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

26-02-07

Vie privée, vie qu'on nique

On s'attache à certains acteurs. Si, vous le savez bien... cette petite actrice qui n'arrive pas à obtenir de grand rôle mais dont on aime prendre des nouvelles, ou qu'on regarde avec plaisir lorsqu'enfin elle apparait en guest dans un show. Ou ce petit gars à la mine sympathique qui reste méconnu du grand public (ou oublié par lui) mais qu'on aime quand même bien, dans le fond... c'est pas sa faute si son agent a jamais su lui rattraper le coup ! Et puis bien-sûr, il y a ceux qu'on a repérés dans un rôle marquant, lorsqu'ils étaientt en pleine gloire, et qu'on n'a jamais vraiment réussi à lâcher ensuite...

Alors oui, des acteurs comme Tracy Middendorf, Jennifer Finnigan, Chad Lowe, Kevin Kilner... sont des noms, parmi d'autres, d'acteurs qui ont plus ou moins de chances d'avoir leur bouille en couverture de presse, spécialisée ou non, et de devenir les idoles du public. Mais je m'en fiche. Ce sont mes chéris à moi. Quand j'ai appris que Chad Lowe avait obtenu un rôle dans 24, j'ai été plutôt contente. J'ai même sérieusement envisagé, l'espace de quelques minutes, la possibilité de regarder à nouveau cette série pour le voir (faut ptet quand même pas pousser le fandom à ce point, cela dit). Je me sens un peu comme la supporter d'une équipe de foot de seconde division, mais c'est pas grave, je ne ressens pas le besoin de voir mes quelques chouchous accéder au plus haut (ou y accéder à nouveau puisque son rôle dans Corky l'avait quand même bien fait connaître du public américain), je me dis qu'il y a à Hollywood et New York un vivier dense d'acteurs, et que là-dedans, il y a des gens discrets, ou qui de temps à autres arrivent à quelque chose puis redisparaissent, qui ont une vie qui ne ressemble pas à celle des stars qu'on nous montre le plus souvent, avec strass et paillettes ; des gens qui tentent simplement de faire leur boulot, passant d'un contrat à un autre, et qui ont cette sorte de discrétion si charmante, cette sorte de modestie sur eux, qui laisse plutôt imaginer que ces gars sont des types qui ne cherchent pas à récolter la gloire, juste à vivre de leur métier. Bien que ne dédaignant pas, à l'inverse, me réjouir de certaines célébrité du petit écran (et de la transition d'un statut à un autre pour certains des acteurs que je suis depuis un certain temps), je trouve cela touchant et attirant. J'ai cette affection pour eux. Oh, si, je suis sûre que vous connaissez ça.

Avec le temps, ces acteurs deviennent des sortes de rendez-vous. Ils disparaissent un temps, ou font une bouse diffusée sur une obscure chaîne que vous ne verrez jamais, et vous continuez votre vie, votre téléphagie et vos autres passions, comme si l'acteur n'avait jamais existé, sans courir après les potins, les photos lors des soirées people. Après tout c'est pas comme si on se connaissait personnellement ! Chacun a sa vie, quoi. Et puis un jour, vous avez de ses nouvelles, et c'est un peu comme si vous l'aviez toujours gardé dans un coin, et avoir de ses nouvelles fait plaisir. Il a décroché un petit rôle, une apparition en guest, un second rôle, peut-être même un lead. Et c'est vraiment sympa de savoir qu'il va bien ! Et voir s'il a vieilli, ou si elle a changé de coiffure, et si ça colle avec sa filmo précédente... Sur le long terme, il y a cette relation à la fois non-investie et tendre...
Comme certains parrainent des enfants au Guatemala, je parraine des acteurs à Hollywood ! (et quelques producteurs aussi, James Wong et Glenn Morgan peuvent me remercier, je vais voir leurs bouses pour faire rentrer l'argent dans les caisses pour leurs chefs d'oeuvre)

Mais parfois, avoir de ses nouvelles, c'est pas une bonne nouvelle. En témoigne cette interview de Chad Lowe, justement (comme quoi ya un raisonnement sous cet amas de mots !). Dont j'avais appris sur le tard que lui et Hillary Swank avaient divorcé (tu sais pas ce que tu perds, ma caille). Mais bon, c'est même pas comme si j'avais un crush sur lui ni rien, je vais pas me réjouir pour si peu (par contre si Desiree Gruber veut se faire la malle, qu'elle me maile avant). Mais soudain d'apprendre que cette petite traînée a rendu public son problème d'addiction il y a quelques mois (il faut que je me mette à lire Vanity Fair, apparemment il s'y dit des trucs de temps à autres, ahem !), ça me met hors de moi.

Et là, j'enrage ! Avons-nous besoin de savoir tout ça ? Avons-nous besoin de savoir que Chad Lowe a eu ce soucis, surtout s'il est clean à présent ! A-t-il frappé quelqu'un, a-t-il abusé de ses gosses, non ? C'était son problème, personne ne l'a su avant que cette petite garce opportuniste (ça décroche deux Oscars et ça se sent plus pisser, ces bêtes-là, et ça oublie un peu vite qu'elle parlait encore à des cadavres ya dix ans !!!) n'aille mouffeter, personne n'avait besoin de savoir ça !
Pourquoi les gens sont-ils si friands de ces informations qui n'en sont pas ? Pourquoi ne pas lui demander le secret qu'il a pour ne pas sembler vieillir (ma théorie : c'est génétique) ? Pourquoi ne pas lui demander s'il n'a pas envie un jour de tourner avec son frère ? Pourquoi ne pas lui demander si maintenant qu'il est passé derrière la camera, il n'a pas envie de poursuivre dans cette voie ?
Faut-il donc tout salir ?

Alors oui, dans la fin de cette interview, je retrouve l'acteur tel que je l'ai perçu au gré de ses rôles, l'homme simple, lucide et profondément humain. Oui, à la fin de cette interview, nous avons une maginifique conclusion, et une leçon d'humilité comme je les aime. Mais je suis et reste outrée de cette habitude de chercher à rapporter les secrets les plus sombres de chacun. Je suis d'ailleurs convaincue que c'est ce genre de noirceurs qui fait les bons comédiens. C'est leur souffrance qui fait que leur jeu a de la substance. C'est leur remords qui leur permet de ne pas jouer leurs rôles de façon manichéenne. Et nous avons cela en chacun de nous, et certainement je n'aimerais pas que certaines choses soient dites par d'autres que moi, à un moment que je ne voudrais pas. Je suis d'une nature peu friande de secrets, et je n'ai aucun problème à parler de ce que je ressens ou ai pu vivre, mais c'est à moi de communiquer sur ces choses, et pas aux fouille-merde d'aller les raconter alors que j'ai mieux à dire, ou envie de parler de choses plus gaies, ou que mon actualité est loin de se borner à ça. Je ne vois pas en quoi un acteur fonctionnerait différemment. A la base, Chad Lowe est un acteur, et ce n'est pas pour sa personnalité qu'on l'aime, mais pour sa capacité à en endosser d'autres et les investir à sa façon. Pourquoi chercher à savoir s'il est slip ou caleçon ? Du moment qu'il décroche un rôle et qu'il est capable de m'émouvoir, je ne demande rien de plus, et je trouverais normal que ce soit ainsi pour tout le monde.

Mais personne ne se met à la place de Chad Lowe, ou Fran Drescher. On les traite comme des grenouilles qu'on peut disséquer à volonté, et dont on peut ressortir les histoires personnelles de la même façon que si elles étaient fictives. Cette insensibilité me tue.

Je bouillonne encore de rage, mais je sais qu'on n'y peut rien. Je sais que la majeure partie du public préfère cette impression d'entrer dans l'intimité des stars, et tout savoir (parfois aussi pour le sacro-saint principe de vérité), plutôt que de simplement goûter avec plaisir ce que ces personnes, car c'en est, ont à offrir.
Ce doit être dûr de n'avoir pas droit à une vie privée, simplement parce que, par écran interposé, on entre dans celle des gens. Je suis contente d'avoir arrêté les cours de comédie.

Posté par ladyteruki à 17:59 - Point Unpleasant - Permalien [#]

Ode to the beach

Vous allez me dire que ça s'appelle vraiment se faire du mal. Que j'ai un fichu culot de taxer Sci-Fi de sadisme (voir note antérieure) lorsque mon comportement de téléphage tient du masochisme avéré. Soit. Mais chacun pratique son vice comme il lui plaît, après tout !

J'aime bien chialer devant une bonne série. Traitez-moi de midinette ! J'assume ! Une fois de temps en temps, j'ai bien le droit de me comporter en nana... Et j'assume plus encore le fait de rechercher avec minutie les épisodes les plus chialants, de m'en faire une petite liste mentale et de la parcourir avec fébrilité à l'occasion pour choisir l'un des titres, dans le seul but de verser quelques larmes. J'ai mes raisons ; et l'une d'entre elles est que pleurer devant la télé, ça fait du bien (ça permet de se lâcher sans se donner l'impression qu'on se lamente sur son sort, bref c'est une attitude qui relève non seulement de la psychiatrie, mais aussi de l'orgueil le plus vaniteux qui soit, et je continue d'assumer, et toc !).

Donc hier, je me fais un bon thé, j'allume la télé, et je lance une vieille VHS dépoussiérée pour l'occasion, une qui fait partie de la liste mais qui n'est pas celle que je choisis le plus souvent, je me love entre deux coussins, je remonte la couverture jusque sous le menton et je me prépare pour mon auto-flagellation. Au menu : On the beach.
La mort de Mark Greene, quoi.

Préambule : Urgences n'est pas une de mes séries préférées. Je l'aime, pour de multiples raisons (qui a dit Noah Wyle ?), mais j'ai hélas loupé le coche aux moments clés qui auraient pu faire de moi une accro. Lorsque la France s'est mise à l'heure d'Urgences, j'habitais encore chez mes parents et la télé après 21h, chez eux, c'était mission impossible. Pas la série avec Jim Phelps, est-ce que je l'ai mis en gras ? Non, je vous parle bel et bien d'austérité sur la télé, osons même le dire, d'un embargo sur le magnéto, menant, on s'en doute, à de la contrebande sur la télécommande (mais j'en parlerai une autre fois). Bref à cette époque-là, et surtout en veille de semaine, c'était pas la peine d'y penser. Les premières saisons d'Urgences faisaient un électrochoc sur le PAF (je me rappelle avoir lu des articles, et en même temps c'est pas étonnant, rares étaient les séries en prime à l'époque), et moi c'est tout juste si j'étais pas mise sous sédatifs.
Quelques années plus tard, ma soeur a tenté d'acheter les coffret VHS (j'en ris encore, mais ç'aurait été encore plus drôle si elle avait continué la collection maintenant qu'on a dépassé la douzaine) et on s'est fait les saisons qu'elle a pu acheter (de mémoire, la 3 et la 4). Ce n'est qu'une fois que j'ai acquis mon indépendance de téléphage que j'ai réussi à acheter la VHS du pilote et enfin comprendre où et comment tout avait commencé. Mais à ce moment-là, on était dans les 9 mois de l'année où France2 ne diffusait pas la série, donc : encore raté. Pendant plusieurs mois, je n'ai vu des épisodes que très sporadiquement, au hasard d'une vieille VHS dénichée dans des archives, par exemple. Le soufflet est retombé...

Au final, j'ai pris la série assez tard. Elle n'était déjà plus ce qu'elle avait été, pour peu que je puisse comparer avec les saisons que j'avais vues et ce que j'en lisais. Mais parce qu'il y avait des personnages intéressants (qui a dit John Carter ?), j'ai tenu bon. Parfois, lorsque vraiment la série me semblait s'écarter du droit chemin, je commettais le sacrilège de ne l'écouter qu'en fond sonore en faisant autre chose (ah, ya pas des tonnes de séries qui ont subi cet affront !), mais globalement on peut dire que j'étais là. Je n'avais pas d'affection particulière pour les personnages, ce qui m'intéressait ce n'était pas trop leurs histoires perso, je venais parce que l'équilibre entre action et scenario était bon, que certains arcs avaient des couilles, et que, l'un dans l'autre, yavait No... hm, de bons acteurs.

Pourtant, même en n'ayant que peu d'attaches avec le personnage de Mark Greene, même en n'étant pas spécialement une indéboulonnable fan de la série, l'épisode On the beach est une merveille. Pas pour rien que cet épisode a été nommé aux Emmys quand même ! D'ailleurs je dois dire que comme j'ai vu la retransmission des Emmys avant l'épisode, ça m'avait fait longuement fantasmer, cette vision d'Elisabeth marchant sur la plage... il y avait déjà quelque chose de touchant dans cette scène.

Il y a une technique savamment étudiée pour pleurer comme il faut devant un épisode. Pas de bruit parasite, pas de co-télespectateur à mes côtés, ambiance feutrée et, si possible, ne pas connaître l'épisode par coeur. Pour ma part, j'avais oublié une grande partie des scènes de confrontation entre Rachel et son père, alors qu'ils ne sont encore que tous les deux à Hawaii, avant qu'Elisabeth ne les rejoigne avec la petite. Elles sont pourtant merveilleuses.

Mark a cet espèce de sursaut d'essayer de laisser un testament oral à sa fille, une sorte de pulsion de vie même s'il sent la mort avancer, il a envie de tout transmettre, comme pour répondre aux questions que sa fille ne se pose pas encore, parce qu'il sait qu'il ne sera plus là pour y répondre ensuite. Tout le monde dans cet épisode a une vision très claire de la mort qui approche, à grands pas, et le télespectateur n'est pas pris en traître puisqu'on lui avait annoncé la mort de Mark lors de l'épisode précédent. Alors c'est comme si tout le monde profitait du temps qu'il reste. C'est une sensation vraiment étrange que d'avoir ce compteur qui dit "dans 45 mn, ce sera fini", et on sait que personne n'y échappera, et personne ne cherche à y échapper. Même pas Rachel, qui est tout-à-fait lucide, même si, en adolescente, elle réagit à sa façon, brouillonne.

Elisabeth est magnifique. Elle n'est pas là tout le long, mais chacune de ses réactions sont parfaites. Je n'ai jamais trop aimé ce personnage frigide, et jamais pensé qu'elle et Mark allaient bien ensemble, mais soudain, Elisabeth est animée d'une sorte de noblesse. Toujours un peu dure, elle tente de pleurer le moins possible et de porter la situation sur ses épaules, mais il y a un juste équilibre avec sa souffrance, aussi. Elle s'ouvre. Elle communique avec Rachel. Son regard lorsqu'elle et Mark sont sur le front de mer et parlent des lettres qu'il veut laisser à ses filles, est touchant au-delà du possible. Son autre regard, lorsque Rachel demande si elle pourra voir sa petite soeur, un peu surpris mais encore pris dans la douleur de l'enterrement de Mark, et légèrement résigné, est aussi formidable. Et pendant l'agonie de Mark, cette façon de tenter de se raccrocher à la médecine sans l'infliger, sans insister, et présider au bon déroulement de la vie dans la maison en ayant l'air d'avoir apprivoisé l'éléphant dans la pièce, c'est vraiment puissant.

Mark ? Mark, lui, comme toujours, est humble. Et dépit de cela, on a l'impression que pour la première fois il parle vraiment de lui. Pourtant je me rappelle de plein de choses avec lui, notamment lorsque sa mère est morte, ou quand il a assumé son père, mais c'est comme si le personnage s'était libéré de quelque chose. Mais toujours avec une extrême humilité.
Puis on vit ses dernières heures, mais parfois on a l'impression qu'il est déjà parti. Il s'efface un peu. Physiquement on le voit diminuer, et contrairement à la plupart des héros télévisés dans son cas, il ne se bat pas. Il n'a pas l'audace de prétendre qu'il cherchera à faire patienter la mort. Il prend ses médicaments, il se bande l'oeil, il reste assis longtemps, et il attend. Ou il profite. Ou les deux. Il tire les enseignements sur la mort que sa vie de médecin lui a appris. C'est simplement beau. Il est au calme, il veut que ça finisse comme ça. Par deux fois Elisabeth lui proposera de l'emmener faire des examens : il répond juste "non merci", simplement, avec une sorte de sourire qui signifie clairement qu'il refuse du mourir où il a vécu. Il veut partir en douceur.

La façon dont Elisabeth découvre que Mark est mort termine de nous achever. La camera est à deux ou trois mètres du lit, elle arrive, une tasse dans la main, près du lit, et voit qu'il y a quelque chose, le touche... elle s'assied au bord du lit, pose sa tasse par terre, prend son poul et comprend que c'est fini. Et ça suffit. Plus, c'était de la surenchère.

La seule scène que je n'aurais pas placée dans cet épisode, c'est l'enterrement. Cette sorte de retour au monde "normal", avec la panoplie d'acteurs venus faire leurs adieux à la dépouille, la famille endeuillée (Rachel qui ne pleure pas ; elle avait promis), c'est dommage. Je l'aurais mise au début de l'épisode suivant. Qu'on reste sur cette vision de la camera qui regarde Elisabeth auprès de Mark, et qui les laisse là, avec le berceau à côté et la mer à leurs pieds.

Mais l'un dans l'autre, On the beach est un épisode formidable. D'une sensibilité dont la série ne fait pas toujours preuve avec autant de finesse.
Redécouvrir cet épisode plusieurs années plus tard, avec moi aussi quelques années de plus au compteur et certaines expériences derrière moi, fait sans doute que je ne l'ai pas regardé avec le même oeil que la dernière fois. Tant mieux, peut-être. Mais il est aussi une preuve qu'un bon épisode se suffit à lui-même, et que les émotions que transmettent les séries ne tiennent pas simplement au fait de l'affection qu'on donne sur le long terme à un show, mais bien à ses qualités d'écritures, à l'opportunité qu'on leur donne de s'affiner et s'affirmer avec les saisons.
Je vais me faire pleurer avec mes conneries, moi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est grave quand même, à ce point-là !) : la fiche Urgences de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:31 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

Vahiné c'est gonflé !

J'ouvre cette rubrique (dont j'ignore pour le moment à quel point elle sera régulière) avec le pilote de Cleopatra 2525, puisqu'il s'agit du dernier épisode en date que j'aie pu capturer.
Voici donc les 3 captures que j'ai décidé de retenir sur ce pilote.

Cleopatra2525_pilot_1
Je suis désolée, mais le déhanché de Victoria Pratt est simplement risible. Au moins, dans Mutant X, il y avait un chorégraphe pour essayer de ne pas la laisser se rendre ridicule à ce point. Comment a-t-elle pu penser que le recul de son arme serait répercuté sur son bassin ? C'est idiot ! Ou alors peut-être croyait-elle donner ainsi l'impression d'un effort pour tirer ? On dirait plutôt que le bas et le haut de son corps sont indépendants. Et comment ce plan a-t-il passé le stade du montage ? Pour moi c'est le genre de scène qui veut tout de suite tout dire à propos de la qualité de la série.

Cleopatra2525_pilot_2
Entrée en scène de Jennifer Sky ! Qui dans le fond n'est pas une mauvaise actrice, surtout si on compte le nombre de mimiques et expressions faciales dont elle est capable. Bon allez, je l'avoue, elle a une bonne bouille. Son jeu est mois rigide que celui de ses deux copines, en plus : entre Gina Torres, qui joue avec un balai dans le fondement (sur l'air de "c'est un boulot purement alimentaire et je ne trompe personne à ce sujet"), et Victoria Pratt qui compte une palette de très exactement trois expressions ; les moues de Jennifer Sky font quand même du bien.

Cleopatra2525_pilot_3
Pauvre Gina Torres qui, de toute évidence, n'a pas les mêmes attributs que ses deux collègues, et qui se retrouve avec un bustier trompe-couillon qui en réalité ne trompe personne. C'est marrant, dans Firefly elle n'avait pas l'air d'avoir à se soucier de ça... Il faut dire qu'avec les deux porte-obus que sont Victoria et Jennifer, ya du monde au balcon ! J'aime bien aussi cette scène parce que c'est genre "merde, il ne reste qu'une minute pour boucler l'intrigue !", alors vite fait on va faire en sorte que Cleopatra ait des états d'âme, et que Sarge ait un coeur. La pauvre Hel, comme d'hab', est l'avatar des scénaristes pour essayer de diriger un peu le scenario. Bref c'est bien bidon. On a complètement oublié la fameuse voix qui dicte à Hel ce qu'elle doit faire, on ne sait pas trop ce à quoi va servir l'arme capturée en début d'épisode, rien. Comment le médecin touffu n'a-t-il pas encore été évoqué (techniquement Cleo est encore sa possession), on se le demande. Je sais, son maquillage était pourri, mais quand même. Cette scène finale est donc le summum du n'importe quoi !

J'avoue que pour cette première fois, j'ai dû mettre de côté deux autres captures qui valaient vraiment le coup que j'en parle, mais c'est justement le but du jeu d'être sélective, si possible partiale et de mauvaise foi, et de ne souligner que 3 scènes d'un épisode donné. Me d'mande ce qu'il y aura au menu la prochaine fois ?

Ah, et au fait pendant que j'y pense, pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si dans cette série, ya pas trop de ture) : la fiche Cleopatra 2525 de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 00:57 - La preuve par trois - Permalien [#]

La preuve par trois

J'inaugure avec ce post une nouvelle rubrique : La preuve par trois.

En raison d'autres pratiques d'internaute (les plus futés d'entre vous auront compris de quoi il s'agit en quelques clics), j'ai régulièrement, dirons-nous, l'occasion de faire des captures de videos dans le cadre de critiques. L'exercice n'est pas si facile qu'il n'y paraît lorsqu'on le prend au sérieux (et étant légèrement psychorigide, c'est mon cas), car il s'agit à la fois d'être capable de résumer une video en un nombre limité de captures, et donc pas juste en mitraillant, mais aussi d'illustrer la critique et si possible, la refléter. Ainsi cet exercice de style peut être un jeu assez amusant, où on part d'une analyse pour l'illustrer au mieux, mais c'est aussi parfois assez compliqué, surtout quand la video propose une histoire longue (mon exercice habituel s'applique à des formats très courts de 4mn en moyenne) et parfois complexe.

Mais je me suis dit que dans le cadre d'une série que je regarde, exceptionnellement ou régulièrement, et lorsque j'en ai la possibilité technique, bien entendu, ça pouvait être intéressant de me demander : quels sont les trois scènes (ou trois pensées survenues en voyant des scènes) que j'ai retenues à la vision d'un épisode en particulier ?

Naturellement je commenterai ces trois captures histoire de ne pas balancer ça comme ça dans la nature ! J'espère que cette rubrique vous intéressera !

Posté par ladyteruki à 00:55 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]